Bonjour tout le monde !

J'espère que vous aller bien, je vous publie aujourd'hui le chapitre 4 !

J'espère qu'il vous plaira, n'hésitez pas à me laisser vos impressions bonnes ou mauvaises, cela me permet de m'améliorer !


Chapitre 4: Visage familier.

8 Septembre 1995:

Manoir des Malefoy, Sud du Witlshire, Royaume-Uni.

Je me tenais frigorifiée devant l'imposante demeure des Malefoy, la pluie tombait à torrents. Je pouvais voir face de moi, un portail immense en fer forgé qui était bordé par des haies taillées à la perfection. Tremblante, je rabattis violemment la capuche de mon sweat. Je devais être planté là depuis une dizaine de minutes déjà, je décidai d'enfin prendre mon courage à deux mains et ouvrait la barrière, je pouvais le faire.

Après les révélations que m'avait faites Nymphadora à propos de sa famille, j'avais décidé de faire quelques recherches qui m'avais permis d'en apprendre beaucoup sur les Black. J'avais tout d'abord découvert que les deux parents de mon père étaient morts et que celui-ci avait un frère, Regulus Black. Malheureusement, je n'avais pu trouver aucune information supplémentaire sur lui, toutes mes recherches s'étaient révélées infructueuses, il avait disparu durant la guerre et personne ne semblait savoir s'il était encore vivant. Finalement, j'avais creusé du côté de ses cousines, qui étaient au nombre de trois, Androméda, Bellatrix et Narcissa. Je ne pouvais pas prendre le risque de poser mes questions à Androméda , sa fille était une auror et mes recherches n'étaient pas des plus légales, c'était trop risqué. Bellatrix quand à elle se trouvait à Azkaban, elle était donc hors d'atteinte, de plus elle ne me semblait pas être des plus saines d'esprit.

Il ne restait donc plus que Narcissa Black devenu Malefoy, mère au foyer qui ne semblait avoir jamais eu aucun ennui avec la justice avant ça, quoiqu'il y avait bien eu cette affaire. Son mari et elle avaient été soupçonnés par le Ministère d'avoir en leurs possessions quelques objets de magie noire, ayant donné lieu à plusieurs perquisitions dont les aurors étaient revenu bredouille.

La porte émit un grincement strident, je n'eus pas le temps de faire un pas qu'un elfe de maison vêtue de vieilles loques se ruait sur moi. J'avais toujours les elfes de maison étrange, je n'arrivais pas à saisir ce qui les motivait à vivre dans de telles conditions de travail. Julia m'avait un jour raconté que les elfes de maison étaient très heureux de servir leurs maîtres mais, je n'avais jamais vraiment compris comment ces petites créatures pouvaient accepter d'être les esclaves de quelques grandes familles de sorciers. L'elfe après m'avoir demandé la raison de ma présence, il m'amena jusqu'au manoir.

Il me conduisit jusqu'à un petit salon, me servit un thé et dit aimablement en s'inclinant:

- Je vais prévenir Maîtresse Narcissa de votre arrivée.

Je profitai de son départ pour détailler la pièce dans laquelle je me trouvais, le salon était élégant avoir ces murs en marbre blanc, les canapés en velours vert, néanmoins la pièce dégageait une froideur peu commune qui me glaçait le sang. Narcissa Malefoy arriva quelques minutes plus tard, elle avait des cheveux blonds presque blanc, une peau pâle aussi, elle portait une robe de sorcier de couleur verte. Elle me jaugea quelques instants, son regard s'attarda sur ma tenue, qu'elle devait trouver déplacée. J'étais vêtue d'un sweat noir et d'un jean. J'aurais dû me douter sangs-purs n'appréciaient pas tellement la mode moldu. L'ancienne Black me lança un regard suspicieux et lâcha d'une voix polaire:

- Qui êtes-vous ? Que faîtes vous ici?

- Je fais partie du bureau des Aurors, nous enquêtons toujours sur Sirius Black et j'aimerais vous poser quelques questions répondis-je d'un ton professionnel qui ne me ressemblait absolument pas.

J'avais consciemment omis quelques détails, je doutais qu'elle accepte de répondre à mes questions si je lui disais que je n'étais qu' une stagiaire et que je n'avais aucune autorisation d'être là. Lui dire la vérité m'aurait attiré de nombreux problèmes, surtout si cela remontait jusqu'au bureau des Aurors. Je pourrais être virée où pire encore Narcissa se figea, son teint devint encore plus pâle, elle dit d'une voix crispée:

-Vous êtes jeune. Nous avons déjà tout dit à vos collègues concernant mon cousin, elle cracha le dernier comme s'il s'agissait d'une insulte puis continua, néanmoins si je peux vous aider à trouver ce monstre, que voulez-vous savoir à son propos ?

