36_ we are family.
- « tu es sûre que j'ai le droit d'être là ? »
Un doux rire s'échappa des lèvres du brun ; les mains dans les poches, il acquiesça et ajusta le sac dans son dos.
- « bien sûr que oui. » s'exclama-t-il. « si cette sorcière d'Ino a le droit d'être là, toi aussi. »
- « sorcière ? » répéta-t-elle, un sourire amusé au coin des lèvres.
- « elle m'embête constamment, et ma mère ne dit jamais rien pour me défendre. » expliqua-t-il, dans un haussement d'épaules. « en plus, ça se voit que tu ne connais pas ma mère. si elle apprenait que je t'avais laissé, à la maison, avec ta fille ; elle me tuerait. »
- « littéralement. » approuva une tignasse blonde, un grand sourire sur les lèvres. « détends-toi, Sakura. »
La rose acquiesça, légèrement mal à l'aise, malgré leurs mots rassurants. Une bonne heure en arrière, Shikamaru lui avait proposé gentiment de les accompagner à la demeure de sa mère, qui fêtait son anniversaire ; elle avait bien tenté de dire non, mais le brun avait insisté, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle craque.
Une main délicate se glissa dans la sienne et elle se heurta au doux sourire sur les lèvres de sa fille ; Sarada n'était sûrement pas habitué à cet aspect familiale constant, mais Sakura le sentait au fond d'elle, ça lui plaisait. Entendre tous ces rires dès le matin, ça avait quelque chose d'apaisant.
- « et toi, tu es sûr que tu ne veux pas prendre la fuite ? » interrogea la blonde, un sourcil arqué. « ta mère n'est pas au courant pour tes cheveux. »
Le sourire sur les lèvres du brun s'effaça de suite aux mots de son épouse ; il déposa un regard grincheux sur elle et enfonça un peu plus la casquette sur son crâne. En réalité, il avait bien essayé de prendre la fuite ce matin, de faire semblant d'être malade, mais la poigne forte de son épouse l'avait sorti du lit, en un temps record et il avait succombé à ces baisers doux.
- « tu m'embêtes, Temari. » grogna-t-il, les sourcils froncés.
- « et tu en redemandes, constamment. » lâcha-t-elle, une moue adorable sur les lèvres.
La sunienne se hissa délicatement sur la pointe des pieds et claqua un baiser bruyant sur la joue rugueuse de son époux, sous le regard attendri de la rose. Ils formaient tous les deux un couple si évident, qu'elle était persuadé que cet amour toucherait même les générations suivantes.
La façade de l'appartement de sa mère se glissa sous leurs yeux et dans une esquive agile, Shikamaru fit volte-face et reprit le chemin vers sa demeure, une moue crispée sur les lèvres.
- « reviens par là, toi. » ordonna son épouse, un fin sourire sur les lèvres.
Elle l'attrapa par le tissu de son tee-shirt et le tira en haut des escaliers, sous le rire amusé de Shikadai ; le brun se tenait un peu plus en arrière, poussant la poussette de Shikae. L'idée de faire ça ne lui avait pas vraiment plu, au début, mais Temari avait finalement gagné de lui qu'il le fasse ; bien sûr, l'adolescent ne jetait pas un seul regard à l'enfant, mais il faisait attention à ce qu'il faisait. Mitsuha, elle, s'accrochait joyeusement à la main de Sarada ; elle irradiait d'un tel bonheur.
Le bois de la porte céda à la moue moqueuse de Miraï ; le brun étouffa un grognement entre ses lèvres et se laissa emmener à l'intérieur par son épouse.
- « c'est incroyable. » s'exclama la jeune Sarutobi. « tu es vraiment moche. »
Un rire s'échappa malencontreusement des lèvres de Temari et elle plaqua ses mains sur ses lèvres, évitant soigneusement le regard de son époux, sûrement de peur de rire encore.
- « Ino et Karui sont déjà dans le salon. » lâcha Miraï, amusée. « vas-y. »
Le brun attrapa doucement le gâteau que Temari glissait dans ses bras et se tira sans attendre dans le salon ; un soupir au bord des lèvres, il s'engouffra dans la pièce.
- « où est-ce que je pose l-.. oh merde. »
Les prunelles brunes du trentenaire effleurèrent le visage souriant de sa meilleure amie, assise sur le canapé ; le gâteau dans ses bras manqua de s'écraser au sol et son épouse le rattrapa juste à temps. Il étouffa un juron entre ses lèvres et s'empressa de le mettre sur une table hasardeuse.
