Chapitre 8 : Deux Morts; Deux Émotions


Le temps a passé depuis que Claire et Sherry se sont retrouvés, le temps qu'elles cherchent les trois pierres aztèques servant à ouvrir le passage derrière le bureau du Commissaire, le tout aidé de la nouvelle clé acquise. Bien entendu, la petite collégienne a tout raconté à propos de sa confrontation avec le Gros Lourdaud et de comment cette mystérieuse asiatique lui a sauvé la vie.

Depuis, elles ne l'ont plus recroisé, un peu comme si il n'avait pas d'intérêt à les suivre sans savoir pourquoi.

Enfin bon, c'est probablement juste dû au fait qu'il est toujours en train de roder dans l'usine à coté, ce qui est la conclusion de notre honnête survivante.

Au final, les trois pièces du puzzle ont été réuni, avec juste quelques jumpscares de Lickers sur la route et plus vraiment de zombies, puisque la plupart ont été exterminés ou sont restreints dans ses zones où il n'y plus besoin d'y retourner. C'est donc, avec la conviction de pouvoir se tirer enfin de cette maudite station, et sans pouvoir contacter pour l'instant ce cher Leon, qu'elles se rendent ensemble au repaire du violeur potentiellement sociopathe ou psychopathe.

Quand elles y arrivent, notre héroïne mène la danse avec sa mitraillette qu'elle a trouvé dans l'armurerie, gentiment laissé pour elle par son ami le policier.

L'endroit est toujours tel qu'il a été laissé par elles plus tôt cette nuit, sous entendant que l'autre Taré n'est pas repassé par là entre temps.

Claire : Sherry tu veux bien m'aider en sortant les pierres de ma sacoche pour que je puisse les mettre dans leur renfoncements.

Sherry : Bien sûr.

Le grand sac portable est pose juste devant là où se trouvait le tableau auparavant, puis de petites mains viennent transiter les pierres colorées jusqu'à celles plus grandes pour ainsi boucher les trous. Un passage s'ouvre sur la gauche, pile sur la partie du mur qui dénotait avec le reste.

La nouvelle zone se révèle être juste un petit accès à un ascenseur qui semble descendre vers un étage inconnu.

Claire : Sherry, tu veux que l'on fasse comment ? Tu restes ici le temps que je vérifie si la voie est libre, ou tu viens avec moi, sachant que ce sera certainement dangereux ?

Sherry : Je reste avec toi, je ne veux plus te quitter.

Claire : D'accord, alors garde bien sur toi le couteau que je t'ai donné.

Sherry : Je vais essayer, mais ce n'est pas confortable de l'avoir sur mon uniforme, j'ai peur de me blesser.

Claire : J'aimerais bien te donner l'étuis qui va avec, mais les fringues que tu portes ne sont pas pratiques pour l'attach... Attends, j'ai une idée.

Ayant l'ampoule qui s'allume au dessus de sa tête, elle décide de sortir de son bazar son ancienne veste pour la remettre à sa protégée, comme ça ça fera aussi de la place tant qu'on y est. Elle la lui enfile, et même si c'est pas mal large, ça permet au moins d'y mettre le reposoir à lame dessus.

Claire : Comme ça, mon Ange te portera bonheur.

Sherry : Merci Claire, tu es une bonne personne.

Claire : Je sais, toi aussi. Allez, reste derrière moi, on ne sait pas ce qui va nous attendre en bas.

Juste avant de partir, un dernier appel est nécessaire, en espérant qu'il parvienne enfin à se faire entendre.

Claire : Leon, est ce que tu me reçois ?

Leon : Oui je te reçois Claire.

Claire : Ouf, je commençais à m'inquiéter pour ta situation.

Leon : Désolé, il doit y avoir des interférences sur la fréquence. Tu es où là ?

Claire : Je suis toujours avec Sherry, et nous allons descendre dans la tanière du Chef Irons.

Leon : Tu es folle !? Ce n'est peut être pas un zombie ou un de ses monstres mais il reste dangereux, surtout si tu vas dans un endroit qu'il connait par cœur contrairement à toi !

Claire : J'ai besoin de l'interroger car il doit en savoir des choses, et à en croire une carte là sur le mur, il y a un accès qui mène aux Égouts.

Leon : D'accord... Pourquoi personne ne m'écoute jamais ?

Claire : Ne t'en fais pas, nous serons prudente.

