Chapitre 7 : La Clé du Problème


Les pas qui accourent se font entendre, tapant sur quelques anciennes flaques d'eaux qui éclaboussent encore.

Derrière eux des aboiements se font entendre, venant de quelques dobermans rodant aux alentours, la bave aux lèvres, et voulant manger autre chose que du zombie, du genre deux humains encore vivants et frais. Par chance, une bouche d'égouts est déjà ouvert et permet aux deux survivantes de s'y glisser avant de finir en casse dalle de la nuit pour ces canidés décomposés.

Elles débarquent alors dans un étroit passe souterrain, vide d'ennemie, qui semble avoir été en construction au vu des tiges métalliques reposant un peu partout ainsi que les bâches sur certains murs. Une première porte sur la gauche est empruntée dans l'espoir de se mettre à l'abris temporairement, histoire de se remettre à un peu les pendules à l'heure.

Fort heureusement, elles se retrouvent dans une salle de stockage avec malle te machine à écrire incluses, permettant de souffler un peu.

Claire lâche un peu la main de Sherry, afin qu'elle puisse avoir un peu de liberté, tant que le danger n'est plus là.

Ça fait plusieurs minutes qu'elles courent dans les couloirs du Commissariat en voulant échapper à Mister X qui ne cesse de les suivre, et quand c'est pas lui, ce sont les Lickers et Chiens zombies qui viennent faire chier. On en vient à regretter les simples morts-vivants qui se font déjà plus rare.

Résultat, alors qu'elles auraient dû attendre pépère le retour d'Ada et Leon pour se réunir avec eux, ça va être difficilement possible.

En plus, là elle tente d'utiliser la radio mais il n'y a que des grésillement. Elle ne sait pas si c'est dû à l'endroit où elles se trouvent, ou à autre chose.

Pas moyen de les contacter, et elle ne sait pas bien où elles se trouvent.

Génial...

C'est plus facile de se séparer que de se retrouver.

On va faire comment maintenant ?

Ils ne sauront jamais qu'on se trouve ici !

Sherry : Claire, il y a un papier ici.

Claire : Où ça ?

La petite pointe du doigt la table où se trouve l'appareil pour sauvegarder sa partie, où en effet juste à coté une petite note laissé par un individu de passage.

Mince, j'ai paumé cette foutue clé, et j'arrive à ne pas me rappeler où !

C'est sûrement en rebroussant chemin dans cette fichue station d'épuration que j'ai dû la perdre.

Hors de question d'y retourner !

Je vais essayer par le toit en essayant de contacter encore une fois notre hélico.

J'espère y arriver cette fois ci, pour que leur morts ne soient pas vaines.

Elliot Edward

Les deux paires d'yeux rivés sur cette trace de l'autre policier actuellement décédé sont intriguées par l'information à retenir de celle ci.

Sherry : Tu sais de quelle clé il parle ?

Claire : Les seules portes que je n'ai pas pu ouvrir dans le Commissariat portaient le symbole du Trèfle, alors je vais supposer que ça doit être ça.

Sherry : Tu es forte.

Claire : C'est surtout que j'ai déjà chopé celles du Pique, du Carreau et du Cœur, donc il manque juste ça et le Joker.

Sherry : J'en avais vu une comme ça il y a quelques jours, mais un officier l'a pris alors que j'observais dans l'ombre.

Claire : J'aurais peut être dû fouiller tous les corps des policiers morts dans la station.

Sherry : Ça n'aurait servi à rien, le monsieur dont je te parle est parti avec d'autres personnes. J'aurais voulu les rejoindre mais il y avait trop de Mangeurs sur le chemin.

Claire : En tout cas, est ce que ça vaut le coup de tenter de trouver cette Clé Trèfle ?

Sherry : Je pense que ça vaut le coup.

Claire : Alors allons y, mais reste près de moi.

Elle acquiesce de la tête avec un sourire confiant que lui renvoi sa grande sœur, et ensemble elles quittent la pièce pour aller fouiller le fond du couloir qu'elles avaient quitté juste avant. En tournant à gauche à l'angle elle découvre au fond ce qui semble être une impasse avec un mur et juste un petit grillage en hauteur révélant une autre partie de l'autre coté de tout ça.

Une brèche s'y trouve, mais il n'y a qu'assez d'espace pour qu'une personne de petite taille puisse y passer.

Claire pourrait y soulever sa protégée par là mais elle ne sait pas si c'est vraiment prudent de le faire.

Bien qu'il faut l'avouer que Sherry s'est bien débrouillée pour survivre jusque là toute seule en terrain hostile.

Claire : Je pense qu'on peut faire une croix sur cette clé.

