Chapitre 2 : Porter la Poisse
Une voiture solitaire arpente les rues dangereuses de Raccoon City où ce qui reste de ses habitants rodent.
Celle ci contient nos deux héros de la soirée, Claire Redfield et Leon Scott Kennedy.
Tous deux viennent de se sauver mutuellement la vie, sans quoi l'absence de l'un aurait changé tout le scénario.
Le nouvel officier est occupé à conduire et à trifouiller radio de police, tandis que l'étudiante observe les morts à l'extérieur.
Aucun d'entre eux n'est insensible face à ce qui leur est arrivé, et leur petit cœur reste toujours autant tendu.
Peut être qu'une petite discutions servant de présentation pourra les calmer.
Claire : Je n'ai pas rêvé, c'était bien des zombies !?
Leon : J'en ai bien peur... Au moins je ne suis pas fou et j'ai un témoin pour le prouver.
Claire : Rien que de repenser à celui là en train dévorer le... Non je ne veux plus y penser !
Leon : Deux choses sont sûrs, ils ne parlent pas de cerveau et seul un tir dans la tête semble les arrêter.
Claire : Comme ceux de Romero... J'aimerais que ça ne soit qu'un cauchemar.
Leon : Moi aussi, et que je me réveille dans mon bar favori après avoir trop bu.
Un grésillement assez désagréable se fait entendre du poste que le conducteur trifouille.
Visiblement, il n'y a rien à en tirer de ça.
Leon : La radio est morte, forcément.
Claire : Tu es flic ici, qu'est ce qui c'est passé ?
Leon : Je ne sais pas, j'aurais dû commencer après demain mais il y a quelques jours on m'a demandé de venir ici pour contrôler d'importantes émeutes, mais je viens seulement d'arriver. Le meilleur premier jour de boulot, hein ?
Claire : J'imagine que ça dû être dur.
Leon : Mon nom est Leon Kennedy, enchanté de te rencontrer.
Claire : Pourquoi tant de temps pour venir ici Leon ?
Leon : J'ai traversé une période difficile sentimentalement parlant, le genre où tu crois que c'est la fin du monde.
Claire : Je vois le genre.
Leon : Pire semaine de ma vie.
Claire : Moi c'est Claire, Claire Refield. Je viens chercher mon frère Chris dont je n'ai plus de nouvelle depuis un mois. Il fait parti des STARS.
Leon : J'ai entendu parlé des STARS. Ils ont enquêté sur de drôles de meurtres ayant eu lieu dans les environs et ont perdu de nombreux membres. Je ne connais pas trop leur version des faits car les médias en ont peu parlé, mais à priori ils seraient tombé sur un Manoir où se trouvait un laboratoire appartenant à Umbrella Corporation où ils auraient mené de sordides expériences.
Claire : Il ne m'a pas parlé de ça.
Leon : En même temps, personne n'a trouvé ce manoir et donc ils ont été traînés en diffamation.
Claire : J'espère qu'il ne lui est rien arrivé.
Leon : Si Umbrella a quelque chose à voir avec cette apparition de zombies, je crains pour lui et ses collègues.
Claire : Il doit y avoir des réponses au Commissariat.
Leur prochaine destination n'est plus si loin que ça, si ils y arrivent entier.
Un dérapage assuré au prochain carrefour les emmène plus loin vers le sud de la ville, plus au centre, là où se trouve la siège de la police.
Les deux survivants remarquent un camion citerne à quelques mètres derrière, allant vers la même direction qu'eux.
Ce signe de vie donne une bouffée d'optimisme à la fille qui ne tarde pas à le manifester au garçon sur le siège d'à coté.
Claire : Ah moins que les zombies sachent conduire, ça fait un autre survivant, en plus de nous.
Leon : Surement un énième paumé en ville, je vais faire des appels de phares pour qu'il s'arrête et qu'on puisse l'avertir de la situation si il n'est pas au courant.
Claire : J'espère qu'on ne se fera pas encerclé dehors, j'ai juste un couteau pour me défendre.
Leon : Hé, tu peux ouvrir la boite à gant ?
Claire : Bien sûr.
Elle le fait et découvre un Browning Hi-Power Mark III, arme réglementaire de cette force de police.
Il faudrait encore qu'elle sache bien s'en servir, sachant que ses entraînements avec son frère commence à dater.
Claire : Il y a un flingue dans la boite à gant.
