Chapitre 10 : Pouffiasse en Robe Rouge


Nul part.

Claire avait beau avoir fouillé tous les recoins possibles, elle ne l'avait trouvé nul part, comme si elle s'était volatilisée du scénario.

L'inquiétude se fait alors de plus en plus pressante et tombe même au désespoir quand elle ressort de la pièce où elle avait rencontré la mère de la disparue, retournant au niveau de la chute d'eau où un appareil à jetons attendait deux médailles à être mises en lui. Elle n'en a qu'une, mais ça sert à rien tant que Sherry ne sera pas avec elle.

Perdue à son tour, notre héroïne ne peut qu'attendre qu'un miracle se produise, c'est son dernier espoir.

Sherry, où es tu bordel !?

Dieu, je ne te demande jamais de choses mais là s'il te plaît, ramène là moi !

Fais preuve de bon sens et ne la laisse pas entre les mains de Lucifer !

Si t'existe vraiment, fais le !

Sherry : Claire !

Claire : Sherry !

Le sourire béant apparaissant sur son visage, symbolisant ses prières qui ont été entendu, disparaît aussi vite que sa croyance quand elle se rend compte, horrifiée, que la jeune fille n'est pas au meilleur de ses états. Ses yeux on pris une teinte un peu plus rouge tandis qu'elle se tient le bas du ventre pendant un petit instant avant de reprendre de l'assurance et de la joie face à sa sœur adoptive.

Elle se précipite vers elle pour se blottir de ses bras, soulagée d'avoir enfin pu se réunir avec elle après une infinie absence.

Sherry : Claire, je ne veux plus te perdre !

Claire : Sherry...

Sherry : Je suis heureuse d'être à nouveau avec toi !

Claire : Sherry, écoute moi...

L'innocente gamine la relâche pour découvrir une fontaine d'inquiétudes se déverser sur ses problèmes.

Claire : Qu'est ce qui t'es arrivé ?

Sherry : Rien...

Claire : Ne me mens pas, je vois que que quelque chose ne pas.

Sherry : Papa m'a retrouvé, et je crois qui m'a fait avaler quelque chose.

Claire : Oh non...

Sherry : Est ce si grave que ça ?

Claire : Beaucoup, il va falloir te soigner, en espérer qu'il existe un moyen de le faire.

Sherry : Qu'est ce qu'il y a ?

Claire : Tu es infecté par la même chose qui a transformé ton papa, et si nous ne faisons rien, tu finiras comme lui, voir pire.

Sherry : Je ne veux pas finir comme lui !

Claire : Ne t'en fais pas, je ferai tout pour que ça n'arrive jamais.

Sherry : Comment ?

Claire : Il doit y avoir quelque chose dans le labo de ton père. Ta maman ne m'a pas dit où il était mais...

Sherry : Tu as croisé ma maman ?

Claire : Oui, elle va bien et elle est partie te chercher loin en arrière. On a pas le temps de faire demi tour, mais suis sûr que si elle a pu tenir jusque là, elle le pourra jusqu'à ce qu'on revienne la chercher.

Sherry : Par où nous allons maintenant ?

Claire : Il doit y avoir quelque chose derrière cette chute d'eau mais le courant tes trop puissant pour y passer comme ça.

Sherry : Il y a des renfoncements ici. Tu crois que ce que j'ai trouvé peut aller avec ?

Elle sort de sa poche la médaille du loup qu'elle a trouvé plus tôt et semble lié à celle de l'aigle que la motarde a sur elle.

Une fois les deux de sortie pour faire la comparaison, il est forcé de constater qu'elles ont les deux clés permettant d'ouvrir cette drôle de porte.

Claire : Je pense que oui. On va les mettre en même temps.

Sherry : D'accord.

Elles insèrent donc les deux pièces à leur emplacement, ce qui provoque la fin de la coulée d'eau, libérant un court passage avec une porte en bois.

