Bonjour ! Voici le troisième chapitre, qui m'a donné un peu de fil à retordre il est vrai ! Je m'efforce d'écrire un chapitre par semaine, pour vous publier tous les dimanches lorsque je peux. J'espère que ce chapitre vous plaira, j'attends avec impatience vos retours !

Je remercie énormément TheFireHana, à qui je dirais tout d'abord qu'on ne sait pas vraiment si Azula est "la méchante", ce sont juste des hypothèses avancées par les personnages après tout et ensuite un grand merci pour ces critiques constructives, c'est vrai que mon introduction part un peu dans tous les sens mais j'essaie de planter un contexte (qui fait référence aux comics, que tous n'ont pas lu). Je corrigerai peut-être certaines choses. Et oui Zuko est un génie à l'état pur haha ! En même temps il n'a pas toute sa tête après tout ce qu'il a vécu, le pauvre !

Je remercie également estelleaniello pour sa review sympathique, en espérant ne pas la décevoir (j'ai la pression maintenant !).

Pour rappel, certains des événements dont je parle sont issus des Comics Avatar.

Veuillez excuser les éventuelles fautes d'orthographe, j'écris directement sur le site (sans passer par Word ou autre).


Résumé du chapitre précédent : Pendant la pleine lune, Katara put soigner et recréer ce qui avait été détruit dans le corps de Zuko par l'éclair qu'il avait reçu. Mais cette guérison lui coûta beaucoup d'énergie et la fit s'évanouir. Zuko resta à côté d'elle pour la veiller, tout en se remémorant de son attaque. Il semblerait que ses assaillants aient tenté de bloquer son chi, en vain. Lui et son oncle soupçonnent fortement Azula - qui croupissait actuellement en prison - de leur avoir montré plusieurs années auparavant la maîtrise des éclairs et le blocage du chi pratiqué par son ancienne amie Ty Lee, mais rien ne pouvait étayer cette théorie pour le moment. Zuko s'était plus tard endormi, la tête posée sur le lit où dormait Katara, qui fut surprise lors de son réveil...

*Chapitre 3 - Réveil*

Katara s'éveilla péniblement, la tête encore emplie des cris de Zuko. Des points noirs dansaient encore devant ses yeux et un mal de crâne terrible s'était emparé de sa tête. Pour couronner le tout, elle sentait un chatouillis désagréable sur son bras gauche. Elle tourna la tête, sourcils froncés, et vit Zuko, avachi sur sa chaise, la tête posée de manière inconfortable sur le bord du lit avec son bras en guise d'oreiller. Katara s'adoucit à cette vision. Il avait l'air si détendu. Son bras gauche était solidement maintenu en écharpe contre son torse à la fois par son pansement et par le côté gauche de sa tunique rouge et or qu'il avait enfilée. Ses cheveux étaient en bataille et comme il bougeait légèrement dans son sommeil, ses cheveux frôlaient le bras gauche de Katara, ce qui la démangeait horriblement. Mais elle hésitait à le déplacer maintenant que Zuko dormait.

Katara soupira. Il aurait dû se reposer - et pas dans cette position inconfortable ! Que faisait-il donc là ? Elle se souvint s'être évanouie et avoir senti un choc à la tête. A l'instant où elle se rappela ce choc, la douleur fit son apparition. Sa main passa derrière son crâne. Il y avait une bosse. Elle comprit que Zuko devait être terriblement inquiet. Il avait sans doute refusé d'aller se coucher en la voyant dans cet état. C'était normal, après avoir souffert le martyr, voir son soigneur s'écrouler par terre ce n'était pas vraiment très rassurant. De plus, le connaissant, Katara devinait qu'il se sentait terriblement coupable. Il avait toujours cette manie de rejeter la faute sur lui-même.

Le jour perçait plutôt franchement à travers les rideaux rouges, indiquant qu'il était déjà tard. Katara essaya d'extraire délicatement son bras sans réveiller Zuko, qui gigota dans son sommeil. Elle eut néanmoins du mal à s'asseoir au bord du lit, son corps endolori réduisant son amplitude de mouvements. Elle se sentait fatiguée et lourde, comme un poids mort, et jugea qu'il ne valait mieux pas se lever trop vite, surtout au vu de son mal de crâne lancinant. Ses lèvres se pincèrent alors que ses yeux retombèrent sur Zuko, toujours endormi. Peut-être devrait-elle le réveiller pour qu'il aille se reposer correctement ?

Elle n'eut cependant pas à le faire, ses mouvements - quoique délicats et lents - l'avaient réveillé. Il ouvrit un oeil, puis deux, l'air hagard. Il se demandait vaguement où il était, jusqu'à ce qu'il pose les yeux sur une cuisse habillée de bleu. Il fronça les sourcils et entreprit de basculer en arrière sur sa chaise pour se redresser, constatant dans le même temps les dégâts causés par la position très inconfortable qu'il avait adoptée alors qu'il dormait.

