Chapitre 3 : Dernier Bastion de la Police


Seuls les gémissements des âmes en peine se font entendre en écho dans la cité déchue, tenant compagnie aux rares vivants s'y trouvant toujours.

Parmi eux, Claire a réussi par miracle à se frayer un chemin à travers les ruelles glauques et étroites, passant les nombreux obstacles s'y trouvant en dépensant toutes les munitions de son pistolet sans parvenir à un résultat satisfaisant, vu que pour la plupart ils se sont tout de même relever sans broncher.

Elle qui se moquait souvent des personnages de films quand ils n'arrivaient pas à viser correctement la point faible des zombies, elle se rend compte à quel point aujourd'hui ce n'est pas si facile que ça de le faire, surtout avec le petit calibre qu'elle a.

Sans autre choix, elle a dû switcher avec l'arbalète que lui offert Kendo, l'armurier, avant qu'ils ne se séparent. Pour l'instant elle n'a pas encore eu à utiliser les carreaux qu'elle possède et par chance la route n'est plus bien longue pour atteindre la sécurité. À la sortie d'un bus à l'arrêt qui bloque le voie et qu'elle a été obligé d'emprunter en éliminant ses passagers, notre survivante découvre une porte menant dans la cour avant du commissariat à quelques mètres devant elle.

Quelques morts, principalement des flics, tentent de la séparer, mais si elle se débrouille bien, elle peut les passer sans avoir à tirer.

Allez, je peux le faire !

Je dois le faire.

Elle accourt jusqu'à là bas, en zig-zag, et en balançant ses bras en avant pour aller plus vite, sans pour autant être plus imprudente.

Le bonheur se fait sentir quand elle parvient à attraper la poignet métallique qui va lui sauver à la vie, puisse pousser ce tas de rouille avant de le refermer derrière elle, instaurant une barrière entre elle et l'armée des morts qui vont quand même tenter de passer. C'est pour cela qu'il faut encore parvenir à atteindre l'enceinte du bâtiment en lui même, afin de bloquer derrière et pouvoir vraiment souffler.

Elle revérifie ses carreaux, car avec le stress, elle a tendance à oublier combien elle en a.

18, ça devrait le faire.

Si je parviens à toucher la tête.

Alors où je vais ensuite ?

A droite non, il y a deux zomzoms qui sont cote à cote, c'est pas pratique.

Au bout là c'est quoi ?

Un petit tunnel qui passe par dessous avec les grilles ouvertes.

J'ai l'impression que ça mène de l'autre coté de la cour.

Je ne vois personne de là où je suis alors j'y vais.

Claire descend donc les marches résonnantes pour arriver dans ce petit passage en dessous de l'entrée de la station de police, qui ne sert visiblement qu'à atteindre une pièce au milieu à droite dont l'utilité n'est pas encore connu. Ce qui l'est en revanche, c'est que contrairement au premier coup d'œil que notre observatrice avait fait, il y avait bien un individu indésirable à l'intérieur.

Celui ne lui est pas inconnu car elle l'a déjà sur la photo des STARS que son frère lui avait envoyé.

Il s'agit de Brad Vickers, l'un des pilotes et celui de l'Equipe Alpha, qui est l'un des survivants de ce qui s'est passé en Juillet et qui porte actuellement sa tenue de tenue de travail, bien que plus ensanglantée et portant des marques de morsures. Le plus bizarre, c'est cette trace au niveau de sa bouche, comme si on l'avait transpercé par là avec quelque chose de pointu.

Ce n'est pas l'heure de théorisé car déjà le voilà en train d'approcher avec une meilleure rapidité que ses homologues.

Au moins, ce n'est pas Chris que j'ai en face.

Allez, je peux le faire.

Ça fait bizarre de cette fois ci devoir trier sur une visage connue, voir même déconcertant, mais elle doit le faire, surtout qu'il déjà trop proche d'elle.

L'arbalète pointée vers lui, elle lui loge trois projectiles au niveau du crane, deux dans les yeux, et un en plein front.