Qui c'est ce qui va les attendre de l'autre coté ?

En tout cas, l'adulte prend la main de l'enfant pour l'y accompagner, tout en vérifiant continuellement l'évolution de son état qui pour le moment n'empire pas plus que ça. Elles arrivent à deux sur un tunnel caverneux prenant un virage à droite, où un pont permet de la traverser, bien le sol soit à peine moins d'un mètre en bas, avec des proportions peu idéales pour marcher dessus.

Claire guide ainsi l'infectée dans ce drôle de souterrain alors que le plafond se met à trembler sans raison apparente, sans interrompant leur progression.

Claire : Je ne veux même pas savoir c'est quoi le gros truc qui fait tout bouger.

Sherry : Claire...

Claire : Qui a t-il Sherry ?

Sherry : Tu devrai prévenir tes amies de où nous allons pour qu'ils puissent nous y retrouver.

Claire : Tu as raison, heureusement que tu es là pour m'y faire penser.

Alors qu'elles arrivent au tournant, la femme à la queue de cheval prend sa radio pour communiquer avec son ami officier de police.

Claire : Leon, tu es toujours vivant ?

Leon : C'est le cas... Bien que je me sois fait tirer dessus.

Claire : Comment !? Par qui !?

Leon : Une femme blonde en blouse blanche, elle voulait tirer sur Ada mais je me suis interposé.

Claire : Tu devrais arrêter de jouer les héros, tu ne tiendras pas jusqu'à la fin à se rythme.

Leon : Ma tenue blindée ne pas portée chance pour le coup.

Claire : La femme que vous avez croisé était Annette Birkin, la mère de Sherry. Elle et son mari, William, bossaient pour Umbrella jusqu'à ce que ça merde et que le père de Sherry devienne la créature avec un œil sur l'épaule que nous avons croisé au Commissariat.

Leon : Attends quoi !?

Claire : Ada, elle est comment ?

Leon : Comment comment ?

Claire : Est ce qu'elle ne serait pas asiatique et elle n'aurait pas récupéré un médaillon récemment ?

Leon : Oui c'est ça, normalement il appartient à Sherry si j'ai bien compris.

Claire : Un échantillon de Virus G est dedans, vous devez absolument le récupéré car il est l'une des meilleures preuves qu'il nous faut pour faire tomber Umbrella une fois sorti de cette terre de personne.

Leon : Je préviendrai Ada quand je la retrouverai, car elle est partie poursuivre cette Ada. Je dois l'avertir d'éviter si possible de la tuer.

Claire : De mon coté, je suis obligé de ma rendre à leur labo pour guérir Sherry.

Leon : Pourquoi ?

Claire : Son père l'a contaminée avec son virus et qui c'est ce qu'elle risque de devenir si je ne fais rien pour la sauver.

Leon : Tout va de mieux en mieux.

Claire : A coté de la piscine de traitement des déchets, il y a une porte en bois qui donne sur un chemin menant à une sorte de téléphérique. Je pense que c'est le chemin qui mène. Vous pourrez l'emprunter pour nous y rejoindre.

Leon : J'ai hâte qu'on puisse se retrouver, sans qu'il y ait encore d'autres empêchements.

Claire : Moi aussi. Prends soin de toi.

Le contact se coupe entre les deux, sans savoir si cela va mettre plusieurs chapitres avant leur prochain dialogue, ou même avant des possibles retrouvailles.

Désormais l'objectif est droit devant, au fond d'un tunnel fait roche dont on ne voit justement pas le bout, et qu'il va falloir traverser avec l'aide de l'engin juste devant qui les éclaire de sa lumière, montrant qu'il fonctionne correctement. Ça fait bizarre cette gondole souterrain car ça rappelle la fille plus âgé sa classe de neige de jadis, donc un tout autre cadre te décor que celui là.

