Chapitre 6 : Ada, Ben & Brian


30 Septembre 1998


Minuit était passé, et la nuit s'annonçait déjà encore longue, au plus grand déplaisir des protagonistes.

Claire marchait depuis des heures, du moins c'est l'impression qu'elle avait, dans ces couloirs qu'elle finira par connaître par cœur à force.

Enfin, il y a juste deux zones qu'elle n'a pas encore pu fouiller, le Bureau du Commissaire, et le couloir menant au sous sol, en comptant celui ci aussi.

Elle s'est coordonnée brièvement avec Leon via la radio et ils se sont mis d'accord. Elle va s'occuper du premier lieu et lui du second, grâce à la Clé Cœur qu'elle a retrouvé là où repose en paix Marvin, et qu'elle déposé au bureau est pour son partenaire de survie. Toute ces histoires de clé, c'est un peu du n'importe quoi et c'est à se demander comment les policiers faisaient en temps normal pour se balader dans l'enceinte du bâtiment.

Ce n'est pas cependant ce qui tracasse l'esprit de notre jeune motarde, mais bien la santé mental de son camarade.

Elle sent bien, même si il ne l'a pas dit, que l'une des raisons de leur séparation est qu'il voulait être seul pour le moment.

Ça l'inquiète beaucoup, car elle connaît bien les effets de la dépression.

Une de ses amies à l'université a tenté de s'ôter la vie à cause de ça, et elle ne veut pas que ça arriver à son sauveur, surtout qu'elle l'apprécie, et elle aimerait vraiment combattre Umbrella avec lui. Bien que sa rancœur est elle qu'elle pourrait se les friter toute seule si personne ne venait l'aider.

Ce serait du suicide, mais un suicide qu'elle se tâchera de rendre utile si elle doit y périr.

Périr inutile, hors de question !

La meilleure première étape serait déjà de s'assurer de la survie du connard à la tête de la police, et de lui soutirer des infos avant d'en finir avec lui.

Dans le même temps, si elle peut retrouver Sherry, ce serait d'une pierre, deux coups.

Pour cela elle s'est équipée d'un pain de C4 qu'elle a trouvé dans la salle de stockage et qui aurait appartenu à une mystérieuse personne traînant dans les égouts si on en croit le rapport laissé par le sergent qui l'a trouvé. Ce qui est étrange, admettons le.

Avec ce puissant explosif, nous la retrouvons en train d'essayer de le placer du mieux que possible sur l'épave d'hélicoptère qui bloque le passage.

Si on m'avait dit un jour que je serais en train de placer du C4 sur un hélico pour pouvoir accéder au bureau du chef de la police dans le but de rejouer la scène d'interrogatoire de Blade Runner, j'aurais rigolé.

Là j'ai surtout ma foi protestante qui revient en grandes pompes.

En tout cas j'espère ne pas me planter avec ce que j'ai dans les mains.

La moindre erreur et boom je disparais de la surface de cette planète.

Je crois que c'est bon là.

Il faut que je mette à couvert maintenant.

Elle part se foutre derrière le mur porteur qui allait la protéger de ce qui va suivre juste quand le minuteur sera tombé à zéro.

Une déflagration survient et brise presque les glaces dans les oreilles de la jeune femme qui sent le souffle même jusque ici.

Des éclats de métal viennent s'incruster dans le mur, sous son regard effarouché.

En voyant le remarquable résultat qui suit, on imaginerait bien la petite mélodie de Zelda pour l'accompagner.

Celle qui se nomme "Secret", bien que ça n'en soit pas un.

Désormais, plus rien n'empêche la survivante en devenir de s'avancer plus loin dans l'horreur.

Mon arme est prête.

Tout devrait bien se passer.

Si je croise ce type, il faut que je le gère correctement.

Après pour Sherry, j'ai dû mal à voir comment elle aurait fait pour se faufiler par là, mais j'ai fouillé tout le reste de la station sans la trouver, alors elle doit bien être quelque part.

Seule une porte la sépare de la dure réalité, alors que son cerveau a imaginé tant de versions différentes du bureau du collaborateur d'Umbrella.

Quand elle y arrive enfin, elle découvre que c'est bien moins pire que dans sa tête. Alors qu'elle pensait déjà découvrir un tas d'armes rouillées et couvertes de sangs, ainsi que des yeux dans des bocaux ou bien des peintures macabres orant tous les murs. Rien de tout ça.

En vérité, ça semble encore assez sain d'esprit, avec une table sommes toute ordinaire au centre de la pièce, entouré de deux cotés par des sièges. Ce qui est peut être un plus sordide, même si ça dépend des points de vues et que ça reste malgré tout plutôt discret, ce sont les trophées de chasse. Parmi eux, des têtes empaillés, comprenant un cerf qui rappellera de glauques souvenirs à tous ceux qui ont vu Evil Dead 2.

