Chapitre 9 : Famille Birkin


Nous quittons le confortable mais macabre Commissariat pour d'humides et insalubres réseaux d'égouts sous celui ci.

Après avoir profité de la victoire que leur avait procuré la morte de l'embryon grandi de Brian Irons, Claire et Sherry décident de suivre le plan prévu avec Leon dans l'espoir d'enfin pouvoir se retrouver, c'est pour cela que nous les retrouver ici, si vous suivez un peu.

Nous les voyons arriver dans un petit couloir donnant un peu plus loin sur une ouverture sur la gauche, avec des barrière métallique et un petit espace pour descendre dans l'eau nauséabonde en contrebas où nous avons ensuite le choix entre une grille sur la droite et une grande porte rouillée avec l'inscription XD-R, qui ne me dit rien.

En fait, elles n'auront pas vraiment le choix de la direction à laquelle prendre.

En haut, au fond du couloir, nous avons une passerelle qui surplombe toute la dernière partie, mais aucun moyen visible pour y accéder.

Se tenant la main, les femmes individus de sexe féminins s'avancent dans cette toute nouvelle zone à explorer.

J'imagine qu'il n'y aura pas trop de zombies là où nous allons.

A limite des ouvriers bossant là au moment de l'épidémie ou bien des corps pourris de gens perdus là depuis on ne sait quand.

Quand je vois qui gérait la police de la ville et quelle entreprise la dirigeait dans l'ombre, la dernière option n'est pas conne.

Après je pense surtout qu'on rencontrera d'autres créatures, surement pires que les lécheurs.

Au moins on est pas dans les égouts de New York, sinon on aurait le droit aux alli...

Sherry : Claire, là haut.

La petite blonde pointe du doigt le passage en hauteur où un revenant qu'elles espéraient ne jamais recroiser refait son apparition.

Le Tyrant 103, avec quelques marques sur le visage, marche en faisant claquer ses bottes sur le sol résonnant, nous prévenant un peu en avance de son apparition, bien que notre héroïne n'y avait pas fait gaffe comme elle était concentrée tant sur ses pensées que sur la survie de sa protégée.

Elle prépare son vieux colt, bien qu'elle risque d'avoir encore une fois besoin de son amie le M79 si le titan venait à charger vers elles.

Comme il fallait s'y attendre, il s'arrête en les remarquant, prenant le temps de les observer quelques instants, mais chose surprenant, il ne tient pas compte d'elles et s'en va tranquillement sans faire de vague. A la surprise de toutes, elles l'entendent s'éloigner progressivement, permettant à la main armée de se baisser.

Sherry : Pourquoi il ne nous a pas attaqué ?

Claire : Je ne sais pas, mais il vaut mieux se méfier, surtout maintenant que nous savons qu'il est là aussi.

Sherry : J'espère que le Faux Pap... que mon papa ne viendra pas aussi nous embêter ici.

Claire : Si ils pouvaient s'entre tuer, ça nous arrangerait. Enfin... Je retire ce que j'ai dit, c'est ton père.

Sherry : Ce n'est plus mon papa. Quoi qu'il soit devenu, ce n'est plus lui.

Claire : Ça ne doit pas être facile pour toi tout ça. Espérons que ta mère a eu plus de chance.

Les deux s'échangent un petit sourirent puis continue leur chemin en passant par le grande porte.

Celle ci les mène à un nouveau couloir inondé jusqu'à dépasser les chevilles, où aucun ennemi ne pointe le bout de son nez pour l'instant.

Alors que la bienveillante motarde s'apprête à aller plus loin avec sa protégée, coup de théâtre !

La porte d'écluse se trouvant juste à coté de Sherry, aspirant une portion de l'eau environnante, ainsi que la collégienne elle même qui disparaît de la vue de son amie en un claquement de doigt, atterrissant dans un autre cours d'eau, ce qui adoucie sa chute. En revanche, son visage et ses vêtements sont désormais trempées de ce liquide peu reluisant.

Une voix lointaine tente alors de lui parvenir, inquiète à son sujet.

Claire : Sherry ! Tu vas bien !?

Sherry : Claire, je vais bien !