Leon : Mieux vaut que tu le prennes avec toi.
Claire prend cette arme de fortune et essaye déjà de voir comment on vise avec, pour se dérouille un peu.
Leon, en regardant le rétro du milieu pour bien visualiser le camion, remarque du mouvement sur la banquette arrière.
Leon : Tu as pensé à regarder sur la banquette arrière en entrant ?
Claire : Non, je pensais que tu l'avais fait.
Ce manque de vigilance de leur part, et le fait qu'il n'y étrangement aucune grille qui sépare l'avant de l'arrière dans ce véhicule de patrouille, risque de causer leur perte puisque un passager indésirable fait soudainement son apparition. Celui ci a une faim insatiable et ressemble beaucoup au conducteur physiquement parlant, à la différence près que le premier est plus mort que le second.
Le Zombie, comme nous conviendrons de l'appeler, penche sa tête en direction de son jumeau, et ce dernier donne un coup de volant vers la gauche en tentant d'éviter la morsure, ce qui fait que la bagnole vient s'érafler contre un mur, pétant le rétro gauche au passage.
Claire : Attention !
Leon : Tire lui dessus !
N'ayant pas le meilleur angle de vue pour ça, elle ne peut tenter cette action sans risquer d'en coller une à la place à son camarade de combat.
Le volant part de l'autre coté et percute un autre mur, pétant le clignotant arrière droit, avant de finalement se recentrer correctement sur la route.
Ni Claire, ni Leon, ni le Zombie, ne parviennent à freiner à temps alors qu'ils arrivent à un angle en T donnant sur Flower Street, juste derrière le Commissariat. Voilà pourquoi le véhicule finit par se crasher contre un poteau indiquant la direction à prendre pour se rendre au QG du RPD.
Claire et Leon crient en voyant leur sort virer au rouge, leur cœur s'arrêtant pendant quelques fractions de secondes.
Le choc ne leur porte miraculeusement aucun dommage, par contre pour le passager clandestin, ce n'est pas la même chanson puisque ce dernier par vers l'avant et traverse la vitre pour ensuite s'éclater la tête contre le barre métallique, se tuant au passage.
Il leur faut juste quelques secondes pour se rendre compte qu'ils ont eu du cul et que le survie st dû à la chance puisqu'ils n'ont pas attaché leur ceinture.
Leon : Tu vas bien ?
Claire : Toujours en une seule pièce.
Alors que la jeune demoiselle se masse un peu la tête, l'homme un peu plus vieux qu'elle écarquille ses yeux en jetant un œil au rétroviseur du milieu.
Le gros engin de tout à l'heure est en train de leur foncer dessus, sans s'arrêter, et percutant tout sur son passage, y compris des véhicules.
Leon : Ce manique va nous percuter !
Sans qu'ils ne puissent le savoir, son conducteur n'est plus que l'ombre de lui même.
Jim, repose en paix.
Leon : Sors !
Les nouveaux en ville échappent de peu, encore une fois, à un violent trépas en s'éjectant de leur véhicule alors que le 6 tonnes écrase de plein fois la voiture plus petite que lui, avant de se retourner de moitié et de prendre feu. Un souffle de flamme s'en suit, manquant de peu d'avoir le cuir chevelu du rouquin.
Le déluge orangé se répand très vite, à cause de tout ce carburant, et désormais un mur infranchissable sépare ce duo à peine conçu.
Leon se relève après s'être jeté à terre et tente de repérer sa compagnonne à travers le brasier actif, en vain.
Claire, toujours debout, tente de faire de même, avec le même manque de résultat.
Leon : Claire !
Claire : Leon !
Leon : Je vais bien ! Va au Commissariat, je t'y retrouve là bas !
Claire : OK !
Désormais séparés, nous allons nous concentrer sur le jolie minois aux cheveux bruns pour l'instant.
Claire, à nouveau seule dans ce cauchemar, entend derrière elle quelque chose qu'elle avait presque failli oublié, des râles d'un autre monde.
Elle se retourne lentement, pour faire face à quelques individus en piteux états s'avancer fébrilement vers elle, avec leur look parfois assez clean, parfois bien plus gore. a l'instar de cette femme en short vert et en mini haut rouge, où l'on pouvait voir l'une de ses cotes dépasser d'une partie déchirée.
Il faut qu'elle les passe si elle ne veut pas mettre fin à cette partie.
J'y vais comment ?