Il tombe en arrière et est définitivement vaincu puisque son cerveau a bien été touché pour l'occasion grâce à une paire de mains tremblantes.

Au passage, une clé spéciale a glissé de sa poche pour tomber aux pieds de la tireuse qui est intriguée par celle ci.

Une clé ?

A quoi sert ?

Peut être à ouvrir cette porte là bas ?

Autant essayer, il y aura peut être des ressources à l'intérieur.

En entrant l'item dans le trou de serrure, ça fonctionne, et elle n'a plus qu'à le tourner pour entrer dans la prochaine salle.

Enfin une zone sécurisée, sans ennemie, où l'on pourrait presque entendre une douce mélodie nous rassurer nos oreilles et notre cœur.

Cette pièce sert visiblement de vestiaire aux agents de police à en croire le nom de casiers qui y sont présents et constituent la majeur partie du mobilier de cet endroit. Il y a aussi une vieille malle brune servant à entreposer des objets, bien que son utilisé soit moindre, comme on ne risque pas de repasser par ici, et parce qu'évidemment elle n'est pas connectée aux autres malles se trouvant dansle Commissariat.

Dans un jeu de survie ça marcherait, mais nous sommes dans la réalité.

Enfin un peu de repos...

Je voudrais bien prendre une douche froide, pour me rafraîchir les idées.

C'est ce qui manque à cette pièce, des douches.

Elles doivent être ailleurs, enfin je pense.

J'ai aussi envie de pisser, mais avec ces choses qui rodent dehors, je risque de faire dans mon froc si je ne croise pas de toilettes.

Je... Oh non...

Trop tard, tous ces sursauts, ces frayeurs, ce stress, ont finalement eu raison de sa vessie.

C'est quelque chose qu'on voit peu dans les films, mais si ça vous arrivait ce qu'elle vit là, vous risqueriez aussi de lâcher vos sphincter.

Les morts eux aussi doivent avoir leur frocs en sale état.

Heureusement, ce n'est que de l'urine, il n'y a pas de matière fécale avec, sinon le malaise aurait été d'autant plus gros.

J'ai de la chance, si je peux dire ça...

Il doit y avoir des fringues à ma taille ici.

J'espère...

Je veux rentrer chez moi... Avec mon frère...

En fouillant les différents casiers, elle finit par trouver veux tenues à sa tailles, ainsi que deux items qui lui seront utiles pour la suite. Une grande sacoche pouvant lui permettre de transporter beaucoup d'objets, car ses poches c'est pas le Tardis non plus, donc autant dire que ça tombe à pique. Il y a aussi un vieux Colt Single Action Army qui traîne par là, ce qui permet d'avoir un plus gros calibre que son Browning.

Pour les fringues, les deux lui plaisent, ce qui fait qu'elle hésite laquelle prendre.

Nous avons une veste mauve avec quelques petites rayures rouges sur les bras et jambes,des lanières sur le devant, le logo d'Angel Studios dans le dos, un pantalon de la même couleur, un bandeau assorti et de longues bottes en cuir noires. Ou bien une veste courte en cuir bleu foncée avec des motifs de flammes tout le long des manches et le dessin d'une guerrière blonde avec des ailes de feu juste derrière, un top rouge en dessous qui ne cache que les seins, un bandana rouge, un pantalon tout autant de cuir et des bottes de cowboy assorti à son calibre .45.

Le choix finit par se faire.

Je vais prendre le second ensemble.

Qu'est ce qu'il y a marqué sur ce décalque ?

"Let Me Live".

Je connaissais pas celui là.

Si elle n'était pas coincée dans une ville rempli de monstres, elle serait heureuse de découvrir ce nouveau motif, mais c'est bien le cas.

Elle prendra le temps de se réagir de cette trouvaille une fois rentrée chez elle, si elle y parvient.

Pour le moment elle va devoir se changer, en verrouillant la porte pour pas de mauvaises de surprises.