Trêve de nostalgie, les deux survivantes pénètrent dans la télécabine où aucun corps de soldat d'Umbrella ne s'y trouve.

La collégienne va s'asseoir sur le siège face à l'entrée tandis que l'étudiante part démarrer le bousin sans trop de difficulté car par chance il n'y a pas 36 000 boutons sur le tableau de commande. C'est même plus simple que ça puisqu'il y a un gros bouton rouge sous l'inscription "On/Off".

On serait se serait tous attendu à une clé de contact ou bien un levier à actionner, et bien nom, c'était encore trop simple pour eux.

L'appareil se met en marche pour un trajet qui prendra de nombreuses minutes car leur destination n'est pas la porte à coté, ce qui permet le temps au duo devenu proche de se reposer un peu cote à cote. Sherry décide d'enfin manger son Kit Kat, le repas de la condamnée, alors que la brunette assise près d'elle la regarde en se préoccupant beaucoup des potentiels signes de dégradation corporel.

Claire : Ça n'empire pas pour l'instant ?

Sherry : Non, mais mon ventre continue à me faire mal de plus en plus souvent.

Claire : Tu me le dis si d'autres symptômes

Sherry : Est ce que je vais finir comme le méchant monsieur dont le triton est sorti ?

Claire : J'espère que non.

Sherry : Pourquoi est ce que tu fais tous ces efforts pour m'aider ?

Claire : Pourquoi je ne le ferai pas ?

Sherry : Nous nous connaissons pas et c'est pas normal que deux étrangers s'aident à ce point.

Claire : Je ne peux pas laisser une fille aussi mignonne que toi sans défense alors que le cadavres marchent dans les rues.

Sherry : Pas tout le monde ferait ce que tu fais pour moi.

Claire : Je sais, je ne suis pas tout le monde.

L'âme pure répand sa chaleur vers sa semblable en un sourire, ce qui permet d'oublier l'espace d'un instant l'Épée de Damoclès qui tangue au dessus d'elles.

Sherry : Il y a quelque chose dans la poche de ta veste, c'est pas un de ces bidules qui sert à écouter de la musique ?

Elle sort un Walkman Sony WM-GX302 de la veste de motarde et le monte à l'ange qui veille sur elle.

Claire : C'est ça, ça s'appelle un baladeur.

Sherry : Il y a quoi comme chanson dessus ?

Claire : Du rock principalement, et plusieurs en français ?

Sherry : Pourquoi ?

Claire : J'aime beaucoup cette langue, et puis j'ai des amies qui viennent de là bas.

Sherry : J'y suis jamais allé, il parait qu'ils mangent des grenouilles là bas. Beurk, je ne pourrai jamais en manger !

Claire : C'est vrai que c'est un plat local, mais tous les français n'en mangent pas, je te le rassure.

Sherry : Je peux écouter un de ces chansons françaises ?

Claire : Oui bien sûr, je vais t'en mettre une. Voilà. C'est ici que tu dois appuyer pour lancer la bande.

En appuyant sur le bon bouton, "Je t'aime à l'italienne" de Frédéric François se lance avec vigueur.

Celle qui l'écoute semble plutôt bien apprécier ce qu'elle entend, tapant en rythme avec le tempo sur sa cuisse gauche.

Je suis contente qu'elle puisse s'amuser un peu.

J'espère que son état ne se détériorera pas trop le temps que je trouve un vaccin.

Si il en existe un...

Il doit y en avoir un.

Ne baissant pas les bras, ses pensées ont beaucoup d'espoirs quand l'avenir proche.


En retard au rendez vous, Ada et Leon arrivent néanmoins à leur tour dans les égouts éclairés de la citée déchue.

Là ils sont en en train de descendre un petit ascenseur qu'ils ont trouvé dans une salle de contrôle de la qualité des eaux qui se trouvent plus en bas, cela finit par les mener à couloir en T, où tout au bout en face d'eux se trouve un élévateur du même style que celui où ils sont. Impossible de voir où mène l'embranchement, mais ce pas ça qui va importer pour eux.

