Disclaimer : Miraculous Ladybug appartient à Thomas Astruc. Certains personnages créés pour cette histoire sont à moi.
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Hello ! J'espère que vous allez bien ! J'ai été pas mal occupé ces derniers temps (la vie réelle étant très imprévisible) ce qui explique ce loong retard. En tout cas merci pour vos retours (je vais vous répondre d'ici les prochains jours) et merci pour votre patience ! Bonne lecture !
Pour l'une des rares fois depuis la disparition de sa mère, Adrien ne fut pas seul pour prendre son petit déjeuner. Suite aux événements de la veille, son père avait daigné sortir de son atelier pour partager ce repas avec lui. Installé à l'autre bout de la grande table, le styliste mangeait en silence ses tartines beurrées, s'arrêtant seulement pour prendre une gorgée de son café de temps à autre. De son côté, le jeune Agreste tentait difficilement de rester éveillé. Les yeux rivés sur ses œufs brouillés, il passait plus son temps à les tapoter avec le dos de sa fourchette qu'à les manger. Pour tout dire, rien que de regarder le contenu de son assiette lui donner envie de vomir. Mais, c'était soit ça, soit regarder son père. Et, bien qu'il appréciait l'effort, Adrien aurait préféré être seul ce matin. Poussant un soupir, le jeune Agreste attrapa son verre de jus d'orange et le but cul sec avant de le reposer.
-Puis-je sortir de table, Père ?
Gabriel leva la tête de son assiette et examina celle de son fils avant d'essayer de trouver son regard. En vain. Adrien détourna les yeux, se focalisant sur la sortie pour fuir son père. Sa main se posa sur son ventre avant d'appuyer légèrement dessus. Le silence se fit plus tendu, plus angoissant.
-Es-tu sûr d'aller bien, Adrien ? Tu n'as quasiment pas touché à ton assiette.
-Je... n'ai pas très faim.
Le silence revint, s'alourdissant. Cela rendit le blond nerveux qui commença à s'agiter. Il baissa les yeux sur ses mains, observant ses doigts s'entremêler entre eux. A l'autre bout de la table, il entendit le siège de son père grincer brièvement. Des bruits de pas se rapprochèrent, résonnant sur le sol avec détermination.
-Adrien.
Le dénommé hésita longuement avant de finalement daigner lever les yeux vers son père. Ce dernier s'accroupit pour être à sa hauteur et posa sa main rassurante sur l'épaule du plus jeune. Enfin, c'est ce que supposa Adrien. Car, dans les yeux bleus de son père, il n'y lut absolument rien. Son regard était vide derrière ses lunettes. Comme depuis la disparition de sa mère. Le blond le dévisagea avant de détourner le regard et de baisser la tête. Mais son père ne l'entendit pas de cette oreille. Il posa sa main sur le menton de son fils pour l'obliger à le regarder. Le plus jeune déglutit difficilement quand ses yeux retombèrent sur ceux de son père. Les deux restèrent comme ça pendant un moment, une éternité.
-Hier, reprit Gabriel à voix basse, a été une dure journée. Pour toi comme pour moi.
Adrien resta silencieux, observant avec de grands yeux son père. Il dut se mordre la langue pour ne pas se mettre à pleurer, son manque de sommeil exacerbant son émotivité. De son côté, Gabriel lui adressa un sourire réconfortant.
-Cependant, nous pouvons nous en sortir. Il faut que nous nous entraidons. Que nous nous soutenons.
Ces mots firent écho à des souvenirs. Pendant une fraction de secondes, le jeune Agreste se retrouva des années en arrière quand sa mère venait de partir. Son père avait eu la même réaction, les mêmes mots, la même expression. A ce moment aussi, il s'était mis à son niveau pour le regarder droit dans les yeux. Il avait essayé de le rassurer, essayé de le motiver. Gabriel lui avait fait des promesses. Celle de toujours être là pour lui, celle de veiller sur lui, celle de le soutenir. Le poing du jeune homme se serra, ses phalanges devenant blanches. Ces promesses, Adrien y avait cru. Bien sûr qu'il y avait cru ! Il venait de perdre sa mère. C'était naturel pour lui de se tourner vers son père et de croire qu'il allait être là pour l'aider. Et pourtant, cela ne l'avait pas dérangé à les briser le lendemain de l'enterrement. En s'enfermant dans son atelier, en lui assignant Nathalie et le Gorille comme ses remplaçants et en le laissant seul avec sa peine.