Leon : Je vais essayer de vous retrouver là bas avec Ada et Ben. Soyez prudentes en attendant.

Claire : Toi aussi.

Préparées pour le pire, elles empruntent l'élévateur à grille coulissante, arrivant ainsi dans un passage secret venu d'un autre temps.

Des lumières au plafond donnent un peu de lumière à ses murs à briques verdâtres bien sombres avec quelques chaînes suspendu au mur, rappelant beaucoup de vieux donjons médiévaux. Autant dire que l'arpenter est assez angoissant, tellement on peut s'y rendre aux pires créatures dans ce lieu, voir même des chevaliers zombies.

Est ce du sang là sur quelques parties du mur ?

Brrrr !

Il est séché en plus, alors ça ne doit pas être celui de la fille du Maire.

Combien de personnes a t-il tué depuis qu'il est à la tête de cette police ?

Ni moi, ni Sherry ne serons ses prochaines victimes.

Cependant comme l'a dit Leon je dois être prudent, c'est un être encore vivant et doué d'intelligence alors il pourrait m'avoir en douce.

Finalement, une porte en bois d'un style ancien, avec un anneau en guise de poignet, et deux torches l'entourant, se présente à elles.

En poussant celle ci, aucune d'entre elles ne pouvait s'attendre au spectacle macabre qui apparaît progressivement à leur vue.

Une chambre de torture servant aussi à vider les corps qui y sont emmenés pour ensuite les empailler, notamment grâce à la table d'opération au milieu de la pièce, accompagnée d'un récipient visant à accueillir les organes et d'un autre meuble où sont posés différents instruments servant à l'acte en lui même. Deux scies sont mises en évidences dessus, une à métaux et l'autre chirurgicale.

Le corps de Katherine Warren y est couchée, entièrement dépossédée de ses vêtements, ceux ci posés dans un coin pour être remis plus tard.

D'autres corps sont debout tout au fond dans une partie réservé à eux, dans des positions choisis au préalable par leur marionnettiste et qui mettent en avant la beauté qui continue de se dégager de ces jeunes femmes. Celles ci présent de fortes ressemblances avec la fille du maire, laissant sous entendre une préférence de la part du chasseur.

A droite de notre duo se trouve des étagères contenant différents choses utiles pour ce sordide travail, comme des produits de nettoyages, des bocaux pour entreposer ce qu'on leur a retiré, ou bien des cranes humains de gens qui ne convenaient pas cette exposition. Il y a aussi une serpillière et un autre sceau qui y traîne, ainsi que des hachettes accrochés aux murs et bien évidemment un évier dont je vous laisse deviner l'utilité.

Horrible...

L'odeur est atroce !

D'un coup, une ombre surgit alors qu'elle est distraite, envoyant un poing dans sa face qui la fait tomber au sol, forçant, Sherry à reculer, et qui surtout lui fait perdre sa sacoche, en plus de son arme qui est arrachée de ses mains par une poigne bien plus forte qu'elle. En même pas quelques secondes elle s'est fait désarmé par un type qui semble bien se battre, peut être aussi bien que son frère.

Alors que celle qui vient se se prendre ce méchant coup tente de se relever, un peu sonnée, un rire machiavélique assez grave te pénétrant se fait entendre.

Brian : Hahahahaha... Alors tu es arrivée aussi loin. Pas mal, jeune fille ! Mais je ne laisserai personne quitter ma ville ! Tout le monde va mourir !

L'effrayant bonhomme braque son pistolet à la fois sur Claire et sur la petite chose qui se planque juste derrière, complètement apeurée.

Désormais droite sur ses jambes, la Sœur Redfield se maintient contre le mur et regarde son interlocuteur non sans crainte et mépris.

Claire : Ecoute Chef, je...

Brian : Ferme la ! Tu ne peux pas comprendre ce qui s'est passé ! Ces monstres d'Umbrella ont détruit ma belle ville... Comment ont-ils pu me faire ça après tout ce que j'ai fait pour eux !?

Claire: Alors c'est vrai: vous travaillez avec Umbrella. Alors, tu dois être au courant du Virus G. Qu'est-ce que c'est ? Dis le moi !

Brian : Tu ne me donnes pas d'ordre salope ! Je vais tout de même te répondre. C'est l'agent pathogène qui peut transformer l'être humain en arme biologique ultime. Supérieur au Virus T à tous points de vue ! Le Docteur William Birkin est le génie derrière ce projet.

