Disclaimer : Miraculous Ladybug appartient à Thomas Astruc. Certains personnages créés pour cette histoire sont à moi.

Rating : T

Hello, tout le monde ! J'espère que vous avez passé un excellent Halloween ! Aujourd'hui, nouveau chapitre. Je vous préviens, je ne suis pas très satisfaite avec ce chapitre et ce même après l'avoir réécris totalement trois fois. Chloé peut également sembler OOC mais, malgré que c'est une sacrée peste, j'aime croire qu'elle a une part de bonté (même si les derniers épisodes que j'ai vu me prouver le contraire mais bon, c'est beau de rêver un peu). Sur ce, trêve de bavardages et bonne lecture !

-Adrichou, où es-tu ?

Chloé entra dans les vestiaires, faisant claquer la porte contre le mur dans sa précipitation. Jetant un rapide coup d'oeil dans la pièce, la peste chercha un indice pouvant lui indiquer que son ami d'enfance était ici. Mais, le lieu était désert. La sonnerie n'ayant pas sonné, personne n'avait besoin de venir ici pour se changer pour le cours d'EPS. Il n'y avait aucun sac qui traînait, ni de loser caché, ni de trace d'Adrien. Faisant un pas, la jeune femme fit quand même le tour, prenant soin de fermer la porte derrière elle. Puis, la fille du maire se permit d'abandonner sa mine hautaine Examinant les casiers, elle les toucha du bout des doigts. Et alors qu'elle fit le tour, son expression s'assombrit. Si seulement elle avait fait attention. Elle s'en voulait tellement ! Si elle avait regardé si quelqu'un l'écoutait, Adrien n'aurait pas pris la fuite. Son visage... Ses yeux brillants, son mouvement de recul quand Miss Bustier avait tenté de le toucher et la peur qui transpirait de chacun de ses gestes. Tout revint en mémoire de Chloé qui dut mettre sa main sur sa bouche pour étouffer un sanglot. Elle avait l'habitude d'être méchante avec tout le monde. Avec ses camarades, avec Sabrina mais, pas avec Adrien. Il avait toujours été là pour elle. Quand sa mère l'abandonnait pour New York, le jeune Agreste était là, la consolant. Malgré tout ses défauts, il avait accepté comme elle était. Et quand tout le monde lui tournait le dos, le blond croyait toujours en elle. Son cœur était en or et leur amitié était la chose plus précieuse qu'elle possédait. Même son Iphone en or ne valait rien à côté. Et pour le remercier...

Chloé passa sa main sur son visage, espérant chasser sa culpabilité de cette façon. En voyant que cela ne marchait pas, elle sortit son mouchoir Dior et s'essuya le front mais rien ne l'aida. Sa culpabilité était toujours là, lui pourrissant le cœur comme une crème brûlée de premier choix. Se posant sur le banc, elle fixa un moment les casiers. Où Adrien aurait pu aller ? La blonde en savait rien. Les vestiaires étaient le meilleur endroit pour se cacher dans tout le collège et il n'y était pas. Dans ce cas où était-il? Il n'avait pas pu aller dans la salle de classe, cette dernière étant fermée à clef. Dans les toilettes peut-être ? La jeune femme eut une grimace dégoûtée. Rien que de se rappeler l'odeur de l'endroit balayait son parfum Adrien de Gabriel. Cependant... La jeune femme secoua la tête et se releva. Son ami n'allait pas bien et elle n'allait pas le laisser seul plus longtemps. Elle était Chloé Bourgeois, la fille du maire, Queen Bee et membre clef des Héros de Paris. Une vulgaire odeur n'allait pas l'arrêter quand même ! Reprenant son expression arrogante, elle bomba la poitrine et se dirigea vers la porte avant de quitter la pièce. Un silence s'installa dans la pièce pendant une minute. Puis, Plagg passa à travers la porte d'un des casiers. Il vérifia qu'il n'y ait plus personne avant d'ouvrir le casier, révélant la cachette de son protégé

Recroquevillé sur lui-même, Adrien tenait comme il pouvait dans le compartiment en fer. Ses mains étaient plaqués sur sa bouche pour bloquer ses sanglots et le peu de lumière qui entra dans le casier faisait scintiller ses joues humides. Ses yeux étaient fermés et si c'était possible, il aurait enfouit sa tête dans la paroi métallique. Les oreilles de Plagg s'abaissèrent en voyant son protégé ainsi. Son akumatisation avait fait bien plus dégâts que l'esprit de la destruction aurait pensé. Et, comme d'habitude, le kwami ne savait pas quoi faire, ni quoi dire pour consoler le jeune homme. Poussant un petit soupir, il vola jusqu'à Adrien avant de se poser sur sa tête, lui caressant les cheveux. Il resta un long moment comme ça avant que des cris résonnent à l'extérieur.