Ce qui par contre ne fait pas parti initialement de la déco et qui ramène de flippomètre à un haut niveau, c'est le corps d'une jeune femme blonde posé sur le dos sur le bureau de travail au bout dont on pourrait presque croire qu'elle dort si elle n'avait pas du sang au niveau du torse. Elle porte une longue robe blanche, un collier serré autour du cou et des sandales blanches.

Putain, je ne veux pas finir comme elle !

La pauvre...

Sans hésiter, son Browning vient pointe la pièce la plus louche de tout cet échiquier.

Un fauteuil roulant de l'autre coté du meuble personnel est dos à elle, comme si quelqu'un s'y cachait derrière.

Claire avance à petit pas, mais dés que la ligne invisible est franchi, d'un coup, le siège se retourne pour nous révéler celui dont on entend le nom depuis plusieurs épisodes déjà et qui révèle déjà un certain charisme en braquant son flingue, un Heckler & Koch USP9, sur notre jolie brunette inquiète.

Brian Irons est un homme d'une cinquantaine d'années aux cheveux bruns, yeux marrons et avec une moustache bien fourni qui ne dépasse pas les bords. Malgré le fait qu'il soit enrobé, il avait quand même une bonne carrure et pourrait sans problème maîtriser notre héroïne au corps à corps. Son regard est tout aussi rassurant qu'il est flippant, il est ardu de cerner ses pensées.

Au niveau des vêtements, il porte une chemise blanche avec cravate rouge par dessus laquelle se trouve un gilet noir avec son badge de police accroché. Pour ce qui est du bas, nous avons un pantalon bleu foncé avec des richelieus qui viennent le compléter.

A la grande surprise de la survivante, il baisse son arme et fait l'étonné, en y ajoutant une convaincante performance d'acteur.

Brian : Oh, je suis terriblement désolé. Je pensais que tu étais un autre de ces zombies.

Voyant qu'il ne la menace, elle décide de baisser son précieux allié, pour l'instant.

Comme elle l'avait potentiellement envisagé, elle va jouer son jeu pour l'instant, pour glaner des informations sans qu'il se doute qu'elle sait déjà qu'il est pourri. C'est risqué mais si ça peut l'éclairer, c'est à prendre.

Claire : Vous devez être le Chef Irons. Le Lieutenant Marvin Branagh m'a parlé de vous, en bien.

Brian : C'est bien moi. Et qui êtes-vous ? Non. Pas besoin de me le dire. Ça ne fait aucune différence. Vous finirez comme tous les autres.

Claire : Comme elle ?

Elle pointe du doigt le corps sur la table, non sans peur.

Il feint d'être attristé et réussit à faire douter pendant quelques secondes avec sa voix grave entraînante.

Brian : C'est la fille du maire. On m'a dit de m'occuper d'elle... Mais j'ai échoué. Misérablement. Il suffit de la regarder... Elle était une vraie beauté... Sa peau n'était pas moins parfaite. Mais elle sera bientôt putréfiante, et elle se transformera en zombie dans l'heure comme tous les autres !

Claire : Est ce que vous connaissez un moyen d'empêcher ça ?

Brian : En quelque sorte, il y en a. Soit en lui collant une balle dans la tête... Soit en la décapitant complètement.

Il tourne son dossier vers les restes des bêtes qui se trouvent à sa gauche.

Brian : Et dire que la taxidermie était mon passe-temps...

Claire : Sinon je voulais savoir. Est ce que vous auriez vu une gamine nommée Sherry dans le coin ? Je m'inquiète pour elle et je voudrais la retrouver avant que les mangeurs de cerveaux ne l'atteignent.

Brian : Je ne l'ai pas vu mais je la connais, c'est la fille d'un ami. Peut être qu'elle est dans l'arrière salle, vous pouvez y jeter un œil si vous le souhaitez. Si vous la trouvez ça serait agréable, je voudrais lui parler de son défunt père avec elle.

Claire : Ça marche, je vous l'amènerai si je la trouve.

Elle ment, car même si il semble sincère, elle sait qu'il ne l'est pas.

Heureusement qu'elle est tombé sur le bureau des STARS avant celui ci, sinon elle serait tombée dans le panneau et le pire aurait pu arriver.

Néanmoins, elle fait croire qu'elle l'aide et part donc s'aventurer plus loin dans ce décor animalier, en prenant la porte à droite de la table.

Sacrée de surprise que de tomber nez à nez avec un tigre empaillé de l'autre coté, ce qui tout de même mieux que tomber sur un tigre zombie.

Cette décoration me fout les jetons !

Plus vite je te trouve Sherry, plus vite je nous emmènera loin de ces regards !

Traversant vite fait ce couloir en L tournant vers la gauche, elle passe très rapidement à la prochaine pièce tout autant de bon goût.