Je dépasse mon unique chargeur sur eux ?
Non, mieux vaut les garder pour quand je n'aurais pas le choix.
Pas question de me les faire au couteau !
Autant me jeter à bras ouverts sur eux, le résultat sera le même.
Je peux contourner par la droite, alors allons y.
Elle se dégourdit les doigts, prend une bonne inspiration regarde bien le chemin qu'elle doit prendre, et puis...
C'EST PARTI ! ! !
Ses deux bottes partent en avant, l'une après l'autre, avançant de plus en plus vite, dans le but de passer ce chemin parsemé d'ennemis. Elles se collent sur le trottoir çà à droite là où il n'y en a pas, passant ainsi devant le Arukas, un tailleur local. Contournant ainsi trois morts vivants.
Malheureusement, une voiture bloque la suite du passages et Claire va donc devoir passer sur la route principale où se tient un seul de ces dégénérés. Un officier de police, avec le grade de Deputy Chief si on en croit sa casquette et qui a la gorge à moitié arrachée, dont les lambeaux flottent au vent.
Je vais tenter de le passer.
Au pire, j'ai ça.
Elle sort enfin son couteau de son étui, ravale sa salive et y va.
Le flic sans cervelle parvient néanmoins à l'agripper et est près de réussir à lui transmettre sa rage de peu, mais un coup de couteau à travers l'oreille le dissuade d'essayer, le faisant tomber au sol, mort sur le coup d'une défense bien jouée. La survivante ramasse son couteau en appuyant d'un pied sur le corps du macchabée pour parvenir à le retirer complètement de l'orifice où il est coincé.
Bordel...
J'ai envie de gerber !
Elle se retient du mieux de le faire, surtout que ceux qu'elle a esquivé ne se sont pas mis en pause et se rapprochent dangereusement d'elle.
Elle doit continuer, pour sa survie.
Des barrages de police bloque le reste de la rue, seule une ruelle semble libre, bien que deux personnes peu recommandables s'y trouvent.
L'un d'eux porte un tee-shirt noir avec avec une ligne déchirée sur le flanc gauche d'où sort quelques intestins, ainsi qu'un pantalon bleu et des converses, le tout imprégné de rouge. L'autre est en caleçon avec une épaule en sale état, comme si il s'était fait surprendre durant son sommeil par un prédateur.
Claire est déconcertée, tant par leur état physique déplorable que par le fait qu'ils bloquent le chemin, étant des deux coté, l'un plus en avant que l'autre.
Merde !
Si je slalome entre les deux je vais me faire toucher.
J'entends les autres arriver, je dois faire vite !
J'ai une idée !
La sœur de Chris se fout bien sur la droite et dés qu'elle se sent prête, elle accourt en direction du monsieur dévêtu qui se trouve sur le trajet.
Arrivée à son contact, elle le pousse pousse violemment d'un coup d'épaule qui le fait tomber à terre ,puis continue jusqu'au magasin situé tout au bout de cette ruelle. Le Kendo Gun Shop dont un néon brille toujours, est sa chance de s'approvisionner en munition et d'être à l'abris.
Mauvaise surprise quand elle tente d'ouvrir la porte, celle ci est fermée.
Ce qui est fâcheux puisque la vitrine à coté à ses stores fermés et le SUV garé juste devant n'a pas l'air ne état de marche.
Le malotru à terre commence à se relever, son copain tente de se rapprocher, et au loin, leur copains arrivent pour le dîner.
Je dois entrer !
Je n'ai pas le choix !
Elle tambourine à la porte, en priant pour quelqu'un soit à l'intérieur.
Claire : OUVREZ MOI ! ! ! VITE ! ! !
Je ne veux pas crever ici !
Pas sans savoir si mon frère a survécu ou non !
Si c'est fermé, c'est qu'il y a un gars planqué dedans, ou au moins un zombie sympa !
Au pire, je peux tenter de faire saut...
Quelqu'un déverrouille la porte !
Je suis sauvée !
La porte s'ouvre de l'intérieur et sans trop comprendre, une main ferme l'entraîne dans l'échoppe pour plus de sécurité.
Le canon d'un Remington Model 1100 vient exploser la mâchoire d'un cannibale avant de séparer en deux le corps de son pote en sous vêtement, ne laissant que la moitié supérieure encore actif malgré le coup qui serait mortel sur un humain encore vivant. Le groupe de meurtriers à l'entrée du chemin étant trop loin, le propriétaire de ce fusil refermer la porte avant d'y remettre le loquet.