Non, c'est plutôt cette femme aux mi-courts cheveux blondes, Glock à la main qui prend peur en découvrant leur présence et prend la fuite hors de leur vue, sans même attendre une prise de parole de leur part. Voyant ça, la jolie chinoise se met à courir pour aller la rattraper, suivi un peu après par le bel américain qui veut l'empêcher de faire une connerie.

Leon : Ada attends !

La concernée s'arrête pile au milieu de l'intersection puis se fait tirer dessus hors champ, probablement par la fuyarde.

Heureusement pour elle, le héros de ces dames saute vers elle pour la couvrir avec son corps, tout en la chopant pour l'entraîner hors de la zone de tir, se faisant toucher au passage par un projectile au dos de son épaule gauche. L'atterrissage est dur pour les deux, bien qu'il n'y en a qu'un qui ne peut pas se relever sans retomber directement en grimaçant de douleur.

Les yeux de celle qui s'est mise en danger oublient leur cible pendant un instant, s'inquiétant bien plus pour le sort du blessé par leur faute.

Ada : Leon, où est ce que tu es touchée !?

Leon : A mon épaule gauche...

Ada : Ne bouge pas trop pour ne pas faire empirer la blessure.

Leon : Je croyais avoir une veste blindée.

Ada : J'ai l'impression qu'il y avait un défaut à cet endroit précis de ton armure.

Leon : C'est mon jour de chance.

Ada : Je vais essayer de te soigner.

Leon : Non ça peut attendre !

Ada : Comment ça ?

Leon : Cette femme... Tu dois la rattraper et éviter qu'elle ne se finisse tuée par des mutants !

Ada : Si elle ne me tue pas avant.

Leon : Essaye de la raisonner. Je te rejoins dés que j'arrive à me relever.

Ada : Te vide pas ton sang durant mon absence.

Leon : Je croyais que tu n'en avais rien à foutre de moi.

Ada : C'est vrai, mais t'avoir en vie me permet de discuter avec quelqu'un sur la route.

Leon : En plus, je viens de me rappeler que j'ai un Spray d'Umbrella sur moi. Ce sera l'occasion de voir si leur pub est mensongère.

Ada : Je vais y aller.

La jeune femme se tire, alors que l'officier touché sort une bombe d'aérosol verte pour faire passer son contenu sur sa blessure.

Tandis qu'elle s'aventure sur un chemin déjà empruntée par Claire précédemment, nous allons la suivre elle et et ses pensées.

Je pense savoir qui c'était.

Je ne dois pas la laisser partir !

J'ai perdu trop de temps avec Leon.

Pourquoi d'ailleurs ?

Faut croire que son charme a réussi à m'atteindre.

Je me demande si nous aurons le temps de consommer notre victoire une fois mes objectifs accomplis.

Si je n'ai pas à le tuer.

Non, il ne devrait pas me poser autant problème.

Après avoir passé l'ouverture métallique, un peu plus loin après une marche descendante, deux chemins s'offrent à elle en territoire humide.

A gauche un couloir auparavant dénudé d'eau dans l'histoire racontée par Annette, où du sang séché depuis plusieurs jours tachent les murs avec un zombie commando dont le masque s'est fissuré mais pas assez pour lui permettre de mordre quelqu'un. Une araignée géante est accrochée au plafond et semble avoir été attirée par quelque chose qui est partie par un conduit de ventilation à l'arrêt, au vu de son agitation autour de celui ci.

A droite un nouveau carrefour où deux corps des camarades du cadavre ambulant reposent submergé alors que de gros crapauds les entourent sans être intéressé à l'idée de les engloutir. Visiblement, ils ne sont plus assez vivants pour être un festin correct.

Les indices pointent tous vers une seule de ces directions.

Elle est parti par le conduit, attirant évidemment tout l'attention de la faune locale.