Sherry : Mon père est derrière tout ça ?

Une minuscule tête blonde sort de sa cachette pour bien se montrer aux yeux de l'assassin pervers.

Brian : Sherry Birkin, je suis content que tu sois là, ce sera plus simple d'expliquer.

Claire : Tu n'étais au courant de rien Sherry ?

Sherry : Non, mais je comprends mieux pourquoi mes parents étaient tant déborder par leur travail.

Brian : Au cas où tu ne l'aurais pas compris, le monstre avec un œil sur l'épaule qui arpente ma station est le fruit de ce Virus G, ce qui reste de son père.

Sherry : Papa...

Claire : Comment ça se fait !?

Brian : Aucune idée, mais le Doc prévoyait de trahir Umbrella pour donner son bébé au Gouvernement Américain, et il soupçonnait ses employeurs d'envoyer des soldats pour l'éliminer. Ça a dû foirer quelque part. Le Tyrant qui a débarqué il y a peu doit être là pour éliminer toutes les preuves qui pourraient leur nuire.

Claire : Tyrant ?

Brian : C'est le nom de... Cette arme... Qui...

Le tueur en série commence à se tenir la poitrine en grimaçant de douleur, sans qu'en face personne ne sache ce qui lui arrive.

Brian : C'est... En train... De sortir !

Ses habits se déchirent au niveau de son épaule droite, en même tant que ça peau, laissant la chair et les os qu'il y en dessous se révéler au public, alors que les deux bouts se séparent de plus en plus pour laisser place à une petite créature, une sorte de larve rose avec 6 petites tentacules dont 2 servant de bras, une queue et une bouche sous le corps.

Celle ci sauta hors du corps d'Irons et glisse jusqu'à une trappe au bout de la pièce où y disparaître, alors que sa victime tombe morte sur le sol.

Le sang se déverse jusqu'aux pieds des survivantes, égouttées de cette scène, mais en même temps soulagée pour ce qui est de la plus grande.

Cette dernière s'approche un peu de ce qui reste du chef de la police et lui fout un coup dans le visage car ça lui démange depuis un certain temps.

Claire : Ça c'est pour toutes les saloperies que tu as fait, suceur.

Ceci fait, elle détourne le regard de ce terrible spectacle pour se reconcentrer sur celle qui compte et qui est tétanisée d'effroi après ce carnage.

Claire : Sherry, je suis navrée que tu ais été obligé d'assister à... Ça.

Sherry : Ce... ce n'est pas ta faute Claire.

Claire : Essaye de ne pas y penser, c'est pas facile, mais c'est le seul moyen de garder notre santé mentale.

Sherry : C'est un vrai film d'horreur !

La fille des Birkin se jette dans les bras de son amie pour y pleurer à chaude larme, alors que cette dernière passe sa main dans ses cheveux pour la rassurer.

Claire : Allez, pleure un bon coup, pour que ça sorte.

Sherry : Mes parents, c'est à cause d'eux que tout ça est arrivée ! Que tout le monde est mort !

Claire : Je sais... Nous savons juste ce qui est advenu de ton père, mais pas de ta mère. Nous pouvons toujours essayer de la trouve si elle est encore en vie afin d'avoir sa version des faits.

Sherry : Comment !?

Claire : Nous allons retrouver Leon et ses alliées, et ensuite nous verrons. Nous pourrions nous diriger grâce aux égouts à l'Usine où ils étaient censés bosser.

Sherry : Tu crois que ça va marcher ?

Claire : Je l'espère en tout cas, et l'espoir fait vivre.

Sherry : Merci, je suis sûr qu'elle t'aimera si vous vous rencontrez.

L'accolade dure encore un court moment, le temps de faire passer les dernières goûtes de tristesse pour ensuite enfin se remettre en forme.

Muni d'un sourire chaleureux, la femme au cœur tendre s'exprime avec une voix calmante afin d'aider à tenir le coup.

Claire : Ça va mieux ?

Sherry : Un peu, j'ai peur de ce qui va nous attendre en bas, là où le Triton est parti.

Claire : Si il se met sur notre chemin, je m'occuperai de l'écraser comme l'on fait avec les nuisibles.

Sherry : Si tu le dis, c'est que tu y arriveras.

Claire : Allez, allons y.