Claire : Je ne peux pas t'atteindre, où est ce que tu es !?

Sherry : Je suis un couloir avec plein d'eau, je fais quoi !?

Claire : Essaye de trouver un coin sûr et sec, et attend moi là bas, je vais essayer de trouver un autre chemin !

A présent seule, la fille de chercheurs ne peut que compter sur elle même pour suivre les consignes de sa grande sœur.

Dégoulinant, du visage, elle prend une grande inspiration et déplace ses jambes à travers cette rivière puante, avec le cœur en stress.

Claire, j'espère que tu me retrouveras vite

Je ne me sens pas en sécurité quand tu es loin de moi.

Surtout que j'entends des croassements lointain, ça ne me plaît pas.

Ça vient de derrière ces grands barreaux que je ne peux pas passer.

A gauche c'est plus sec comme elle me l'a dit, mais je vais essayer de trouver plus sûr.

Peut être derrière cette porte...

Cet accès en acier l'amène jusqu'à une sorte de réserve où l'on peut trouver plusieurs étagères face à elle, contenant différent type de matériel comme des pots de peintures ou boites à outils, rien de bien intéressant pour elle surtout que le plupart son inatteignable pour sa taille. Sur le mur entourant l'entrée d'où elle vient, il y a un panneau interdisant de fumer et un tableau avec des chiffres qui ne lui parlent pas.

Ici, ça pourrait être un endroit idéal pour l'attendre, mais avant il faut vérifier les autres voies de sortie.

A sa droite il y a une échelle qui monte jusqu'à un point inconnu. La collégienne va la vérifier mais découvre que c'est un cul de sac en haut et ne voit pas très bien à donc ça sert au final de l'avoir mis là, à part pour faire jolie.

C'est alors qu'un bruit survient dans un autre coin, proche, de cette pièce, comme si quelqu'un a percuté une boite de conserve.

A peine descendu, Sherry se colle donc contre l'aluminium dans son dos, en angoissant de ce dont ça pouvait provenir ce coup.

C'était quoi !?

J'ai peur !

Tu as raison d'avoir peur.

Le visage déformé par la rigidité cadavérique d'une femme apparaît de derrière d'un coté de la première rangée de fournitures, celui à l'opposé d'où l'enfant venait. Cette personne porte sur elle des habits de randonneuse, où il manque une chaussure, déchirés par le temps et les morsures qui recouvre une partie de son corps en piteux état.

Par réflexe, l'innocente fille détourne ses yeux d'elle pour ne pas voir une seconde de plus ces yeux ravagés par la mort qui la dégoûtent.

Finalement, cet endroit n'est pas du tout sûr.

Oh mon dieu !

Je dois partir !

Mon couteau !

Par là !

Pas d'autres !

Mince, je suis coincé, il n'y a pas d'autres sortie !

Où vais je...

Un conduit !

En effet une grille mal serrée se trouve proche du sol sur le mur devant elle, lui laissant une issue de sortie, alors que les raclements de la Mangeuse qui n'arrivent même plus à gémir comme ses comparses à cause de sa gorge mal entretenue. Sans problème, elle arrive à la déloger de ses vis et a se glisser dans un tunnel d'aération où elle peut largement y tenir debout.

Au moins ici, aucun mangeur ne pourra la suivre, et elle devrait être un peu plus en paix.

Je l'ai échappé belle.

Faites que je tombe sur une pièce sans aucune de ces bêtes féroces.

Il y a un autre conduit au fond.

Je me demande où ça mène.

Avant d'y parvenir, de nouvelles bestioles décident d'aller lui dire bonjour via une grille au milieu du plafond.

De gros cafards de la taille d'un rat en sortent et se jettent sur la pauvre fille pour essayer de lui grignoter la peau, sauf que la plupart finisse couper en deux par cette dernière qui utiliser enfin la lame que lui a confié sa protectrice. En continuant d'user celle ci avec des gros mouvements pour avoir le plus de vermines, elle progresse jusqu'à l'autre bout du passage, s'éclipsant par une autre grille.

Séparée de ces saloperies, elle s'est néanmoins fait mordre par quelques unes d'entre elles, ce qui picote beaucoup.

Espérons que le virus ne se soit pas transmis en elle.