Je vous fait une petite ellipse et nous la retrouvons quelques minutes plus tard affublée de sa nouvelle tenue, avec son ancienne veste mise dans sa sacoche toute neuve, comme elle y tient à celle ci. Le reste par contre, même si elle l'aimait bien, elle a été obligé de le jeter, pour faire de la place.

Arrivée devant la grille d'entrée principale, elle ne peut qu'observer avec amertume l'état déplorable des ces pauvres gens qui n'avaient rien demandé et qui sont là maintenant à se coller contre les barreaux, les bras pendant, à craque des dents pour avoir un peu de chair fraîche. Ils étaient comme elle avant, et elle pourrait tout à fait devenir comme eux.

Rien que cette pensée lui donne envie de vider son estomac sur le sol dans la seconde qui vient.

Elle se tourne finalement vers la double porte à l'opposé, au dessus de laquelle est écrit "RPD" et Raccoon Police" en dessous.

Enfin, elle y est arrivée.

J'espère trouver où est parti Chris.

Faites que Leon ait survécu.

Je ne veux pas rester seule face à ce merdier.

Il doit y avoir des officiers encore vivant.

Elle pénètre dans cet ancien musée d'art et rien que le hall d'entrée montre toute l'allure majestueuse du quartier général et son look atypique, où l'on aimerait pouvoir entendre de l'orgue se jouer pour accompagner l'atmosphère qui s'en dégage. L'éclairage est très présent, pour autant ce n'est pas forcément plus rassurant que si l'endroit était plongé dans la pénombre.

Plusieurs sacs de couchages se trouvent dispersés aux quatre coins du rez-de-chaussé, principalement devant la statue d'une femme portant une sorte de jarre je suppose, je ne m'y connais pas trop dans ce domaine, sur son épaule droite.

Des gens ont dormi ici, mais il ne sont plus là, à priori.

Claire descend donc les premières marche et se dirige vers le fond en montant l'une des deux pentes qu'il y a sur les cotés.

Il y a plusieurs portes, je ne sais pas vraiment où aller.

Je devrais peut être attendre Leon ici.

Je dois deux autres étages de là où je suis. Tout en haut, ça doit mené au clocher que j'ai vu dehors.

J'ai dû mal à croire que ça soit un Commissariat cet endroit.

Oh chouette, des balles de neuf millimètres sur le bureau, ça me sera utile.

Une vieille machine à écrire, je pourrais sauvegarder mon progression si j'avais un ruban encreur.

Un peu d'humour ne fait pas de mal, cependant ça ne lui fait que rire jaune au vu chaos dans lequel elle se trouve.

C'est alors qu'elle entend ce qui semble être un gémissement provenir de la porte en face d'elle, derrière l'ordinateur qui se trouve sur le bureau.

Vous allez me dire que ce type de bruit, c'est la marque de fabrique des zombies, mais cette fois ci sonnait différemment.

Dans le doute, autant aller vérifier, bien sûr en ayant rempli son chargeur de pistolet au préalable et en le gardant bien devant soi.

Après un écran de chargement à base de porte, notre survivante se glisse dans un bureau dans le désordre où une fête avait été prévu, à priori pour un certain Leon, qui doit être le même qu'elle attend d'avoir la confirmation de sa survie depuis leur séparation. A peine entrée qu'elle entend le canon d'une arme se braquer sur elle à quelques mètres sur sa gauche.

Elle découvre qu'il s'agit d'un flic afro-américain salement amoché au niveau du ventre qui tient fébrilement Beretta 92FS Inox tout en suant anormalement et en grimaçant à cause d'une douleur incessante. Il la baisse au bout du compte en se rendant compte que celle qu'il braquait est bien plus vivante que morte, puis recule jusqu'à s'adosser à de casier où il se laisse glisser jusqu'à être assis à même le sol.

Ce n'était pas ce à quoi elle à quoi elle voulait s'attendre quand elle espérait tomber sur quelqu'un de normal ici.

Le pauvre...