Si je me débrouille bien, je devrais réussir à pouvoir passer sans tirer une seule balle.

Sitôt pensé, sitôt sauté à la flotte pour ensuite se mouvoir à sa meilleure vitesse tout droit vers les deux seuls obstacles sur sa route.

Le mort vivant l'agrippe brièvement avant d'être repoussé aussi rapidement par un coup de genou dans le ventre et un de paume sur le coté de la tête pour le faire rejoindre l'endroit où il a trépassé et d'où il risque à nouveau de se relever. L'araignée tente de l'aider en crachant un dangereux venin sur Ada mais en ratant son coup, laissant cette dernière parvenir à l'échelle qui lui sauve la mise.

Elle a bien réussi con coup, sans utiliser d'armes, comme elle l'avait présagé.

A l'intérieur de l'orifice d'échappement, elle progresse jusqu'à apercevoir quelque chose sortir d'une grille d'aération au plafond au milieu du tunnel, sans se douter que Sherry a découvert un spectacle similaire dans un autre endroit quelques temps en arrière. Une armée de cafards se répandant un peu partout puis s'envolant vers la dame pour aller goûter sa chair tendre et savoureuse.

Sentant ces derniers se coller de plus en plus sur sa peau, l'espionne n'a pas d'autre choix que de prendre la fuite, en espérant les semer une fois sortie de ce guêpier. Fort heureusement, c'est bien le cas, et elle peut donc se remettre de cette attaque en descendant l'échelle pour arriver à une nouvelle zone.

Une nouvelle salle de contrôle, au dessus de la piscine avec le pont en contrebas, où celui ci a d'ailleurs été relevé pour atteindre ce niveau actuellement, permettant d'accéder à une partie non visible de l'infrastructure. Alors qu'elle contourne le vide pour y accéder, un coup de feu retentit, l'empêchant del a traverser.

Une figure blonde sort de sa cachette, du petit chemin en face qui mène ua poste de commande plus loin sur la gauche.

Les deux femmes finissent par se braquer, l'une avec un pistolet, l'autre avec un regard puisqu'elle n'a pas eu le temps de dégainer le sien.

Annette : Ne bouge pas. C'est toi qui étais avec ce flic si je ne me trompe pas. Identifie-toi.

Ada : Ada. Ada Wong.

Annette : Ada Wong... ? J'ai déjà entendu ce nom.

Elle se rapproche un peu tout en se cogitant la cervelle pour se rappeler d'où elle a pu entendre ce doux nom.

Annette : Maintenant je me souviens. L'un des hommes venus de Chicago pour participer à la recherche sur le Virus T a utilisé le nom de sa petite amie comme mot de passe. 'Ada et John', je crois.

Ada : John Clemens. Il m'a été bien utile pour espionner Umbrella. Annette Birkin.

Annette : Qui es tu réellement !?

Ada : Une mercenaire sous contrat pour un ami de ton mari, Albert Wesker.

Annette : William avait raison, il a bien fini par vouloir chercher son virus, bien que ça ne soit pas de lui même.

Ada : Alors, qu'est ce que vous avez fait de mon informateur, ou devrais je dire mon petit ami ?

Annette : John est mort. Il est devenu l'un de ces zombies quand l'épidémie au Laboratoire Arklay s'est produite. Mes condoléances...

Ada : Je commençais à craindre qu'il avait mal fini, au moins j'en ai désormais la confirmation.

Annette : Même si je le regrette, tu le rejoindras bientôt. Je ne laisserai te laisserai pas voler notre Virus G.

Ada : C'est dommage, c'est justement mon objectif principal de vous le prendre.

Annette : Un seul mouvement de ta part et je tire.

Ada : Quand même, j'ai dû mal à comprendre votre lubie pour ces choses.

Annette : Notre création est capable de créer l'arme bio-organique ultime. Son potentiel est encore plus grand que celui du Virus T.