Je lui posais de nombreuses questions sur lui pendant une heure, malheureusement pour moi, je n'appris pas grand-chose. Madame Malefoy n'avait jamais été particulièrement proche de son cousin, il n'était pas difficile de comprendre que celle-ci devait le détester amèrement. Selon, elle cela ne faisait aucun doute que celui-ci aller mal tourner, ce n'était seulement qu'une question de temps. Il avait toujours était attiré par la magie noire, même s'il posséder un talent tout particulier pour cacher son attraction envers ce type de magie. Que sa famille avait essayé de toutes ses forces de l'éloigner de des ténèbres mais, ils avaient échoué mots me firent comprendre qu'en dépit de tous mes espoirs, mon père n'avait jamais été un type bien, il n'était qu'un menteur et un psychopathe. Plus, j'essayai d'en apprendre sur lui, plus je le haïssais, chose que jamais je n'aurais cru possible.

Je me levais pour prendre congé, j'avais terminé mon petit interrogatoire et les résultats s'avéraient navrants, je n'avais toujours aucune idée d'où pouvait se trouver Sirius Black. Comment pouvais-je venger ma mère ? Je n'avais toujours aucune idée de qui était son meurtrier à cause de cette stupide mémoire défaillante et je ne pouvais même pas trouver mon père qui avait été l'un des principales responsables de sa mort. Je me sentais tellement inutile. Alors que Narcissa en parfaite hôtesse, me ramenait à l'entrée. La porte s'ouvrit brutalement. Un homme d'allure fière entra, il avait des yeux bleus perçants et des cheveux blond platine. Sans, que je ne sache vraiment pourquoi, celui-ci me foutait la trouille. Il me semblait étrangement familier, j'avais l'impression de le connaître. A ce moment précis, mon instinct me criait de me barrer le plus vite possible de cette maison.

Son regard s'attarda sur moi quelques instants, puis il reporta son attention sur son épouse, il lui demanda d'une voix doucereuse qui me fit frissonner:

- Tu ne m'avais pas dit, que nous avions de la compagnie.

- Elle fait partie du ministère, elle est venue pour me poser quelques questions à propos Sirius Black, répondit-elle.

- Enchanté, Lucius Malefoy, le bureau des Aurors semblent enfin prendre cette affaire sérieusement. Vous n'êtes peut-être pas tous des incapables en fin de compte. Ma famille a déjà répondu à toutes vos questions et cela à plusieurs reprises. Je vous dirais la même chose qu'à vos collègues, si vous voulez trouver Sirius Black aller parler à Remus Lupin. Ils s'étaient amis lorsqu'ils étaient à Poudlard et je suis persuadé qu'il sait où se cache Black.

- Bien, merci pour votre hospitalité, après ces quelques mots, je pris mes jambes à mon cou, contente de pouvoir enfin quitter ce manoir qui me fichait la chair de poule. Ma visite chez les Malefoy n'avait peut-être pas été si vaine en fin de compte, j'avais une nouvelle piste. Il me fallait à tout prix interroger cet homme, Remus Lupin, mais avant je devais me renseigner sur lui, histoire de savoir de quel genre de personne il s'agissait.

9 Septembre 1995:

A la maison, Londres, Royaume-Uni.

Après une longue journée de travail intense, je rentrai enfin chez moi, il devait être aux alentours de vingt-deux heures et j'étais crevée. Maugrey semblait enfin avoir réalisé qu'il était coincé avec nous, ils nous avaient donc fait travailler avec acharnement pour notre plus grand plaisir. Après, ma séance d'entraînement, j'étais passé aux archives pour obtenir le dossier sur Remus Lupin. L'archiviste, un vieil homme avec peu de scrupule, m'avait autorisé à repartir avec ce dossier en échange de quelques gallions. Pour lui, un dossier de plus où de moins ne faisait aucune différence, il y avait beaucoup trop pour que quelqu'un ne se rendre compte de sa disparition. Le ministère avait des sacrés problèmes de sécurité, mais cela m'arrangeait.

Je m'enfermai donc dans ma chambre, impatiente d'en découvrir plus sur cet homme. La première page indiquée, plusieurs informations sur sa vie dont une en particulier attira mon attention.

NOM: LUPIN

PRENOM: Remus John

DATE DE NAISSANCE: 10 mars 1960

ADRESSE: Grantham , Royaume-Uni

STATUT: Créature ( loup-garou)

Remus Lupin était un loup-garou, cette donnée me fit frissonner. Les loups-garous étaient connus comme étant des créatures violentes et imprévisibles, il n'avait pas bonne réputation. Je n'en avais jamais rencontré et j'aurai préféré ne jamais avoir à le faire. Le reste de son dossier contenait diverses informations tel que ses résultats aux A.S.P.I.C.S qui s'avéraient être plutôt bons ainsi que les différents métiers que celui-ci avait exercé jusque ici. Et il y en avait bien une bonne dizaine aussi bien dans le monde moldu que dans le monde sorcier. Il avait été serveur, apothicaire, vendeur sur le Chemin de Traverse, professeur de Défense contre les Forces du Mal à Poudlard. Il ne gardait jamais très longtemps ces jobs, ce qui était compréhensible, il était difficile de s'intégrer quand on était un loup-garou. Néanmoins, son dernier métier en date attira particulièrement mon attention. Le fait qu'il eut été professeur ne me choqua pas outre mesure, ce qui m'intrigua le plus ce fut la date à laquelle il avait enseigné, 1993.