Katara, qui était assise à côté de sa tête, l'observa se redresser lentement. Il lui faisait désormais face. Un petit sourire apparut sur son visage, ce qui surprit Katara. Il était si rare qu'il sourit de cette façon. Il était heureux qu'elle aille bien, il s'était fait un véritable sang d'encre. Seule sa fatigue avait réussi à l'emporter, mais s'il n'avait pas été fatigué, il se serait rongé les sangs toute la nuit.

« Tu devrais aller te coucher dans un vrai lit, tu sais ? », lui dit gentiment Katara. Même à présent qu'il vivait à nouveau dans un palais, il trouvait encore le moyen de ne pas dormir dans un vrai lit. Une habitude qu'il aura prise lors de son bannissement et du temps où il enseignait la maîtrise du Feu à Aang, où mis à part Appa, il n'y avait rien de confortable sur lequel dormir.

Il eut soudainement une expression inquiète, oubliant alors de répondre à Katara. Elle allait bien en apparence, mais les apparences étaient souvent trompeuses. « Tu es sûre que tu vas bien ? », lui demanda-t-il. Sa voix était encore un peu rauque et ses yeux dorés étaient encore embrumés de sommeil.

« Oui, je vais bien, je vais t'aider à te coucher », lui dit-elle en se levant pour lui prouver sa grande forme... Puis elle se rassit presque immédiatement et étouffa un grognement. « Moins bien que ce que je pensais, apparemment... », marmonna-t-elle pour elle même. Elle n'allait pas vraiment bien. Du moins pas assez pour aider qui que ce soit.

Zuko s'agaça face à son obstination et leva les yeux au ciel. Il s'inquiétait vraiment pour elle, Katara le remarquait enfin. C'était lui qui avait frôlé la mort, et c'était pour elle qu'il s'inquiétait.

« Tu n'as pas la force nécessaire pour m'aider, tu ne devrais pas faire d'efforts toi non plus ! Je vais appeler les médecins... », fit-il en élevant un peu la voix avant de se mettre à tousser. Tirer sur sa voix de la sorte n'était pas une bonne idée pour l'instant.

Katara n'avait pas envie d'appeler les médecins, d'une part parce qu'ils avaient d'autres patients à s'occuper et d'autre part parce qu'ils seraient curieux de savoir comment elle avait fait pour le remettre d'aplomb aussi vite, mais elle abdiqua. Il avait raison. Ayant eu l'occasion d'examiner ses muscles de l'intérieur, elle avait une idée approximative de son poids, au moins en termes de muscles. Poids qu'elle ne pourrait jamais soulever sans aide et sans abîmer son épaule gauche. Elle hocha la tête, résignée. Mais avant que Zuko ne puisse les appeler, elle le retint en posant une main sur son épaule valide. Son regard d'ambre se planta dans le sien, interloqué.

« Personne ne doit savoir, Zuko », lui murmura-t-elle en plantant son regard bleuté dans le sien. Personne ne devait savoir qu'elle avait pratiqué cette maîtrise, elle en avait trop honte. Même si ça avait pu sauver des vies, c'était mal et malsain. Et cela pouvait faire des envieux, qui seraient des menaces pour elle. Zuko se rendit compte que ce secret était véritablement important pour elle.

« Personne ne saura, Katara », lui répondit-il en posant doucement sa main sur sa cuisse, à défaut de ne pas pouvoir lever les bras jusqu'à ses épaules. « Merci, je sais que cela a dû te coûter... »

Elle baissa les yeux, confirmant ce qu'il venait de dire. Elle inspira profondément. « Je préfère sacrifier ma moralité plutôt que de voir un ami mourir, mais s'il te plait... Fais en sorte que cela ne se reproduise pas », le supplia-t-elle. Même si un léger sourire poignait sur ses lèvres, elle ne souhaitait pas revivre cette nuit dont elle était certaine de garder le souvenir cauchemardesque.

« Je ferai de mon mieux », lui promit-il. Puis il voulut appeler les gardes mais il s'étouffa en essayant, sa voix refusant de sortir à un volume aussi élevé. Katara dut le frapper vigoureusement dans le dos pour qu'il se remette. Ce qui le fit grimacer, son épaule étant toujours douloureuse. Katara voulut s'excuser mais d'un geste de la main lui fit comprendre que ce n'était rien.

Elle se chargea donc d'appeler les médecins, qui arrivèrent presque aussitôt. Quelques uns d'entre eux aidèrent Zuko à regagner son lit, en le soutenant par son bras valide et son dos, et l'allongèrent pour l'examiner. Ils en profitèrent pour changer son pansement. Les autres s'occupèrent de Katara, dont ils vérifièrent également l'état. Elle allait visiblement bien mais ne devait pas se surmener. Elle demanda à se lever. Les médecins restèrent à coté d'elle pour prévenir tout risque de mauvaise chute. Katara fit quelques pas, ses vertiges étaient toujours présents mais elle pouvait faire avec. En revanche, ses courbatures rendaient sa démarche raide. Les médecins lui firent prendre une décoction pour l'aider avec ses douleurs musculaires puis laissèrent de l'eau pour qu'elle puisse étancher sa soif.

« Vous avez fait un travail admirable sur notre Seigneur, dame Katara. Comment un tel miracle est-il possible ? », demanda l'un des médecins avec curiosité.