Ce n'était pas que lui en réalité. Tout le monde l'abandonnait. Sa mère, son père, celle qu'il aimait. Mais, cette fois, il ne les regarderait pas partir. Non, il allait les faire disparaître définitivement. Les détruire de ses propres mains. De ses propres griffes.
-Ah !
Adrien se redressa et eut un mouvement de recul. Dans sa précipitation, il oublia sa chaise et trébucha, tombant lourdement sur le sol.
-Adrien !
Gabriel se releva et se rapprocha de lui, vérifiant que tout allait bien. Son fils grimaça pendant quelques secondes avant de regarder autour de lui, confus.
-Est-ce que tout va bien ?
Adrien ramena son attention sur son père et se redressa aussitôt. Quand son père fit un pas dans sa direction, le plus jeune recula, aussi terrifié qu'une souris face à un chat.
-Je... Le blond s'interrompit, nerveux, avant de reprendre. Je vais être en retard. Veuillez m'excuser.
Et sans attendre la réponse du styliste, le plus jeune fuit vers le hall. Jamais il n'avait attrapé son sac aussi vite. A peine eut-il attrapé l'anse qu'il se dirigea vers la porte d'entrée. Le Gorille le suivit, visiblement surpris par le comportement du plus jeune. Le garde du corps ouvrit le portail, permettant au jeune homme de sortir de la propriété. La voiture étant déjà là, Adrien s'y dirigea, ouvrit la portière et se réfugia dedans. Ce fut quand il fut à l'intérieur que le jeune Agreste prit une profonde respiration, remarquant qu'il avait retenu son souffle durant sa fuite.
-Ça va, gamin ? Qu'est-ce qui se passe ?
Plagg sortit de sa cachette et l'interrogea, inquiet. Cependant, son protégé n'eut pas le temps de lui répondre. Le Gorille venait d'entrer dans la voiture. S'installant sur le siège conducteur, il s'attacha avant de démarrer la voiture. Au fur et à mesure que le véhicule s'éloigna de chez lui, Adrien se calma lentement. Il prit plusieurs profondes inspirations avant que son cœur finisse par reprendre un rythme normal. Le blond s'enfonça dans le siège et ferma les yeux pour ne plus avoir à remarquer les coups d'œil plus nombreux que d'habitude de son garde du corps.
Ce fut quand la voiture s'arrêta qu'Adrien se réveilla de sa micro-sieste. Ouvrant les yeux difficilement, il se secoua avant de regarder par la fenêtre, remarquant la façade du collège. Il l'observa pendant une seconde avant de finalement attraper son sac.
-Merci, à tout à l'heure.
Le blond ouvrit la portière et sortit du véhicule, ignorant le regard suspicieux de son garde du corps. Puis, quand la voiture fut partie, le jeune homme daigna faire un pas vers l'entrée déserte du collège. D'habitude, l'endroit était plein d'élèves mais cette fois, il n'y avait personne. Même les portes étaient fermés. Fronçant les sourcils, le jeune homme sortit son téléphone et regarda l'heure avant de souffler. Il avait une demie heure d'avance avant l'ouverture du collège. Observant les alentours, le jeune Agreste trouva un rebord sur lequel il s'installa, son sac sur ses genoux. A peine fut-il assis que Plagg sortit son museau de sous la chemise d'Adrien, se posant sur son sac.
-Tout va bien ? Demanda t-il, d'une voix plus posée.
Son protégé lui adressa un regard incertain avant de secouer la tête.
-Je me suis juste rappelé de mon akumatisation. C'est rien.