Sherry : Attends, il y a des papiers là sur ce bord. Je sais que tu aimes les lire alors tu pourrais les prendre.

Claire : Oui bien sûr, surtout que... Hé, mais c'est le nom de mon frère qui est écrit sur ce rapport !

Sherry : Qu'est ce qui est écrit ?

La femme à la queue de cheval lit à voix haute ce qui suit pour bien se faire entendre.

Cher Chef Irons,

Ce qui suit est un rapport sur les événements survenus dans les Montagnes d'Arklay qui ont abouti à la destruction du manoir.

Notre enquête sur la détermination de la cause des meurtres étranges a commencé le 23 Juillet, lorsque le Capitaine Marini était à la tête de l'Équipe Bravo des S.T.A.R.S. dans les montagnes d'Arklay. À un moment donné, nous avons perdu la communication avec leur hélicoptère et avons été incapables d'atteindre les membres de l'équipe.

Le Capitaine Wesker a ensuite dirigé l'Équipe Alpha dans le cadre d'une mission de recherche et de sauvetage. En survolant les bois, nous avions enfin découvert l'hélicoptère écrasé de l'Équipe Bravo.

Nous avons atterri sur les lieux et commencé notre enquête, jusqu'à ce que nous soyons attaqués par une meute de chiens enragés et que nous devions abandonner. Les chiens semblaient avoir été zombifiés avec une chair en décomposition visible et ont été capables de résister à nos tirs sans même broncher.

Au cours de l'attaque, l'officier Joseph Frost s'est fait dévorer par ces cerbères, sans qu'on puisse le sauver. L'incident s'est produit à proximité du manoir où nous avons été obligés de nous retirer là bas pour y être en sécurité.

En explorant l'intérieur de la maison, nous avons découvert qu'il s'agissait d'une installation appartenant à Umbrella. Le virus meurtrier développé par ces derniers a coûté la vie aux chercheurs du centre, les transformant tous en zombies.

En plus de ceux-ci, nous avons découvert un certain nombre d'armes biologiques développées par l'entreprise. Nous avons également trouvé presque tous les membres de l'équipe Bravo.

Kenneth Sullivan s'est fait dévorer vivant par un zombie à notre arrivée.

Forest Speyer était déjà mort, tué apparemment par des Corbeaux, mais il est revenu à la vie juste après, nous obligeant à le tuer définitivement.

Richard Aiken a été empoisonné par un serpent, mais nous avons pu le soigner, avant qu'il ne se sacrifie pour nous sauver la vie d'un grand requin.

Enrico Marini s'est fait abattre sous nos yeux par un assaillant inconnu.

Rebecca Chambers est la seule à avoir survécu, bien qu'elle soit marquée à vie par ce qu'elle a vécu là bas.

Edward Dewey a été confirmé mort par l'officier Chambers, bien que nous n'en sachons pas le cause.

Pendant que notre enquête progressait, nous avons dévoilé la preuve d'une relation complice entre le Capitaine Wesker et Umbrella. Tous les éléments de preuve ont confirmé que Wesker nous avait piéger.

D'une manière ou d'une autre, nous avons pu échapper vivant au manoir, mais malheureusement, la majorité preuves de l'incident ont été décimées lorsque le manoir a sauté en éclats.

La récente maladie inconnue qui sévit à Raccoon City présente une ressemblance frappante avec les phénomènes inhabituels de zombies observés dans le manoir. Il est très probable que Umbrella soit également impliquée dans cet incident. Gardant cela à l'esprit, je demande que nous lancions une enquête sur la Umbrella Corporation et prenions toutes les mesures que nous pouvons contre eux.

Équipe Alpha S.T.A.R.S.

Chris Redfield

Enfin, la sœur de celui qui a écrit ces lignes a sous ses mains un résumé de ce qui s'est passé là bas il y a deux mois, et en effet, ça craint.

D'autant plus le fait indéniable que aucune poursuite n'a eu lieu contre les principaux fautifs, accentué par le fait que le rapport se trouve nul autre qu'ici.

Sherry : Je ne peux pas croire que mes parents m'aient caché qu'ils travaillaient pour de tels méchants. Je pensais qu'ils étaient de bonnes personnes.

Claire : Peut être qu'ils le sont au fond, mais qu'ils bossaient juste pour les mauvaises personnes.

Sherry : Qu'est ce que dit l'autre journal ?