Katara avait déjà préparé une réponse toute faite, mais répondit avec un ton plus sec qu'elle ne l'aurait voulu. « La pleine lune renforce mes pouvoirs, et avec un patient aussi courageux, je ne pouvais faillir », expliqua-t-elle avec un sourire forcé.

Zuko rougit à ce compliment, qu'il ne pensait pas mériter. L'un des médecins défit sa tunique et lui ôta son bandage pour examiner son épaule, qui commençait déjà à cicatriser. Il voulut lui faire faire quelques mouvements avec son épaule blessée, mais Katara intervint immédiatement.

« Non ! Il ne doit pas le bouger, son épaule n'est pas consolidée encore ! S'il bouge trop son bras, tout risquerait de se déchirer et il risquerait une hémorragie interne ! Et cela sans parler du fait qu'il ne pourrait plus retrouver l'usage de son bras », s'écria-t-elle alors qu'elle essayait encore de se lever, en vain.

« Ne l'aviez-vous pas réparée ? », lui demanda doucement le médecin au sujet de l'épaule de Zuko, surpris par la véhémence de la maîtresse de l'Eau.

Katara sentit l'agacement poindre en elle. Voilà pourquoi c'était à elle de s'occuper de lui. C'était des médecins compétents, mais bien peu en termes de blessures mortelles. « Il n'y avait rien à réparer, j'ai dû reconstruire intégralement l'intérieur de son épaule, l'éclair l'a carbonisé de l'intérieur », expliqua-t-elle en essayant de ne pas laisser paraître son agacement. Les médecins furent stupéfaits par cette révélation.

Zuko eut une grimace. Il ne s'était pas vraiment rendu compte de ce qui s'était passé, mais maintenant qu'elle venait de lui décrire l'état de son épaule avant qu'elle n'intervienne, il comprenait qu'il avait une chance folle de pouvoir encore le bouger - même avec toute la douleur que ça impliquait. Les médecins lui dirent alors qu'elle devrait au moins se reposer aujourd'hui puis qu'ils la laisseraient s'occuper de sa guérison.

Le Seigneur du feu, dans sa persévérance habituelle, voulut essayer de marcher tout seul. Katara s'était recouchée après avoir ingurgité un grand verre d'eau et une mixture préparée par les médecins pour lui redonner des forces. Ses yeux n'avaient pas quitté Zuko, qui s'obstinait à vouloir se lever, trébuchant et retombant sur son lit ou sur l'un des médecins, qui essayait de ne pas lui toucher le bras gauche. En d'autres circonstances, Katara aurait ri, mais ses hurlements de douleur lui revinrent en mémoire et elle ferma les yeux pour les occulter. Puis sans réellement s'en rendre compte, elle se rendormit.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, le jour avait décliné. Combien de temps avait-elle dormi ? Et plus important encore... Où était Zuko ? Elle se redressa d'un coup dans son lit, paniquée, et le chercha des yeux dans la pièce. Il était près de la fenêtre, en position du lotus, dos à elle. Il méditait face à une bougie, dont la flamme virevoltait légèrement de droite à gauche. Ses cheveux étaient à nouveau impeccablement coiffés, ornés de la flamme du Seigneur du Feu. Elle poussa un soupir de soulagement, il avait l'air d'aller bien. Et elle s'aperçut qu'elle n'avait plus de vertiges ni de maux de tête, ce qui était une très bonne chose. Elle s'extirpa des draps rouges et se leva. C'est alors qu'elle put constater à nouveau l'état dégoûtant de sa tenue. Du sang séché partout, collant et poisseux à souhait.

Alors qu'elle relevait les yeux, elle tomba sur Zuko, qui l'observait et qui constatait lui aussi l'état de sa tenue. Il se leva, vacillant, et lui pointa des vêtements sur une chaise se trouvant non loin d'elle. Avec son chignon, il était assez impressionnant et dominait Katara d'une bonne tête. « J'ai pensé que tu voudrais changer de vêtements », lui dit-il.

« Je ne vois vraiment pas ce qui te fait dire ça », plaisanta-t-elle en prenant les vêtements avant de reprendre un air plus sérieux. « Je suis contente de te voir debout »

« Debout, un bien grand mot... », marmonna-t-il tandis qu'il avançait un peu plus vers elle, à petits pas.

« Qui ne compte que deux syllabes tu sais », lui dit-elle avec un sourire dans la voix. Zuko s'adoucit aussitôt, surpris par sa réponse. Elle n'avait pas tort, aussi ses lèvres se fendirent d'un sourire fermé. Katara redevint sérieuse. « Ton épaule te fait toujours souffrir ? », lui demanda-t-elle.

« Non, sauf quand je la bouge », lui répondit-il en observant son bras et le haut de son épaule. « Je suppose que tu sais où est la salle d'eau maintenant »

« Je devrais peut-être te réexaminer d'abord », le contredit-elle en s'apprêtant à poser les vêtements qu'elle tenait.

« J'ai survécu de longues heures pendant que tu dormais, je pense pouvoir attendre encore un peu », rétorqua-t-il avec un petit sourire malicieux.