L'esprit de la Destruction ouvrit la bouche de nouveau avant d'abandonner, préférant ne pas insister. De son côté, Adrien rejeta la tête en arrière et observa le ciel nuageux. Les rayons du soleil avaient du mal à percer la barrière cotonneuse. Même le vent s'était levé contre l'astre solaire, rameutant plus toujours plus de nuages sombres. Le blond s'appuya contre le mur à côté de lui et finit par fermer les yeux. Un petit sourire lui échappa quand Plagg se posa sur sa main, essayant de le réconforter comme il pouvait. Ils restèrent comme ça pendant une seconde, une minute, peut-être plus longtemps Adrien fut incapable de le savoir. Ce fut seulement quand le kwami se détacha de sa paume pour se cacher que le blond rouvrit les yeux. Les portes du collège venaient d'ouvrir alors que les premiers élèves commençaient à arriver. Adrien se décida à quitter son siège improvisé et d'entrer dans le collège.
Le premier endroit où s'arrêta le blond fut à son casier. La salle étant vide, cela lui permit de se préparer mentalement à la journée qui l'attendait. Prenant une profonde inspiration, le blond regarda le plafond pendant plusieurs secondes tout en se répétant que tout allait bien se passer. Quand il retrouva un peu de confiance en lui, le jeune homme réussit à esquisser un petit sourire. Ce n'était pas son sourire le plus joyeux, voire le plus sincère, mais au moins, il était convaincant. Quand le blond fut prêt, il récupéra quelques cahiers.
-Hé, salut mec !
Le dénommé se tourna, surpris, et tomba sur Nino. Ce dernier le salua avant de lui tendre la main. Adrien l'imita et lui fit un high five tout en lui offrant un sourire, ravi de voir son ami.
-Salut, Nino ! Comment ça va ?
-C'est plutôt à moi de te poser la question, déclara le DJ alors qu'une lueur rassuré apparut dans son regard. Comment tu vas ?
Le blond resta silencieux un moment, ne sachant pas comment répondre, avant de sourire légèrement.
-Ça va. Un peu secoué mais ça va.
-Tu m'étonnes. Nino le dévisagea longuement. Tu n'as pas été blessé durant le...
-Le ? Adrien eut une pause avant de lui adresser un petit signe de la main. Ah non, je n'étais pas chez moi à ce moment-là. J'étais à un shooting à l'Opéra. Quand j'ai appris ce qui s'était passé, je suis rentré mais tout était rentré dans l'ordre grâce à Ladybug.
Le jeune Agreste fut surpris par la facilité qu'il eut à mentir aussi efficacement mais ne s'en plaignit pas. Son ami sembla le croire même si son expression laissait plutôt croire qu'il savait déjà que le blond était absent au moment de l'incident. Peut-être l'avait-il remarqué à la télé ? Le mystère était entier. Nino lui donna une tape amical dans le dos, se plaçant à côté de lui.
-Tu peux pas savoir à quel point ça me rassure, mec ! Quand j'ai vu Chat Blanc arriver au Manoir, j'ai vraiment flippé. Mais, je suis content que tu ailles bien.
«Je ne vais pas bien» hurla intérieurement le mannequin.
-Tout va bien, Nino. Ça va aller.
Adrien lui adressa un petit sourire auquel le DJ répondit avant qu'ils se dirigent vers la salle de cours. En le voyant arriver, tous les membres de sa classe s'approcha du jeune Agreste pour lui demander comment il allait. Et en guise de réponse, il leur répéta encore le même mensonge.
-Adrichou !
Le dénommé eut à peine le temps de se tourner qu'une tornade blonde lui tomba dessus. Chloé l'enlaça fermement comme à son habitude, agaçant comme à l'accoutumée Adrien. Cependant, il se retint de tout commentaire, se contentant de lui tapoter le dos. Il fallut une minute avant que la jeune femme daigne le lâcher et lui fasse une bise sur chaque joue. Puis, elle le dévisagea, parlant fort et vite.
-Tu vas bien ? Ce satané sac à puces ne t'a pas blessé, j'espère ?! Et ton père, il va bien ?
Au fur et à mesure qu'elle parlait (criait), Chloé rapprocha son visage de celui d'Adrien. Ce fut quand elle fut à deux doigts de l'embrasser que le jeune homme finit par poser ses mains sur les épaules de son amie d'enfance, l'éloignant de lui tout en essayant de la rassurer.