J'ai peur des blattes !

Pourquoi elles sont aussi grosses !?

Je neveux plus les revoir !

Où suis je maintenant ?

Elle se trouve dans une petite pièce de d'innombrables ordures sont entreposées, comme des canettes, de vieilles consoles de jeu, des restes de repas et d'autres trucs peu reluisant. Une seule chose dénote par rapport au reste, c'est une sorte de médaille grise dont les reflets attirent le regard des petits yeux bleus qui l'ont remarqué.

Ils s'en approchent et un main vient le ramasser, leur permettant de l'examiner plus en détail.

C'est... un loup ?

Je vais le garder, ça pourra peut être servir à Claire quand je la retrouverai.

Alors qu'elle le range dans la veste appartenant à la concernée, une vive lumière rouge se met à clignoter dans la pièce, accompagnant une alarme peu rassurante et un vrombissement qui vous donnera peut être une idée de ce qui va se passer.

Sherry ne se doute de rien, la pauvre.

C'est ainsi que sol se dérobe sous ses pieds, à sa surprise, l'entraînant avec les déchets dans une plus grande pièce où un plus grand nombre saleté y est déjà entreposée en attendant d'y être compactée. Une eau trouble rappelant un vieux film de SF se trouve ici, mais contrairement à celui ci, il y a une sortie bien plus accessible à cet endroit contraignant.

Cependant le choc de la chute fait perdre connaissance à la jeune fille, l'empêchant de s'enfuir.

Sans qu'elle le sache, sa descente a été vu par quelqu'un de sa famille.

Revenons enfin à Claire qui n'est pas resté sans rien faire pendant ce temps et qui a parcouru une portion des égouts environnantes dans l'espoir de retrouver celle qui lui avait redonné espoir quand à la fuite de cet enfer. Sur sa route fétide se dresse de grosses araignées de plusieurs espèces, certaines colorées et d'autres plus ternes, ainsi que des gros crapauds qui veulent essayer de vous avaler en vous chopant avec leur langue visqueuse.

Après avoir bravé tout ça, notre femme armée finit par prendre une porte qui l'amène dans une sorte de pièce servant à nettoyer l'eau qui vient s'y retrouver, ce qui explique la piscine de liquide sale qui s'y écoule par un trou rond dans le mur. Un pont se trouve un peu plus loin, permettant d'accéder une partie solide au fond à droite où se trouve une autre porte, mais il faut pour cela contourner un peu par la gauche.

En haut on peut apercevoir un autre étage, bien qu'il y soit impossible d'y accéder à partir d'ici.

Avant de pouvoir traverser cet endroit un peu plus reposant, une silhouette vient se montre par la gauche en visant la protagoniste avec un Glock 17 gris foncé à culasse chromée de couleur blanche.

? ? ? : N'approchez pas !

Cette personne est une femme approchant de la quarantaine, blondes aux yeux bleus avec une coupe mi longue s'arrêtant un peu en dessous du menton, portant un tee-shirt noir sans col formant assez ouvert avec une blouse blanche par dessus, ainsi qu'un pantalon beige et des mocassins rouges foncées.

Claire : Vous devez être la mère de Sherry, Annette.

Annette : Qui êtes vous !? Si vous êtes un agent d'Umbrella, je vous jure que…

Claire : Calmez vous, je m'appelle Claire Redfield, je suis la sœur de Chris, l'un des survivants des STARS que votre mari avait dans le collimateur.

Annette : Ah oui je vous reconnais… J'avais complètement oublié cette histoire là. Avec tous mes soucies actuelles, les STARS me seraient plus bénéfiques que problématiques.

Claire : Malheureusement, la plupart sont déjà en Europe, y compris mon frère, pour lutter contre Umbrella.

Annette : Je leur souhaite une réussite, bien qu'elle ne soit pas assurée. Sinon, comment vous savez le nom de ma fille ?

Claire : Je l'ai rencontré dans le Commissariat et nous avons décidé de nous échapper par là en essayant de nous retrouver avec trois autres survivants.

Annette : Mais pourquoi vous a t'elle suivi ? Je lui ai demandé de rester là bas pour sa sécurité.