Elle rougit de culpabilité à son propos. C'était la deuxième fois qu'elle manquait à sa promesse faite à Iroh : ne jamais le quitter des yeux. La première fois parce qu'elle s'était évanouie et la seconde fois parce qu'elle s'était endormie. Vraiment digne d'un soigneur ! Mais tout allait bien, rien de grave n'était arrivé.

Katara leva alors les yeux au ciel et lui adressa une moue taquine. « Tu es sûr qu'attendre fait parti de ton vocabulaire ? », lui lança-t-elle. Elle aurait presque mis sa main à couper qu'il ne pourrait se lever avant au moins deux jours. Presque.

Elle n'attendit même pas sa réponse et entra dans la salle d'eau, qu'elle verrouilla. Zuko haussa les épaules, un demi-sourire aux lèvres. Il savait qu'il avait forcé sur son corps pour se lever, et il se doutait que c'était un prêté pour un rendu et qu'il aurait de sales courbatures le lendemain à ajouter à sa douleur à l'épaule. Mais rester couché sans rien faire avait la fâcheuse tendance de l'énerver prodigieusement. Katara partie, il se remit devant sa bougie pour méditer encore un peu.

Elle observa les vêtements que Zuko lui avait gracieusement prêtés. Une tunique rouge et or semblable à la sienne, mais un peu plus cintrée, et un pantalon noir. Elle sourit à l'idée de porter à nouveau du rouge, comme elle le faisait quand la Team Avatar essayait de passer inaperçu dans les terres de la Nation du feu. En observant de plus près la tunique, elle supposa qu'elle devait appartenir à la mère de Zuko, qui était à peu près aussi grande qu'elle. Ses mains cherchèrent les perles qu'elle utilisait pour attacher ses cheveux, et les défirent. Ses cheveux bruns étaient tout emmêlés et elle songeait déjà au fastidieux travail de démêlage qui l'attendrait en sortant. Elle ôta ses vêtements ainsi que son bandage qu'elle faisait habituellement à sa poitrine, pour empêcher toute gêne liée à des mouvements incontrôlés, puis s'enfonça dans le bassin qu'elle avait préalablement rempli d'eau.

Elle se lava minutieusement comme elle le faisait toujours après une guérison périlleuse. Un parfum de musc emplit la pièce. Une odeur un peu trop orientale et prononcée au goût de Katara, mais bien plus agréable à sentir que l'odeur de la sueur mêlée au sang. La chaleur de l'eau fit du bien à ses muscles qui étaient endoloris après avoir tétanisé tant d'heures au-dessus de Zuko. Elle ne tarda pas trop, ne voulant pas laisser Zuko seul trop longtemps, il serait bien capable de rouvrir ses plaies avec sa manie de bouger partout.

Katara finit par sortir au moment où une boule de feu alla enflammer les rideaux rouges parant les fenêtres de la pièce. Zuko d'instinct se mis en position de combat, mais avait momentanément oublié son bras. Ce dernier se chargea bien de lui rappeler qu'il ne pouvait plus prendre cette position les bras levés vers l'avant - la douleur ainsi que son bandage sur lequel il avait tiré d'un coup sec l'en empêchant. Zuko tituba en arrière sous le coup de la douleur. Katara s'était approchée de la fenêtre, sa gourde d'eau ouverte et prête à répondre à leur assaillant... Qui n'était autre que Kiyi, qui avait manqué son coup.

« Désolée ! », s'excusa-t-elle en leur faisant un signe navré.

Katara utilisa son eau pour éteindre le feu. Le rideau était tout déchiqueté mais le feu ne s'était pas propagé. Les deux poussèrent un soupir et relâchèrent leurs corps. Ils étaient un peu trop sous pression.

« Je lui avais pourtant interdit de s'entraîner seule dehors... », grommela-t-il en pinçant l'arête de son nez. Il n'était pas vraiment en colère après elle, mais exaspéré qu'elle ne l'écoute pas. Affirmer son autorité sur son peuple était parfois plus facile que de l'affirmer face à sa petite soeur.

Le jeune homme s'adossa au mur, grimaçant de douleur. Katara lui fit signe de s'asseoir sur une chaise. Il n'osa pas refuser. Il défit l'épaule gauche de sa tunique pour l'aider dans sa tâche. Ses mains fines de guérisseuse défirent de façon experte les bandages de son épaule, révélant la plaie en cours de cicatrisation. Katara était très concentrée, scrutant le moindre centimètre carré de sa peau brûlée, à la recherche d'un quelconque problème. La plaie était rouge, ce qui était bon signe, et la peau n'avait pas cédé sous le choc.

« C'est bon, il n'y a rien de préoccupant. Mais dans ton intérêt ne recommence pas », lui dit Katara d'une voix sérieuse. Il se détendit presque aussitôt, soulagé de ne pas avoir aggravé bêtement son cas. Katara attrapa des bandages propres laissés par les médecins à côté du lit sur la petite table de bois et refit le bandage à Zuko. Il ne sentit presque rien, Katara savait y faire. Elle finit de nouer le bandage d'un coup sec, qui le fit grimacer, et l'aida à remettre sa tunique. Katara pouvait sentir la douceur et la légèreté du tissu rouge sous ses doigts. Rien à voir avec le tissu épais qui composait son kimono, qui était fait pour résister au froid.

