Bonjour tout le monde !
J'espère que vous aller bien, je vous publie aujourd'hui le chapitre 3 !
J'espère qu'il vous plaira, n'hésitez pas à me laisser vos impressions bonnes ou mauvais, cela me permet de m'améliorer !
Donc, même si vous avez détesté, n'hésitez pas à me dire ce qui ne vous a pas plus.
Sur ce je vous souhaite, une agréable lecture ! ( Comme toujours, l'univers Harry Potter appartient à J.K Rowlings )
Chapitre 3 : Sturgis Podmore
4 Septembre 1995 :
Ministère de la Magie, Londres, Royaume-Uni :
Cela faisait plusieurs jours que le Ministère de la Magie était en émoi, la Gazette ne parlait plus que de ça comme le prouvait l'exemplaire ouvert sur mon pupitre. Le bureau des Aurors avait reçu d'une source anonyme la confirmation de la présence de Sirius Black à King's Cross le premier Septembre, le jour de la rentrée.Même si, j'avais réussi à conserver ma place en tant stagiaire suite au test, je ne disposais malheureusement d'aucune information supplémentaire. Depuis notre échec au test, Maugrey se contentait de nous faire remplir de la paperasse, ce que je trouvais excessivement ennuyeux. Il n'était pas difficile de voir qu'il n'avait plus aucune confiance en nous.
Fudge, le ministre de la Magie anglais, avait lors d'une conférence assurée que tout était sous contrôle que de sérieuse pistes concernant la localisation de Black avaient été trouvées, mais tout cela n'était que de la poudre aux yeux. Je doutais que les Aurors ne sachent vraiment où chercher, il semblait plutôt avoir abandonné l'idée de le retrouver un jour. A l'instar de notre instructeur qui la veille avait riposté à Scrimgeour après une nouvelle fouille de la gare infructueuse que Black n'était pas une priorité. J'étais alors entrain de classer de vieux rapport, lorsque j'avais entendu Maugrey prononcer ces mots, une violente envie de le gifler m'avait pris. Je trouvais le personnage de plus en plus antipathique, comment osait-il affirmer, que mon père, ce monstre n'était pas une priorité. Il avait tué des personnes, détruit des familles et était de bien des manières responsables de la mort de ma mère.
De plus, comme si la nouvelle de la présence Black à Londres ne suffisait pas , un membre du ministère s'était fait prendre entrain d'essayer de dérober un objet ayant apparemment, une très grande valeur au Département des mystères. Je n'avais aucune idée de quel objet, il pouvait bien s'agir. Une fois de plus, je n'avais pu dégoter aucune information supplémentaire, je n'avais qu'une certitude, cet objet devait être important. En effet, le voleur, un certain Sturgis Podmore avait été condamné à passer quelques mois à Azkaban par le Magenmagot. Rien, ne semblait pouvoir justifier son geste et celui-ci avait refusé de témoigner. Il devait être transféré aujourd'hui escortés par Scrimgeour et Tonks. Scrimgeour était le chef des Aurors, il devait approcher de la cinquantaine, il dégageait une force impressionnante, Tonks quant à elle était une grande maladroite qui adorait faire le pitre, il était donc parfaitement impossible de la détester. Je la trouvais pour ma part très drôle. Scrimgeour m'avait donc choisi moi ainsi que trois autres de mes camarades pour les accompagner lors de ce transfert. Ce qui avait fortement déplu à Maugrey, il trouvait que nous emmener était stupide, que nous n'étions que des enfants. Mais, celui-ci n'avait pas eu son mot à dire. Scrimgeour avait au sein du Bureau beaucoup plus d'influence que lui.