Cette année était celle de l'évasion de mon père, cela ne pouvait pas être une coïncidence. Des souvenirs de cette triste année, me revirent alors en mémoire.

4 Novembre 1993:

Manoir Duval,Bretagne, France.

Cela ne pouvait pas être vrai, je me trompais, rien de cela n'était. Cela devait faire une bonne semaine que je torturai l'esprit à cause de ce foutu journal. Fleur avait eu un devoir à rendre en cours de Droit International, une option qu'elle suivait depuis peu. Elle devait pour l'occasion constituer un dossier sur la situation sans précédent qui secouait l'Angleterre, pour la première fois, un prisonnier s'était évadé d'une prison ultra-sécurisée. L'article était en anglais, elle m'avait donc demandé de lui traduire.

Quand, j'avais vu la photo du prisonnier sur la couverture du journal. Quelques bribes de mémoires m'étaient revenu. Je le voyais à mes côtés me poussant sur une vieille balançoire, m'aidant à souffler les bougies de mon cinquième anniversaire. Il était partout dans mon esprit, me suivant comme une ombre. J'avais voulu l'ignorer mais, je n'y arrivais pas, je devais confronter mes grands-parents à ce sujet. Néanmoins, je ne pouvais m'y résoudre, j'avais trop peur. J'étais trop lâche, que ferais-je si tout ceci était vrai.

Je pris une profonde inspiration, je devais savoir, je descendis tremblante jusqu'au salon, le journal chiffonné dans mes mains. Je me postai devant mes grands-parents et en posant l'exemplaire sur la petite table de verre. Je demandai d'une voix tremblante:

- C'est mon père, n'est-ce pas ?

Ma grand-mère regarda mon grand-père, elle semblait horrifiée. Ils ne prirent pas la peine de nier, mon grand-père s'approcha tout doucement de moi, en me regardant dans les yeux, il me répondit:

- Ariel...Où as-tu trouvé ça ?

- Pourquoi..., ma voix céda alors que de violent sanglot parcourait mon corps.

Des larmes coulaient sur mes joues, des larmes de colères. J'en voulais au monde entier, à mes grands-parents pour m'avoir menti toutes ces années, contre mon père même contre ma mère, je lui en voulais de m'avoir fait avec un tel monstre. Je rembarquai l'article avec moi et remontai dans ma chambre. En claquant violemment la porte de celle-ci, je lançai dans un accès de fureur quelques bibelots contre mes murs avant de me recroqueviller sur moi-même. Je me répétai inlassablement que tout ceci ne pouvait pas être vrai et pourtant. Mon regard tomba une nouvelle fois sur la Gazette du Sorcier où les gros titres affichés:

Sirius Black aperçut à Pré-au-lard: Le ministre se dit confiant sur sa capture prochaine.

Je savais que Pré-au-lard était voisin de Poudlard, cela ne pouvait être une coïncidence, Lupin travaillait à l'école à cette même période. S'il ne l'avait pas aidé, il devait nécessairement savoir quelque chose. Il fallait que je le rencontre, le plus vite possible.

Soudain, Spiridon se mit à lancer quelques cris dans sa cage. Aussitôt, mon corps se tendit à l'extrême, je me rapprochai de la cage pour essayer de le faire taire ,mais celui-ci continua, attirant fatalement l'attention de Fleur qui venait de rentrer. Elle cria du couloir:

- Arielle, tu vas bien ?

Je lâchai un juron en recouvrant la cage de mon dragon d'un drap blanc tout en hurlant à mon tour:

- Oui, je vais bien ! Ne t'inquiète..., je n'eut pas le temps d'articuler ma dernière phrase. Fleur ouvrit violemment ma porte, me faisant sursauter. Tout aurait pu s'arrêter là, mais Spiridon choisit, ce moment précis pour enflammer sa cage réduisant en cendres le drap qui la recouvrait.

Son expression faciale changea dans une moue d'incompréhension, elle lâcha un petit cri d'étonnement et dit:

- Par Morgane, qu'est-ce que tu as encore fait ?

Mon premier réflexe fût de dire que ce n'était pas ma faute comme une gamine prise sur le fait, ce qui ne la convainquit pas vraiment à en juger par son regard noir. Elle semblait vraiment être sur le point de me tuer. J'avais eu l'occasion de voir de nombreuses fois, Fleur en colère et ce n'était jamais beau à voir mais, il était encore pire d'avoir à subir ces foudres. Alors que je faisais, un rapide calcule pour savoir en combien de temps je pourrais réussir à quitter le pays. Ce fût une voix masculine qui vient à mon secours.

- Et Fleur tout va bien là-dedans ?

- Oui Bill, c'était...juste une araignée, j'arrive tout de suite, répondit-elle d'une voix douce. Je la regardai bizarrement, je n'avais jamais entendu Fleur parler comme cela à quelqu'un. Qui pouvait bien être ce Bill ? Je haussai les épaules, cela n'avait aucune importance, à cet instant j'était bien contente d'être toujours en vie.