- « bonjour à toi aussi, mon très cher meilleur ami. » salua Ino, d'une voix enjouée.
- « tu as demandé le divorce à Sai ? » demanda-t-il, sans perdre une seconde. « tu l'as trompé ? »
- « pardon ? » souffla-t-elle, un sourcil arqué. « non. »
- « alors.. tu as le cancer ? » lança-t-il, les sourcils froncés. « c'est ça, tu as le cancer. oh putain. »
Une telle tristesse émanait du brun que la douce Yamanaka eut bien du mal à étouffer le rire entre ses lèvres ; dans un bond agile, elle se hissa sur ses deux pieds et déposa ses mains sur les épaules de son meilleur ami, un sourire adorable au coin des lippes.
- « tu es un total idiot, Shikamaru. » lâcha-t-elle. « je ne comprends toujours pas comment tu as réussi à séduire Temari. »
- « moi aussi, je me le demande, parfois. » glissa la concernée, dans un rire indiscret.
- « ce n'est pas le cancer, alors ? » interrogea-t-il, une moue boudeuse sur les lèvres.
- « non. » répondit-elle. « tu semblais vraiment touché par ce qui est arrivé à tes cheveux, la dernière fois et tu sais, qu'il n'y a rien que je ne ferai pas pour toi, idiot. »
Le regard du brun effleura un instant les mèches courtes de sa meilleure amie ; la tignasse qui vagabondait, autrefois, tout le long de son dos, s'arrêtait, à présent, à ses épaules. Les sourcils froncés, il tenta de dire quelque chose, mais aucun son ne s'échappa de ses lèvres. Un sourire amusé déforma les lèvres de la blonde.
- « oui. » approuva-t-elle, sans avoir besoin des mots du brun. « je l'ai fais pour to-.. »
Les bras de son meilleur ami se refermèrent brutalement autour de sa silhouette, étouffant la fin de sa phrase ; elle n'ajouta rien et se contenta de lui rendre cette étreinte chaleureuse, sous le regard attendri de la mère du brun, dans l'encadrement de la porte. Shikamaru n'avait jamais été très doué avec les mots, mais il espérait à cet instant que sa meilleure amie savait à quel point, il tenait à elle ; elle était là, constamment, à prendre soin de lui, à rompre des siècles de coutumes pour l'idiot qu'il était. Il resserra doucement sa prise une dernière fois et s'éloigna, camouflant tant bien que mal les larmes qui perlaient au coin de ses paupières ; une seconde après, il arborait ce sourire moqueur qu'il avait chaque fois qu'il riait avec elle.
- « ça ne te va pas du tout. » lâcha-t-il. « c'est.. très moche. »
- « tu mens, je suis exquise et la nuit sensuelle que j'ai passé avec mon époux le confirme. » répliqua-t-elle, les bras croisés sous sa poitrine.
Quelque part, c'était écrit, il en était sûr ; quel que soit l'univers ou l'époque, ils étaient meilleurs amis et elle prenait soin de lui autant qu'il prenait soin d'elle. D'un geste tendre, il passa un bras chaleureux autour des épaules de la blonde et lança un grand sourire à son épouse ; elle étouffa tant bien que mal ce bonheur immense qui la frappa, devant cette image et lui rendit son sourire.
- « tu as bien de la chance qu'elle t'aime autant. » lança la mère du brun, un sourcil arqué. « parce que je ne t'aime certainement pas assez pour me couper les cheveux. »
- « maman. » gémit-il, une moue boudeuse sur les lèvres.
- « je te dis la vérité, mon chéri. » ajouta-t-elle. « j'aime vraiment mes cheveux. »
Un grognement s'échappa des lèvres du brun et quelques nuances de rose s'accrochèrent à ses joues, alors qu'il s'approchait de la cinquantenaire. Il déposa un doux baiser sur son front.
- « joyeux anniversaire, maman. » souffla-t-il, d'une voix tendre. « tu es ravissante, un peu plus chaque jour. »
- « tu es le même charmeur que ton père, toi. » répliqua-t-elle, amusée.
Le rire de la brune se répercuta un instant aux murs de la pièce ; elle se hissa sur la pointe des pieds et ébouriffa les mèches brunes de son fils, une moue moqueuse sur les lèvres.