Le blond bougea légèrement, tendant l'oreille pour comprendre ce qui se passait. Le kwami, quant à lui, vola jusqu'à la porte. Passant sa tête à travers, il contempla la cour pendant quelques secondes. Il regarda les gens courir dans tous les sens, sans réellement comprendre. Du moins jusqu'à qu'un rayon semblable à un arc-en-ciel s'abatte sur le sol. Les quelques malchanceux à proximité commencèrent alors à hurler alors que leur corps se couvrait de cristaux. Leurs pieds se pétrifiaient, leurs bras se bloquaient et leurs cris finissaient par mourir, gravant leur mine terrifiée pour l'éternité. Plagg recula légèrement, ravalant son intérêt pour les choses qui brillent. C'était très joli certes, mais également malsain. Retournant dans les vestiaires, il se plaça devant le blond, essayant de garder son calme et d'échouer.

-Adrien, il faut qu'on parte d'ici.

Le dénommé eut un temps de pause avant de dévisager Plagg, reniflant légèrement. Ses sourcils se froncèrent légèrement devant l'expression affolé de l'esprit de la Destruction. Il ouvrit la bouche avant qu'un autre cri retentisse de nouveau, lui faisant écarquiller les yeux. L'interrogation laissa place à de la peur et à de l'hésitation.

-Est-ce que...

Plagg acquiesça avant même que le garçon finisse. Ce dernier resta immobile un moment avant de se décider à sortir. Dépliant les jambes, il s'extirpa de sa cachette avec difficulté. Ses jambes endolories protestaient à chaque mouvement et lui faisaient mal. Il fut même obligé de s'appuyer contre l'un des casiers dès qu'il fut debout avant de faire quelques pas chancelants. Plagg se plaça à ses côtés, soucieux.

-Je vais voir si la voie est libre.

-Attends, Plagg ! S'écria le blond, arrêtant le kwami dans sa lancée. On ne peut pas rester sans rien faire.

Les mots étaient sortis de sa bouche avant même qu'il puisse comprendre ce qu'il allait dire. Pendant quelques secondes, il resta bouche bée avant de se reprendre. Plagg le fixa un moment. Si son visage était déterminé, son regard fuyant et son poing tremblant le trahissaient.

-Je ne peux pas laisser Ladybug toute seule, plaida Adrien devant sa mine hésitante. Il faut aller l'aider.

Le kwami resta quelques secondes silencieux avant de soupirer.

-D'accord. Allons-y alors.

Le mannequin lui adressa un sourire qui se voulait assuré avant de dire la formule magique. Il y eut un flash vert avant que sa transformation soit complète. Prenant une profonde respiration, il regarda autour de lui avant de se rapprocher de la porte en se tapotant les joues. Tout allait bien se passer. Tout allait bien se passer. Il suffisait de rester concentré et tout ira bien. Le jeune homme se répéta ses mots à plusieurs reprises mais une part de lui doutait et être dans le costume de Chat Noir n'arrangea rien. Pouvait-il encore se considérer comme un héros ? Alors qu'il... Adrien se frappa les joues de nouveau. Tout allait bien se passer. Bombant le torse pour se donner du courage, il se plaça devant la porte. Posant sa main sur la poignée, il remarqua vite que quelque chose l'empêchait de l'abaisser. Il fonça à plusieurs reprises sur la porte mais en vain. Quelque chose de lourd la bloquait. Reculant, le blond jeta un regard vers la fenêtre avant de secouer la tête. Il ne pouvait pas passer par la rue, il allait attirer l'attention. Poussant un soupir, il ramena son attention sur la porte. Ce n'était pas une bonne idée mais à défaut d'en avoir une meilleure. Le superhéros prit une profonde inspiration.