J'ai l'impression qu'il s'est fait mordre.

Il risque de devenir un zombie lui même.

Je vais essayer d'en apprendre plus sur cette situation grâce à lui.

Elle s'approche de lui et se baisse pour être à son chevet.

Claire : Accrochez vous ! Êtes vous le seul officier qui reste dans le bâtiment ?

Officier : Qui êtes vous ?

Claire : Claire, Claire Redfield. Je suis venu ici pour chercher mon frère Chris mais j'ai découvert qu'il a quitté la ville pour je ne sais où.

Officier : Il a été forcé de prendre des vacances après avoir frappé un collègue, mais je ne sais pas où il est parti. Nous aurions dû écouté les STARS quand ils ont tenté de nous avertir il y a deux, mais nous ne les avons pas cru. Cette histoire de Manoir, de zombies et de monstres créés par Umbrella semblait trop gros. Ils ont risqué leur vie, ce sont de vrais héros.

Claire : Où sont les autres membres restants ?

Officier : Barry est retourné au Canada. Rebecca, elle est parti je ne sais pas où. Seuls Jill et Brad sont restés ici, j'espère qu'ils vont bien.

Claire : Brad est mort, il était devenu l'un des leur et j'ai été obligé de l'abattre.

Officier : Merde...

Claire : D'après l'armurier Robert Kendo que j'ai croisé en venant ici, Barry serait venu en ville chercher Jill en hélicoptère.

Officier : Il doit faire gaffe. Une créature humanoïde en tenue blindée traque les membres des STARS restants. Hier, il en était après Jill quand elle passée dans le coin. Nous n'avons que peu échangé à cause de ça.

Claire : Umbrella veut surement les faire terre, ils sont près à tout.

Officier : Je sais... Pour répondre à votre première question, il ne reste que Elliot, mais il est parti s'échapper en hélico sur le toit. Il doit déjà être loin maintenant, je l'espère.

Claire : En parlant d'officier encore vivant, j'ai fait une partie de la route avec Leon Kennedy. Il est venu en ville en même temps que moi, sans savoir que ça allait être un chaos sans nom.

Officier : Le nouveau... J'aurais voulu qu'il ne vienne jamais, il n'y a plus rien à sauver dans cette station.

Claire : Il doit rester forcément quelqu'un encore en vie ici.

Officier : Peut être le Chef Irons, mais faites gaffes si vous veniez à le croiser, il n'est plus tout à fait sain d'esprit avec ces événements.

Claire : Je ferai attention.

Officier : Il y a aussi cette petite fille, Sherry... Je ne l'avais plus depuis trois jours et je la pensais morte. Sauf qu'il y a quelques heures je l'ai aperçu fuir quelque chose dans un des couloirs, sans que je sache quoi. Si vous voulez sauver quelqu'un, c'est elle.

Claire : Et vous, qu'est ce...

Officier : Vous avez vu ma blessure ? Je serai bientôt l'un de ces Deadites.

Claire : Je suis désolée.

Officier : Vous n'avez pas à l'être. Tenez, prenez cette carte clé, elle vous permettra de déverrouiller les autres portes du hall. Maintenant allez sauver cette petite fille et laissez moi seul. S'il vous plaît.

Claire : Je reviendrai et je trouverai un moyen de vous sauver.

Officier : Si vous voulez faire une chose pour moi... Faites en sorte de citer mon nom que vous traînerez Umbrella en justice, comme étant l'une des nombreuses victimes de leur ignominies. Marvin Branagh.

Claire approuve de la tête puis retourne sur ses pas, le laissant à son sort.

Si elle ne trouve pas très vite un remède miracle face à ce mal, ce sera fichu pour lui. Autant dire que c'est très mal barré.

Elle retourne de façon songeuse au niveau du bureau pour aller utiliser la carte bleu qu'il lui a été donnée afin d'ouvrir la suite du chemin.

J'aimerais pouvoir faire quelque chose pour Marvin, mais je n'ai aucune option...