Claire : Il dit...

C'est reparti pour un peu de lecture.

24 Juillet, Forêt de Raccoon.

J'ai obtenu le document suivant dans une installation appartenant à Umbrella Corporation :

"Armes Biologiques Umbrella"

Nom de code MA-39 : Cerberus

Nom de code MA-121 : Hunter

Nom de code Fi-3 : Neptune

Nom de code T-002 : Tyrant

Outre celles mentionnées, plusieurs autres armes biologiques ont été créées, probablement en raison de la contamination expérimentale du Virus T.

En outre, il semble qu'une épidémie accidentelle se soit produite pendant cette expérience, infectant non seulement les humains, mais également un grand nombre de plantes et d'animaux, qui sont très probablement à l'origine de la situation de danger biologique.

Enfin, aucun traitement efficace n'a été découvert concernant les personnes touchées par le virus.

Jill Valentine

Quelque chose en particulier sur toutes ces informations avait retenu l'attention de notre lectrice.

Claire : On y retrouve le terme de Tyrant comme la mentionné Irons avant sa mort.

Sherry : C'est le nom qu'ils donnent au Gros Lourdaud ?

Claire : J'en ai bien l'impression.

Sherry : J'espère qu'il ne nous attendra pas là où nous allons.

Claire : Il n'a intérêt, sinon je vais déverser toutes mes grenades sur lui.

Sherry : Partons Claire, mon estomac ne va pas bien à cause de l'odeur qu'il y a.

Sa grande sœur spirituelle approuve de la tête et les voilà donc parties pour suivre la trace de la créature engendrée on ne sait comment par ce cher Brian.

L'échelle au niveau de la trappe les mène jusqu'à une passerelle située dans une caverne à la Batman où les cris des chauves souris peuvent être entendus au loin sans que celles ci soient apercevables. Encore heureux, si c'est pour devoir ensuite les affronter parce que l'agent pathogène les a infecté, ce ne serait pas pratique.

Un obstacle de taille s'impose dans ce lieu pas fait pour un gros combat, il s'agit de la chose de tout à l'heure qui est passée du bébé à l'adulte congénitale. Cette abomination a pris forme humanoïde, avec la partie gauche de son corps bien plus développée que la droite faiblarde, avec un gros bras griffus, la queue qui est attaché à la gauche et la présence d'un œil sur ce morceau du torse, semblable à ceux apparus sur William après infection au Virus G. Le bestiole a désormais un gros long cou avec une affreuse tête, exposant une mâchoire grand ouverte prête à vous dévorer, ainsi que des yeux brisés dont la pupille blanche-jaunâtre, entourée d'une sclérotique rouge-orangée.

Le premier réflexe de celle qui a récupéré ses armes en passant, est de mettre la petite derrière elle et sortir sa mitraillette au chargeur complet.

Sherry : Claire, protège moi de cette Grosse Salamandre !

Claire : Ne t'en fais pas, je le fa... Attention !

Un crachat de larve de la part du bestiaux arrive dans leur figure.

Claire esquive sur sa gauche, en prenant Sherry avec, laissant les rejetons traîner au sol tels de vulgaires cafards.

La petite lance alors un regard sur l'étuis qu'elle possède sur elle et pense enfin à sortir le couteau qui s'y trouve pour s'en servir juste après sur l'une des blattes qui arrivait sur elle, la tuant d'un coup bien placé, les yeux pourtant fermés. Les autres se suicident dans le vide, prouvant leur manque d'intelligence.

Le bruit de l'armement du MAC-11 se fait entendre et une pluie de balles vole en direction de cette chose d'un autre monde.

Crève !

Il réagit quand je tire sur l'œil !

Ça doit être un point fiable !

Allez merde !

Avec acharnement, le G adulte finit par succomber à la totalité du chargeur déversé sur lui, laissant la dame sans munition pour cette arme, face à ce qui adviendra par la suite. Il tombe au sol et finit par déverser du sang vert un peu partout, alors que son corps finit par voir ses membres se rétracter comme une tortue vers son corps, ne laissant qu'un tronc aplati en fin de course.

Le premier boss est battu, ce qui permet à celle à qui ont doit ça de reprendre un peu plus d'assurance suite à cette acte de bravoure.

Claire : J'ai réussi !

Sherry : Bravo Claire !