Il s'agit de la salle de collection du Chef où sont entreposés en plus des restes animaux, différents artefacts qui doivent valoir une blinde, y compris des armures de chevalier sans poussière et une pièce centrale bouchant la vue, contenant divers babioles dont celle qui ne connait rien en cet art ne saurait vraiment dire la valeur exact.

Des bruits des pas se sont entendre sur la moquette un peu plus loin, s'éloignant.

Cela intrigue la sœur au grand cœur qui essaye de trouver d'où ça vient.

Est ce que ce serait Sherry ?

En tout cas, c'est ni un zombie, ni un lécheur.

J'en entends encore, ça vient dans la salle adjacente.

Il fait trop sombre là bas, on y voit rien.

Il faut que je trouve l'interrupteur.

Ah, le voilà !

Et la lumière fut !

Révélant la petite Sherry recroquevillée dans un coin, s'attendant au pire, mais soulagé et extrêmement heureuse de reconnaître la personne qui se présente face à elle et qui n'est pas un de ces Mangeurs. Elle se relève en prenant appuie sur un meuble et s'approche un peu lentement vers elle.

Ce qui fait sourire notre héroïne, qui voit en elle de l'espoir, et une raison de plus de vouloir sortir de ce traquenard coûte que coûte.

Claire : Sherry, tu n'es pas blessée ?

Sherry : Non, ça va, je suis juste épuisée, de courir partout pour échapper au Faux Papa et au Gros Lourdaud.

Claire : Est ce que tu sais pourquoi est ce qui te poursuivent ?

Sherry : Non, je ne sais pas.

Claire : Depuis quand ils sont après toi ?

Sherry : Depuis que je me suis réfugiée ici pour le premier, et depuis que nous nous sommes vu tout à l'heure pour le second.

Claire : Désolée si c'est un peu faute ça.

Sherry : Ce n'est pas votre faute, vous ne pouviez pas savoir.

Claire : Tu as quel age Sherry ?

Sherry : J'ai eu 12 ans le mois dernier.

Claire : Tu fais un peu plus jeune que ça, sans vouloir t'offenser.

Sherry : Je sais, on me le dit souvent. C'est pour ça que les filles et garçons ne traînent pas avec moi.

Claire : Ils sont idiots de te rejeter juste pour ça.

Sherry : C'est aussi parce que je n'intéresse pas à leur histoires d'amours à eux. La dernière ils se sont même moqués de moi car je n'avais vu un porno, même si je sais ce que c'est. C'est juste que ça ne m'intéresse pas ce qui se passe dans ces films.

Claire : Ne te force pas à le faire. Si tu vis très bien sans avoir à en regarder, ça ne sert à rien de le faire.

Sherry : Je n'ai d'ailleurs jamais eu de petit copain, et ça aussi on me le reproche.

Claire : C'est quoi cette génération d'obsédés ? Tu trouveras l'amour en tant voulu, tu n'as pas à te faire pour ça.

Sherry : Merci Cl.. Claire, c'est bien ça ?

Claire : Oui, et l'officier que tu as vu avant c'était Leon.

Sherry : Où est il maintenant ?

Claire : On s'est séparé pour te chercher. Je vais le prévenir après que je t'ai trouvé.

Sherry : Je ne vais plus m'enfuir maintenant, je vais rester avec vous.

Claire : Est ce que tu sais où sont tes parents ?

Sherry : Ils travaillent tous les deux à l'usine de produits chimiques d'Umbrella, près des limites de la ville.

Claire : L'usine chimique ? Alors, pourquoi est ce que tu es ici ?

Sherry : Ma mère a appelé il y a plusieurs jours et m'a dit de me rendre au poste de police parce que c'était... trop dangereux de rester à la maison.

Claire : Au vu des choses, je dirais qu'elle avait probablement raison, mais désormais c'est dangereux ici aussi.

Sherry : J'aimerais bien mangé quelque chose, mon ventre me fait mal.

Claire : C'est quand la dernière fois que tu as mangé ?

Sherry : A la maison.

Claire : Oh... Tu as pu au moins boire ?

Sherry : Oui, l'eau fonctionne toujours ici.

Claire : Bon je vais voir ce que j'ai sur moi. Je crois qu'avais emporté quelque chose, de quoi grignoter sur la route, mais avec tout ce qui s'est passé, je n'y ai plus pensé.

La motarde vérifie dans les poches de la veste qui se trouve dans sa sacoche te ne sort deux barres chocolatées qui ont un peu fondu avec le temps passé.

Claire : Un Twix et un Kit Kat. C'est pas grand chose mais c'est mieux que rien.

Sherry : Merci Claire.

Elle prend le biscuit recouvert de caramel en enlevant son emballage et commence à le grignoter telle une petite souris affamée.

Claire l'observe tendrement jusqu'à ce qu'elle l'est fini, rêvant d'avoir une petite sœur comme elle, en plus de son grand frère courageux.

