Bonjour tout le monde !
Je vous publie le chapitre 2, j'espère qu'il vous plaira.!
Je vous souhaite donc une bonne lecture, n'hésitez pas à me laisser vos avis, ils pourront m'aider à progresser !
Comme d'habitude, l'univers de Harry Potter appartient à J.K Rowlings.
Bonne Lecture.
Chapitre 2 : Vigilance constante.
31 août 1995 :
Centre de Londres, Royaume-Uni :
Mon cœur battait la chamade, dehors l'orage grondait, me faisant sursauter à chaque coup de tonnerre. Mon estomac se serrait, j'avais ce mauvais pressentiment qui refusait de me quitter, je serrai ma peluche en forme de chien, contre mon cœur tandis que maman s'affolait dans toute la maison. Elle semblait complètement effrayée depuis le départ de papa un peu plus tôt dans la soirée. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Sur le lit gisait une valise, qu'elle s'empressait de remplir me demandant quelques fois, si je voulais emporter tel ou tel vêtement. Puis soudain, une explosion suivit d'un craquement sinistre se fît entendre, le corps de ma mère se raidit immédiatement, elle m'empoigna fermement par le bras. Je me débattis faiblement, je ne comprenais pas ce qui se passait tandis que celle-ci me caché dans l'armoire .
-Tu ne dois pas faire de bruit Ariel. Tu vas devoir être courageuse ma chérie.
Après, une dernière étreinte. Elle referma la porte du placard sur moi. J'entendis une nouvelle explosion qui me fît sursauter de plus belle, terrifiée, des larmes silencieuses roulaient sur mes joues. Une voix froide se fît entendre.
- Où est ta fille Taylor ?
- Je ne vois pas de quoi, vous voulez parler !
- Tu ne pensais tout de même pas pouvoir continuer à cacher, ce que tu as engendré avec Black. La pauvre Bellatrix a failli faire une syncope lorsqu'elle a appris la nouvelle. Androméda et maintenant Sirius , Les Black ont une devise, tu sais «Toujours purs » , ton arbre généalogique est des plus douteux. Il faut donc parfois couper quelques branches si tu vois ce que je veux dire. Bellatrix avait une petite fête de prévue avec les Londubat, elle m'a donc demandé de m'occuper de cela. Maintenant répond à ma question, où est la gamine ?
Un silence se fît entendre, l'homme se mit dans une colère noir, il lança un sort à ma mère. Les hurlements de douleurs de ma mère résonnèrent dans tout la maison.
- Elle n'est pas là. Elle a quitté le pays avec mes parents.
- Je ne te crois pas mais, mais si tu tient tellement à mourir AVADE KEVADRA !
Des raies de lumières vertes transperce le placard, je retiens un cri étouffé tandis que la porte s'ouvre lentement et qu'un bras me saisit brutalement.
Je me réveillais en hurlant, des larmes brouillées ma vue, je mis quelques minutes à réaliser que j'étais dans mon petit appartement de Londres, en sécurité. J'avais encore fait un cauchemar, toujours le même. Cela avait commencé au début de ma troisième année à Beauxbâtons, au début ce n'était que des flashs dont je ne comprenais pas le sens, puis petit à petit, il était devenu plus claire, plus récurrent aussi. Lorsque mon grand-père l'avait appris, il m'avait envoyé voir un psychomage. Pour lui, il ne s'agissait que de fragments de ma mémoire qui essayait de refaire surface, il avait donc essayé de débloquer ma mémoire, nous nous étions vu plusieurs fois, sans succès. Il en avait conclu que je n'étais peut-être pas prête.
Et pourtant, je me demandai ce qui arriverait, si j'apercevais enfin le responsable de la mort de ma mère. Justice serait-elle enfin rendu ? Son meurtre n'avait jamais été puni, savoir que le responsable était toujours dehors me rendait malade, je ne pouvais pas le supporter. Si, je voyais le meurtrier au moins j'aurais une piste. J'aurai une chance de pouvoir enfin rendre justice.