Claire : Tu vois, avec moi, même les gros monstres affreux ne peuvent rien te faire.

Sherry : Je suis contente d'avoir pu te rencontrer. Tu es la personne la plus forte que je connaisse.

Notre guerrière de l'enfer reprendre son vieux revolver qu'elle a sur elle et fait signe à sa petite sœur spirituelle de la suivre sans crainte.

Elles parcourent le reste de la plateforme pour de prochaines aventures qui leur feront ravaler leur montée de confiance, je peux vous le dire.


Dure première journée chez les forces de l'ordre.

A gambader en éviter les pires rejetons de Satan envoyés pour l'Apocalypse, y compris le géant au manteau sombre qui s'est décidé de le poursuivre à nouveau après l'avoir laissé en paix quelques temps. Il lui a même foutu la peur de sa vie en défonçant un mur après avoir résolu une énigme nécessitant son briquet, et il a voulu récidivé en refaisant le coup dans le couloir adjacent, sauf que cette fois ci sa cible a pu lui foutre une cartouche bien senti au visage.

Mine de rien ce sac à PV lui coûterait toutes ses munitions si il devait essayer de le buter réellement.

Au moins notre résolveur professionnel a obtenu la roue dentée dorée qu'il devra utiliser dans la tour de l'horloge qu'il a déjà visité plus tôt en déployant un escalier grâce à une manivelle carré trouvée ailleurs. C'est pas facile ces allers retours avec tous ces items, chapeau bas aux flics qui faisaient ça dans leur quotidien.

Pour se rendre au lieu convoité, il passe par la librairie où repose une atmosphère bien trop calme pour être rassurante.

J'ai déjà les Prises Roi, Tour et Fou, ce sera quoi la prochaine.

La Reine, le Pion ou le Cavalier ?

Ça me rappelle mes parties d'échec du lycée.

Tous le monde était jaloux de mes compétences à ce jeu alors que je me trouvais pas si bon que ça.

J'aurais jamais cru de voir activer un mécanisme avec ça en pleine épidémie de goules un jour.

Le Chef Irons devait en être un passionné, dommage qu'il soit un salopard.

J'espère retrouver Ada quand je retournerai en bas, et qu'elle va bien.

Il faut aussi que j'essaye de recontacter Claire, en priant pour que ça passe cette fois ci.

Leon arrive enfin sur le balcon du troisième niveau de la station, se précipitant pour rejoindre l'autre pièce, mais une grosse main se dresse sur son chemin.

Celle ci s'accroché à la rambarde gauche et le Tyrant 103 fait son apparition avec son visage stoïque, bloquant désormais le passage avec sa grosse masse, et s'approchant du dernier officier en ville pour lui faire rejoindre ses collègues. Il n'a pas prévu cependant que ce dernier en ait marre et se décide à sortir son ultime atout, le Magnum, pour lui coller une balle très lourde dans la figure.

Résultat le Boss Relou se tient le visage de douleur en grognant de plus belle.

A ce moment là, notre aventurier prend une folle décision et fonce sur lui pour le pousser violemment à travers le rebord, le faisant tomber deux étages en dessous, s'écraser sur le bureau au rez de chaussé, démolissant ce qui s'y trouve.

S'étant fait mal à l'épaule en faisant cet acte courageux, la recrue reste néanmoins réaliste dans sa victoire.

Je dois partir avant qu'il ne revienne.

Quelque chose me dit que je reverrai encore.

C'est partie pour l'horlogerie où les tics tacs l'accueillent à pendules ouvertes, donnant une acoustique peu ordinaire à ce lieu si particulier, et le grincement du bois où il circule en rajoute encore un peu. Une fois le rouage mis à la bonne place, la cloche se met à répandre sa mélodie à travers la ville.

Nul doute que ça ne risque pas d'attirer tous les morts du coin jusqu'ici.

Heureusement que je vais partir de là.

Sinon ça aurait été problématique.

Un passage sur sa droite se dévoile, ainsi que la dernière pièce du puzzle qui y est posé à même le sol et que notre collectionneur s'empresse de prendre.

Un trou se trouve juste derrière, menant on en sait où, mais la chute n'a pas l'air mortel, ce qui est essentiel.

Je vais y aller, ça peut...

Sa radio fait bip bip, ce qui l'interrompt dans sa pensée.

Claire : Leon, est ce que tu me reçois ?

Leon : Oui je te reçois Claire.