Sauf que l'ambiance tourne au drame quand un cri monstrueux résonne à travers la station, causant une peur incommensurable à la collégienne qui se précipite dans les bras de sa nouvelle amie, en lâchant de nombreuses larmes. Peinant à articuler des mots corrects.

Sherry : Claire, c'est le Faux Papa, protège moi de lui !

Claire : Ne t'en fais pas Sherry, t'en que je suis là, il ne t'arrivera rien.

Elle lui caresse les cheveux, puis en profite pour prendre sa radio et enfin contacter on sait qui pour le prévenir de la situation.

Claire : Leon, c'est Claire, tu me reçois ?

Leon : Oui je te reçois 5 sur 5.

Claire : J'ai réussi à me frayer un chemin jusqu'au bureau du Chef Irons après avoir fait sauté la carcasse de l'hélico. Je l'ai rencontré et je peux te dire qu'il est vraiment flippant tant il est doué pour faire croire qu'il est saint d'esprit. Sauf que c'est pas le cas et il a même tué la fille du Maire.

Leon : Bordel... Quand je pense que j'aurais dû bosser pour lui, ce fumier. As tu trouvé Sherry ?

Claire : Oui, elle va bien, mais les deux mastodontes sont toujours après elle, ce qui ne va pas faciliter notre tache.

Leon : Moi de mon coté j'ai rencontré Ada, une mercenaire qui a pour mission de trouver des preuves des horreurs sans noms qu'ont fait Umbrella pour les révéler au grand public, ainsi que Ben, un journaliste peu coopératif qui s'est fait enfermé par le Chef Irons pour avoir tenté d'enquêter sur l'entreprise pharmaceutique et qui refuse maintenant de sortir de son trou.

Claire : Tu fais de sacrées rencontre on dirait.

Leon : Là, je vais essayer de trouver une entrée menant aux égouts partant du chenil. Rends toi avec Sherry au sous sol, on viendra vous rejoindre après s'être assuré que l'info est véridique.

Claire : Très bien, à toute.

La communication se coupe alors que la petite blonde se remet de ses émotions, au bonheur de celle qu'elle sert dans ses bras.

Cette dernière remarque alors un document posé dans un coin avec un peu de sang séché sur la couverture, ce qui l'intrigue et l'empresse à aller l'examiner.

8 Juin

Alors que je nettoyais la salle du Chef comme d'habitude, le Chef a fait irruption dans la pièce avec un regard affreux. Cela fait deux mois que je suis arrivé ici, mais c'est la deuxième fois que je vois un visage aussi terrible. Ce fut la même chose que lorsque j'ai déplacé la statue de pierre la dernière fois. C'était même menaçant.

15 Juin

Je connais le secret du Chef.

Je ne pourrai pas m'en tirer si le Chef le découvre. Ma vie... ma vie... aujourd'hui est trop lente. J'aimerai qu'on soit demain déjà.

17 Juin

La dernière entrée est vide, juste couverte d'encore plus de liquide rouge séché, ce qui provoque quelques tremblements de la part de Claire.

Sherry le remarque et s'en inquiète pas mal, ne voyant pas ce qu'elle voit.

Sherry : Qu'est ce qui se passe Claire ?

Claire : Tu ne veux pas le savoir.

Sherry : C'est mauvais alors.

Claire : Tu as déjà rencontre le Chef Irons ?

Sherry : Le vieil homme moustachu ? Oui, c'est un ami de mon père.

Claire : Ne t'approche pas de lui, il est dangereux et serait capable de te tuer.

Sherry : Il n'avait pas l'air méchant, mais je te crois.

Alors les choses sont mises au clair concernant le dangereux tueur en série, le bruit d'une porte qui s'ouvre s'entend un peu plus loin.

On dirait celle qui mène à cette pièce, c'est peut être le loup dont on parle qui vient essayer de dévorer l'agneau.

Claire : Chef Irons, c'est vous !?

Pas de réponse, juste des pas lourds qui s'approchent.

Quelque chose de gros arrive, et elle sort en vitesse son lance grenade pour se préparer à l'accueillir comme il se doigt.

C'est une tête chauve, peu reluisante, pointe le bout de son nez, mais n'a pas le temps d'esquiver le projectile qui vient répandre un puissant acide sur son visage, lui causant des douleurs. Il pousse alors des grognements peu humain par apport à son apparence, puis fout à nouveau un genou à terre pour montrer qu'il est ko pour le moment.

Celle qui lui a asséné ce coup en profite pour prendre la gamine, qui ne pèse pas rien, dans ses bras tout en veillant à lui protéger la tête avec sa main droite, avant de s'en fuir avec, loin du Gros Lourdaud. En ensemble elle parviennent à attendre le bureau d'Irons après traverser le couloir du tigre.

Le propriétaire de l'endroit est nul pour être vu, pareil pour le corps de la fille du maire.