Je me sens démunie à ne pas pouvoir aider ceux qui sont encore doués de conscience.

D'ailleurs, Robert ne m'a toujours contacté.

J'espère qu'il va bien lui aussi.

Si jamais il... Je n'aurais plus aucune moyen d'échapper à cet Enfer.

Et Leon n'est toujours nul par pour être vu...

Le visage déprimé, elle fait ce qu'elle a à fait et ça marche, un bip et quelques cliquetis résonnent pour annoncer que deux voies se sont ouvertes à elle.

Une porte simple à droite en partant de l'entrée, et une porte double à droite en partant de la statue.

Je vais rester sur la partie du Commissariat où se trouvait Marvin, pour finir l'explorer.

Faites que cette petite Sherry dont il a parlé aille bien.

Je ne veux pas affronter un enfant zombie, je ne sais pas si j'aurais la force d'en abattre un.

Est ce qu'il y a des chats ou chiens zombies aussi ?

Si j'en crois Robert, ce serait oui, mais pourtant je n'en ai pas encore croisé.

Logiquement ils devraient être aussi lents que leur version humain, donc ça devrait être bon si j'en confronte.

Peu enthousiaste à ce qui allait l'attendre dans les prochaines salles, elle tente au moins sa chance, pour retrouver Leon et découvrir cette fille perdue.

La pièce où elle se rend contient une autre malle du même style que celle croisée plus tôt, ainsi qu'un petit guichet reliant à la zone où se trouvait Marvin mais où celui ci ne peut être vue nul part malgré l'angle de vue donnant sur les casiers où il était précédemment allongé. Il s'est visiblement déplacé entre temps, mais allez savoir où il est maintenant.

Visiblement cet endroit sert de réception aux visiteurs et un document se trouve posé sur le canapé juste en face. Il y a aussi un monument aux défunts de la police au centre ainsi qu'une cloison qui empêche de voir le fond gauche de cette salle.

Claire prend le mémo de police pour lire ce qui est écrit.

23/08/98

Nous signalons le déplacement d'équipement dans la station.

"Coffre-fort avec clé à 4 chiffres"

Du bureau 2F S.T.A.R.S.

Déménagement au bureau 1F côté est

Numéro "2236"

Département de police de Raccoon City

Je garde ça sur moi, ça pourrait me servir pour plus tard.

Ça va, j'ai encore beaucoup de place dans ma sacoche.

Ceci fait, elle se rend de l'autre coté de cette obstruction pour découvrir une porte située tout au bout, juste à coté d'une fenêtre.

Cependant en s'y avançant, quelque chose passe juste derrière celle ci à vitesse rapide, en allant en direction de là elle se dirige.

Qu'est ce que c'était que ça !

C'était pas un zombie, ni même un animal !

Je... Je dois faire demi tour.

Enfin... Non je peux pas.

Merde, si ça se trouve cette fille est par là.

Si Marvin la vue il y a peu de temps, et comme je ne pense pas qu'il se soit beaucoup déplacée, ça doit être le cas.

Fais chier...

Bon, tentons le Diable.

Avec peur, elle pousse la porte avec sa main, tout en respirant lourdement.

Le couloir qui s'annonce à elle change complètement l'ambiance installée, jusqu'à là, à savoir très lumineuse tout en étant inquiétante à cause du silence prédominant et de la résonance de nos pas. Là c'est bien plus sombre, sans pour qu'on y voit rien, puisque le clair de lune qui s'est installé à l'extérieur vient donner un peu de lumière à travers les fenêtres au bout.

Il y a un angle qui tourne vers la droite plusieurs mètres plus loin, avec la seule fenêtre visible qui a été cassée de l'extérieur, au vu de là où se trouve les éclats de verre. Un boitier servant à enclencher les stores a le cordon d'alimentation qui a été détruit avec une marque de griffure à l'endroit où il se trouvait, et il faudra en trouver un autre si on veut pouvoir activer ce bidule.