De mon côté,cette excursion me partageait, d'un côté, j'étais contente d'enfin pouvoir me débarrasser de toute cette paperasse que nous confier notre instructeur mais, d'un l'autre côté l'idée de mettre les pieds dans cette prison qui avait accueilli mon père pendant des années me terrifiait. Je soufflais bruyamment décidant d'arrêter de me tourmenter ainsi l'esprit. J'allais me remettre au classement du dossier, traitant de l'arrestation d'un certain Antonin Dolohov mais, une espèce de dragon en papier de couleur rouge feu atterrit sur mon bureau , un origami pensais-je presque immédiatement, cela ne pouvait provenir que de Julia.
Julia était ma meilleure amie depuis ma première année passée à Beauxbâtons, il s'agissait probablement de la fille la plus excentrique que je connaissais, aussi elle avait toujours été passionné les créatures magiques ce qui l'avait poussé à emménager au Japon pour y étudiait les kappas, les dragons et autres créatures sur lesquelles je ne savais strictement rien. Je dépliai délicatement le pliage de papier puis aperçu l'écriture fine et soignée de mon amie, j'entrepris alors ma lecture.
Chère Arielle,
JOYEUX ANNIVERSAIRE ! (avec beaucoup de retard)
J'espère que tu as fêté tes dix-huit ans dignement sinon je serais dans l'obligation de venir y remédier. Je m'excuse de te le souhaiter avec tant de retard, je suis probablement la pire meilleure amie qui puisse exister mais j'ai été déborder par mon travail qui se révèle passionnant.
Je bosse en ce moment sur un projet d'intégration de quelques créatures japonaises en France. Ce qui s'avère plus compliqué que ce que je ne le pensais, néanmoins je tiens bon. J'espère que ton côté ta formation se passe bien, j'ai confiance en toi, tu feras une auror formidable.
Tu salueras Fleur de ma part, vous n'imaginez pas à quel point, vous me manquez les filles. Je pense pouvoir vous rendre visite fin Novembre. Géniale non !?
Avec toute mon amitié, Julia.
P.S : Je t'ai envoyé ton cadeau d'anniversaire directement chez toi, je l'ai trouvé sur un marché à Tokyo. J'espère qu'il te plaira.
La lettre de Julia mit de bonne humeur , c'est donc en souriant que je me remis à classer le dossier de ce Dolohov qui était plutôt bien rempli, il avait été inculpé pour avoir torturé et tué plusieurs personnes durant la guerre, un sale type en somme.
4 Septembre 1995 :
Azkaban, îlot perdu dans la mer du Nord.
Scrimgeour était venu chercher mes camarades et moi-même aux alentours de treize heures, puis avec l'aide de Tonks, il nous avait fait atterrir sur l'île en transplanage d'escorte. Je n'aurais jamais pensé qu'Azkban puisse ressembler à ça, dire que l'île était lugubre aurait été un sacré euphémisme. Les vagues frappées violemment contre la côte, le temps était gris.
Nous entrâmes alors dans une tour gigantesque en pierre grise. L'intérieur était tout aussi abominable que le reste de l'île, des chaînes rouillées ornées les murs, alors que les cris de quelques prisonniers résonnés en échos infernaux. Un garde a l'air morose, nous accueillit à l'entrer , vérifia rapidement nos identités puis nous laissa passer. Dès que j'eus posé un pied dans cette forteresse, ma joie s'évanouit instantanément, j'avais cette l'impression que jamais plus je ne pourrais être heureuse à nouveau. Il n'y avait que le froid, que le froid et l'obscurité.
William qui était à mes côtés était pâle comme un linge, en réprimant un frisson, il lâcha un « c'est sinistre ici ! » sonore, qui lui valut un regard dur de la part de Scrimgeour qui soupira :
-Cette prison abrite quelques uns des plus grands prisonniers de tout l'Angleterre monsieur Miles, la plupart d'entre ont fait des choses si abominables que même ce sort, paraît presque négligeable. Gardez tous votre baguette près de vous, les cellules sont gardées par des détraqueurs, ils se nourrissent de l'âme des prisonniers et sont inoffensifs avec les membres du Ministère la plupart du temps mais, ils demeurent des créatures imprévisibles.