- « ça te va bien. » complimenta-t-elle. « pas autant qu'à Ino, bien sûr, mais c'est déjà pas trop mal. »
Le sourire sur les lèvres du brun ne s'effaça pas, il haussa simplement les épaules et emboîta le pas à sa mère, qui retournait en cuisine ; Miraï en profita pour passer un bras autour des épaules de Shikadai, une pointe de malice dans les iris. Une légère tâche pourpre se glissa sur les joues du brun et il la repoussa, un grognement au bord des lèvres.
- « je ne suis plus un bébé, bordel. » grogna-t-il. « ne te colle pas comme ça à moi. »
- « tu es toujours un bébé à mes yeux, Shika'. » souffla-t-elle. « hier encore, je changeais ta couche. je me souviens, tu adorais vagabonder dans la maison, avec ton petit zizi à l'air libre. c'était adorable. »
Le rouge sur les joues du brun s'accentua terriblement et il pointa un doigt menaçant vers la jeune femme, gêné. Mirai était en quelque sorte la grande sœur qu'il n'avait jamais eue, elle s'était occupé de lui maintes fois, l'avait fait rire et avait prit soin de lui ; elle était dans un bon nombre de ses souvenirs d'enfance.
- « je te déteste, Sarutobi. » s'exclama-t-il.
- « tu étais totalement amoureux de moi, sérieux. » lança-t-elle.
- « n-non. » bégaya-t-il. « enfin, peut-être. m-mais j'étais un gosse. »
- « tu n'en es plus un ? » demanda la brune, les bras croisés sous sa poitrine.
Il se retint difficilement de répondre et fit simplement volte-face, dérangé par les souvenirs étalés à la vue de tout le monde ; il attrapa les couverts que sa tante lui tendait et s'empressa de mettre la table, dans un tas de mots incompréhensibles.
Sarada déposa curieusement un regard sur la mère de l'adolescent ; dans le fond, elle ne connaissait pas vraiment le brun, il n'était dans aucun des souvenirs de son enfance. Boruto était là, mais lui, il n'apparaissait qu'à l'adolescence et elle trouvait ça dommage quelque part.
- « est-ce que c'est vrai ? » questionna-t-elle. « il était amoureux de Mirai ? »
- « il en était raide dingue. » raconta la sunienne, amusée. « il lui avait même écrit une lettre, à la maternelle. »
- « et qu'est-ce qu'elle a répondu ? » demanda la brune, intéressée.
- « il s'est pris son premier râteau. » se moqua-t-elle.
- « moi, j'aurais dit oui. » souffla Sakura, un fin sourire au coin des lèvres. « ton fils était beaucoup trop adorable enfant pour que je puisse dire non. »
- « adorable ? » répéta l'adolescente.
- « c'est vrai que tu ne l'as jamais vu enfant, toi. » se rappela la mère du concerné. « je te montrerai des photos à la maison. c'était un vrai tombeur. »
Un sourire étira le coin des lèvres de l'adolescente et elle acquiesça, soudainement bien pressé d'en apprendre plus sur ce garçon qui prenait constamment soin d'elle.
- « tu l'as pris comment l'idée d'avoir Mirai comme belle-fille ? » interrogea la rose.
- « très bien, à vrai dire. » répondit-elle. « ils auraient été bien tous les deux. »
- « tu dis ça comme ci ça ne se fera jamais, ils finiront peut-être ensemble. » lâcha Sakura, dans un haussement d'épaules.
- « je ne pense pas. » souffla la blonde. « il n'est plus si amoureux que ça d'elle. »
- « je mise sur Chôchô, moi. » chantonna Ino, en se rapprochant, un grand sourire sur les lèvres.
- « Chôchô ? » répéta la survivante du clan Uchiha, les sourcils froncés.
- « oui, regardez-les. » dit-elle, en attrapant un verre de soda.
Quelque part, dans le fond de sa cage thoracique, une pression naquit ; les prunelles brunes de l'adolescente effleurèrent la silhouette du brun. Il était là, à quelques mètres d'elle, si beau et elle aurait pu se perdre dans sa contemplation, mais il riait.. pour elle. Chôchô se tenait près de lui, un grand sourire sur les lèvres, les doigts plongés dans la tignasse brune du garçon. Elle détourna le regard, douloureusement ; elle ne se comprenait pas, sa meilleure amie semblait heureuse, alors pourquoi se sentait-elle si mal, si en colère ?