-Cataclysme.

Chat Noir prit soin de ne pas regarder sa main qui se chargea d'énergie, ni la porte quand elle se transforma en poussière. Toutefois, il fut obligé de regarder ce qui avait bloqué la porte.

Une statue.

Une statue assez large dont la main tendue devait tenir la poignée de la porte. Taillée dans une pierre noire, le blond contempla les détails aussi précis que complexes qui la composait. Une pierre dorée avait été taillée sur son front, des yeux terrifiés figés pour l'éternité, un motif de deux os croisés sur le tors...

Chat Noir recula brusquement sa main.

La tenant comme si elle allait se mettre à bouger contre son gré, il comprit que cette statue était Ivan, figé pour l'éternité avec une expression de terreur. Il avait sûrement essayé d'atteindre les vestiaires avant d'être bloqué. Mylène était à côte de lui, ses deux mains refermées sur celle d'Ivan. Des pierres transparentes étaient incrustées sur ses joues, alors que son visage trahissait de la panique. Elle avait dû voir Miss Bustier, Chloé, Juleka et Rose et Nathaniel avant de devenir une statue elle-même, scellant le sort de son ami ténébreux par la même occasion. Et lui, le superhéros qui se devait de les protéger, il avait...

Il avait failli détruire Ivan.

Cette constatation lui fit l'effet d'un coup de pied dans le ventre. Il recula instinctivement avant de tomber en arrière. Son estomac sembla se tordre, lui donnant envie de vomir. Il se pencha en avant, commençant à avoir des haut-le-cœurs. Non, non, non ! Il tenta de se tapoter les joues, de reprendre ses esprits. Mais, même en se giflant, ces sombres pensées restaient, s'agrippant comme une sangsue à son esprit. Son regard retomba sur la statue. Cependant, ce n'était plus Ivan qui lui faisait face désormais.

Mais, son père.

Chat Noir le vit s'écrouler mollement sur le sol. Autour de lui, le crépitement lointain d'un feu résonna dans ses oreilles alors que l'odeur de sang eut raison de son estomac. Se penchant sur le côté, il se mit à cracher, à tousser. Ses mains gantées, il les regarda devenir blanches et pleines de sang pendant quelques secondes, plusieurs fois. C'était sa faute... Après tout ce qu'il avait fait, comment pouvait-il croire que tout serait rentré dans l'ordre. Il avait... Il avait...

Chat Noir ouvrit la bouche pour hurler sans qu'aucun son franchisse ses lèvres. Quelque chose lui noua la gorge, l'empêchant de parler et de respirer correctement. Son esprit et son corps furent pris dans un bras de fer, le deuxième refusant de se plier aux demandes du posa ses deux mains sur son cou, espérant que cela l'aiderait à retrouver son souffle. Mais, rien à faire. Ses sens étaient brouillés, le trompant et l'emprisonnant dans ce cauchemar. Chat Noir ne put que reculer, ramper jusqu'à ce que son dos touche le mur. Il se recroquevilla, essayant de se cacher dans un coin tout en gardant un œil sur les statues. L'air commença à manquer alors qu'il se mit à hoqueter, se battant pour une poignée d'oxygène. Son cœur s'était emballé et battait à tout rompre, donnant l'impression à Adrien qu'il allait mourir ici, condamné à revivre ses erreurs encore et encore. Sa vue se brouilla, des points noirs commençant à apparaître. Sa tête commença à le lancer.

-Gamin ! Gamin !

Quelque chose se posa entre ses deux yeux et le fit reculer en arrière. Sa tête se cogna contre le mur, lui arrachant un bref cri de douleur. Prenant sa tête entre ses bras, il tenta de se protéger. Désolé, désolé, désolé. Il répéta ses mots dans sa tête, espérant que tout allait s'arrêter. Après quelques secondes, cependant, il sentit quelque chose se poser sur ses cheveux. Quelque chose de petit qui pourrait presque passer inaperçu. Le jeune homme s'attendit à un coup, à un retour de procédés mais à la place, il eut droit à une caresse, suivie par une autre.

-Tout va bien, Adrien. Respire.