Claire : Ouf, je commençais à m'inquiéter pour ta situation.

Leon : Désolé, il doit y avoir des interférences sur la fréquence. Tu es où là ?

Claire : Je suis toujours avec Sherry, et nous allons descendre dans la tanière du Chef Irons.

Leon : Tu es folle !? Ce n'est peut être pas un zombie ou un de ses monstres mais il reste dangereux, surtout si tu vas dans un endroit qu'il connait par cœur contrairement à toi !

Claire : J'ai besoin de l'interroger car il doit en savoir des choses, et à en croire une carte là sur le mur, il y a un accès qui mène aux Égouts.

Leon : D'accord... Pourquoi personne ne m'écoute jamais ?

Claire : Ne t'en fais pas, nous serons prudente.

Leon : Je vais essayer de vous retrouver là bas avec Ada et Ben. Soyez prudentes en attendant.

Claire : Toi aussi.

Au moins, la situation est mise au point, il peut donc sauter tel un James Sunderland dans ce précipice, afin de retourner en terre connue.

La longue descente exiguë le mène tout droit au couloir entre le parking, la prison et le chenil, en sortant d'un conduit d'aération assez grand.

Parvenant à se réceptionner correctement sur ses jambes, l'officier Kennedy est content d'avoir trouvé un sacré raccourci lui facilitant la vie.

Néanmoins, la joie n'est que de courte durée quand un cri monstrueux percute ses tympans, venant de très près.

William : SHERRY ! ! !

Ben : Non ! Va... Va-t'en !

Le gentil flic est inquiet de savoir ce survivant en danger et commence à se précipiter vers les cellules.

Ce journaliste a des problèmes !

Je dois l'aider !

Arrivant en courant là où il y a eu les cris, Leon est horrifié de découvrir que c'est le Faux Papa qui est revenu, se tenant face au cachot de Ben, une griffe sanglante laissant des goûtes tomber au sol. Heureusement il ne l'a pas encore remarqué, ce qui fait que le simple humain ravale la bravoure qu'il avait fait preuve face à Mister X et part se planquer dans la cellule voisine.

Le gros mutant finit par rebrousser chemin, en passant devant l'homme caché au souffle coupé, sans le voir, malgré de nombreux yeux.

Une fois loin, le policier peut sortir et aller voir ce qui reste du prisonnier qui refusait au préalable de quitter son nid douiller par peur de se faire buter.

Ce qui dernier est dans un sale état, avec trois immense traces de griffes sur le torse qui laissent ses tripes à l'air et nous confirment qu'il ne parviendra jamais à se faire la malle comme il l'avait prévu auparavant. Le beau roux accourt vers lui pour essayer de le sauver, même si c'est vain et ça il le sait.

Leon : Ben ! Tu m'entends encore !? Allez, réponds !

Ben : Je tiens mon scoop... Ahaha... Cruelle ironie...

Leon : Ben...

Ben : Bute le chef de la police... C'est une ordure... Co-conspirateur...

Leon : Mon amie Claire est en train de s'en occuper, si ce n'est pas déjà fait.

Ben : Merci... Je vais pouvoir... te rejoindre... Katherine...

Il ferme les yeux, définitivement.

Sa main droite se relâche, alors qu'elle tenait trois feuilles contenant des mails imprimés.

Un peu attristé de cette perte, bien qu'ils se soient peu connus, l'homme toujours en vie lui ferme les yeux, avec cette nouvelle mort sur les bras.

Si j'avais attaché cette chose, est ce que j'aurais pu le sauver ou est ce que c'était déjà trop tard ?

J'aurais peut être rien pu faire et j'aurais juste fini dans le même état que lui.

Au moins, c'est allez vite, contrairement à Marvin.

Repose en paix Ben.

Le héros en deuil ramasse ces papiers qui doivent surement contenir des preuves de ce qu'affirmer le journaliste avant de rendre l'âme.

Chef Brian Irons, Raccoon City Police Department

Dans la trahison du stupide Capitaine des S.T.A.R.S., Wesker, le manoir a été détruit.

Mais, il n'y a pas de problème avec la recherche de virus.

Le problème était l'évasion des survivants du manoir, les membres des S.T.A.R.S. Chris; Jill; Rebecca; Barry et Brad.