Ada : C'est pas l'impression que j'avais en voyant l'état de ton mari quand nous l'avons croisé un peu plus tôt.

Annette : Tout est de la faute de Umbrella. Rien de tout cela ne serait arrivé s'ils n'avaient pas essayé de lui dérober ses recherches.

Ada : Entre lions, ça finit par s'entre tuer pour n'en laisser qu'un.

Annette : Hé attends !

Elle pointe du doigt le médaillon que la femme en rose porte autour du cou et qui ne lui est pas inconnu.

Annette : Où as-tu eu ce pendentif !? Il ressemble exactement à celui que j'ai donné à Sherry.

Ada : Elle l'a perdu face au Tyrant qui traîne dans le coin. J'ai prévu de lui rendre dés que je la verrai.

Annette : Non ! Rends la moi maintenant !

Ada : Essaye un peu de me la prendre, au risque de perdre.

Au lieu de lui coller une balle dans la tête, ce qui risquerait de causer des dommages irréversibles au précieux objet, Annette se jette sur Ada pour le récupérer, mais c'était tombé dans le traquenard prévu par la pro des art martiaux. Un direct du poing avancé digne de Bruce Lee vient déchirer la mâchoire de la caucasienne, la faisant passer par dessus bord, coulant à pic dans l'eau plusieurs mètres ci dessous.

La gagnante lance un petit regard narquois en bas, montrant peu de remord à avoir été obligé de faire ça.

Ada : Fatalité.

Curieuse de découvrir l'intérêt de cette bonne femme pour ce cadeau à sa fille, son actuelle possesseuse l'ouvre pour vérifier à l'intérieur.

Une photo de famille s'y trouve avec trois têtes blondes souriant gaiement au photographe, sauf que le plus important n'est pas ça mais plutôt ce qui se cache derrière, après ouverture via un minuscule interrupteur qui se trouve là. Un tube contenant un mystérieux liquide mauve y est présent.

Le Virus G.

Je crois bien que j'ai rempli ma mission.

Ça aura été plus compliqué que prévu, voir même un peu effrayant.

Il faudra que je remercie papa et maman quand je les verrai car sans leur éducation je serai morte à l'heure actuelle.

Maintenant, je n'ai plus qu'à me barrer de cette ville et de ses malheurs.

Espérons que le gouvernement ne va pas faire sauter cette ville avant.

Au pire, je peux prévenir Simmons pour qu'il les fasse retarder un peu.

Jamais il ne refusera de le faire cet obsédé de moi.

En parlant de romantisme, je vais aller voir si mon preux chevalier ne s'est pas vidé de son sang.

Peu importe son état, je fuirai cette charmante ville par les égouts.

Mon objectif secondaire peut aller se faire voir.

Je suis déjà assez bien payée rien que pour ce truc.

J'ai juste envie d'une chose, prendre un bon bain chaud.

Alors qu'elle pense à ces plaisirs de la vie, nous la retrouvons de l'autre coté du pont en train de chercher un chemin de retour bien plus sympa que l'autre piège à con avec les blattes nerveuses. Ce chemin mène à un balcon surplombant un bassin d'eau censée être propre mais qui ne l'est pas, menant par une porte sur la gauche au compacteur à ordures et par devant à des grands tunnels de service.

Une échelle sur sa droite va lui permettre de descendre jusqu'à cet étendu aquatique, pour son plus grand plaisir.

Ça pourrait être pire, il pourrait y avoir des requins.

Même les animaux savent qu'il ne faut pas se mettre sur le trajet de la Pouffiasse en Robe Rouge.

Tiens, j'aime bien ce surnom.

Je suis sûr que peux trouver le moyen de le populariser.

Au une fois aux portes de l'étang artificiel, elle s'apprête à sauter dedans pour vite fait le traverser pour qu'on n'en reparle plus, sauf qu'un mouvement perceptible par l'un de ses sens la dissuade de le faire au dernier moment. Il y a quelque chose la dessous, et ça à l'air gros.