« Si nous allions voir ma soeur avant qu'elle ne brûle tout le Palais ? », demanda-t-il en se dirigeant vers la porte, avant de se tourner vers Katara. « Si tu te sens d'attaque pour ça, bien sûr »

« Je devrais réussir à te surveiller », railla-t-elle en le suivant.

Zuko aimait beaucoup le rouge sur elle, c'était inhabituel mais cette couleur lui allait à ravir selon lui. Ou du moins son inconscient le pensait-il. Ils parcourent de longs couloirs et arpentèrent quelques escaliers avant d'arriver dans la cour intérieure où Kiyi continuait de s'entraîner, n'usant néanmoins plus de projectiles de feu. En temps normal, Zuko lui aurait envoyé une boule de feu qu'elle devrait esquiver ou stopper, mais il ne pouvait plus utiliser sa maîtrise, sauf à éclairer une bougie. C'était pour l'entraîner à réagir promptement à une attaque, ce qu'il n'avait pas su faire la veille avec un éclair.

Kiyi finit par remarquer notre présence et arrêta ses exercices, penaude. « Oh grand frère, tu- tu as fini de méditer ? », demanda-t-elle avec hésitation. Elle savait que son frère n'était pas réellement en colère, mais elle avait honte de ne pas avoir maîtrisé sa boule de feu. Ce n'était pas quelque chose de très compliqué.

« Oui, depuis que tu as brûlé ma fenêtre », lui répondit-il avec un léger sourire. « Je t'avais dit de ne pas t'entraîner toute seule dehors... Pourquoi n'es-tu pas allée voir notre oncle ? »

« Il était en conseil de guerre, ou je ne sais trop quoi, puis je ne voulais pas t'embêter », lui expliqua-t-elle. Elle se tourna ensuite vers Katara. « Tu as l'air d'aller mieux, merci d'avoir sauvé mon Zuzu »

Zuko tiqua à ce surnom, il avait toujours eu du mal à se faire à l'idée que Kiyi le surnommait de la même façon que le faisait Azula. Il ne lui avait jamais vraiment expliqué, ça avait l'air de lui faire plaisir de l'appeler comme ça, et il ne voulait pas lui causer de peine. Katara aussi tiqua, elle se souvenait très bien d'Azula surnommant son frère ainsi après qu'il se soit interposé lorsqu'elle avait essayé de la foudroyer. Mais elle poussa un soupir et sourit à la jeune fille, qui avait un visage bien plus doux que sa grande soeur.

« Je vais bien, ton frère m'a donné un peu de fil à retordre mais, heureusement - ou pas - je te l'ai rendu presque entier », fit Katara avec un petit rire.

« Hé ! », fit-il en lui donnant un léger coup dans les côtes avec son coude droit, faussement indigné par son « ou pas ». Kiyi étouffa un rire.

Katara laissa échapper un « Aïe ! » et fronça les sourcils tout en se frottant les côtes, jetant un regard entendu à Kiyi. Zuko afficha une mine vexée, même s'il ne l'était pas. Kiyi, le croyant réellement vexée, s'approcha et serra Zuko dans ses petits bras.

« Mais non tu sais que je t'aime Zuko », lui dit-elle d'une voix douce. Zuko l'entoura de son seul bras valide, un sourire figé sur son visage. L'amour d'une soeur était vraiment quelque chose qui lui avait manqué pendant bien trop longtemps.

Il souriait énormément en présence de sa petite soeur, Katara l'avait remarqué. Cela dit, ce n'était pas étonnant après avoir été manipulé et humilié par Azula, son autre petite soeur. Kiyi lui offrait l'amour fraternel dont il rêvait plus jeune. Katara avait même l'impression de se revoir avec Sokka, des années auparavant. Si ce n'était que Katara était devenue un peu la mère de substitution de Sokka à l'époque. Beaucoup pensaient même que c'était elle l'aînée des deux au Pôle Sud.

Ils furent interrompus par les gardes royaux, qui arrivèrent escortés par les guerrières Kyoshi. Zuko s'écarta doucement de Kiyi, et prit son habituelle posture sérieuse de dirigeant. « Mon Seigneur, les guerrières Kyoshi sont arrivées », annonça l'un d'eux en laissant passer lesdites guerrières. Toujours vêtues de leurs kimonos verts et arborant le maquillage caractéristique de l'avatar Kyoshi dont elles défendaient farouchement l'image, elles s'avancèrent vers le Seigneur du Feu.

« C'est un honneur, Seigneur du feu », fit cérémonieusement Suki, la chef des guerrières Kyoshi, parmi lesquelles...

« Oh Zuko ! C'est si bon de te revoir », fit l'une des guerrières en sautillant sur ses pieds, passant devant Suki pour saluer Zuko. Ty Lee, l'ancienne amie d'Azula, devenue à présent une guerrière Kyoshi. Suki toussota à l'attention de cette dernière, qui rentra dans le rang.