Claire : L'endroit n'est plus sûr pour elle là bas, ça grouille de zombies et d'autres monstres. Y compris un Tyrant comme vous les appelez qui est à sa poursuite sans que j'en sache la raison, et aussi ce qui reste de son Père.

Annette : Oh non… William l'a retrouvé !

Claire : Oui, et j'aimerais savoir comment il a pu devenir ce monstre !

Annette : Je vais vous l'expliquer…

Le temps se fige l'espace d'un instant, pour nous replonger dans la soirée où tout a commencé.


22 Septembre 1998


Minnesota; Montagnes Arklay; NEST


Seul dans son labo personnel, le Docteur William Birkin contemple, assis sur une chaise, une tasse de café fumante reposant juste à coté, le fruit de tant d'années de recherche qu'il avait mené après avoir découvert sa forme de base grâce aux expériences menées sur Lisa Trevor avec le Virus Progenitor, à l'époque où il travaillait encore au Laboratoire Arklay.

Le Virus Golgotha est presque arrivée à sa forme parfaite, mais est ce que ça valait vraiment le coup ?

Le but eugénique était de créer la race humaine parfaite, sauf que ce rêve a commencé à vite s'envoler en l'espace de quelques mois.

Sachant qu'Umbrella le prenait pour un con et qu'il n'aurait jamais la place qu'il méritait chez eux, le Doc a saboté le fonctionnement des autres installations environnantes en en contaminant notamment certaine avec le Virus Tyrant, ce qui est explique l'augmentation des patients à l'hôpital de la ville.

Tout ça pour les trahir après avoir conclu un accord d'asile avec le gouvernement américain, sauf que les représentants de la Delta Force qu'ils étaient censés envoyés tardent à venir, ce qui l'inquiète au plus haut point.

Est ses employeurs qui ont réussi à capoter la rencontre ?

Vu comme c'est parti, ils vont l'Umbrella Security Service ou l'Undertaker Unit pour lui trouer la peau et ils lui voleront sa recherche, rendant tous ses efforts vains, donc vous pouvez comprendre pourquoi son morale à baisser d'un coup en seulement quelques semaines.

Le regard du chercheur se tourne d'abord vers une photo sur son bureau où nous pouvons y voir les cinq principaux chercheurs qui ont contribué à l'amélioration du virus de couleur violette dont les noms complets y sont visibles en bas du cadre. William Birkin, Annette Birkin, Frederic Downing, Monica Straw et Julian Frost.

Une autre image posée juste à coté représente cette fois sa petite famille, dont encore sa femme, mais aussi et surtout sa mignonne fille Sherry.

Il ne peut s'empêcher de sourire en les voyant tous les trois heureux dessus.

William : Sherry… Je suis le pire des pères en ce moment, mais j'espère que ça vaudra le coup. Albert avait raison, mais moi je l'ai traité de tous les noms, au lieu de l'accompagner avec mes recherches. Allez savoir où il est maintenant, mais je suis sûr que mon précieux Virus G l'intéressera et que je le reverrai avant ma mort.

Il rigole un peu en se rendant compte qu'il en vient à se parler tout seul, comme un bon gros schizophrène.

Son attention se porte ensuite sur son Glock 19, attendant dans son coin qu'on vienne jouer un peu avec lui.

A ce moment là, un son lointain parvient jusqu'à ses oreilles, celui de bruits de bottes s'avançant vers sa direction, ainsi que le bruit de l'ouverture automatique de la porte donnant à la salle des casier juste avant le sas menant là où il est.

En réflexe, il range son arme virale sur lui et prend son arme automatique en se levant pour attendre d'une main ferme ces visiteur.

William : Alors, est ce Umbrella ou le Gouvernement ? Voyons si la chance continue à me sourire.

Pas de peau, deux soldats portant une combinaison intégrale de commando noire avec un masque à gaz aux yeux et à la bouche gris, pointent le bout de leur MP5, SD3 pour celui qui a pour nom de code Hunk et SD2 pour l'autre. Ils s'empressent de menacer celui qui les intéresse avec, en remarquant qu'au passage, lui aussi les menace avec son propre argument.

William : Alors, vous êtes enfin venus.