Seul un mémoire sur le fauteuil roulant, à présent vide, et notre avide lectrice pose sa protégée pour aller le lire un peu rapidement cette fois ci.

23 Septembre

Tout est fini. Umbrella a ruiné ma ville!

Bientôt, la ville deviendra pleine de zombies. Même moi, je suis peut être infecté.

Si c'est vrai, je vais tuer tout le monde dans la ville ! ! !

24 Septembre

J'ai réussi à perturber l'intérieur du commissariat. Il n'y a pas besoin de s'inquiéter du soutien venant de l'extérieur.

L'évasion des masses dans la ville sera sans espoir si cela ne fait que retarder l'intervention de la police.

J'ai également déjà coupé des voies d'évacuation de l'intérieur.

À l'étage inférieur, un groupe de survivants veut échapper désespérément et semble avoir mis au point un plan, mais à partir de maintenant, personne ne s'en sortira.

26 Septembre

Comme il y en a encore qui résistent au poste de police, j'ai décidé de les chasser bientôt.

Quand j'ai soudainement tiré dans le cœur d'Edward par derrière, après qu'il soit tombé et se soit retourné, ses yeux se sont arrondis alors qu'il quittait ce monde ! ! !

La fille du maire est-elle toujours en vie ? La joie d'une petite chasse me manque, mais… j'espère pouvoir farcir ce beau corps et l'ajouter à ma collection en bas.

29 Septembre

Il ne reste plus un chat de vivant dans cette station.

J'ai pu réussir à avoir la fille du maire sans trop l'endommager.

J'imagine déjà la tête de l'autre petite fouine quand il le saura.

En parlant de lui, une pétasse de bridée en rouge le cherchait et m'a menacé d'un flingue, tout en essayant aussi de me soutirer des informations sur Birkin et son satané Virus ! ! !

J'ai réussi à m'en débarrasser sans parvenir hélas à la tuer ni même la blesser, et un hélicoptère bloque désormais l'accès à mon bureau, l'empêchant de revenir.

Je vais commencer à préparer mes outils pour cette belle biche avant de l'amener dans mon antre.

Claire comprend mieux pourquoi les flics en ont autant chier à garder le commissariat, c'est à cause de cette ordure.

Allez savoir où est ce qu'il est passé maintenant.

Attendez, cette peinture rouge représentant une femme est penché comme si on l'avait manipulé récemment.

La solution se trouve peut être derrière...


Leon se remet de ses émotions, et a amélioré son stuff.

Dans le vestiaire que Claire lui avait indiqué plus tôt, il a trouvé une tenue plus rembourré que son ancienne, lui permettant de mieux se protéger d'éventuelles morsures qui le condamneraient à se changer en mort-vivant. Il s'agit d'un uniforme blindé des STARS bleu foncée avec un gilet pare-balle un peu plus clair, qui lui recouvre entièrement le corps, accompagnée d'une casquette avec les trois étoiles jaunes sur la tête.

Dorénavant affublé de ce cette bonne protection, il est parti fouiller le sous sol de la station, en passant d'abord la chambre du service de nuit où il a trouvé un type mort, la gorge te l'abdomen arrachés, ainsi que son journal retraçant le début de l'épidémie et le plus important. Un IMI Desert Eagle Mark XIX calibre .50 AE avec des poignets en bois, de quoi faire sauter n'importe quelle tête un peu fragile.

Une fois dans la partie souterrain, il a fait le tour de l'endroit et a trouvé une carte d'accès dans la morgue, lors d'un passage que je ne commenterai pas par respect pour ce pauvre gars, avant de réalimenter l'armurerie pour pouvoir utiliser l'item trouvé là bas. Comme ça, à l'intérieur, il a pu trouver des munitions pour ses différentes armes ainsi qu'une sacoche lui permettant de mieux transporter tout cet attirail.

Il y avait aussi un Ingram MAC-11 avec, mais il a jugé préférable de le laisser à Claire, ce qui est généreux de sa part.

Nous reprenons enfin l'aventure, alors qu'il débarque dans le parking du bas de la station où se trouve encore de nombreuses voitures.

A en croire sa carte, il devrait y avoir une porte au bout qui mène aux cellules, sauf qu'un van de SWAT bouche celle ci.

Il va falloir réussir à la déplacer, ce qui ne sera pas facile, mais d'abord une petite vérification des lieux doit se faire.

La voie à l'air d'être libre.

Pas un zombie, pas un écorché.

Là bas, il y a un accès fermé qui semble mener à la cour arrière d'où je suis venu pour rentrer.

Ca semble remonter à si longtemps, pourtant ça ne l'est pas.

Si j'avais su que je serai obligé d'abattre mon supérieur pour éviter qu'il ne finisse en goule avide de chair...

Enfin bon, avançons.