« Tout l'honneur est pour moi. Je vous remercie toutes de votre présence. Les temps sont redevenus chaotiques... », fit Zuko d'une voix sombre. Il avait espéré ne jamais plus devoir faire appel aux guerrières Kyoshi pour sa protection. Mais à l'évidence, il y en avait encore un bon nombre qui souhaitait sa mort.

« Ne t'inquiète pas Zuko, nous sommes toujours là pour te soutenir, tu sais. », fit Suki avec un léger sourire. « Le message qu'Aang nous a envoyé était plutôt alarmant... Mais je crois que tu ne pouvais pas être mieux entouré. Je suis contente de te revoir Katara ! »

Katara la prit dans ses bras avec un sourire. « Je vois que mon frère ne t'as pas encore totalement épuisée. Comment va Hua ? Elle doit avoir grandi depuis tout ce temps ! », demanda la maître de l'eau. Cela faisait un petit moment qu'elle n'avait pas revu sa nièce, la fille de Sokka et de Suki. Elle avait presque trois ans à présent, Katara étant présente à chacun de ses anniversaires.

« Oh oui, elle grandit vite ! Et elle est aussi farceuse que son père... », soupira Suki.

Katara éclata de rire. « J'avais déjà du mal avec un Sokka, mais si en plus il y a une petite Sokka pour prendre la relève, que va-t-on devenir ! », plaisanta-t-elle.

Suki rit à son tour, puis reprit un air plus sérieux en se tournant vers Zuko, qui arborait un léger sourire. Il se sentait néanmoins coupable d'avoir séparé Suki de sa fille, mais ne doutait pas une seconde que Sokka s'occuperait bien d'elle.

« Je suppose que nos anciens quartiers n'ont pas changé de place ? », demanda Suki.

« Tu as deviné. Je vais néanmoins vous accompagner », proposa Zuko. Il se devait après tout d'escorter ses invités.

« Ne te dérange pas pour nous, on connaît le chemin », déclina gentiment Suki.

Elle demanda à Ty Lee de rester en cas de problème. Sa capacité à bloquer le chi de ses opposants était redoutable d'efficacité. Elle sautilla de joie, ravie de passer un peu de temps avec Zuko, et surtout avec Kiyi à qui elle apprenait quelques tours de cirque lors de ses passages à la Nation du feu.

« Tu as travaillé ton poirier ? », demanda-t-elle à la petite, qui était tout sourire. Elle lui montra son poirier, qu'il n'avait pas l'élégance et la souplesse de Ty Lee, mais cette dernière l'applaudit de ses efforts et entreprit de lui montrer quelques acrobaties.

Zuko leva les yeux au ciel et poussa un soupir. Il aimerait que Kiyi ait un peu plus de rigueur dans son apprentissage de la maîtrise du feu.

« Laisse-la donc s'amuser un peu Zuko », fit doucement Katara qui l'avait senti se crisper. Avoir eu une vision de tout ce qui se passait dans le corps de celui-ci avait accru sa capacité à sentir ses tensions et douleurs. C'était assez étrange, mais Katara fit comme si de rien n'était. Elle sentit le bracelet que Kiyi lui avait donné dans la poche de sa tunique rouge. « Elle était si inquiète pour toi, tu sais »

« Je sais », répondit-il le coeur lourd. Il se souvenait parfaitement de sa réaction lorsque Kiyi avait été enlevée par Azula. Il aurait pu tout brûler sous le coup de la peur et de la colère. Mais grâce à ses amis et sa famille, il avait tenu le choc et avait mené les investigations avec sang froid.

« Allons nous asseoir, tu ne dois pas trop te fatiguer », lui dit Katara. Il bougonna un peu, mais la suivit jusqu'à un banc matelassé de rouge. Il demanda qu'on leur apporte un peu de thé.

Le soleil commençait à décliner dans le ciel, illuminant ce dernier de halos colorés qui émerveillaient toujours Katara. Lorsqu'elle était partie habiter avec Aang au Temple de l'Air Boréal, qu'il avait réhabilité avec l'aide des disciples de l'Air, qui vivaient eux aussi là-bas, c'était l'un des moments de la journée qu'elle préférait, où elle avait une vue imprenable sur le ciel. Voir le soleil plonger derrière les lointaines montagnes était un spectacle dont elle ne se lassait jamais. Zuko l'entendit soupirer de contentement et se tourna vers elle. Ses yeux bleus étaient rivés sur le ciel orangé et une expression paisible s'était installée sur son visage. Mai lui avait toujours dit qu'elle détestait les couchers de soleil. En fait, avec le recul, il se demandait souvent ce qu'elle avait pu aimer en dehors de lui, et de Ty Lee. Peu de choses.

« J'ai l'impression d'être de retour à la maison », lui dit-elle sans détourner les yeux du ciel.

Zuko fouilla dans ses souvenirs pour se souvenir de l'endroit où Aang avait choisi d'habiter pour ranimer le peuple de l'Air. « Au... Temple de l'Air Boréal ? », lui demanda-t-il après quelques instants de réflexion.