Je soupirai bruyamment, puis me décidai enfin de sortir de mon lit, encore épuisé et courbaturé par mon entraînement de la veille. Les cours pour devenir Aurors étaient intensifs, ils nous laissaient à peine le temps de respirer. Le matin était réservé à la théorie et l'après-midi à la pratique. Les premiers se trouvaient être pour moi plutôt simples, les seconds me posaient en revanche plus de difficulté. En France, à Beauxbâtons, la Défense contre les Forces du Mal était définitivement ma matière préférée, c'était une matière à laquelle j'excellais mais, ici j'avais l'impression que mon niveau était des plus médiocres et le reste de mes camarades étaient dans la même situation que moi. Notre instructeur était un homme très exigeant, il pointait du doigt chacune de nos erreurs avec plus ou moins de délicatesse, il avait renvoyé dès la première semaine, deux élèves qu'il avait jugé inapte au métier d'auror. Peut-être avait-il raison. Il semblait si sûr de lui, il avait dû au long de sa carrière voir des choses horribles s'étaient indéniables.
Je me traînai mollement jusqu'à la cuisine. Il n'y avait aucun moyen que je survive à cette journée sans ma dose journalière en caféine. Fleur était déjà prête pour sa première journée de stage à la banque de Gringotts. Pour l'occasion, elle s'était vêtue d'une robe couleur anthracite, sa chevelure blonde était attachée en un chignon élégant . Elle rayonnait comme à son habitude, celle-ci me salua chaleureusement avant de partir au travail.
Entre Fleur et moi c'étaient une longue histoire. Bien que nous étions de la même promotion à Beaubâton, nous n'étions devenu amies qu'à partir de notre troisième année, probablement parce que notre professeur Mrs Morell, nous avaient placé côte à côte en cour de Bienséance. Il s'agissait pour moi du cours le plus ennuyeux de toute l'Académie et du plus inutile surtout. Ma camarade à ma plus grande surprise partageait aussi cette opinion, ce qui m'avais permis de découvrir une toute nouvelle facette de Fleur Delacour, elle s'était dévoilé être une fille drôle et attachante. En apprenant à la connaître je m'étais rendu compte que l'image de la fille hautaine et présomptueuse que j'avais eue d'elle au premier abord était parfaitement erroné. Lors de notre cinquième année, c'était elle, qui m'avait permise de découvrir qui était mon père, bien qu'elle l'ignorait.
Puis alors que nous étions en septième année, grâce à ces excellents résultats, elle avait eu la chance de pouvoir partir à Poudlard, pour participer au Tournoi des Trois Sorciers. A l'époque, je me souviens, que j'avais été légèrement jalouse de cette chance qui lui avait accordé, mon grand-père avait refusé que je parte en Angleterre avec le reste de la délégation. Je lui en avais voulu pendant un moment mais, au fond, je le comprenais. Il voulait juste que je sois en sécurité et il n'avait peut-être pas tout à fait tort. J'avais remarqué que Fleur était revenue changée de cet échange, plus mature peut-être, elle ne parlait pas beaucoup de ce qui s'était passé là-bas. Je n'avais entendu que quelques rumeurs comme quoi le Tournoi avait coûté la vie d'un des participants, dans des circonstances des plus obscures. Finalement, elle avait décidé d'emménager en Angleterre soi-disant pour perfectionner son anglais, mais je n'y croyais pas réellement , j'ignorais qu'elle était la vraie raison de son emménagement mais, il y avait quelque chose d'autre, j'en étais presque certaine. Finalement, après quelques recherches, elle avait trouvé sans difficulté un poste à la banque des sorciers Gringotts et nous avions décidé d'emménager ensemble.