Hunk : Docteur, nous sommes ici pour collecter l'échantillon du Virus G.

William : Désolé, mais je ne vais pas simplement vous remettre le travail de ma vie.

Alors que le scientifique recule, il heurte sans le voir la table à l'arrière, le distrayant assez pour le partenaire du soldat qui causait se mettre à lui mitrailler le corps, le touchant à plein d'endroits différents, ce qui tuerait n'importe qui instantanément mais pas lui. Grièvement blessé et désormais adossé contre le meuble dans son dos, il ne peut que voir le chef sermonner son subordonné en lui faisant baisser son fusil.

Hunk : Arrête ça ! Tu risques de toucher les échantillons derrière !

Le leader se précipite alors vers l'endroit où sont entreposés les échantillons de Virus G et T afin de les mettre dans une mallette prévue à cet effet, tandis que dans le même temps, une quatrième personne fait son apparition dans le labo, à savoir la femme du type abattu. Le soldat surnommé Ghost à l'entrée la braque et se prépare à la buter si il le faut.

Ghost : Je la refroidis ?

Hunk : Non c'est bon, j'ai ce pourquoi on est là, on peut se tirer !

Il lui refile la mallette pleine d'agents viraux et ils se tirent sans prendre de temps avec ces conneries.

Annette est choquée de découvrir l'état de son mari et se précipite à son chevet.

Annette : William ! Oh, mon...

William : Ne les laisse pas fuir...

Annette : Tiens bon, chéri... Je m'occupe de cette blessure par balle en premier.

William : Non...

Annette : Je reviens !

William : Annette...

Sans l'écouter, elle part chercher du soin, disparaissant de la vue du mourant.

Ce dernier, dans un dernier élan de survie, sort le flacon qu'il a sur lui et qui a survécu tout autant au choc qu'aux tirs.

William : Désolé...

Sa main gauche sanglante tente alors de choper quelque chose d'important qui se trouve normalement sur la table contre laquelle il est posé.

Un petit appareil servant à injecter un agent pathogène dans un corps vivant ou mort.


30 Septembre 1998


Minnesota; Raccoon City; Installation Umbrella Égouts


Claire est étonnée par tout ce qui a été dit jusque là, surtout le dernier point.

Claire : Il a injecté le Virus G dans son propre corps !?

Annette : Le Virus G a la capacité de revitaliser les fonctions cellulaires.

La mère de Sherry reprend un peu son souffle avant de raconter la seconde partie de l'histoire.


23 Septembre 1998


Minnesota; Raccoon City; Égouts


Alors que les rats font entendre leur couinement dans les tunnels secs de ce réseau souterrain, deux soldats de l'USS discutent tranquillement à l'angle d'un embranchement en attendant la suite des ordres tout en ayant retiré leur masque pour un certain confort. Celui qui est à l'entrecroisement est blanc de peau avec un Steyr TMP entre les mains, et l'autre à le visage brun tout en possédant un Franchi SPAS-12 avec crosse fixée.

Blanc : Hé Derek, tu as déjà rencontré Tommy Nielsen ?

Derek : Non, c'est qui ?

Blanc : Un cadre de la boite, un vrai connard. Du genre à te rappeler sans cesse le mérite qu'il a d'avoir le cul vissé à un siège tout la journée alors que toi tu te fais chier à couvrir les conneries que lui et ses potes ne cessent de faire.

Derek : Oh ouais, ce sont les pires ceux là.

Blanc : Sinon tu sais qui c'est qui fait parti de la nouvelle Equipe Delta ?

Derek : Non, qui ?

Blanc : Vector.

Derek : Le disciple de notre Grande Faucheuse ?

Blanc : Celui là même.

Derek : N'empêche, je ne sais pas toi mais j'aimerais connaître les détails de ce qui s'est passé dans les Montagnes Arklay en Juillet.

Blanc : Pareil, car beaucoup de nos collègues sont morts là bas sans qu'on s...

Coupé court dans sa phrase par des puissantes griffes qui lui traversent l'abdomen, il crève instantanément empalé par celle ci.

Stupéfait par cette vision d'horreur qui se passe sous ses yeux, le mec pourtant entraîné à tuer, ne peut que murmurer un nom.