Claire, se remettant de ses émotions, peut mieux apercevoir son sauveur vêtu d'un tee-shirt jaune pale et de bretelles.
Il a un mélange de traits asiatiques et américains sur son visage.
Enfin bon, je vais le remercier.
Claire : Merci de m'avoir sauvé.
Armurier : Je fais juste ce que tout bon armurier se doit de faire en cas de crise, bien que pour ma part sa m'a coûté bien cher, ma fille.
Claire : Oh... Navrée de l'apprendre.
Armurier : J'ai dû mettre fin à ses souffrances, alors qu'elle commençait à devenir l'un des leurs.
Claire : Devoir tuer son propre enfant qu'on aime, je ne veux même pas imaginer ce que ça fait.
Armurier : J'avais prévu de mettre fin à mes jours, quand un vieil ami m'a contacté à la radio il y a une dizaine de minutes et m'a proposé de m'évacuer en hélicoptère. Si vous voulez vous barrer d'ici, c'est la meilleure chose à faire.
Claire : C'est une proposition intéressante mais j'ai encore quelques trucs à faire ici.
Armurier : Qu'est ce qui pourrait vous retenir ici ?
Claire : Je chercher mon frère Chris. Au fait je m'appelle Claire Redfield.
Robert : Robert Kendo. Vous êtes donc la sœur du tireur d'élite des STARS ?
Claire : Vous le connaissez ?
Robert : Moi et mon frère Joseph, qui heureusement n'habite pas ici, nous nous sommes occupé de la conception et création du Samurai Edge, leur arme de poing attitré. En plus, nous avons un ami en commun, Barry Burton. C'est lui qui vient me chercher, parce qu'à la base il est là pour chercher l'un des rares stars encore en ville, Jill Valentine.
Claire : Est ce que vous savez où est Chris ?
Robert : Je sais juste qu'il a quitté la ville il y a un mois, mais où, je ne sais pas. Barry doit très certainement le savoir.
Claire : Malheureusement je ne peux pas venir. J'ai rencontré au cours de route un autre arrivant dans le coin, Leon Kennedy, et nous avons été séparé. Nous sommes censé nous retrouver au Commissariat, et je ne voudrais pas l'abandonner à son sort, car je pense sincèrement qu'il survivra assez longtemps pour y arriver.
Robert : Je comprends. Attendez deux secondes, je vais vous donner quelque chose.
Le gentilhomme va faire un tour derrière son comptoir et ouvre l'une des vitrines avec de l'équipement pour y prendre une radio et ce qui semble être une arbalète, avec les carreaux qui vont avec. Il revient auprès de la survivante avec pour lui donner tout ça.
Robert : Cette arbalète, je l'ai personnalisé moi même, elle tire trois carreaux en même temps. Ça vous sera plus utile qu'un simple pistolet, car je tiens à vous dire au cas vous le saurez pas, il n'y a pas que de simples zombies en ville.
Claire : Comment ça ?
Robert : La faune locale a changé elle aussi, et certaines bestioles ont pris des proportions extraordinaires. Évitez d'ailleurs les petites ruelles car j'ai déjà vu des créatures insectoïdes aussi grosse qu'une vache y traîner.
Claire : Merci du conseil.
Robert : Pour la radio, je vous contacterai quand j'aurais atteint l'hélicoptère afin qu'on aille vous cherchez. Nous nous poserons sur le toit du Commissariat. Il est juste à coté, donc j'espère que vous y arriverez intact, et que vous retrouverez votre ami.
Claire : Je suis heureuse d'avoir pu vous rencontrer, et soyez prudent sur le chemin.
Robert : Merci, à vous aussi Claire.
Leur chemins se séparent, mais ce qu'elle ne sait pas...
C'est qu'il n'atteindra jamais l'hélicoptère de Barry.
Une porte se referme sur plusieurs morts prêts à en découdre afin d'avoir leur repas.
Leon, à sec niveau munition, souffler un peu pour tenter de ralentir son rythme cardiaque après avoir bien couru pour éviter de se faire avoir.
Même à l'entrainement, il n'en avait pas autant bavé, c'est pour dire.
Il se trouve désormais dans un petit cabanon situé juste à coté du parking arrière du Commissariat, là d'où il vient.
Si je ne trouve pas de balles de 9mm, je ne vais pas faire de vieux os ici.
