Auteur : Sakura-okasan.
Disclaimer : Les personnages de cette fiction ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété exclusive de JK Rowling.
Titre : Ahh, les joies de l'alcool !
Couple : Harry/Ginny, puis Severus/Harry.
Rating : T pour l'instant.
Genre : Romance, Friendship, General...
Bêta : Marjo76.
Hello mes chers chatmit lecteurs ,je vous laisse ce petit memento pour vous inviter sur un serveur (la plume arc en ciel) ou des auteurs ,lecteurs de ce rejoigne pour discuter et écrire lors d'atelier animée ,venez nombreux plus on et de fou plus on écris. discord. gg/ NPFWq2
Chapitre 5 :
La porte du bureau claque. Dumbledore affirma, tel le papy-gâteau qu'il prétendait être, qu'il fallait laisser le jeune homme partir, qu'il se calmerait bien assez tôt. Sur ces entrefaites, le Premier Ministre repartit à ses occupations. Albus s'excusa auprès des Weasley, mais Arthur ne se priva pas pour dire ce qu'il pensait de nouveau :
-Non, Albus, ce contrat n'aurait jamais dû être signé, dès le départ, c'était une erreur. J'en suis désolé pour Harry... Si nous avions fait un peu plus attention à la situation, ça ne se serait pas du tout passé ainsi.
Il soupira, puis se reprit.
-Je vous souhaite une bonne fin de soirée, Albus. Molly, nous partons, ajouta-t-il, voyant sa femme hagarde.
Les Weasley partis, il ne resta plus que Severus. Le Professeur, voyant venir une longue et ennuyeuse conversation, préféra y mettre un terme avant son commencement.
-Non, Albus, je ne veux pas parler de ça avec vous, dit-il, insistant bien sur le mot « ça », sur ce, à demain.
Le Professeur sortit également, un besoin de prendre l'air s'imposant à lui. Une fois à l'extérieur, il ne put pas aller plus loin que le lac noir, ses jambes ne le soutenaient plus. Le souffle court, ses émotions lui enserraient la gorge, y formant une boule de stress pur. Il se demandait comment il avait pu en arriver à se mettre dans une telle situation. Il s'appuya contre un arbre à proximité, remonta ses barrières d'occlumens, souffla plusieurs fois, pour reprendre le contrôle de ses émotions, avant de rentrer dans ses quartiers impassible, tout du moins, en surface, car intérieurement, c'était toujours le chaos. Il passa une nuit des plus difficiles, le sommeil ne venant à lui que tard et même endormi, il n'avait cesser de se tourner et de se retourner, son sommeil totalement erratique et agité.
L'humeur de Severus fut encore pire que les autres jours, dès son réveil, et ses collègues le remarquèrent tout de suite au petit déjeuner, coupant court a toute tentative de conversation avec lui. Tous, sauf, bien évidemment, Albus Dumbledore, qui ne connaissait nullement la notion d'«instinct de survie ».
-Bonjour, Severus, mauvaise nuit, je suppose ?
-Vous avez trouvé ça tout seul, c'est bien ! Ironisa le Professeur de Potions froidement.
Severus jeta ensuite un regard vers la table des Gryffondor, mais n'aperçut que la Miss Je-sais-tout. Où pouvait bien être passer le reste du Trio d'Or ? Il détourna le regard juste avant que la jeune femme ne remarque cette attention soudaine.
Du côté d'Hermione, les occupations étaient tout autres. Ils avaient conclu, avec Ron, qu'elle devait aller déjeuner et possiblement rassembler des informations sur ce qu'il s'était passé la veille, pendant que le jeune homme veillerait sur leur ami, toujours endormi. Harry n'avait pas bougé de la nuit et, même noyé sous trois couvertures, il frissonnait encore. Ron savait qu'Harry détestait l'infirmerie, mais, à ce rythme, il ne pourrait y couper.
Les premiers cours se passèrent bien. Il avait suffi à Hermione d'expliquer qu'Harry se sentait mal et que Ron le surveillait et ç'avait été suffisant. Bien évidemment, tout ne se passa pas de cette façon pour tous les cours, malheureusement, en particulier pour celui de Potions. Le Professeur Snape était d'une humeur massacrante. Le simple fait que ses deux amis soient absents l'avait rendu encore plus acariâtre. Le cours s'étaient déroulé dans les remontrances et autre mauvaise humeur de leur Professeur. La jeune femme fut soulagée quand sonna la fin du cours... jusqu'à ce que Severus l'interpelle.
-Miss Granger, veuillez rester, s'il vous plaît.
-Bien, Professeur, répondit Hermione, se retournant vers lui.
-Pourriez-vous me dire où sont passés vos camarades de classe ?
-Harry ne se sent pas bien et Ron est resté auprès de lui, expliqua la jeune femme, une énième fois ce jour-là.
-Si votre ami se sent mal, pourquoi ne pas l'avoir emmené à l'infirmerie ? Ironisa-t-il, cinglant.