Derek : Luke...

Nul doute qu'il se sera le prochain sur le liste de ce monstre éprouvant une soif de sang.

Autre-part dans ses tunnels, Hunk et Ghost essayent de se réunir avec le reste de l'Equipe Alpha censés garder les égouts , sauf que c'est la galère, surtout qu'ils n'ont pas de nouvelles de deux autres soldats qui étaient descendu avec eux dans le labo. Tout ça ne sent pas bon du tout.

Hunk : Weasel ? Giseisha ? Vous me recevez ?

Ghost : Je crois qu'il faut prévenir l'autre équipe pour qu'ils viennent nous épauler.

Hunk : Equipe Bravo, nous rencontrons des soucies sur le chemin du point de rendez vous. Venez nous rejoindre au Point Chute d'Eau.

Ghost : Chef, là bas !

Il pointe du canon l'humanoïde qui s'avance vers eux, présentant encore une moitié du corps reconnaissable comme étant l'employé renégat qu'ils ont criblé de balle plus tôt dans la soirée. L'autre moitié en revanche a eu une croissance spectaculaire de ses muscles et de sa masse, tout ne développant un globe oculaire semblable à une tumeur sur son épaule, ainsi qu'une paire de griffes pas trop grandes mais bien bien taillés pour déchirer ses adversaires.

Il s'avance vers le duo responsable indirectement de son état dans l'espoir de se venger tout en criant un mot à leur encontre.

William : Tuer !

Ghost : Qu'est ce qui lui est arrivé !?

Ils reculent, alors que le chef de l'escouade et de l'Equipe Alpha ouvre le feu sur feu le Doc.

Hunk : Protège la mallette ! Mange ça, sale monstre !

Ghost : Les balles... ne l'arrêtent pas !

Hunk : C'est quoi ce truc ?

Acculés dans une impasse représenté par des grandes barres métalliques, leur sort n'est guère favorable.

Non loin de là, leur vacarme est entendu par deux autres membres de l'équipe, Kirkpatrick et Martinez.

Kirkpatrick : Qu'est-ce que c'était ?

Martinez : Quelque chose ne va pas. Allons vérifier ! Là-bas ! Dépêchons nous !

Ils accourt jusqu'à l'origine du boucan, découvrant la macabre scène qui s'y joue.

La mallette, désormais ouverte, avec les fioles brisées en dehors, laissant plusieurs rongeurs se faire un repas au Virus T et G.

Le corps de Ghost repose juste à coté, marqué par trois lames sur son torse, son assassin le surplombant de sa taille.

Kirkpatrick : Qu'est-ce que c'est que cette chose ?

La chose lui répond par un grognement avant de se précipiter vers eux à une vitesse qu'on ne lui connaissait pas.

Martinez : Feu ! Feu ! Fils de... !

Un coup de griffe dans l'abdomen a tôt fait de clouer son bec, laissant son pote sans voix face à ce blindé impénétrable.

Le pauvre soldat plaide sa vie, mais la créature saura bien la lui enlever.

Dans un autre coin, pas si loin de là, au fond dans couloir sans but, se trouve les derniers membres encore vivants non présentés de ce groupe de combat.

Miguel est salement amoché, blessé plus tôt par le mutant en colère, tandis que Goblin 6, sa petite amie, s'occupe de lui.

Goblin 6 : Hé Thī̀rạk, ne meurs pas, nous sortirons tous les deux d'ici.

Miguel : Tire toi de là Querido, avant que ce rejeton du Diable ne t'envoie au cimetière comme moi.

Goblin 6 : Nous allons sortir de là ensemble, ce n'est pas supposition.

Miguel : J'envie ton optimisme.

Profitant du fait qu'ils n'aient plus leur masque, elle pose son Rakow G2A2 à terre et embrasse son copain pour peut être la dernière occasion de le faire.

Sans le savoir, cet échange touchant a été observé par Annette qui s'apprêtait à les battre froidement avec son propre pistolet avant de finalement se raviser et de s'en aller. La situation actuelle est déjà suffisamment ironique, avec l'homme en train de crever et la femme cherchant désespéramment à le faire survivre.