Elle pointe sa plus grosse arme, de magnum donné par Leon, et essaye de viser le créature qu'elle a remarqué sans trop parvenir à la trouver.

C'est là qu'une voix qu'elle n'aurait pas souhaité entendre dans cette situation parvient à ses oreilles, la pétrifiant telle la victime d'une Gorgone.

L'officier blessé pointe le bout de son sang, pas ua meilleur de sa forme, mais il retrouver une certaine revitalité en constatant que sa partenaire de survie a réussi à ne pas se faire descendre par l'autre survivante. Il veut tenter de la rejoindre, sans savoir le danger qui l'attend si il le fait.

Machinalement, Ada tend sa main vers lui comme pour vouloir le repousser avec un sort magique.

Ada : Non Leon ! Dégage !

Les ondulations se font plus forte et c'est juste à temps que la proie se rend compte du prédateur qui sommeil dans ce marée, esquivant la grande gueule qui en surgit en se jetant sur sa gauche pour une faire une roulade. Celle ci est complètement foirée à cause de cette douleur qui le tiraille, le laissant se relever difficilement de cette action, pour faire face à ce nouveau boss.

Un alligator géant, bien plus grand que la moyenne, qui pousse un vagissement bien plus bruyant qu'à la normal, tout en secourant sa mâchoire vers le pauvre homme qui recule pour éviter de finir dans son ventre. La bestiole semble l'avoir choisi comme son prochain repas et commence à s'avancer difficilement vers lui, malgré les ricochets sur sa cuirasse provenant du gros calibre de la Pouffiasse en Robe Rouge.

Le policier regarde son Remington dont il a rajouté une crosse trouvée sur le chemin, et réfléchit quand à la marche à suivre.

Sa peau est incroyablement dur !

Il faut que je tire dans sa gueule pour voir si ça fait effet !

Appuyé sur son épaule douloureuse, le fusil tire un coup, manquant de faire tomber celui qui le tient, parvenir à entrer dans la bouche du reptile qui réagit à ça en se mettant à foncer du mieux qu'il peut vers sa cible. Celle est obligée de se barrer plus loin, en tournant à droite à l'angle, parvenant à la barre la plus basse de ce couloir en U.

Le gros lézard galère quand à lui pour faire ce créneau, laissant le temps au survivant de continuer à faire remuer ses petites cellules grises.

C'est là qu'il repère au milieu du couloir sur le mur, une bonbonne de propane qu y est attachée, lui donnant une idée de génie.

Je vais le lui faire bouffer !

Si il survit à ça, je suis mort.

En appuyant sur le bouton juste à coté du récipient contenant du gaz, celui se décroche comme voulu.

Il suffit maintenant d'attendre que l'animal tombe dans le piège. Celui ci après avoir enfin réussi à se remettre face à son festin, marche lourdement jusqu'à lui, chopant tout ce qu'il y a sur son passage, y compris cette drôle de dragée au gout si particulier. Une balle de 9mm plus tard et sa mâchoire part en morceau, déversant du sang jusqu'au plafond et mettant un terme à ce petit moment de tension.

Le plan du flic a réussi, sauf que la peine qui parcourt son corps s'est refaite encore plus fort, l'obligeant à s'asseoir quelques minutes au sol.

La mercenaire qui l'apprécie bien refait son apparition en escaladant la carcasse du mutant afin de passer de l'autre coté, afin de voir comment se porte l'état de son patient. Elle se met donc à genou devant lui et examine du mieux qu'elle peut le trou sanglant dans son épaule tout en utilisant les compétences qu'elle a appris via un entrainement de son enfance.

Ada : Ne bouge pas, je m'en occupe.

Leon : Merci de m'avoir empêche de sauter la tête la première dans la gueule du loup.