-Il ne voulait pas y aller...
-Et pourquoi cela, je vous prie ? Siffla le Professeur, les nerfs à vif.
-Harry déteste cet endroit, il ne s'y rend que s'il est en danger de mort, explicita Hermione.
-Je vois, dans ce cas, comment pouvez-vous savoir si Potter n'a pas réellement besoin de s'y rendre, en ce moment même ? Rétorqua Severus, afin de pousser son élève dans ses derniers retranchements.
-Eh bien, euh... balbutia la jeune femme, prise de court.
-Conduisez-moi, tout de suite, auprès de Potter, que je vérifie, moi-même, son état de santé, exigea-t-il.
Au pied du mur, Hermione ne put qu'acquiescer à contrecœur, aux exigences de son Professeur, qui la suivit à travers le château, afin d'arriver devant le tableau de la Grosse Dame. Elle donna le mot de passe et monta dans le dortoir des garçons. Severus sur ses talons, elle arriva près du lit de son ami, toujours endormi. Ron le surveillait comme un aigle, le visage inquiet. Quand il vit son amie, il se détendit un peu, soulagé.
-Hermione, tu as du nouveau ?
Il vit ensuite le visage de la Gryffondor se renfrogner et son regard se porta sur son Professeur.
-Snape ?! Qu'est-ce qu'il fait ici ?! S'exclama-t-il, surpris.
-C'est « Professeur Snape », Weasley ! Tonna ledit Severus. Écartez-vous de là !
L'espion examina le jeune homme. Au premier abord, celui-ci n'avait l'air que d'être endormi.
-Pourquoi l'avoir noyé sous plusieurs couvertures ?
-Il a froid, répondit Ron, renfrogné, mais tout aussi inquiet.
Severus vérifia, en plaçant sa main sur le front du malade. Quand sa main entra en contact avec le front d'Harry, il reçut une forte décharge, qu'il supporta, tant bien que mal. Il ne sut pas pourquoi il avait posé sa main, sans doute pour vérifier par lui-même les dires du jeune Weasley ou simplement que le toucher, soulageait quelque chose en lui.
Après la douleur, il ressentit un froid intense. Potter était glacé, même emmitouflé sous une montagne de couvertures. Il retira sa main et jeta un sort de diagnostic, qui révéla une hypothermie d'origine inconnue. Tout le reste était normal. Severus prit les choses en main, littéralement. Il enleva les couvertures, déshabilla Harry et commença à le frictionner, tout en aboyant des ordres à ses deux élèves conscients.
-Granger, préparez une cuvette d'eau chaude, Weasley, frictionnez-lui les jambes !
Trop gênés pour parler, les deux jeunes obéirent sans discuter. Ce fut dans cette situation que les découvrit Neville, qui venait simplement récupérer un livre de botanique, qu'il avait oublié. Il était bouche-bée devant le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Son Professeur frottait son ami, visiblement endormi et là, en déplaçant son regard, il vit Ron en train de faire quasiment pareil aux jambes d'Harry. Mais, que se passait-il, ici ? Soit il rêvait, soit il avait mangé un truc pas net... Il sortit de ses pensées, en voyant Hermione sortir de la salle de bains, avec une bassine.
-Qu'est-ce qui se passe, ici ?
-Neville, répondit la brune, se figeant.
-Rien qui ne vous concerne, Londubat, ne restez pas dans nos pattes et si cette histoire vient à sortir de ce dortoir, vous aurez affaire à moi, est-ce bien clair ? Siffla Severus, le regard noir.
-Ou... Oui, Professeur, balbutia Neville, avant de partir sans demander son reste, agrippé à son livre, comme si sa propre vie était en jeu.
Cela faisait bien trois heures que les trois jeunes gens se démenaient pour réchauffer le quatrième. Ils y parvenaient, tant bien que mal. Le Professeur avait dû envoyer une note au Directeur, pour lui faire part de son incapacité à assurer ses cours, cet après-midi-là. Et, finalement, au bout de ces longues heures de dur labeur, le jeune Potter commença, doucement, mais sûrement, à reprendre des couleurs. Il avait même recommencé à bouger.
Severus lança finalement un « Accio Pimentine » et bientôt, une fiole de sa réserve personnelle vola jusqu'à sa main. Il l'attrapa au vol, puis, ouvrant la bouche du plus jeune de la pièce, il lui fit boire le contenu, qui termina de lui redonner des couleurs. Harry soupira même de bien-être, alors, bien sûr, le plus vieux vit en cela, une nette amélioration, cependant, quand il voulut le replacer sous la couverture, Harry ne voulut pas briser le contact, entre leurs peaux. À chaque fois que Severus essayait, des gémissements de douleur s'en suivaient. Les deux amis réprimandaient leur Professeur, à chaque fois. Après tout, si Harry appréciait son toucher, qu'il reste là, le temps qu'il se rétablisse ! Bien sûr, il ferait la morale à leur camarade de Dortoir et rien ne serait dévoilé.
À suivre...