Un autre rescapé de l'attaque de William, c'est Derek qu'on a vu auparavant, sauf que lui aussi a été laissé dans un état déplorable.

Cloué au sol sur le dos, trop faible pour bouger, il essaye néanmoins d'attraper sa radio à un mètre de là pour tenter de prévenir l'autre équipe de l'escouade du danger qui les attend. A force de forcer, il devrait parvenir à ses fins, on l'espère.

Surprise, un gros rat vient faire son apparition, ce qui fait un peu plaisir au blessé qui en a un plus petit chez lui, mais bon là c'est pas vraiment de penser à ça, bien que ça soulage un peu la douleur. Par contre ce qui va la raviver, c'est quand l'humain ne remarque que trop tard les quelques bouts de peau du rongeur qui sont tombés, laissant apercevoir la chair en dessous.

L'animal se lève sur ses pattes en couinant, ce qui ramène toute sa famille présentant les même symptômes que lui, puis ensemble ils grimpent sur le gros tas de viande à leur disposition. Avec hargne et faim, ils commencent à le dévorer vivant de toutes les parties de son corps, le faisant hurler de douleur.

Cependant, là où il se trouve, personne ne l'entendra crier.

30 Septembre 1998


Minnesota; Raccoon City; Installation Umbrella Égouts


Le récit est enfin terminé, terminant sous une note tragique avec un vrai massacre.

Claire : Donc ce sont les rats qui étaient porteurs du virus.

Annette : En raison de sa transmutation induite par le virus, William devrait avoir perdu toute mémoire antérieure.

Claire : Quel bordel...

Annette : Et ce n'est même pas toute l'histoire. Toutes les armes biologiques à Virus G, y compris William, ont la capacité d'implanter des embryons dans d'autres formes de vie.

Claire : Comme un Facehugger ?

Annette : Les corps des individus avec un codage génétique non apparenté sont susceptibles de rejeter l'embryon, mais comme Sherry est sa fille, cette possibilité est inexistante... c'est un instinct de survie inhérent.

Claire : Oh non... J'ai été séparée de Sherry en arrivant dans les égouts, et je suis en train de la chercher là. Il faut vite la trouver avant que ce William ne la trouve car je n'ai pas envie qu'elle subisse le même sort que John Hurt !

Annette : Je dois vous avertir que pour des raisons de sécurité, j'ai planqué un exemplaire du Virus G dans son médaillon, mais Umbrella a dû réussir à le savoir et donc c'est pour cela qu'un Tyrant la cible aussi.

Claire : Elle n'a plus son médaillon, c'est surement pour ça qu'il ne nous a pas attaqué tout à l'heure.

Annette : Quoi !? Où est il !?

Claire : Sherry m'a dit que c'était une jeune femme asiatique qui l'avait paris en la sauvant du Tyrant justement.

Annette : Il faut retrouver ma fille, et le médaillon, les deux sont très importants pour moi !

Claire : Touchant... Enfin bon, je vais aller vérifier par là pour la trouver.

Annette : Je vais voir de là où vous venez, comme je connais très bien ces tunnels, vous avez peut être raté l'endroit où elle est.

La mère part donc d'un coté pendant que notre héroïne s'éclipse de l'autre, tout en ramassant les munitions et herbes environnantes, par précaution.


Après 3/4 de ce chapitre centré sur la partie de Claire et Sherry, incluant un gros flash-back, allons voir un peu du coté d'Ada et Leon.

Ces derniers ont refait le parcours à travers le passage du chenil, sans croiser d'ennemis cette fois ci, et avec un médaillon autour du cou pour la jolie chinoise. Autant dire que sur le chemin ils ont le temps de s'organiser sur la suite de l'aventure, alors que la dame mène la marche.

Leon : Je me demande quand même qui est le petit diablotin qui s'est amusé à planquer ces prises aux quatre coins du commissariat.

Ada : Quelqu'un qui avait du temps à perdre en cet apocalypse zombie.

Leon : Au moins, cette fois ci, on ne devrait pas à avoir faire demi-tour.

Ada : Comment tu peux être sûr que nous trouveront tes deux amies là bas ?

Leon : Parce que je leur fait confiance ?