Ada : Ce n'est rien, j'ai bien l'impression que ta présence me fait du bien.

Leon : Serait ce de l'amour ?

Ada : Peut être, peut être pas. En tout cas tout va vite dans ce genre de situation exceptionnelle.

Leon : C'est vrai. Il y a même pas deux heures on se méfiait énormément l'un de l'autre.

Ada : C'est généralement là qu'on découvre qui sont nos vrais amis et qui sont de grosses ordures.

Leon : J'espère que tu en es une.

Ada : Je te soigne, c'est déjà un premier élément de preuve.

Leon : Rassure moi, c'est pas trop grave ce que j'ai ?

Ada : Non c'est bon, ton spray a permis d'empêche la plaie de s'infecter. Je vais essayer de retirer la balle, mais il me faudrait quelque chose pour bander le tout une fois finie.

Leon : J'ai des bandages dans ma sacoche. Je les ai trouvé dans le même vestiaire que ma tenue soit disant blindée.

Ada : Espérons qu'ils soient plus fiables de celle ci.

Leon : Au fait, Claire m'a appelé avant et elle était bien plus au courant de la situation que moi.

Ada : Comment ça ?

Leon : Elle m'a informé que la femme que tu poursuivais était Annette Birkin, la femme du chercheur derrière le Virus G, et que Sherry est leur fille. Le monstre que nous avons affronté à l'entrée des égouts est justement William, le mari. D'ailleurs un échantillon du virus se trouve dans le pendentif que tu as autour du cou.

Ada : Je le sais déjà, Annette m'a justement dévoilé les mêmes informations.

Leon : Tu as donc... Arg !

Ada : Désolée. Voilà, la balle est extraite, je vais couvrir ta blessure avant que ça ne coule trop.

Leon : Je disais, tu as donc récupéré l'exemplaire de ce maudit virus ?

Ada : Oui, nous allons pouvoir partir afin de l'utiliser comme preuve pour faire couler Umbrella.

Leon : Il y a juste un petit soucis.

Ada : Lequel ?

Leon : Sherry a été infectée par cette merde et Claire a décidé de se rendre au labo de ses parents pour tenter de la soigner.

Ada : Tu veux qu'on les rejoindre là bas ?

Leon : En effet. Ça nous permettra peut être de récupérer d'autres preuves.

Ada : Tu es sûr que c'est le plus judicieux à faire ? De plus puissantes armes bio-organiques risquent d'être présents là bas, et vu ton état, tu y laisseras probablement ta peau.

Leon : je te t'oblige à me suivre. Tu peux t'échapper de ton coté et je l'espère faire ce qu'il faudra pour les anéantir.

Ada : Je pourrais, c'est même ce que je devrais faire, mais je ne le ferai pas.

Leon : Pourquoi ?

Ada : J'aime beaucoup notre duo. Je serai partie si tu étais mort, mais le fait que tu sois vivant me donne envie de continuer à braver les dangers en ta compagnie.

Leon : Si nous mourrons ensemble, tu pourras dire adieu à ton salaire.

Ada : Je vais quand même prendre le risque de te choisir toi plutôt que mon salaire, alors ne m'oblige pas à changer d'avis.

Leon : Je suis content que tu restes avec moi pour la bataille final.

Ada : Avant d'y aller, j'espère nous aurons le temps d'approfondir notre relation.

Leon : Je veux bien, mais je n'ai pas de préservatif, et puis l'alligator explosé gâche un peu l'ambiance..

Ada : Nous tacherons d'essayer de trouver un meilleur endroit pour le faire.

Leon : Tu m'aides à me relever ?

Ada : Bien sûr, et tiens, un avant gout de la chose.

Les lèvres de l'asiatique se posent sensuellement sur celles du caucasien, créant une bulle les séparant du reste du monde.

Pour le première fois depuis que je suis dans cet Apocalypse, je me sens bien.

Pourvu que ça dure.