De la fenêtre à la gauche de notre jeune femme angoissée, elle sent qu'on l'observe, tapis dans l'ombre.

Bien entendant, l'interrupteur pour la lumière ne fonctionne pas...

Des fois, j'aimerais ne pas avoir de cœur et ne penser qu'à ma gueule.

Mais c'est plus fort que moi, je dois aider les autres, et surtout les enfants.

Allez, avec mon attirail, il ne peut rien m'arriver.

Elle avance, avec chaque pas pesant pour son système vital.

Une fois arrivée au bout, elle peut voir que pour le reste du couloir en L, il y a une porte sur le mur droit où il y a un symbole de pique dessus, et une autre sans symbole tout au bout cette fois ci. Ce que la motarde ne sait pas encore, c'est que cet ancien musée regorge d'énigmes absurdes et de porte à clés sortant de l'ordinaire.

Sur le sol, devant elle, se trouve le corps d'un flic mort dont la tête semble avoir été dévissée assez récemment, vu que la flaque est encore bien liquide et n'a donc eu pas et temps de coaguler. le sang continue un peu plus loin sous forme de trace jusqu'à s'arrêter à un point où des gouttes tombent en boucle, en faisant des plics et des plocs.

Et d'un coup, c'est une tête, celle du bonhomme, qui vient plonger dans cette petite marre sans prévenir.

Oh mon...

Elle s'auto-coupe dans sa pensée en se paralysant quand elle découvre ce qui a fait ça.

Bouche bée, Claire écarquille les yeux en observant une abomination marcher à quatre pattes le long du plafond, en faisant de petits claquements au passage. Celle ci est plus grande qu'un humaine, prenant toute la largeur du couloir, est de couleur pourpre, possède des plaques osseuses dans le dos ainsi que 5 longues griffes aux pattes avant et arrière, et possède une tête dont le cerveau est ce qui y est principalement exposé.

Dû à une absence d'yeux, il est aveugle, mais ses autres sens sont améliorés en contrepartie.

La monstre s'arrête près de ce qui pourrait être sa prochaine proie et décide de lui révéler sa tentation de taille humaine mais pointue, tout ne exhibant sa longue langue docile et pointue qui doit être un atout colossal. Elle la tournoie autour de celle encore humaine tout en gémissant de façon aigus, proche d'un simple zombie.

Je je je je je...

Je vais mourir !

Quelques petites lamentations de l'étudiante suffisent à ce que le Licker, c'est son nom, l'entende te pousse un cri strident à son encontre.

Il saute soudainement dans sa direction, tentant de la décapiter, mais elle parvient in-extremis à passer en dessous de lui pour esquiver l'attaquer, avant de fuir vers la seule ici qu'elle enfonce sans perdre de temps avant de refermer derrière et de prendre tout ce qui lui tombe sous la main. Sauf que le monstrueux non-voyant tente toujours de la suivre en donnant des coups contre le bois qui les sépare.

Claire, ne voyant encore danger devant elle, fuit, fuit le plus que possible.

Des fenêtres assez mal barricadées, viennent des bras tentant de la choper, sans y parvenir.

Pitié pitié pitié !

Une porte !

Elle se réfugie dans la première salle qui vient à elle, qui n'est autre que la salle de conférence des opérations.

Il n'y a personne ici, ça se voit, ainsi elle peut enfin finir dans la même position que Marvin plus tôt, en se larmoyant sur son sort.

Je ne peux pas y arriver !

D'abord les zombies, puis ça !

C'est un cauchemar !

Que dois je faire !?

Perdue dans ses émotions qui n'en peuvent plus, on ne peut cependant rien pour elle, malheureusement.

Elle découvrira d'ici quelques minutes le surnom donné à cette créature monstrueuse dans un rapport posé non loin d'elle.


Il y en a trop.

Je ne vais pas pouvoir tous me les faire.

Le volant est juste là.

Je le choppe et je me tire.

Leon a bien résumé ce qui l'attend dans le bureau est.