Sherry : Il y a un trou, je crois pouvoir y passer.

Claire : J'ai peur de t'y envoyer toute seule, surtout qu'on ne sait pas ce qui s'y trouve.

Sherry : Tu crois qu'il y a autre chose que des Mangeurs, le Faux Papa et le Gros Lourdaud là bas ?

Claire : Je ne sais pas, mais le message du policier ne me rassure pas à ce sujet.

Sherry : J'essayerai d'être prudent, je te le promet.

Claire : Ecoute...

La jeune femme se met à genou pour être à peu près de la taille de la naine puis elle pose sa main gauche sur son épaule droite, tout en sortant son couteau qui était bien sagement rangé dans l'étui depuis tout ce temps sans servir. Elle lui pose délicatement entre ses fines mains puis lui caresse la tête comme si elle était vraiment sa petite sœur, ou bien sa fille.

Claire : Si un Mangeur ou autre chose tente de te faire du mal, sers t'en.

Sherry : Je n'ai encore jamais tué qui que ce soit, je me suis contenté de les éviter jusque là.

Claire : Imagine qu'ils sont déjà morts, ce qu'ils sont techniquement, et que donc tu n'ôtes la vie à personne.

Sherry : Je vais essayer.

Claire : Je t'attendrais ici, et je suis sûr que tu vas réussir, tu es forte contrairement à tout ce que tes camarades disaient sur toi. Eux ne sont plus là, toi si.

Sherry : Merci Claire.

Un petit bisou sur le front lui redonne du courage, ensuite son corps est porté par des épaules jusqu'au petit trou qui l'emmène de l'autre coté du mur.

Dans ce nouvel espace, elle atterrit correctement sur ses deux jambes, et puis nous allons suivre ses pensées pendant la suite de cette scène.

Je ne dois pas décevoir Claire.

Bon, où est ce que je vais à présent ?

Un gros trou qui sent pas bon, pas par là !

Une machine qui monte, par là !

Elle emprunte un petit ascenseur qui l'amène assez rapidement dans un petit passage couvert qui donne ensuite sur l'extérieur, sur des passerelles entourées d'eaux et bien éclairés. Il y a des cuves, tuyaux et valves de partout, ce qui doit servir aux employés bossant de leur vivant ici à filtrer l'eau des égouts afin de la purifier à nouveau.

Il y a juste un petit problème, l'un d'eux est toujours là, même après la mort.

Vêtu d'une combinaison de travail et d'un casque pour le protéger, il fixe pendant un petit temps la collégienne qui vient d'arriver à plusieurs mettre devant lui sans trop réagir. Mais les neurones se remettent enfin en place, lui permettant de se souvenir ce que font en général les individus de son espèce.

Il s'avance, bras mouvants vers elle, dans une sorte de danse de mec bourré d'outre tombe.

Un Mangeur !

Que dois je !?

Il est sur le chemin !

Je dois rester calme, comme Claire.

Dois je utiliser le couteau qu'elle m'a donné ?

Non, je vais plutôt essayer de passer à coté de lui, comme j'ai fait jusqu'à maintenant.

Dieu, faites que ça marche !

Je veux pouvoir retrouver Claire et mes Parents.

Elle fonce, non sans peur, vers l'affamé et tente de le contourner par la droite, en mode feinte.

Ce qui marche, sauf qu'il manque de la toucher avec la gerbe acide qu'il fait sortir d'un coup de sa bouche.

Allez savoir comment ça ne parvient pas à lui détruire l'estomac ou autre chose au vu de sa force.

Au moins, notre petite souris a passer le gros chat, mais voilà que deux chiens viennent pointer le bout de leur truffe dans cette faire.

Ces bergers allemands sont en train de dévorer à un collègue à l'autre sur une portion de passerelle située entre deux portes dont Sherry ne sait absolument pas où elles mènent, et laquelle d'ailleurs lui permettra d'avoir la Clé Trèfle. Elle va néanmoins devoir choisir celle juste en face car les bêtes infectées ont remarqué sa présence.

Avant qu'ils ne puissent l'attaquer, elle disparaît de leur vue, claquant métalliquement à leur gueule.


Restons du coté canin avec nos deux autres survivants qui sont encore au Commissariat, car ces derniers arrivent au chenil mentionné par Ben.

L'endroit semble encore en assez bon état, avec des caisses de nourritures pour chien et une brouette posées devant eux, et la suite qui part vers la droit où ils peuvent voir en avançant la bouche d'égout qu'ils sont censés emprunter est un peu plus loin dans un coin carré de la pièce, à coté de sachets vides de croquettes.