Il fait plusieurs pas en avant qui résonnent, arrivant jusqu'au milieu de la pièce, et c'est alors une balle manque de lui toucher le pied gauche.

Le coup a retentit depuis l'arrière, plus précisément à la porte qu'il avait emprunté pour venir dans cette salle, juste à coté d'un distributeur.

Une jeune femme aux traits asiatiques aux cheveux noirs s'avance vers lui, Mauser HSc, avant de s'arrête à un mètre de lui pour l'avoir bien dans le viseur. Ce nouveau personnage porte une courte robe rose foncée sans manche qui monte jusqu'au cou avec une ceinture pour l'accompagner. Des bas noirs descendent jusqu'aux chevilles, laissant les pieds nus pour aller avec des chaussons chinois tout aussi sombres.

Sa façon de tenir son arme, penché vers la gauche, tend à rappeler une tactique utilisée par les forces spéciales chinoises, ce que notre héros visé sait grâce à un document qu'il a vu à la TV il y a plusieurs mois de ça et qui aura fini par servir à un moment inattendu.

Bien entendu, n'ayant pas les réflexes d'une grande même, il lui répond en braquant son propre pistolet vers elle.

Les deux sont donc en joue et autant dire que les négociations commencent très mal.

Ada : Tu as une sacré rapidité pour un zombie.

Leon : Tu es qui ? Et ne me fait pas croire que tu es une simple passante innocente au vu de comment tu tiens ton jouet.

Ada : Tu es plus futé que ce ta tête me dit.

Leon : Réponds à ma question.

Ada : Ada Wong. Si ça peut t'avancer à quelque chose de le savoir.

Leon : Et qu'est ce que tu fais ici Ada ?

Ada : Autant jouer franc jeu pour arrêter de gaspiller mon temps. Je suis une mercenaire engagée pour espionner Umbrella dans le but de pouvoir récupérer des preuves contre eux pour les faire tomber. Si tu continues à te mettre sur mon chemin officier, je vais te descendre.

Leon : Si tu es vraiment ici pour t'en prendre à eux, alors nous risquons de nous entendre. Et c'est qu'on ton plan là pour réussir ta mission ?

Ada : Pendant plusieurs mois, j'ai été en relation intime avec l'un de leur chercheurs, John Clemens, mais depuis l'Incident du Manoir, je n'ai plus entendu parlé de lui. Impossible de savoir si il est mort au cours de l'explosion du labo ou si il a survécu et qu'il a été affecté à un autre labo. J'ai prévu d'interroger un gars, Ben, un de ces journalistes prêt à tout pour un scoop afin d'en savoir plus à ce sujet.

Leon : Qui te dit qu'il le sait ?

Ada : Il a été arrêté pour avoir mis le nez là où il ne fallait pas. Malheureusement, comme tu peux le voir, l'accès aux cellules est bloqué et je vais avoir besoin d'aide pour pousser cette camionnette.

Leon : Je vais baisser mon arme, et tu feras de même, ça marche ?

Ada : Pas de problème.

Il baisse son Heckler & Koch, elle suit en faisant de même avec son engin, tout en garder un calme exemplaire, et en y ajoutant un petit sourire au coin.

Ada : Ne perdons pas de temps, je ne voudrais pas rater mon vol.

Elle avance tout en lui faisant un petit clin d'œil passage,, ce qui l'agace un peu, puis elle continue jusqu'à plus loin.

Leon : Les femmes...

Il se retourne pour la regarder se rendre derrière le véhicule qui bloque le chemin, et la suit donc, sans pour autant lui faire confiance.

Si c'est un mensonge, c'est plutôt osée et risqué comme histoire à sortir.

Après si c'est la vérité, c'est pareil, surtout sous ce ton là et en manquant de me tirer dessus.

Bordel, je ne sais pas à quel jeu elle joue cette Ada mais je vais essayer de le trouver.

Quelque chose me dit qu'elle pourra être utile d'une certaine manière dans notre lutte contre Umbrella.

Pour Marvin, pour tous les autres vies perdues.

Je...

Ada : Je sais que je suis plutôt jolie, mais au lieu de baver sur tes chaussures, est ce que tu pourrais me donner un coup de main ?

Leon : Je.. Oui bien sûr.

Passant d'un sérieux presque intimidant à une gêne posée à même le visage, Leon utilise ses petits muscles pour pousser ce gros morceau qui essaye de rester, mais accouplé à la force de la belle asiatique, ils parviennent à faire glisser de force les roues de bestiaux pour enfin rendre à nouveau visible cette porte qui n'a rien demandé à personne.

C'est classe comme action, et moins nanardesque que de pousser un rocher à coup de poings au sein d'un volcan bouillonnant.

Sans perdre de temps, la Ada ouvre la porte te commence à partir, ce qui fait réagir la recrue qui maintient la porte ua dernier moment pour la suivre.