La poignée de valve qu'il chercher pour éteindre l'incendie déclenchée par le crash d'hélico est posé juste en face de lui.

Le problème, c'est la dizaine d'infectés se promenant tout autour, comme si ils la routine de leur vécu revenait les hanter dans leur mort.

Maintenant que l'officier a récupéré le pompe de son défunt collègue, Elliot, ça devrait se faire tout seul, bien qu'il doive faire gaffe à ses cartouches.

Bien plus confient, pour l'instant, que l'autre protagoniste de cette fiction, il n'y aura pas de soucie de ce coté. En même temps, il n'a affronté autant de zombies qu'elle pour l'instant, et n'a juste croise que des corneilles en autres ennemis. Disons que ses traumatismes sont encore à venir.

Il n'y a qu'un seul obstacle sur son chemin, mais il peut se le faire.

C'est parti.

Il sort de sa cachette, se révélant aux affamés et pointe celui qui est son trajet avec le canon de son arme.

Un tir suffit à répandre ce qui le maintient debout un peu parti, le laissant qu'une demi mâchoire frétillant de sa langue.

Ce bruit attire ceux qui n'avaient pas encore remarqué son entrée en scène, et tous se dirigent désormais vers lui.

Heureusement, ils sont lents, et lui est suffisamment rapide pour pouvoir agripper l'objet et s'enfuir avec, le gardant précieusement sous le coude comme il n'a pas encore trouvé de sacoche de son coté.

De retour à l'extérieur, au pied de l'escalier de secours menant au seconde étage, notre héros peut sourire un peu en voyant qu'il a réussi sans problème.

Pour le moment, ça va.

Je suis seul entouré de zombies humains et animaux, mais ça va.

Tout ça lui fait relativiser sa récente rupture, c'est sûr.

A sa droite, derrière les barreaux, une femme tente de l'attraper, mais cette dernière à une particularité qui fait grimacer, c'est que son ventre a été ouvert de l'intérieur, un peu comme dans Alien. Sauf que là c'est surtout parce qu'on la dévorait plutôt que perforer, et le cordon ombilical qui pend nous laisse deviner qui est l'auteur de ce crime.

Un bébé zombie.

Génial...

Il est l'heure d'aller déverser un peu d'eau sur le feu, surtout que tant qu'il tient cette valve, Il est vulnérable aux attaques comme il ne peut pas viser correctement avec ses armes. Par chance, tout ce qu'il devrait croiser, c'est quelques piafs qui ont survécu aux pales meurtrières.

Ces derniers sont perchés sur les fenêtres brisées du prochain couloir, en croassant beaucoup, sans trop réagir pour l'instant.

Leon monte tout doucement les marches pas trop faire de bruits, ce qui marche pendant un temps. Sauf qu'une fois arrivée au sommet, un malheur se produit quand le cri d'une femme provient de l'intérieur de la station, agitant ces maudits volatiles qui s'envolent et risquent bientôt de s'en prendre à lui.

Je dois y aller !

Je ne sais pas qui a crié, mais je m'en occuperai quand je pourrais m'équiper correctement de mes armes !

Devant courir pour sa survie, il traverse le chemin qui le sépare du toit en mode Forest, évitant de peu certaines attaques piquées des corneilles, avant de finalement réussir à clore une porte face à elles, lui permettant d'être en paix pour l'instant.

Le voici désormais de retour là où nous l'avions quitté la dernière fois, et il s'embrasser d'aller foutre le volant au bon endroit avant de le tourner pour régler cette histoire de flammes une bonne fois pour toute. Une petite partie du château d'eau éclate et déverse de l'eau pile poil là où il faut, noyant complètement le brasier et permettant espérons le d'accéder à d'autres parties du Commissariat.

Pensant n'en avoir plus besoin, il laisse la poignet là où elle se trouve et se ré-équipe de son fusil, plus puissant et précis que son pistolet.

L'officier courageux prend juste un petit temps pour se préparer à ce qui l'attend par la suite.