Le dénommé reconnut derrière ce ton calme et rassurant la voix de Plagg. Il fut quelque peu surpris et cette surprise lui permit de se reconcentrer. Il prit une inspiration timide avant de prendre de grosses bouffées d'air. L'air revint emplir ses poumons qui demandaient toujours un peu plus d'air, craignant que l'oxygène revienne à manquer. Il sentit son cœur se calmer doucement, le battement se faisant plus silencieux. Sa vue se fit plus nette, réelle. Plus de feu, d'odeurs de sang et de poussière, ni d'illusions. Tout ce qu'il vit n'était que les vestiaires du collège et la statue d'Ivan qui était toujours devant la porte détruite. Adrien resta un moment immobile, avant de regarder ses mains. Les gants noirs avaient disparu, laissant place à deux mains tremblantes. Le blond les observa pendant plusieurs secondes avant de pousser un soupir rassuré. Puis, ses yeux verts tombèrent sur Plagg qui se mit à flotter devant lui, sa patte posée contre sa peau pour maintenir le contact. Le jeune homme le dévisagea longuement avant que ses yeux se remplissent de larmes. Un son étouffé sortit de sa bouche puis, il fut secoué de sanglots.

-Pardon. Pardon. Je...

Les mots moururent dans sa gorge comprimée par la culpabilité et la honte. Seuls ses sanglots étaient audibles. Se recroquevillant encore plus, il se prit la tête entre deux mains, essayant de cacher son visage du mieux qu'il pouvait. Il se sentait stupide, pathétique même. Ce n'était pas la première attaque d'akuma qu'il vivait. Ce n'était même pas une réelle attaque. Il était juste tombé nez à nez avec une victime d'un supervilain et maintenant, il était recroquevillé contre un mur, à pleurer comme un bébé. Le jeune homme cacha ses yeux. Il ne voulait pas croiser le regard de son kwami qui devait sûrement se demander si Maître Fu ne s'était pas trompé en le choisissant.

Plagg l'observa se replier sur lui-même pendant quelques secondes avant que ses oreilles s'abaissent une nouvelle fois. Il avait déjà vu ce type de réaction à plusieurs reprises pendant sa longue vie. Les crises de panique puis la tentative de se cacher, de se replier. Et pourtant, il n'arrivait pas à s'y habituer, cette scène lui serrant le cœur de tristesse. Et comme à l'accoutumée, le kwami ne savait pas quoi faire. Il réfléchit à comment Tikki aurait réagi avant de se ressaisir, se secouant les moustaches. Passant sous le bras d'Adrien, le kwami se blottit contre le torse de son protégé avant de remonter au niveau de son oreille. Et pour les prochaines minutes, l'esprit de la Destruction le réconforta, tout en lui grattant l'arrière de l'oreille. Il resta comme ça jusqu'à que les pleurs ne deviennent que des sanglots isolés et qu'un silence s'installe dans les vestiaires.

Au bout de cinq minutes, le kwami demanda à son protégé s'il se sentait mieux. Ce dernier resta silencieux, inquiétant Plagg. Quittant sa place, il se mit à flotter devant Adrien avant de pousser un soupir. Sa crise et sa mauvaise nuit avaient eu raison du blond qui s'était finalement endormi. L'esprit sourit et finit par se reposer dans le creux du cou du jeune Agreste, surveillant que personne ne vienne les attaquer. Au final, il n'eut pas besoin d'attendre très longtemps. Ladybug venait d'utiliser ses pouvoirs et la magie passa dans la pièce pour réparer les dégâts. Ivan et les autres reprirent vie avant que la porte réapparaisse devant eux. L'esprit entendit les camarades du blond parler et dut abandonner sa place pour se cacher dans le sac de son protégé, préférant être prêt au cas où ils devaient entrer.

Au final, ce ne fut ni Ivan, ni Mylène qui entrèrent dans les vestiaires mais Miss Bustier. Après avoir demandé à ses élèves de retourner en classe pour se regrouper et faire l'appel, l'enseignante était venue pour vérifier que personne ne s'était caché ici. Elle observa les lieux avant de remarquer la silhouette d'Adrien qui était recroquevillé dans un coin.

-Adrien ! S'écria t-elle en se rapprochant rapidement.