Si le groupe a ramené des éléments de preuve, disposez-les dans le plus grand secret pour que l'incident ne devienne pas un procès. Pour réguler leur comportement, maintenez-les sous une surveillance suffisante.

Jusqu'à présent, ma femme Annette a été chargée de la liaison.

William Birkin

Voici donc qui donnait les ordres au Chef du coté d'Umbrella, un certain William Birkin.

Sa femme est aussi dans le coup.

J'aurais aimé pouvoir rejoindre cette police plus tôt, pour pouvoir aider de mon mieux les survivants des STARS.

Malheureusement, je ne peux pas changer le passé.

Chef Brian Irons, Raccoon City Police Department

10 000 $ est votre récompense pour cet accord; J'ai été autorisé à donner des conférences.

La recherche sur le Virus G en remplacement du Virus T sera bientôt terminée.

Une fois que cela sera achevé, je deviendrai sans aucun doute un dirigeant d'Umbrella.

Pour cette raison, le moment est venu de faire preuve de vigilance.

Je veux que vous les surveilliez et les teniez absolument à l'écart de la vieille usine de produits chimiques en particulier.

William Birkin

J'ai entendu parlé de cette usine, elle est au nord de la ville.

Si ils ne doivent pas y fouiner, c'est que son labo ou un autre doit être là bas.

Je pourrais m'y rendre via les égouts.

Après, je ne pense pas que je forcerai Claire et Sherry à venir si elles ne veulent pas.

Elles pourront quitter la ville, il vaut mieux pour elles.

Ada par contre sera ravie de l'apprendre.

Chef Brian Irons, Raccoon City Police Department

Nous avons un problème.

Les cadres d'Umbrella ont envoyé des agents pour essayer d'intercepter le G-Virus que je développe.

Deux, peut-être trois personnes. Je ne suis pas sûr du nombre exact.

Pendant de nombreuses années, le Virus G s'est développé avec difficulté; L'interception est en train de s'accumuler.

Les personnes suspectes ne doivent pas entrer dans la ville; Je veux que vous enquêtiez, minutieusement.

Lorsque vous les découvrez, arrêtez-les immédiatement; Je veux que vous me contactiez par Annette.

Il est accepté de tuer dans certains cas.

Le Virus G est ma vie. Ne pardonnez pas à ceux qui interfèrent.

Même Umbrella peut être une analogie humaine.

William Birkin

Ce type a un problème avec ses recherches, ça ne m'étonne pas que tout soit parti en sucette.

Ce virus est vraiment...

Ada : Leon ?

Cette voix de séductrice aux lourds secrets se veut bien plus émotive pour le coup, ce qui surprend un peu notre recrue quand il se retourne un peu pour la voir très inquiète sur son visage, ainsi qu'un peu dégoûtée en voyant l'état dans lequel se trouve le journaliste qu'ils avaient rencontré plus tôt.

Autant dire qu'elle perd un peu son assurance pour le coup.

Ada : Qu'est ce qui lui est arrivé ?

Leon : Une arme biologique d'Umbrella a eu sa peau, mais il a eu le temps de me donner des infos sur la prochain endroit où nous rendre par les égouts.

Ada : Lequel ?

Leon : La vieille usine de produits chimiques d'Umbrella au nord de la ville, c'est là bas que doit trouver le labo de William Birkin, l'homme qui menait les recherches sur le Virus G dans le coin. Ton John s'y trouve peut être, et si on veut porter un gros coup contre ces salauds c'est le bon endroit où aller.

Ada : Tu es meilleure que moi pour trouver des informations utiles.

Leon : C'est nouveau le médaillon que tu as autour du cou ?

Ada : J'ai sauvé une fille d'un grand exhibitionniste et elle a perdu ça.

Leon : Tu as dû croiser Sherry alors. Elle est actuellement avec mon amie Claire, alors tu pourras le lui rendre que nous les retrouverons dans les égouts.

Ada : Alors qu'attendons nous ? Il n'y a plus rien à faire ici.

Leon : Tu mènes la marche, je préfère t'avoir devant moi pour te surveiller.

Ada : Moi qui pensait que tu commençais à me faire confiance.

Leon : Un peu, alors autant continuer sur un bon chemin.

La dame en rouge s'avance donc en première, laissant son surveillant la suivre, en jetant un dernier regard vers le corps du défunt.

Il espère que ce soit a dernière personne à périr devant lui, et qu'ils quitteront ce cauchemar à quatre.