31 août 1995 :
Ministère de la Magie, Londres, Royaume-Uni :
Je transplanai vers huit heures au ministère de la Magie, avec quelques minutes de retard, je me hâtai donc de rejoindre le bureau des Aurors en espérant que celui-ci passe inaperçu, je n'avais aucune envie de me faire réprimander. Je pénétrai donc dans le QG avec la boule au ventre, en entrant, je constatai immédiatement que quelque chose cloché, seuls mes camarades étaient présents, il n'y avait aucun Auror même notre instructeur était absent. Mes acolytes semblaient tout aussi décontenancés que moi, nous regardâmes autour de nous pour tenter de trouver une explication à ses mystérieuses absences. Sur l'un des bureau, jonché de document officiel en tous genres, nous pouvions apercevoir une tasse de thé encore fumante ce qui signifié, qu'ils n'étaient pas partis depuis très longtemps. Soudain, un patronus apparaît, nous faisant à tous faire un bond, la voix de notre instructeur retentit alors dans toute la pièce:
- « Nous avons était pris en embuscade, nous avons besoin de renfort le plus vite possible, il y a de nombreux blessés, allez dans le bureau monsieur Scrimgeour, il y a sur son pupitre un portoloin qui vous mènera à notre position. »
La voix se répercuta en plusieurs échos avant de complètement disparaître. Nous restâmes immobiles quelques minutes comme pétrifiés, puis nous nous dirigeâmes tous dans un mouvement synchronisé vers le bureau du chef des Aurors. William, un blond à la carrure athlétique tenta d'ouvrir la porte, mais celle-ci semblait verrouillée. Kim tenta de lui venir en aide en jetant un alohomora sur la serrure. Malheureusement, celui-ci s'avéra inefficace. La jeune asiatique réessaya plusieurs fois son sort avant de hausser les épaules en signe d'impuissance. Scrimgeour avait probablement mis en place plusieurs sorts pour empêcher des personnes mal avisées d'y pénétrer. Je pouvais voir sur le visage de mes camarades que comme moi, ils n'avaient aucune idée de la démarche à suivre. Pourtant, ils nous faillaient agir et vite. Je décidai alors de tenter quelque chose à mon tour, je sortis ma baguette, puis en leurs ordonnant de se reculer , je pris une grande inspiration et hurlai :
- Bombarda maxima !
La porte de bois émit un léger craquement avant d'exploser, nous nous précipitâmes aussitôt à l'intérieur. Je vis, un immense bureau trôner au milieu de la pièce lumineuse et bien ordonnée. Une vieille canette toute rouillée était posé dessus faisant tâche dans cette pièce si bien organisée. Il ne nous en fallut pas plus, pour nous convaincre de la saisir. Je me sentis aspiré par mon nombril, sensation désagréable caractéristique des portoloins. Nous atterrîmes dans une prairie à proximité d'un petit village probablement Moldu à en juger par la présence d'engins motorisés dans les allées. La pluie tombait averse, nous empêchant d'y voir très claires. Nous décidâmes après quelques minutes de discussions houleuses avec mon groupe, de nous séparer en plusieurs groupes pour agir avec plus de rapidité et d'efficacité.
J'avais pour partenaires William et Bruce. J'étais contente d'avoir le premier que j'appréciais beaucoup mais,j'étais un peu plus mitigé concernant le deuxième. Bruce en plus d'être un crétin parfaitement égocentrique était un séducteur de premier ordre, cela ne faisait aucun doute et ses tentatives de drague à deux noises avaient tendance à agacer, la grande majorité de notre classe. Néanmoins, je devais bien avouer que celui-ci était doué, il ne faisait aucun doute que celui-ci savait se battre.
Nous pénétrâmes dans la ville en silence, celle-ci était déserte , mon souffle s'accélérait, mon cœur tambourinait dans ma poitrine à tout vitesse, l'adrénaline parcourrait mon corps. Nous entrâmes, dans une première maison en pierre grise, celle-ci était plongée dans l'obscurité. Je raffermis alors ma prise sur ma baguette et murmurai discrètement :
- Lumos
Nous pûmes alors voir, un salon qui était complètement ravagé, les meubles étaient renversés sur le sol, ce qui ralentit considérablement notre progression. Le sol était maculé de sang. Il y en a beaucoup pour que celui-ci ne proviennent que d'une seule personne. Soudain, un hurlement strident provenant de l'étage se fît entendre, j'échangeai un regard entendu avec William , puis nous nous mîmes à courir vers le cri. Nous montâmes à toute vitesse les escaliers, couverts de morceau de verre d'un cadre photo explosé. Alors que nous arrivions au premier étage légèrement essoufflés en brandissant nos baguettes. Nous eûmes la surprise de voir qu'un homme s'y trouvait, notre instructeur. Il ne nous laissa pas le temps de l'interroger sur ce qui était en train de se passer, il dégaina sa baguette et nous attaqua. Je fût tellement surprise par son geste que je ne réagis pas quand celui-ci m'envoya un premier sort. Sans grande surprise, celui-ci me toucha et m'envoyant valdinguer dans les airs, ma chute fût amortie par un vaisselier qui se trouvait sur mon chemin et qui se brisa sous le choc.