Katara hésita. Elle songeait effectivement au Temple de l'Air Boréal, mais ça n'était pas vraiment sa maison. « Oui, c'est cela. Mais je suis contente d'être revenue au Pôle Sud avec mon père », murmura-t-elle.

« Il y a moins de tensions chez vous non ? », questionna Zuko.

Il se souvint avoir été invité au Pôle Sud avec le Roi de la Terre Kuei pour une conférence avec le père de Katara, Hakoda, qui cherchait à établir des relations économiques et commerciales entre les trois nations. Cela n'avait rien à voir avec le Pôle Sud qu'il avait attaqué il y a de cela un peu moins de dix ans, qui se constituait essentiellement d'igloo. A présent, le Pôle Sud ressemblait davantage au Pôle Nord avec de grandes maisons et une enceinte de glace fortifiée. Bien plus intimidant qu'auparavant. Et beaucoup de personnes n'avaient guère apprécié ce changement, ce qui avait failli déclencher une guerre civile entre les sudistes qui étaient pour ce changement et ceux qui étaient contre.

« Oui, ça va beaucoup mieux. Mon père fait toujours des pieds et des mains pour mettre tout le monde d'accord. Pakku est venu plusieurs fois nous rendre visite depuis le Pôle Nord, tu te souviens des deux petites qui ne voulaient pas apprendre la maîtrise de l'eau ? »

Zuko ne se souvenait guère d'elles, les ayant à peine croisées. Mais il hocha tout de même la tête. « Je crois me rappeler oui »

« L'une d'elle a des talents de guérisseuse, elle viendra bientôt perfectionner cette maîtrise avec moi », fit Katara, qui réalisa soudainement que cet apprentissage allait devoir attendre. Tant que Zuko n'était pas guéri, Katara n'irait nulle part.

« Tu vas avoir de la concurrence alors ! », dit-il d'un ton amusé.

La concurrence ne promettait pas encore d'être rude, et Katara n'enseignerait certainement pas la maîtrise du sang à cette petite, restant par conséquent la meilleure des guérisseuses. Le thé fut apporté et servi. Katara en but une gorgée, et reconnut là une recette d'Iroh. Il avait un don pour créer les meilleures recettes de thé.

« Plus que de la concurrence, cela fera une paire de mains supplémentaire pour te protéger », plaisanta Katara. Elle avait connu peu de personnes se blessant autant que lui, et surtout aussi gravement.

« Tes mains me suffisent », dit-il avec un sourire avant de réaliser le sous-entendu qui pouvait se dégager de cette phrase. Il rougit furieusement à cette idée et Katara en fit tout autant. Une étrange sensation étreignit leur poitrine, étrange et surprenante à la fois. Ils n'osèrent même plus se regarder dans les yeux.

Elle toussota et choisit de changer de sujet, observant son épaule et son bras se trouvant à l'intérieur de sa tunique, étant incapable d'enfiler la manche. « Ton épaule te fait toujours mal ? », demanda-t-elle en désignant du doigt ladite épaule.

Il essaya de la bouger légèrement, et mit un petit moment avant de grimacer, ce qui signifiait qu'elle guérissait. « Un peu, mais ça va »

« Je referais une session de guérison ce soir », lui dit-elle. « Tiens, je crois que Kiyi en a marre des acrobaties »

La petite en effet s'était assise et faisait virevolter des flammèches autour d'elle. Zuko se leva et s'approcha d'elle. « Que fais-tu ? »

« J'aimerais pratiquer ma maîtrise mais je ne veux pas te fatiguer, puis oncle Iroh est toujours coincé là-bas... », grommela-t-elle. Zuko fut touché qu'elle ne veuille pas l'épuiser, mais aussi agacé car cela lui rappelait qu'il ne pouvait plus rien faire pour l'instant.

Katara sentit à nouveau son corps se crisper, et la légère grimace de douleur qui passa sur le visage de Zuko confirmèrent cette sensation. Elle posa une main sur l'épaule de Zuko, et se tourna vers Kiyi. « Je peux te faire travailler si tu veux, est-ce que ça te dirait de m'affronter ? »

« Tu es sûre que ça ira ? », questionna Zuko, sceptique au sujet de cette idée. L'avoir vu s'évanouir une fois lui suffisait amplement.

« Tu veux vraiment que je te montre à quel point je vais bien ? », fit Katara en débouchant sa gourde, un air de défi éclairant son visage.

Zuko leva les bras, n'ayant pas franchement envie de se prendre une cascade d'eau dans la figure. Il avait déjà donné de ce côté-là et connaissait mieux que personne la férocité de ses attaques. Puis, il ne pouvait guère se défendre dans l'état actuel des choses. « Non, non, je te crois ! »

Katara eut un sourire satisfait. « Bien ! Commençons alors ! »

Kiyi se mit en place dans la cour, et Katara se plaça à l'endroit où, habituellement, Zuko et Iroh se plaçaient pour l'observer ou pour l'attaquer afin qu'elle montre sa défense. Le feu n'était pas un élément très centré sur la défense, c'était au contraire l'élément de l'énergie, de l'attaque. Cette dernière servait à la fois d'attaque et de défense, l'autre manière de se défendre résidant dans l'esquive. Katara se trouvait non loin de l'endroit où passait l'eau qui s'écoulait tout autour du palais, celle dont elle s'était servi des années plus tôt pour vaincre Azula. Kiyi commença maigrement ses attaques, connaissant mal les aptitudes des maîtres de l'eau.