Ils arrivent à un couloir à deux tournant, le premier à droite, puis le second un mètre plus loin, là où il y a la porte menant au chenil, à gauche cette fois.

Une rangée de pots avec des herbes se trouve sur le premier mur du fond, à savoir une herbe vert, rouge et bleu, l'ultime mélange.

Leon : Attends moi s'il te plaît.

Ada : D'accord, comme tu m'as été utile, je veux bien être gentil avec toi.

Leon : Laisse moi juste ramasser ces herbes pour la route.

Ada : Sache juste que je ne partagerai pas un joint avec toi, je dois rester lucide pour accomplir mon contrat comme il se doit.

Leon : Ce n'est pas à fumer ou même sniffer, enfin normalement.

Ada : Elles servent à quoi alors ?

Leon : Ce sont des herbes médicinales très réputées dans tout le pays, poussant que dans le Comté d'Arklay. Les vertes désinfectent les blessures, les rouges stoppent les hémorragies, et les bleus soignent la plupart des poisons connus dans le coin.

Ada : Je ne savais pas.

Leon : Si tu n'es pas né et n'a pas grandi aux Etats Unis,, surtout dans le Midwest, c'est normal.

Ada : C'est plutôt pratique.

Leon : Umbrella s'est servi des trois pour faire leur marque de spray de premiers secours.

Ada : J'en ai un sur moi, et c'est donc efficace ?

Leon : Oui, il suffit de le passer sur une blessure non mortelle pour être qu'elle ne le deviendra pas, et en plus ça calme les douleurs.

Ada : Intéressant.

Leon : Par contre, ça ne marche pas si tu es mourant, sinon ce serait abusé. Et je pense que c'est pareil pour le virus qui transforme les gens en zombies, car l'épidémie aurait été traitée si ça avait été le cas.

Ada : Tu vis ici ?

Leon : Non, à Saint Paul. Mon premier jour en ville, et ce sera le dernier si nous n'arrivons pas à coopérer correctement.

Ada : Désolée pour tout à l'heure. Je ne savais pas si je pouvais te faire confiance.

Leon : Je ne pense pas que ça soit non plus le cas maintenant, si ?

Ada : C'est vrai, mais il y a un tout petit peu de progrès.

Leon : J'espère que ça sera réciproque, je ne voudrais pas être contraint à tuer un autre être humain vivant.

Ada : Tu as déjà tué un survivant ?

Leon : Je ne veux pas en parler. C'est par où ensuite ?

Ada : Je crois que c'est par là.

Le duo s'avance, de manière un poil plus chaleureuse, vers la prison dont la grille est déjà ouverte avec le lecteur de carte brillant en vert et sur la table juste en face se trouve un troisième cliché à développer en chambre noire. Notre héros en avait trouvé deux autres qu'il avait développé, le premier représentant un bras avec un œil comme le Faux Papa de Sherry qui reposait dans une bassine remplie d'un liquide rouge, et le second montrant le corps mort d'une personne s'apprêtant à devenir l'un des leurs.

Celle ci était signée Ben Bertolucci, surement la même personne qu'ils avaient voir, en conclut le flic pas con.

Les cellules font assez pauvre par rapport au reste des moyens de cette grande police d'une petite ville, vu qu'il n'y en a que deux, de cellules.

L'une est ouverte et semble avoir été habitée avant d'être quittée en hâte, et plus loin l'autre est toujours habitée par un homme tranquillement couché, pépère, sur son lit bas de gamme. Ce mec a des cheveux bruns attachés en queue de cheval, avec une petite mèche à l'avant. Il porte une chemise blanche au col ouvert avec une cravate rosée, un pantalon brun et de simples chaussures de ville.

Leon : Vous devez être Ben, le gars qui a laissé ses pellicules un peu partout dans la station. Allez debout, maintenant !

Le concerné se lève, péniblement, non sans râler avant de s'approcher deux visiblement irrité par leur présence.

Ben : Si comme votre collègue qui a libéré les deux autres prisonniers, vous voulez que je parte, c'est peine perdue. J'essaye de dormir là.

Leon : Vu votre amabilité, je sens qu'on y sera encore demain.

Ada : Ben, je sais que le Chef vous a enfermé ici parce que vous fouiniez dans les affaires d'Umbrella, et que devez en savoir des choses sur eux.

Ben : Et qui diable es tu ?

Ada : J'ai été envoyé ici pour espionner cette entreprise pharmaceutique et mon contact se nommait John Clemens, mais il a disparu et le labo où il bossait a été détruit il y a deux mois de ça. Auparavant il bossait à Chicago, c'est là que nous sommes connu. J'ai l'espoir qu'il soit encore en vie. Vous auriez des informations à ce sujet ?

Ben : Je n'en sais rien. Et même si je le savais, pourquoi voudrais-je te le dire ? Je n'ai rien à gagner à le faire.