Ma vision se brouilla, du sang dégouline de mes tempes, je peinai à reprendre mon souffle, des éclats de lumières multicolores traversaient toute la pièce. Pendant ce temps, William et Bruce avaient entamé le combat. Ils avaient tous les deux une manière très différente de se battre Bruce enchaînait les sorts à une vitesse hallucinantes, tandis que William lui tentait d'anticiper les mouvements de son adversaire. Néanmoins, je pouvais voir qu'ils restaient tous deux sur leurs réserves ne comprenant sans doute pas ce qui est en train de se passer. Alors que tout doucement, les pièces du puzzle s'imbriquaient dans mon esprit. Rien de cela n'était vrai, il ne s'agissait que d'une mise en scène des plus réalistes dans le cadre de notre entraînement, un test. Je me relevai difficilement pour venir en aide à mes camarades, plus motivé que jamais pour faire mes preuves. Nous enchaînâmes les sorts ,mais notre instructeur ne se laissa pas abattre et les évita avec une facilité presque déconcertante. Je devais avouer que même si souvent, je le trouvais complètement taré, celui-ci était un maître dans l'art du combat . William ne relâcha son attention pendant une seconde et cela lui valut un stupéfix en pleine tête qui le mit K.O.
Au même moment, une auror aux cheveux roses pétants débarqua de nulle part, pour venir en aide à son collègue. J'essayai de la désarmer en vain, face à deux Aurors expérimentés, Bruce et moi ne fîmes par long feu, nous rejoignîmes William sur le parquet poussiéreux . Notre instructeur nous fixa longuement avec un air désapprobateur puis fini par dire froidement avant de transplaner :
-Rendez-vous dans dix minutes au Ministère, pour le débriefing !
Mon estomac se serra, après notre piètre performance, j'avais toutes les raisons de penser que notre professeur aller nous renvoyer. Nous avions été si pitoyables face à lui, il n'y avait aucune chance qu'il nous garde après ça. Je secouai la tête pour éloigner le plus possible cette idée de mon esprit et aidai William à se relever. Il semblait aussi désabusé que moi. L'auror aux cheveux de couleurs excentriques me tendit ma baguette avec un sourire amicale, elle nous expliqua que nous n'avions aucune raison de nous inquiéter, que pour une première nous nous étions plutôt bien débrouillé. Elle me semblait familière, j'avais dû la croiser plusieurs fois au quartier général. Je ne pensais pas me tromper en affirmant qu'il s'agissait d'une Métamorphomage.
Nous transplanâmes finalement au Ministère, mes camarades étaient déjà présents, la mine sombre. Je devinai bien vite que leur test ne s'était pas mieux déroulé que le notre. Ils avaient pour la plupart des vêtements arrachés, les cheveux ébouriffés. En faisant, le compte je remarquai qu'il y avait une absente, Amanda , la troisième fille de notre formation, une petite blonde toujours d'humeur joviale avec qui je m'entendais plutôt bien. Il me semblait que celle-ci était dans le groupe de Kimberley. Lorsque, je demandai à cette dernière où était passé la jeune fille, ses yeux verts en amande s'embuèrent immédiatement de larmes, elle répondit en sanglotant:
- On entrait dans une ruelle, lorsqu'on nous a attaqué, elle s'est tétanisé, elle voulu transplaner mais, dans la panique s'est désartibulée. Elle a fini à Ste-Mangouste, Maugrey l'a viré. C'était horrible, il y avait tellement de sang...
Sa phrase resta en suspend, la voix puissante de notre instructeur retentit dans toute la salle :
- Aujourd'hui était un échec cuisant, vous vous êtes précipité la tête première vers le danger . Si vous pensiez pouvoir faire mieux que des Aurors entraînés, vous n'êtes que des insouciants, et cette insouciance dans la vraie vie vous fera tuer. Aujourd'hui était votre premier examen et vous avez tous lamentablement échoués. Vous avez jusqu'à 18 heures au plus tard pour me rédiger un compte-rendu détaillé de toutes vos erreurs. Ceux d'entre vous ayant le moins bien compris la leçon, prendront la porte, je n'ai pas de temps à perdre à faire du babysitting et surtout n'oubliez pas VIGILANCE CONSTANTE !