Alors, que nous pénétrions dans un silence religieux dans la forteresse, je détaillai pour la première fois notre prisonnier, je lui donnais une cinquantaine d'années, son visage aimable n'exprimait aucune peur, il ne dégageait qu'une profonde détermination. Il ne ressemblait pas à l'idée que je me faisais d'un criminel, j'avais lu dans la Gazette que cet homme avait une femme, ainsi qu'un fils qui venait tout juste de se marier. Cela me faisait m'interroger sur les raisons de son acte, qu'est-ce qui avait bien pu le pousser à commettre cette effraction ?
Soudain, un des gardiens de la prison passa devant nous, envelopper d'espèces de longs draps gris, je compris assez vite qu'il s'agissait d'un détraqueur. La température baissa de quelques degrés, le froid m'envahissait de toutes part, tous mes souvenirs les plus horribles affluaient dans mon esprit plus vif que jamais dans une sorte de spirale.
Une fois cette monstruosité partit, alors que je peinais à reprendre mon souffle, une main squelettique m'agrippa violemment à travers les barreaux d'une de cellule. C'était une femme, ces cheveux étaient désordonnés, ces yeux noirs irradiaient de haine tandis qu'un sourire fou flottait sur ces lèvres. Son rire strident devait probablement s'entendre dans la prison tout entière alors qu'elle compressait mon bras avec encore un peu plus de force. Je me débattis férocement pour lui faire lâcher prise, sans succès. Ce fût finalement Tonks, qui m'aida à me délivrer de son emprise.
Une lueur de surprise passa dans le regard de la prisonnière, elle dit:
- Tu ressembles tellement à ta mère. Regarde ce que tu es devenu une traître, une VERMINE..., pendant un instant, je crus qu'elle me parlait mais, je vis que ses yeux, ne me fixait pas, elle scrutait Tonks dont les cheveux roses s'assombrirent. La détenue s'agita dans sa cellule, riant de plus en plus fort. Tonks m'agrippa fermement le bras, me forçant à avancer. Les autres avaient continué sans nous. Son visage était plus pâle, elle essayait de garder bonne figure mais, je pouvais voir qu'au fond d'elle, celle-ci était bouleversée. Plusieurs questions me brûlaient la langue, qui était cette prisonnière ? Qu'avait-elle fait pour se retrouver ici ? mais, je restai silencieuse, je ne voulais pas paraître grossière, au fond cela ne me regardait pas. Ce n'était pas mes affaires.
Nous fîmes quelques mètres supplémentaires puis ma voisine s'arrêta pour reprendre contenance, elle lâcha alors abruptement:
- C'est ma tante, elle est complètement cinglée, obsédée par la pureté du sang, une vrai Black quoi. Quand, ma mère Androméda c'est mariée avec mon père. Ils l'ont reniés, il est moldu ça faisait tache dans l'arbre familiale. J'aimerais que tu gardes ça pour toi ! Seules quelques personnes sont au courant au ministère, j'aimerais que cela reste ainsi. Les Black ont une mauvaise réputation et je ne voudrais pas que cela affecte la mienne.
- Bien sûr, je comprends, je répondis pensive.
Dans mon esprit, mes neurones travaillaient à plein régime, ces révélations de la part de Tonks m'avait fait réaliser plusieurs choses, premièrement celle-ci faisait plus ou moins partie de ma famille. Cela devait bien faire trois semaines que j'avais commencé ma formation et je ne m'en étais jamais rendu compte. Deuxièmement, lorsque j'avais commencé mes recherches sur mon père, je m'étais uniquement focalisée sur lui, je n'avais jamais pensé à regarder du côté de sa famille ou de son entourage. L'enquête que le Ministère menait sur Black piétiné depuis un bon bout de temps. Peut-être étaient-ils passés à côté de quelque chose d'important. Troisièmement, si la réputation des Black était aussi sombre que Nymphadora me le disait, il était important que jamais personne n'apprenne que j'étais lié à eux, à lui. Ce qui ne devrait pas s'avérer si compliqué.