- « ce serait logique. » ajouta la douce Yamanaka. « la formation Ino-Shika-Cho crée des liens et souvent, les autres ne le comprennent pas. et personnellement, je n'ai aucun doute sur le fait que, dans un univers parallèle, j'ai épousé Shikamaru. »
- « univers parallèle ? » se moqua la sunienne. « tu traînes beaucoup trop avec mon époux, toi. »
- « pas de ma faute. » souffla-t-elle. « je n'arrive pas à m'éloigner. sérieux, regardez mes cheveux. tout ça pour cet idiot. »
Un rire sincère s'extirpa des lèvres de la rose et elle s'empressa de mettre un bras autour des épaules de sa meilleure amie, joyeusement ; Sakura tentait doucement d'aller mieux et dans cette histoire, Shikamaru jouait un rôle important. Les mots qu'ils avaient échangés la nuit dernière avaient calmé sa colère.
Le reste de l'après-midi passa dans la bonne humeur ; des rires et des sourires se heurtaient aux murs de l'appartement. Deux bonnes heures plus tard, dans l'obscurité d'une pièce, encerclée des personnes qu'elle aimait, Yoshino observa les bougies qui illuminaient leurs visages.
- « joyeux anniversaire. » lâchèrent-ils, en choeur.
Et à cet instant, elle eut bien du mal à ne pas fondre en larmes. La présence de son petit garçon, devenu un homme, près d'elle, la rassurait et elle prit une inspiration, quelques perles au bord des paupières.
- « un an de plus, je ne suis plus la jeune femme que j'étais à l'époque, mais je suis vraiment heureuse d'être là. » annonça-t-elle, un fin sourire au coin des lèvres. « vous êtes ma famille et avant que qui que ce soit dise quoi que ce soit, oui, Sakura et Sarada sont des membres de notre famille. »
L'épaule de Temari cogna doucement contre celle de la rose et elle lui adressa un doux sourire, qui lui hurlait « je te l'avais dit ».
- « des années en arrière, je doutais fortement qu'un jour comme celui-ci soit possible. » continua-t-elle.
Du coin de l'œil, elle remarqua la grimace sur les lèvres de son fils ; il connaissait la suite.
- « Shikamaru n'était clairement pas l'homme idéal. » ajouta-t-elle, accompagnée par les rires des autres. « un fainéant et misogyne en plus de ça, le portrait de son père ; j'étais persuadé qu'il finirait seul ou avec une femme que je détesterais. j'ai bien essayé de le mettre avec Ino pour éviter le moment gênant où je mettrais une gifle à son épouse, mais cet idiot refusait constamment. je comprends mieux pourquoi maintenant. »
Elle déposa un regard doux sur l'épouse de son fils.
- « il était amoureux de Temari. » raconta-t-elle. « depuis quelques années, déjà. »
- « maman, c'est privé ça. » grommela le concerné.
- « privé ? ça n'a jamais été privé, tout le monde le savait. » se moqua Ino, les bras croisés sous sa poitrine.
Tout le monde, sauf les deux principaux concernés ; ils avaient eu tant de mal à se trouver. Temari refusait d'être dépendante d'un homme et Shikamaru refusait d'être dépendant d'une femme. Mais un sourire avait suffit pour qu'ils tombent amoureux, un seul et unique sourire.
- « je suis vraiment heureux que la route de mon petit garçon ai croisé le chemin de Temari. » confia la cinquantenaire, en attrapant la main de son fils dans la sienne. « tu es une femme exceptionnelle, et tu le rends heureux ; je le vois dans ses yeux, il est bien quand tu es près de lui. c'est le plus beau cadeau que tu puisses me faire, Temari. je suis chanceuse de t'avoir comme belle-fille. »
- « Yoshino. » lâcha la blonde, émue.
La sunienne avait toujours manqué de cette si douce présence maternelle ; dès son plus jeune âge, elle était devenue une tueuse, entraîner à être un shinobi. Et à vrai dire, au début, elle avait eu bien du mal avec la brune, incapable de comprendre pourquoi elle prenait tant soin d'elle ; puis, ça l'avait frappé d'un coup à la gorge. Yoshino se comportait avec elle, comme une mère l'aurait fait envers sa fille. Dans cette constatation, elle s'était perdue toute une nuit dans les bras de son amant, en pleurs.