Un petit couloir mène à la droite où se trouvent les trois cages censées abriter la dizaine de dobermans appartenant à la RPD, mais celles ci ont été défoncées de l'intérieur, expliquant leur présence dans les rues entourant la station. Seuls deux spécimens sont restés ici comme deux bons chiens chiens.

Sauf que là où ils mériteraient un coup de journal chacun, c'est le fait qu'ils sont en train de dévorer leur maître, ou du moins ce qu'il en reste.

Leon pointe le canon de son fusil sorti sur eux, mais une main blanche vient le baisser et un petit regard malicieux lui fait comprendre que celle qui est avec lui gère la situation et va lui montrer l'étendu de ses compétences pour montrer qu'elle se débrouille mieux que lui.

Une tête dégoulinante se tourne vers Ada, grognant, avant de taper un sprint avec ses pattes de course, suivi d'un bond en avant pour lui bouffer la gueule, mais contré par trois balles dans le museau. Son camarade chien veut faire de même, mais un coup de pied circulaire plus tard, il finit le crane percé contre un bout pointu de tuyau qui ressortait un peu du mur.

En même pas 10 secondes, elle avait éliminé les menaces, en ayant en plus la classe en le faisant.

Sa prochaine action est de coller un pruneau dans le point faible de l'officier à moitié dévoré, pour être sûr qu'il ne devienne pas un zombie.

Leon : Qui t'a appris à faire ça ?

Ada : Mes parents.

Leon : Ils font quoi dans leur vie ?

Ada : Ils servent l'intérêt de la Chine.

Leon : Je comprends mieux maintenant.

Ada : Je te retourne la question ?

Leon : Je ne sais pas trop. La dernière fois que je les ai vu, mon père avait été viré de son job de pharmacien, et ma mère était toujours employée de banque chez Goldman Sachs. Je n'ai jamais vraiment été famille de mon coté, et il n'y a vraiment que ma tante Joyce et mon cousin Fagin que j'apprécie vraiment.

Ada : C'est pas facile quand on ne naît pas avec la bonne famille.

Leon : C'était dur durant mon enfance, mais dés que j'ai pu partir, tout est allé mieux.

Ada : Tu penses qu'il nous attendra quoi en bas ?

Leon : Pire que des zombies ?

Ada : Pour l'instant je suis étonnée, je n'ai presque pas croisé de dangereux survivants.

Leon : Dangereux survivants ?

Ada : Des personnes qui sont devenus folles à cause de ce traumatisme, des bandits, ou des employés trop fidèles à Umbrella.

Leon : Moi non plus, mais je ne pense pas qu'on croisera des Morlocks là dessous.

Ada : Je vais aller ouvrir l'accès et je te laisse aller de l'avant pour faire tes preuves.

L'espionne s'avance vers la plaque et sort de derrière elle un levier qu'elle avait pris dans une armoire à coté de la cellule de Ben pour l'utiliser dessus et tirer l'objet hors du trou où une échelle mène à un passage qui ressemble déjà à des égouts, bien qu'on y soit pas encore.

Comme dit, c'est l'officier volontaire qui mène la marche en descendant en premier, arrivant ainsi à un tunnel où un fond d'eau mouille les semelles. Ce passage en u mène tout droit à un escalier donnant sur un espace bien plus sec. Sauf que pour l'atteindre, il va d'abord falloir passer les deux grosses mygales, plus imposantes que les chiens affrontés précédemment, qui attendent au plafond qu'un con se mette en dessous pour l'empoisonner.

N'étant pas aussi stupide, notre héros les braque avec son pompe et tire sur la première la faisant tomber à la flotte, sans pour autant la tuer, tellement qu'il est obligé de s'y prendre une seconde fois pour l'achever en lui explosant tout le torse, ne laissant que l'arrière et les pattes se mouvoir encore un peu avant de se raidir.

L'autre araignée se dépêche de venir au secours de sa copine mais est stoppée par un méchant coup qui l'éventre, la faisant mourir de cette blessure, alors qu'un essaim de ses progénitures s'éparpille partout, se dirigeant même le tueur de leur mère, l'obligeant à lâcher une dernière cartouche pour les tenir éloigner de lui.

La voie étant à présent libre, le braveur de dangers progresse sans baisser son joujou, suivi de près par son alliée de circonstance.

Ada : Pas trop mal pour une recrue.

Leon : Le Lieutenant Branagh serait fier de moi. Sinon, ta fausse relation avec ce John était elle si fausse que ça ?

Ada : Oh j'ai fini par m'attacher un peu à lui, même si c'était pas le grand amour, c'était au moins un bon coup à baiser.

Leon : Ça ne doit pas être facile ce type de missions.

