OS écrit dans le cadre des nuits du Fof (Forum francophone) avec le thème Seul
Disclaimers : Rien à moi sauf l'histoire, je ne gagne pas d'argent
Comme tu l'as dit ma chère Crimy, je te serais gré d'accepter mes sincères remerciements pour cette bêta lecture rapide et nécessaire. #JTMaussiBabe
Tant de haine, tant de chagrin
Seul. Seul est un mot qui lui siée si bien. Enfin, plus maintenant. Il s'est trouvé un toutou, un petit chien qui le suit partout. Tout ce qu'il fait, c'est se donner en spectacle ; il aime que la population l'adule, le vénère et fasse de lui une idole. Mais Sherlock Holmes reste et restera toujours un homme seul - ou un seul homme. Son frère le materne, sa sœur est une inconnue. Il n'a qu'un ami et est marié à son travail ; en somme, il est plutôt bien entouré.
Il s'ennuie, toujours ; sauf quand il est sur une affaire. Résoudre un crime l'exalte et change son air. Il n'est pas comme nous, il nous est supérieur ; bien supérieur, même. Pauvre petit enfant démuni qui joue dans un monde d'adulte. Il n'a pas grandi, Sherlock a toujours peur. Il est seul et il a peur. J'aurais tant aimé qu'il soit là, devant moi en ce moment. Qu'il soit là pour que je puisse lui dire ce que j'ai si longtemps retenu pour moi.
Il s'ennuie parce qu'il est intelligent, il s'ennuie parce qu'il est lui. Un esprit brillant couplé d'une indéfinissable naïveté. Tant de chagrin, tant de souvenirs ; il traîne avec lui bien plus de malheurs qu'il ne lui est permis. Un jour, j'irai le trouver, un jour, j'irai lui avouer. Tout ce que je ressens, tout ce qu'il provoque en moi. Je suis l'essence et il est l'étincelle qui a provoqué l'incendie tant de fois. Je brûle pour lui, je brûle de nous. Alors qu'il n'a jamais fait attention à moi, je me consume comme l'acajou. Tant de douleur, tant de couleurs ; il est le rêve lointain que tant de fois, j'ai rêvé dans cet avenir incertain.
Seul. Je suis seul. J'aurais aimé qu'il soit là. Là, près de moi. Je t'aime, ô comme je t'aime, mais ça, tu ne le sauras pas. Toujours avec fierté, toujours avec entrain, tu ne peux t'empêcher de nous montrer comme nous sommes vains. Tant de haine, tant de chagrin, j'aurais aimé que ce ne soit pas si malsain. Je t'aime quand tu me hais. Tu me hais quand je t'aime. Voici notre refrain. La vie passe, le temps passe, mais nous restons ici dans l'impasse. Je t'aime, tu me hais et je n'ai pas d'autre choix que de m'y attacher. Tu me portes un intérêt, c'est bien plus qu'assez. Tu t'ennuies de moi et je ne puis l'accepter. Tant de chagrin, tant de douleur, la haine est telle que je ne vois qu'une couleur. Douleur.
FIN
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