J'espère retrouver Claire, et peut être aussi ce Marvin dont a parlé Elliot avant sa mort.

Plus on sera nombreux, mieux on pourra s'en sortir face à cette nuit des morts-vivants.

J'aime ça, je ne vais pas craquer.

Tu me manques, je ne vais pas craquer.

Je t'aime, je ne vais pas craquer.

Je t'ai tué, je ne vais pas craquer.

Il fallait que j'ai cette chanson dans la tête, surtout maintenant.

Attends... Ce ne serait un hélico que j'entends ?

En effet deux lumières proviennent du ciel et se dirigent vers le quartier général de police en faisant du bruit.

Il s'agit d'un Sikorsky UH-60 Black Hawk qui a le bonheur de ne pas se faire bousiller par une nuée de plumes noires en colère.

Sous lui se trouvent six grosses capsules rouges contenues dans des cages avec des barreaux, pour éviter de les perdre en cours de route.

Notre rouquin qui devrait être joyeux de voir cet espoir voler au dessus de lui, n'est l'est pas vraiment.

C'est louche.

J'aime pas ça.

Il a bien raison, et ce qui suit, c'est que l'un des conteneurs se décroche et tombe tout droit vers le couloir d'où il vient, et les différents morceaux la composant se détachent pour aller s'écraser dans les environs. Son contenu se révèle être un grand homme en imperméable, mais pas moyen d'en voir de lui comme il défonce le plafond de l'endroit où il atterrit et disparaît donc de la vue du spectateur.

Ce dernier se précipite vers l'un des morceaux qui a chuté dans la petite allée qu'il avait emprunté pour venir ici, afin de lire ce qui est marqué dessus.

T-00...

On dirait un numéro de lot.

Un lot de quoi exactement ?

Je vais être obligé d'aller voir, comme je suis obligé de passer là où il s'est écrasé.

Il s'en va ouvrir la porte de métal, non sans hésiter pendant quelques secondes, afin de revenir au couloir au corvidé.

A peine de retour qu'une partie du plafond s'effondrer derrière lui, manquant de peu de le le heurter.

Leon n'a pas le temps de se reposer qu'il voit une corneille être balancé hors écran contre le mur à l'angle et y finir étalée telle une crêpe.

Il va voir qui lui a fait ça et localise le responsable à l'autre angle, qui est difficile à louper vu que sa tête atteint presque le sommet du couloir.

Leon : Je devine que tu n'es pas un ami, c'est ça ?

Aucune réponse du bon gros géant.

Ce dernier porte un long manteau gris blindé descendant jusqu'aux chevilles, avec une sacoche brune à sa ceinture, ainsi que des gants te des bottes à toute épreuve. Son crane est chauve, son visage est blafard et ses yeux blanc comme neige.

Son action suite aux dires de l'humain normal est de s'avancer vers lui, en faisant résonner ses pas sur le parquet en bois.

La recrue lui braque son Remington sur lui, bien que son courage redescend un peu face à ce colosse.

Je ne pense pas qu'il vient vers moi pour me faire un câlin.

Faites qu'il soit facile à buter.

Une décharge lui touche la gueule sans lui faire bouger une oreille.

Faut croire qu'il n'y pas que ses vêtements qui soient blindés.

Deux autres coups n'y changent rien, ça ne fait juste que le ralentir un tout petit peu.

Il est désormais à deux pas de notre héros.

Merde !

Leon tente de passer sur sa gauche mais le grand costaud attrape son arme, l'arrêtant dans son mouvement.

Bon réflexe néanmoins, ses doigts de flics parviennent à appuyer sur la gâchette alors que le canon est proche de son visage.

Le résultat est que ça lui fait quelque chose, il finit un genou à terre à se toucher le visage dans une sorte de douleur, malgré le manque d'émotions qu'il avait présenté jusqu'alors. L'occasion pour notre protagoniste de se tirer aussi vite qu'il peut pour lui échapper.

Bien qu'ils risquent de se recroiser à l'avenir.