Ada : C'est vrai, il faut essayer de rester distant, sauf qu'à moins d'être insensible, ça peut vite être compliqué. Je n'aurais jamais cru le dire, mais je pense que les massages buccaux qu'il faisait à mes pieds durant nos rapports vont me manquer.

Leon : Fétichiste des Pieds ?

Ada : Oui, et finalement c'est moins bizarre que ce que je pensais avant d'en fréquenter un.

Leon : Chacun son truc, tant qu'on respecte l'avis de son partenaire.

Ada : Vu ta belle bouille, tu dois attirer toutes les filles à la ronde.

Leon : C'est vrai, mais ma dernière relation s'est mal terminée et j'étais au bout du rouleau jusqu'à arriver ici.

Ada : C'est sûr, qu'être pris au piège dans un film de Romero, ça permet de relativiser les soucies du quotidien.

Leon : C'est la première fois que tu affrontes une épidémie de zombies, ou c'est une routine ?

Ada : Première fois, et même si ça impressionne lors des premiers rencontres, ça finit par être juste des ennemis à tuer comme tant d'autres que j'ai abattu avant ça.

Leon : Tant que ça ?

Ada : Ta mâchoire s'en décrocherait si je te disais le nombre de morts de mes mains pour mon peu de temps de carrière.

Alors qu'ils conversaient, ils sont arrivé à un corridor à deux portes, une à gauche et l'autre ne face, avec juste à coté de celle ci un signe indiquant une fosse septique dans le direction droite, plus loin dans un couloir qui est bloqué en partie à cause de d'un volet fermé. Juste en dessus de celui ci se trouve un gros trou qui doit mener de l'autre coté.

Ada s'y dirige, laissant un Leon sceptique la suivre pour voir ce qu'elle va dire, même si se doute déjà un peu de la demande.

Ada : J'ai envie de vérifier ce qu'il y a de l'autre coté, tu m'aides à monter s'il te plaît ?

Leon : Tu veux surtout t'éloigner de moi, j'ai vu clair dans ton jeu.

Ada : Mince, prise la main dans le sac.

Leon : Bon allez, comme ça ça me fera un peu de temps pour moi.

C'est donc sous le ton de l'humour qu'il la soulève de toute sa force pour qu'elle puisse passer par cet accès en hauteur.

Nous allons donc un peu suivre la mercenaire plus compétente au combat pour voir comment ça va se passer son coté.

Ada : Il y a une porte ici, je vais voir où ça mène et je reviens plus tard si il n'y a pas d'empêchement.

Leon : Je vais explorer les deux autres portes de mon coté et revenir aussi après.

Cette séparation peut être aussi bonne que mauvaise, seul l'avenir nous le dira.

Une fois la porte passée, l'espionne expérimentée peut donc constaté que ça mène bien à l'endroit décrit par le signe vu plus tôt, avec des passerelles menant à une porte plus à gauche et une sorte de ascenseur ouvert un peu loin en face, où il faut contourner pour y accéder.

Ce qui interpelle immédiatement celle qui a une bonne vue, ce sont les deux bergers allemands à sa gauche, leur cous éclatés comme si quelque chose les avait propulsé de plein fouet contre le mur, bien plus puissant que le pied de la chinoise.

Deux corps bien défoncés se trouvent eux aussi sur le chemin, ce qui inquiète quand même un peu la femme qui a pourtant un bon sang froid.

La réponse vient se montrer quand une gamine de 12 ans vient fracasser la porte de gauche de l'intérieur, atterrissant lourdement sur le dos, lui faisant très mal au passage, ce qui se voit très clairement sur son visage. Au passage le médaillon qu'elle portait a glissé en direction d'Ada qui se dépêche de le ramasser dans l'espoir de le lui redonner ensuite.

Sauf qu'un énergumène de grande taille fait son apparition avec son imposante stature, en surplombant la fille à terre, sans la lâcher du regard.

Un Tyrant...

Umbrella en a fait du progrès depuis que je les espionne.

Il va la tuer.

Je vais le distraire.

Elle braque son flingue allemand sur lui et lui tire quelques coups sans dégât sur sa terre, qui ont pour effet de changer la destination de son attention, ainsi que de permettre à la collégienne de prendre la fuite, tout en boitant pas mal.

Sûr d'elle, malgré une boule au ventre, notre tireuse ne peut s'empêcher d'en sortir une à l'attention du bon gros géant.

Ada : Hé le Pédophile, viens me montrer ce que tu as sous ton gros manteau !

Ça marche, il s'approche d'elle en marchant vite, après avoir jeté un œil à l'objet qu'elle tient entre ses mains.

Prions pour qu'elle parvienne à lui échapper sans finir piétinée sous ses grosses bottes.