En effet, ma mère, Taylor est tombée enceinte lors en plein milieu de ces études. Elle avait été obligé de quitter Poudlard en cours d'année sans avoir la chance de pouvoir passer ces A.S.P.I.C.S. Mes grands-parents m'avaient raconté que celle-ci n'avait pas immédiatement averti mon père de mon existence. Elle ne l'avait fait que plus tard, lorsque celui-ci eut fini ces études, grand-père me disait souvent que la plus grande erreur de ma mère avait été de lui avouer la vérité. C'est à partir de ce moment-là que tout devenait étrange. Dehors c'était la guerre, mon père souhaitait devenir auror, ce qui était plutôt ironique quand on voyait comment il avait fini , pour me protéger, mes parents avaient décidé de me faire garder le nom de ma mère. Il n'y avait donc aucune trace de notre affiliation. Je m'étais souvent demandé pourquoi s'il comptait trahir ma mère, il avait souhaité garder mon existence secrète. Il s'était donné tant de mal pour au final la trahir, nous trahir. Tout cette partie de sa vie n'avait été qu'un rôle.
Un rôle qu'il avait su jouer à la perfection, quand quelques bribes de ma mémoire avaient commencé à réapparaître, j'avais vu mon père, ça devait mon quatrième anniversaire je pense. Il m'avait couverte de cadeau, s'était occupé de moi, m'avait fait rire. Dans ce souvenir, il m'avait semblé, si attentionné, si aimant mais tous cela n'était qu'un mensonge et pourtant parfois je me demandai si peut-être dans tout ces mensonges, il y avait ne serait-ce qu'une once de vérité, je voulais croire qu'à un moment il avait tenu à moi.
Nous restâmes encore une dizaine de minutes à la prison, le temps pour nous d'enfermer convenablement le prisonnier qui n'avait toujours pas bronché. Une fois arrivée au ministère, je rassemblai mes affaires impatientes de rentrer chez moi. William m'interpella alors pour me proposer d'aller boire un verre avec lui et quelques uns de nos camarades au Chaudron Baveur , épuisé, je refusai poliment. Il parut déçu mais, ne s'en formalisa pas.
4 Septembre 1995 :
Londres, Royaume-Uni:
Lorsque j'arrivai enfin chez moi, je fus surprise de constater que Fleur n'était toujours pas rentré, elle avait probablement était retenue par son travail. Soudain, quelques choses attira mon attention, des aboiements en provenance de ma chambre, je trouvai cela étrange. Patmol n'était pas du genre à aboyer pour un rien. Curieuse, je le rejoignis. Je remarquai alors, une petite boîte en carton sur mon lit. Julia, avec toute ces histoires, je l'avais complètement oublié. J'ouvris le cadeau, la main tremblante au fur à mesure des années, j'avais appris à me méfier des cadeaux offerts par ma meilleure amie. Je devais avouer que cette année, celle-ci s'était dépassé. Julia m'avait acheté un DRAGON, un dragon miniature certes mais dont je doutais fortement de la légalité. La créature devait faire une dizaine de centimètres tout au plus. Elle avait des écailles lisses de couleurs turquoise.
A côté paquet je remarquai une note écrite de la main de ma meilleure amie:
Il s'appelle Spiridon, c'est un boutefeu chinois. Il est encore petit mais, une fois adulte, il devrait atteindre la taille d'un gros chat.
A Tokyo presque toute les familles en ont un !
Il est ADORABLE, tu ne trouves pas ?
Que Merlin me vienne en aide, j'allais tuer ma meilleure amie. Dans quel pétrin, nous avait-elle encore fourrées ?
alors ?