Leon : Bon, je propose qu'on le laisse ici pour l'instant, et qu'on essaye de trouver la clé de sa cellule pour l'y sortir.

Ben : Il y a juste un petit problème, c'est moi qui l'ait officier.

Leon : Quoi !?

Ben : Je ne quitterai pas ma cellule. Les zombies sont loin d'être les pires menaces traînant dehors.

Leon : Je sais, il y a des animaux infectés, des zombies évolués et deux gros costauds qui arpentent le commissariat.

Ada : Deux gros costauds ?

Leon : Un homme dont la moitié du corps a atrocement muté à cause de je ne sais quel virus et un autre humanoïde vêtu d'un manteau impénétrable qui a été largué en hélico et qui portait le numéro de lot T-00. Ils sont après une gamine qui se prénomme Sherry.

Ben : Umbrella a largué un Tyrant ici, c'est surement qu'ils veulent détruire les menaces qui pèsent contre eux.

Leon : Tu sais ce qu'est ce type ?

Ben : Oui mais je le répète, je ne quitte pas cette cellule. Maintenant tirez vous avant de me porter la poisse et de les attirer ici.

Leon : Hé, je ne vais nulle part ! Je suis le seul policier encore en vie dans ce bâtiment !

Ben : Quoi ?

Leon : Ecoute, je ne bougerai pas de là tant que tu ne viendras pas avec nous, donc si tu veux vivre, tu sais ce que tu as à faire.

Ada : Bien dit.

Ben : Mais, est ce que vous savez au moins comment sortir de la ville ? Vous êtes passé devant la porte du chenil dans le couloir juste avant. A l'intérieur se trouve une bouche d'égout. Celle ci mène à la station d'épuration voisine où vous trouvez l'entrée des égouts, bloquée par un mécanisme nécessitant quatre pièces d'échecs. Vous nettoyez le passage et débloquez cette porte, ensuite seulement je vous suivrais.

Leon : Tu en penses quoi Ada ?

Ada : J'en pense que nous allons lui montrer que nous pouvons lui servir de garde du corps sans problème.

Leon : C'est d'accord, mais attention, tu as intérêt à être là notre retour.

Ben : Quand je donne ma parole, je la tiens.

Notre duo insolite va donc devoir se plier aux exigences du monsieur si ils veulent espérer des réponses de sa part.

D'abord la manière douce, et puis si jamais ça ne marche pas, ils utiliseront sûrement la manière forte.

Alors qu'ils s'apprêtent à quitter cette douce prison, le talkie-walkie de Leon se met à sonner.

Claire : Leon, c'est Claire, tu me reçois ?

Leon : Oui je te reçois 5 sur 5.

Claire : J'ai réussi à me frayer un chemin jusqu'au bureau du Chef Irons après avoir fait sauté la carcasse de l'hélico. Je l'ai rencontré et je peux te dire qu'il est vraiment flippant tant il est doué pour faire croire qu'il est saint d'esprit. Sauf que c'est pas le cas et il a même tué la fille du Maire.

Leon : Bordel... Quand je pense que j'aurais dû bosser pour lui, ce fumier. As tu trouvé Sherry ?

Claire : Oui, elle va bien, mais les deux mastodontes sont toujours après elle, ce qui ne va pas faciliter notre tache.

Leon : Moi de mon coté j'ai rencontré Ada, une mercenaire qui a pour mission de trouver des preuves des horreurs sans noms qu'ont fait Umbrella pour les révéler au grand public, ainsi que Ben, un journaliste peu coopératif qui s'est fait enfermé par le Chef Irons pour avoir tenté d'enquêter sur l'entreprise pharmaceutique et qui refuse maintenant de sortir de son trou.

Claire : Tu fais de sacrées rencontre on dirait.

Leon : Là, je vais essayer de trouver une entrée menant aux égouts partant du chenil. Rends toi avec Sherry au sous sol, on viendra vous rejoindre après s'être assuré que l'info est véridique.

Claire : Très bien, à toute.

Il range son émetteur-récepteur à sa place et se tourne vers Ada qui lui sourit, de manière espiègle.

Ada : Tu ne m'avais pas dit que tu avais une petite amie.

Leon : Ce n'est pas le cas, mais si jamais ça le devient un jour, ce sera plus vrai que votre relation à toi et John.

Ada : Touché.

Leon : Ce n'est pas toi qui disait que tu avais un vol à prendre, allons nous dépêcher de chercher nos billets.

Un peu d'humour ne fait pas de mal, permettant de calmer la méfiance qu'ils ont entre eux.

Alors qu'ils partent, ils ne remarquent pas les sanglots d'un homme, seul dans sa cellule.

Ben : Katherine...

Il faut croire que ce reporter n'est finalement pas dénué de compassion pour un tiers.

Dommage qu'il faille en arriver à là pour s'en rendre compte.