- « tu m'as donné un petit-fils adorable.. 'fin, trois petits enfants adorables. tu m'as comblé de bonheur, Temari. » continua la brune, le cœur tremblant. « et toi, Ino. je ne te remercierai jamais assez d'être près de mon fils, constamment. tu es là, chaque fois qu'il a besoin. »
- « et c'est un vrai plaisir, Yoshino. » répliqua la concernée, dans un hochement de tête entendu.
- « je suis vraiment chanceuse, vous savez. et tout ça, tout ce bonheur, je le dois à une seule personne. Shikaku m'a donné tout ça. » termina-t-elle, quelques perles au bord des paupières. « j'aurais aimé qu'il soit là. »
Elle retint douloureusement la tristesse qui tentait de prendre le contrôle de ses larmes et resserra doucement sa prise sur la main de son fils ; Shikamaru n'attendit pas une seconde de plus et s'accroupit près d'elle, portant les mains de sa mère à ses lèvres. Il parsema sa peau de baisers tendres et déposa une main dans son dos ; son père n'était peut-être pas là, mais lui, il l'était. Et il ne bougerait pas, il protégerait le trésor de son héros.
D'un souffle tremblant, la cinquantenaire éteignit les bougies sur le gâteau et se confondit en un tas de remerciements sous les applaudissements, quelques nuances de rose sur les joues. Elle était bien là, près de sa famille.
Dans un gémissement épuisé, le brun se tira hors de la salle de bain, simplement vêtu d'un vieux short ; il sortait d'une bonne douche, après une longue journée. Il étouffa un bâillement entre ses lèvres et s'empressa de rejoindre son épouse, sous les draps.
- « je suis content. » avoua-t-il. « c'était une bonne journée. »
La blonde s'enfonça un peu plus dans l'étreinte chaleureuse du brun et acquiesça, la tête sur son torse.
- « tu.. tu étais étrange, à un moment. » lâcha-t-elle. « tu semblais perdu dans tes pensées. »
- « je pensais à Fune. » expliqua-t-il, les doigts dans les mèches blondes de son épouse.
La sincérité des mots du brun l'étonna lui-même. Il tentait tant bien que mal de ne pas dire le prénom de la brune près de son épouse, il refusait de lui faire plus de mal que ce qu'il avait déjà fait, inconsciemment ; la délicate main de Temari se déposa sur son torse, près de son cœur et elle entreprit de douces caresses.
- « j'aurais aimé qu'elle soit là, dans la même pièce que nous, cette après-midi. » ajouta-t-il, dans un souffle légèrement tremblant. « et pendant un instant, un court instant, quand Shikae était dans les bras de Miraï, c'est elle que j'ai vu, portée son fils joyeusement. »
Le petit garçon grandissait doucement et il atteignait une première année d'existence ; Shikamaru le trouvait incroyable, chaque fois qu'il posait ce regard si bleu sur lui. Le bleu qui le ramenait constamment aux prunelles pétillantes de Fune.
- « je suis sûr qu'au fond, vous auriez été de très bonnes amies. » continua-t-il. « j'aurais aimé la connaître, dans d'autres circonstances. »
- « est-ce que tu crois que tu serais tomber amoureux d'elle, dans d'autres circonstances ? » demanda la blonde, d'une petite voix.
- « non. » répondit-il, doucement. « quel que soit l'univers, c'est de toi dont je tomberais amoureux, encore et encore, un peu plus chaque jour. »
Le cœur de la sunienne rata un battement et elle acquiesça, quelques nuances de rose sur les joues ; elle rapprocha doucement l'une des mains du brun à ses lèvres et déposa de doux baisers sur sa peau.
- « j'aurais aimé la connaître. » confia-t-elle, tendrement.
nda: Un très grand merci aux lecteurs et à ceux qui laissent des commentaires. C'est encore un chapitre plutôt léger ; il n'en reste que six, après celui-ci. Le prochain arrivera très vite et pour les lecteurs qui attendent ça avec impatience, le chapitre 37 sera centré sur les relations Shikadai/Shikamaru et Shikadai/Mitsuha/Shikae. J'suis assez fier du prochain chapitre, j'en avais les larmes aux yeux en l'écrivant.