-Tout va bien, Chloé. Je n'étais pas chez moi quand ça s'est passé. Mon père est un peu secoué mais il s'en remettra.
Il lui adressa un petit sourire qui trahit ses sentiments mitigés. D'un côté, il était touché par les inquiétudes de la fille du maire. Mais de l'autre, il se désola d'être qualifié de sale sac à puces.
-Tu es sûr qu'il t'a pas blessé ? Lui demanda la jeune femme en remarquant son hésitation. Parce que sinon je n'ai qu'à me transformer en Queen Bee et je vais le transformer en descente de lit.
-Peut-être que c'est le fait que tu le colles qui le met mal à l'aise, Chloé.
La dénommée fit la moue avant de tourner la tête vers Alya. Elle adressa un regard agacé à la blonde qui se planta devant elle.
-Je pense que c'est plutôt le fait que tu sois arrivée qui le met mal à l'aise, Césaire.
Alya leva les yeux au ciel avant de soupirer, visiblement agacée. Elle ouvrit la bouche pour sortir une remarque cinglante avant que Marinette l'arrête en posant sa main sur son épaule. Les deux amies s'échangèrent un regard avant que l'attention d'Alya revienne sur Adrien. Ou du moins, jusqu'à que Nino aille vers elle et lui fasse la bise, comme à son habitude.
-Pouah! s'exclama Chloé, faisant semblant de vomir. Autant devenir aveugle que de voir ça !
La peste appela Sabrina et, après avoir fait une autre bise à Adrien, partit. Le blond ne put s'empêcher de souffler quand elle fut assez loin. Il avait beau apprécié Chloé, il fut content que la discussion n'ait pas fini en un échange d'insultes, n'étant pas mentalement prêt à jouer le médiateur.
-Est-ce que ça va ?
Adrien tourna la tête, tombant sur le regard soucieux de Marinette. Cette dernière s'était approchée de lui et le dévisageait avec beaucoup d'attention. Elle paraissait plus sûre d'elle que d'habitude, arrachant un petit sourire au blond. Ce dernier lui adressa un sourire.
-Ca va, Marinette. Merci et pardon de t'inquiéter.
-Oh... Euh... De rien... Enfin ! Je veux dire que c'est normal vu qu'on est amis... Les amis, ça s'inquiète pour...
La jeune femme commença à se perdre dans ce qu'elle disait et se contenta de rire nerveusement pour y mettre fin. Le mannequin pouffa discrètement et posa sa main sur son épaule, la tapotant amicalement. Il avait fait ça sans réfléchir et le regretta aussi sec quand son amie devint rouge et fit un pas en arrière, gênée. Le jeune homme ouvrit la bouche pour s'excuser avant que la sonnerie le coupe, annonçant le début des cours. Le professeur arriva quelques instants après, obligeant les élèves à entrer dans la salle de classe.
Les cours furent plus reposant à suivre que ce qu'aurait pu imaginer Adrien. Ayant besoin de toute son attention pour suivre ce que disait le prof, le blond n'avait pas le temps de réfléchir à autre chose, ni à répondre aux mêmes questions. Au final, le mannequin aurait préféré rester en cours toute la journée. Mais, la sonnerie de la pause en décida autrement.
Quand il eut quitté la salle de cours, Adrien partit se réfugier aux toilettes. Il s'enferma dans une cabine et y resta pendant un long moment pour souffler et à se préparer. Puis, il alla se passer de l'eau sur le visage pour se réveiller. Ses yeux tombèrent sur son reflet fatigué, lui arrachant un petit sourire. Même les soins et aux crèmes qu'on lui demandait de mettre ne furent pas suffisants pour cacher ses cernes, lui donnant des airs de panda.
-Allez, Adrien. Plus que quelques heures et tu pourras retourner dormir, souffla t-il pour se donner du courage.