Il doit bien y avoir quelque chose ici.
Une machine à écrire ?
Ça me permettra au moins d'écrire mon testament.
Oh, une boite rouge juste à coté.
C'est bon, il y a 12 balles dedans, pas de quoi remplir entièrement mon chargeur, mais c'est mieux que rien.
Il les met à l'intérieur de l'étui et puis le remet dans son pistolet, avant d'actionner la culasse pour qu'elle se remettre à sa place.
Maintenant qu'il a une balle dans la chambre, il pourra affronter les prochains morts qu'il croisera, tout en faisant bien attention à ses provisions.
Je vais jeter un œil à travers cette porte, pour être sur qu'aucune de ces choses ne me surprenne.
Alors...
J'en vois seulement trois dans ce passage à ciel ouvert.
Une femme, une défunte collègue, qui semblerait presque encore humaine puisque ses iris ne se sont pas décolorés, il n'y a pas du sang sur son visage et aucune trace de morsures. Je me demande comment elle a pu se transformer en zombie.
On dirait presque qu'elle fait semblant pour faire croire qu'elle est des l'heure, c'est assez perturbant.
Son visage et ses cheveux blonds me rappellent presque... Non je délire là.
Il y a deux gars un peu plus au fond.
L'un porte une tee-shirt avec Mister Raccoon dessus, j'avais presque oublier cette mascotte du zoo de la ville. Je me demande si les animaux aussi ont subi le même sort. Je ne veux même pas imaginer des lions et zèbres zombies se balader dans ces rues.
L'autre est vêtu d'un treillis militaire avec un haut vert olive et un bas grège. Ce n'est pas un gars de l'Armée. On dirait le logo d'Umbrella mais avec un bouclier et deux épées croisées en dessous. Umbrella Biohazard Countermeasure Service que c'est marqué en dessous. Ils ont envoyé leur propres chiens se faire piquer à ce que je vois.
Plus j'en apprends sur cette situation, plus je déprime.
Allons y...
Armé de son arme de service, la recrue va s'occuper d'abréger les souffrances de ces âmes en peine.
Celle où il a beaucoup de mal à s'y contraindre est la femme qui parait presque encore vivante, tellement qu'il resté figé quelques instants face à elle sans trouver le moyen de s'y résoudre. Pour les autres ça avait été plus facile de se convaincre que c'étaient des monstres au vu de leur gueule, mais là en plus, elle porte l'uniforme du RPD, ce qui n'aide pas.
La ressemblance avec celle avec qui il a rompu peut jouer aussi, dans une moindre mesure.
Tous ces facteurs combinés font qu'il ne parvient qu'à abattre les deux autres démons ambulants, usant de 7 douilles pour y parvenir.
La blondinette restante lui tend les bras, voulant lui toucher le visage, avec ses doigts si délicats.
Le coup part enfin l'empêchant d'y parvenir, et lui laissant une marque nette au visage.
Leon s'approche d'elle et se baisse pour lui fermer les yeux, l'air morose.
Je tue des civils, des collègues...
Tout l'inverse de ce que l'on m'a enseigné à l'école de police.
Umbrella le payera.
Que ça soit de ma main, ou celle d'un autre autre survivant.
La peur se combine à une rage débordante qui pourrait le rendre fou si il ne fait pas gaffe.
Une voix en hauteur intervient à temps pour lui faire penser à autre chose.
? ? ? : Leon, Leon c'est toi !? Je croyais que je ne te rencontrerai jamais !
Une voix masculine.
Celui qui est appelé lève la tête et découvre un camarade encore vivant, avec une bonne grosse moustache brune velue qui lui fait de grands signes par dessus une balustrade où il est penché.
Homme : Monte ! L'escalier est par la gauche !
En effet, passé l'angle, il y a bien un escalier en métal qui permet d'atteindre le toit de la station de police où se trouve cet individu.
Sans tarder, Leon l'emprunte pour aller faire la rencontre de cet homme qui l'a reconnu et qui porte sur lui un Remington 870.
Leon : J'avais peur que nos forces avaient été entièrement décimé.
Homme : C'est malheureusement pas loin de la vérité. Sergent Elliot Edward, je suis l'un des derniers membres de la RPD encore en vie.
Leon : Qu'est ce qui s'est passé ici ?