Elle s'agenouilla devant lui et approcha sa main pour lui toucher l'épaule. Avant de la reculer en remarquant que le jeune homme était seulement endormi. Et vu qu'il ne s'était pas réveillé alors qu'elle venait de courir en talons jusqu'à lui, la femme conclut que ce dernier n'était pas prêt de se réveiller. Un petit sourire attendrie apparut sur ses lèvres, disparaissant en remarquant les traces presque sèches sur ses joues et ses yeux rouges. Attrapant un mouchoir, elle essuya les larmes du jeune homme avant de se relever.

Jetant un coup d'œil dans la cour, elle remarqua Nino et Alya. Ces derniers montaient en catimini les escaliers, vérifiant que personne ne les avait vu. Ils avaient encore dû se cacher quelque part et étaient restés que tous les deux. Les regardant avancer, elle eut un petit sourire amusé en secouant légèrement la tête.

-Nino ?

Le dénommé se raidit et s'arrêta au milieu des escaliers, imité par Alya. Les deux se tournèrent en même temps et adressèrent un regard surpris à leur professeur avant de sourire d'un air gêné. Alors qu'ils s'apprêtaient à lui donner une excuse, elle montra la pièce derrière elle et reprit avec un regard bienveillant.

-Peux-tu m'aider à porter Adrien ? J'aimerai l'amener à l'infirmerie pour qu'il puisse se reposer.

Elle avait à peine prononcer le prénom du jeune Agreste que Nino s'était rapproché d'elle, demandant à Alya de voir si Marinette va bien et de lui faire un petit signe de la main. Suivant l'enseignante, il entra dans les vestiaires. En voyant son meilleur ami dormir, il ne put s'empêcher de sourire. Puis, il vit sa position très inconfortable et les traces de larmes, lui serrant le cœur. Prenant le blond dans ses bras, le DJ partit en direction de l'infirmerie. Miss Bustier resta derrière lui, prête à l'aider s'il devait faiblir. Ils se dirigèrent vers l'infirmerie qui, comme d'habitude, était vide. L'infirmière ne travaillant qu'à mi-temps, il n'y avait jamais personne l'après-midi, causant quelques problèmes de temps à autre. La rousse tint la porte au brun et l'observa poser le blond sur un des lits. Elle remarqua ses sourcils froncés et son regard soucieux. Il semblait hésitant à partir, ne voulant pas laisser son ami seul. Jetant un coup d'œil derrière elle, elle remarqua Monsieur Damoclès en train d'avancer vers son bureau d'un pas pressé. Se rapprochant de Nino, elle examina rapidement Adrien avant de se tourner vers le jeune homme.

-Je peux te demander de rester avec lui quelques minutes? Je vais demander à Monsieur Damoclès d'appeler son père pour qu'il vienne le chercher.

La phrase sonna faux aux oreilles du brun tout comme à celles de Miss Bustier. Malgré son côté optimiste, elle se doutait que ce ne serait pas son père qui viendrait le chercher. Le DJ le savait également mais ne fit aucun commentaire, se contentant d'acquiescer.

-Vous en faîtes pas, madame. Je vais garder un œil sur lui.

L'enseignante lui adressa un grand sourire avant de quitter la pièce, fermant doucement la porte derrière elle. Se dirigeant vers le bureau du proviseur, elle vit Alya et Marinette descendre à toute vitesse les escaliers. Sûrement pour rejoindre Nino, déduisit l'enseignante. Cette preuve d'amitié entre ses élèves lui mit du baume au cœur, la rendant fière. Savoir qu'Adrien était entouré la rassura. Après l'attaque de Chat Blanc, la rouquine se doutait qu'Adrien allait avoir besoin de toute l'aide possible. Surmonter un traumatisme, aussi infime soit-il, n'était pas une mince affaire. Poussant un soupir, Miss Bustier s'arrêta devant le bureau de Monsieur Damoclès. Elle prit une profonde inspiration avant de frapper, se préparant à son prochain défi qui allait se révéler émotionnellement difficile.

Avoir une entrevue avec Gabriel Agreste.

P.S : Je tiens à préciser que mes connaissances en traumatismes et en leurs conséquences sont limitées et il se peut que la réaction d'Adrien puisse paraître exagérer. Si quelqu'un a des informations sur ce sujet, je suis preneuse !