Se redressant, le jeune Agreste s'observa pendant quelques secondes avant de quitter les toilettes. Se rapprochant de la cour, il chercha Nino du regard avant de se diriger vers son ami. Alya était avec lui, lui tenant la main comme elle le faisait d'habitude. Le couple était en train de discuter de quelque chose visiblement d'important avant que le DJ finisse par enlacer la blogueuse. En les voyant, Adrien s'immobilisa. Il n'était pas surpris par le fait qu'ils s'étreignent. Pour tout dire, si le couple pouvait passer leur vie dans les bras de l'autre, ils le feraient sans hésiter. Non, ce qui le surpris ce fut la manière dont ils se serraient. Se tenant fermement, ils donnaient l'impression d'être dans une scène de film quand deux amoureux se retrouvent après que l'un ait frôlé la mort. Nino tenait Alya comme si il avait peur qu'elle lui échappe et Alya avait enfoui sa tête dans l'épaule de Nino comme si elle craignait qu'il lui arrive quelque chose. Le blond les observa avant de secouer la tête et faire demi-tour. Il ne pouvait pas aller les déranger maintenant. Jetant un coup d'œil à l'heure, le jeune homme se dirigea vers la prochaine salle de cours.
-Tu n'étais pas avec Ladybug ?
Adrien fronça les sourcils, regardant autour de lui avec un air confus. Confusion qui se transforma en panique pendant quelques secondes avant de disparaître quand il se rendit compte que la question ne lui était pas adressée. Elle venait de Sabrina qui, tout en penchant la tête sur le côté, fixait Chloé. Les deux filles se trouvaient à quelques mètres du jeune Agreste mais Sabrina était la seule qu'il pouvait voir. La peste du collège émit un grognement agacé.
-J'aurai bien aimé ! Mon kwami et moi aurions pu retourner la situation si elle avait accepté de m'écouter !
La jeune Bourgeois marmonna quelque chose d'incompréhensible alors que son amie sembla réfléchir.
-C'est drôle parce que hier, j'étais persuadée d'avoir vu Queen Bee aux infos.
Un autre grognement suivi d'un claquement résonna, Chloé s'étant frappée le front. Elle se rapprocha de Sabrina, permettant à Adrien de la voir.
-Parce que j'y étais, crétine ! Grogna Chloé avant de reprendre en voyant l'expression perdue de son amie. Carapace, Rena Rouge et moi étions avec Ladybug quand Chat Noir a été akumatisé. Nous sommes partis à sa poursuite tous les quatre. Mais...
Chloé fit un pas en arrière, disparaissant derrière les murs. La colère dans sa voix se calma, laissant place à de l'inquiétude. Adrien secoua la tête. Non, pas de l'inquiétude.
De la peur.
-Mais, dès qu'il a vu Ladybug, Chat Noir a tenté de nous détruire. De la détruire. Et, il a failli réussir à deux reprises. Si Carapace et Rena Rouge ne s'étaient pas interposés, elle...
La voix de la blonde faiblit avant de s'éteindre. Un silence morbide s'installa alors qu'Adrien resta pétrifié sur place. Ses yeux étaient grand ouverts alors que son cerveau enregistrait l'information. Son estomac se noua, lui donnant envie de vomir, alors que ses jambes se muèrent soudainement en coton, menaçant de le lâcher. Il...
-Adrien ?
Une main se posa sur son épaule alors que Miss Bustier l'appela calmement. Le dénommé poussa un cri étouffé et sursauta, s'arrachant à la prise de la professeure. Surprise, elle resta immobile pendant quelques secondes, dévisageant avec de grands yeux le jeune Agreste. Puis, quand sa surprise fut passée, la dame prit une mine inquiète.
-Tout va bien, Adrien ?
Ce dernier ne dit rien, trop occupé à calmer son cœur et à contenir son envie de vomir. Fixant l'enseignante, il fut incapable de bouger pendant quelques secondes. Il entendit Chloé et Sabrina se rapprocher et l'appeler mais, il ne put leur répondre. Ce fut quand Miss Bustier tendit de nouveau sa main pour le toucher que le jeune homme put se délivrer de sa paralysie temporaire. Il se pencha pour récupérer son sac, ne cherchant pas à savoir ce qu'il faisait au sol, et fit un pas en arrière.
-Excusez-moi, souffla t-il. Ça va aller. J'ai... Je... Je dois y aller.
Et, sans attendre, Adrien se remit à courir. Encore une fois.