Ada : Tu fais à ce point confiance à des personnes que tu as à peine rencontré ?

Leon : Elles au moins n'ont pas essayé de me tirer dessus.

Ada : C'est pas faux.

Ils arrivent sans problème à la fosse septique, où un petit pont ouvrable, entouré du vide avec un gros cylindre de chaque cote, permet de relier les deux cotés de la salle. La panneau où il faut mettre les pièces d'échecs se trouve au fond à gauche, juste à coté de la porte donnant aux souterrains.

Seul petit soucie de rien du tout, la présence du G-Birkin au beau milieu du chemin, s'accrochant à la rambarde à sa droite pour ensuite y arracher avec sa puissance un morceau, afin d'avoir un tuyau en fer rouillé en guise d'arme. Allez savoir pourquoi il faisait ça, car il fera moins de dégâts qu'avec ses griffes comme ça.

C'est comme passer du'une arme de niveau 100 à niveau 1 sans raison apparente.

Les deux arrivants dégainent chacun leur calibre, celui de l'officier Leon étant bien plus gros que celui de l'espionne, pour tenir en joue ce mutant.

Leon : C'est lui qui a tué Ben. Sherry l'appelle "Faux Papa".

Ada : Charmant bonhomme...

Ni l'un ni l'autre n'est rassuré face à cette présence, bien que la jeune femme essaye de le cacher du mieux qu'elle peut pour continuer à paraître crédible.

En les voyant enfin, l'arme biologique se tourne vers eux en tapant le bout de son bâton sur le sol tout en criant une chose très étonnante.

William : Aidez moi !

Le duo se lance des regards entre eux, perplexe face à cette requête provenant du monstre.

Ils regrettent bien vite cette distraction car il en profita pour foncer vers eux en assènent un coup vertical vers eux qu'ils esquivent de peu, Leon par sa droite et Ada par sa gauche. Séparé par l'ennemi, ils commencent à lui tirer dessus, mais c'est celui qui a le magnum qui fait mal qui attire bien évidemment l'attention de la créature blindée.

Celle ci s'avance vers le tireur isolé, s'apprêtant à l'avoir comme il n'a plus aucun moyen de fuir, l'espace étant trop étroit et la porte pas de son coté.

Merde, je suis coincé !

Je ne vais quand même pas me jeter dans le vide, non !?

Attends deux secondes, son œil...

Tentons le Diable !

Avec la dernière balle dans son chargeur, il explosa l'œil présent sur l'énorme épaule de William.

Celui ci hurle alors de douleur et commence à frapper partout de façon frénétique, comme si il était aveuglé par l'action du survivant.

Sans savoir où aller, il finit par défoncer sans le vouloir la barrière de sécurité et à tomber dans le vide sans parvenir à se rattraper. Il disparaît donc de la vue des deux humains normaux qui peuvent se retrouver dans de meilleurs conditions.

Le mâle blanc soupire de soulagement après cette grosse frayeur, alors que la femelle asiatique est étonnamment heureuse de le voir indemne.

Ada : Désolée de n'avoir pas été d'une grande aide pour le coup.

Leon : Tu ne pouvais pas faire grand chose avec juste un pistolet.

Ada : J'espère pouvoir avoir aussi de grosses armes comme toi, même si je n'ai pas de sacoche pour les transporter.

Leon : Au pire, tu sais quoi...

Il lui tend le Desert Eagle, à sa grande surprise, qu'elle prend après un court laps de temps d'hésitation.

Leon : Et voilà les munitions qui vont avec.

Ada : Tu es sûr que tu ne vas pas regretter de me l'avoir filer ?

Leon : J'ai déjà mon Remington qui me suffit.

Ada : Hé bien merci, je tacherai de bien m'en servir.

Leon : Il faut savoir s'entre aider dans ce genre de situation, et comme ça, si on recroise de gros démons, on pourra les repousser à deux.

Ada : Alors, allons y Clyde.

Elle lui fait signe de la suivre alors dirige déjà vers l'accès qu'il doit déverrouiller.

Esquissant un petit sourire, le policier courtisé se joint à elle pour continuer leur périple qui risque d'être toujours autant savoureux.