Elliot : Tout est parti en vrille le 24 au soir avec déjà des milliers de zombies qui arpentaient la ville. Nous avons réussi à en faire sauter la plupart, ce qui a retardé à peine l'infection. Les tentatives d'évacuation de la population avec l'aide de la Garde Nationale a été un échec et notre sous chef, Raymond Douglas, a péri durant ces opérations. Quand au chef en lui, Brian Irons, il ne nous a pas facilité la tache.
Leon : Comment ça ?
Elliot : Il nous a donné plein d'ordre contradictoire avant de s'enfermer dans son bureau et ne plus faire parler de lui. On aurait l'impression qu'il avait pété un câble. Nous avons aussi découvert ultérieurement de gens morts, abattus par balle, non loin de sa dernière position connue. Je suppose au vue de sa passion pour la casse qu'il est devenu fou et s'est mis à vouloir tous nous tuer.
Leon : Comme si les zombies ne suffisaient pas.
Elliot : Quand le SWAT et la plupart de nos forces ont été décimés, nous avons été séparé en deux groupes pour tenter une échappatoire avec les survivants qui s'étaient réfugiés dans station. Je m'occupais de l'aile ouest tandis que le Lieutenant Marvin Branagh s'occupait de l'aile est.
Leon : Je devine que vu que tu es seul, ça s'est mal passé.
Elliot : Moi, Dorian et Elran, nous avons escorté quatre survivants à travers le parking pour tenter d'échapper par les égouts, via un accès qui mène à la station d'épuration au nord d'ici. Quelle mauvaise idée... Ils sont tous morts, sauf moi, tués par une sorte de gros ver géant dégueulasse avec d'autres plus petits qui suçaient leur sang ! Je n'ai rien rien pu faire.
Leon : Putain...
Elliot : Je suis retourné ici et j'ai croisé Marvin, seul et en sale état. Son groupe a été en partie décimé lui aussi, mais Rita a réussi à s'enfuir avec plusieurs survivants, après s'être échappée par un vieil accès qui datait du temps où cet endroit était un musée et avoir ramené un fourgon en état de marche. Marvin n'a pas eu cette chance comme il s'est fait mordre, et a donc préféré resté ici, laissé à son sort.
Leon : Le pauvre... Est il... ?
Elliot : Pas encore. J'ai réussi à contacter un de nos hélicos que je pensais perdu et il va venir nous chercher. Marvin a insisté pour ne pas venir et il est resté dans le bureau ouest. Si seulement il y avait un moyen de guérir de cette sorte d'infection que tu chopes quand l'une de ces bestioles te mord.
Leon : Je paris qu'Umbrella doit en avoir un, eux.
Elliot : Ces encul...
La radio que possède le sergent se met à brillé et une personne s'exprime à l'autre bout avec néanmoins beaucoup de grésillements.
Pilote : Elliot...Arrive...Problème...Oiseaux...
Elliot : Qu'est ce qui se se passe !? Je te capte mal !
Leon : Oh non !
Elliot : Bordel de merde !
Ça il peut le dire.
Un Aérospatiale AS350 Écureuil approche de leur position, les phares allumés, mais il ne vole normalement, et ce pour une bonne raison que Leon va nous dévoiler, non sans cacher son expression terrifié qui se grave sur son visage.
Des corneilles, comme celles qu'il a croisé en arrivant en ville, sont ruées en nuée sur l'appareil volant, l'attaquant de toute par de façon incontrôlable, allant même jusqu'à se suicider littéralement sur ses pales. Ceci fait que l'un des moteur de l'hélico explosa et que tout contrôle de l'engin est perdu.
Il se dirige tout droit vers le toit, en piquet.
Dans un dernier effort altruiste, le Sergent Edward pousse le nouveau hors de la trajectoire, mais n'a pas le temps de faire de même pour lui. Il est violemment percuté par le monstre d'acier qui continue sa route jusqu'à la terminer dans un mur, juste en dessous d'un château d'eau, avant de prendre feu.
Elliot, le Pilote et l'Armée de Corneilles n'ont pas survécu à cet accident.
Leon se relève, un peu bousculé par ce qui vient d'arriver, mais il est miraculeusement indemne, lui.
Elliot...
Repose en paix.
J'espère que Claire survécu de son coté.
Je ne veux pas rester seul dans ce cauchemar.
Tout ce qui reste du courageux policier qui a donné sa vie pour un autre, c'est son fusil posé à quelques mètres de là.
Nul doute que celui ci servira prochainement.