Katara écarta les attaques d'un revers du bras. Même Zuko aurait été capable d'en faire autant avec son bras valide. « Il va falloir faire mieux que ça Kiyi si tu veux espérer me toucher », lui lança-t-elle avec sollicitude. Kiyi était impressionnée par Katara et ne savait pas vraiment quoi faire avec ses petits tours de maîtrise.

Mais elle ne se démonta pas et lança des fouets de feu bien plus acerbes, Katara dut utiliser les deux mains pour les parer. Puis elle envoya des lames de glace vers Kiyi, tout en les contrôlant au cas où Kiyi n'arriverait pas à les esquiver. Mais elle esquiva avec rapidité et renchérit avec quatre boules de feu qu'elle envoya successivement. Katara ne bougeait pas, faisant barrage avec l'eau dont elle disposait.

« C'est mieux, mais essaie de faire bouger Katara, elle n'a pas bougé depuis le début, ce qui veut dire que tu te fatigues bien plus qu'elle », lui conseilla Zuko qui essayait d'être patient et encourageant. Kiyi avait tendance à vite se vexer alors il faisait attention.

Kiyi décida d'envoyer deux énormes boules de feu, l'une sur la gauche de Katara, et l'autre sur sa droite pour l'obliger à reculer, mais Katara utilisa une fois de plus sa maîtrise. La jeune maître du feu utilisa son feu pour se mouvoir plus vite et se rapprocher de Katara. Elle courut tout autour de Katara en lui envoyant des petites traînées de feu pour la submerger. Katara eut plus de mal à esquiver mais réussit néanmoins en roulant en avant. Elle glaça le sol dans l'espoir de faire glisser Kiyi. Mais cette dernière se propulsa avec son feu, qui fit fondre la glace. Zuko était impressionné, elle ne manquait pas de ressources.

Kiyi la poursuivait, lançant des boules de feu de plus en plus vite. Katara esquiva chacune d'entre elles mais peina néanmoins à retrouver son équilibre, Kiyi ne lui laissant aucun répit. Katara profita d'une légère coupure dans les attaques de Kiyi pour lui envoyer une vague très haute afin de la distraire de ses attaques. Kiyi cessa sa poursuite et utilisa une acrobatie dont Ty Lee avait le secret pour éviter la vague mais Katara anticipa et plaça une plaque de glace à l'endroit de sa réception. Kiyi ne put l'éviter et tomba sur le flanc gauche. Katara cessa ses attaques le temps que la jeune Kiyi se relève. Zuko était prêt à intervenir, mais d'un signe de la main, Kiyi l'en empêcha. Elle fit fondre la glace et se remit sur ses pieds. Mais ses pieds chancelèrent et elle tomba à nouveau, sa hanche lui faisait très mal.

Katara utilisa l'eau pour surfer jusqu'à elle. « Est-ce que ça va ? », demanda-t-elle. Kiyi secoua la tête, se mordant les lèvres avec la douleur. Katara releva légèrement la tunique que portait Kiyi, presque similaire à celle de Zuko, et appliqua son eau bienfaisante sur sa hanche. En quelques secondes, Kiyi ne sentit plus rien et put se relever comme si elle n'avait jamais eu mal. Mais le soleil était sur le point de se coucher, ce n'était plus l'heure de maîtriser le feu. C'est à ce moment qu'Iroh arriva finalement avec Ursa, escorté par trois guerrières Kyoshi. Suki avait dû partager le travail, toute la famille royale étant potentiellement menacée. Zuko n'avait même pas remarqué que Suki les surveillait de loin jusqu'à cet instant.

« Ah je vois que vous allez tous bien mieux », fit-il avec un sourire avant de se tourner vers Zuko et Katara. « Il faut que je m'entretienne avec toi mon neveu, et toi aussi Katara. J'ai pu interroger notre ami et lui soutirer quelques informations »

« Notre ami » désignait en fait le soldat qui avait fait usage d'éclairs sur Zuko. Ce dernier comprit ce qui lui avait pris autant de temps. Ce n'était pas un conseil de guerre comme le pensait Kiyi, mais plutôt un interrogatoire sur un prisonnier. Même si Iroh n'utilisait que très rarement sa maîtrise pour faire parler les prisonniers - préférant davantage offrir du thé, au grand désarroi de Zuko - il ne valait mieux pas que Kiyi voit cela.

Il laissa sa petite soeur en compagnie de Ty Lee et d'Ursa, puis suivit Katara et Iroh jusqu'à la salle du trône, où il allait découvrir que son ennemi était loin d'être aussi menu qu'il le pensait.


J'espère que ce chapitre vous a plu :) J'aime beaucoup le personnage de Kiyi, je pense peut-être le développer un peu plus dans cette fiction :) N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et comment vous avez trouvé ce chapitre ! En espérant vous revoir au prochain !