Chapitre 11 : Double Affrontement; Même Endroit


Une trappe s'ouvre, grinçant de sa rouille, interrompant un vide de son instauré depuis déjà plusieurs heures en ce lieu.

Le fracas que le couvercle fait marque nettement l'entrée de deux vraies survivantes, qui en auront subis des choses avant de pouvoir mettre le pied dans cet endroit que ne sera pas inconnu aux connaisseurs. Quelques mois avant leur passage, une recrue des STARS avait déjà fait une halte par ici, utilisant la machine à écrire pour y rédiger ses mémoires, mais n'utilisant par la malle qui s'y trouvait aussi car ce n'était pas inclus dans son gameplay.

Cette salle semble servir à contrôler une grand plaque tournante à l'air libre que l'on peut voir à travers quelques écrans à notre disposition, sans que l'on sache exactement jusqu'où cela nous mène, bien qu'on peut y avoir une vague idée. Tout ceci confirmerait que c'est le bon chemin, et que le labo n'est plus très loin.

Hormis ces importants éléments, quelques trivialités peuvent être remarquées, comme la rouille présent sur le mobilier, prouvant qu'on l'entretien laissait à désirer, ou encore les quelques casques accrochés sur le mur qui n'attendent que des têtes à servir. Il y en manque, ce qui est normal puisqu'ils sont portés par les ouvriers croisés sur les passages en dessous par notre duo en arrivant.

Enfin, même si il ne restait plus grand chose d'humain venant de ces employés.

Claire est la première à monter et peut donc remarque assez rapidement la majorité des détails que je vous ai indiqué, même le fait qu'une autre survivante soit passé ici lors d'un précédent accident. En effet, dans une corbeille située à coté de là machine dactylographique, se trouve un petit morceau de papier déchiré bien mis en évidence où l'on peut lire le nom de Rebecca Chambers inscrit par ses soins.

Il manque le bas de la feuille qui est nul part pour être trouvé, comme si quelqu'un l'avait emporté avec lui.

Nul ne sait actuellement qui l'a pris et si il existe encore car il a peut être déjà rejoint les cendres de ses frères.

Je ne comprends pas...

Je croyais que mon frère et ses collègues ne savaient pas où se trouvait ce labo.

Dû moins c'est ce que les documents que j'ai trouvé laissaient entendre.

Sachant qu'ils dataient d'après ce qui s'est passé au Manoir Arklay.

Ah moins que cette Rebecca ne leur ait rien dit.

Si c'est le cas, pourquoi ?

Alors qu'elle réfléchit au pourquoi du comment de la chose, son regard se porte sur la petite Sherry juste derrière qui essaye de rester en forme tout en écouter "J'ai le blues de toi" de Gilbert Montagné afin d'oublier ses tracas. Bien que les toussotements se font plus fréquents et une anormale sueur dégouline de son front jusqu'à perler sur le sol.

Son état s'aggrave dangereusement et elle ne risque pas de rester debout encore bien longtemps.

Tant pis.

C'est pas important.

Elle l'est.

Je dois me dépêcher !

Il faire confiance en son instinct de grand sœur, malgré le fait que tous ses espoirs reposent sur la potentielle existence d'un vaccin dont on est sûr de rien.

Une main réconfortante se pose sur l'épaule de la fille blonde qui il faut le reconnaître, fait tout ce qu'elle pour ne pas inquiéter sa grande amie.

Claire : Nous allons arriver aux laboratoire de tes parents.

Sherry : J'espère que ce ne sera pas pire que ce que nous avons vu jusqu'à maintenant.

Pour une fois qu'elles pourraient souffler un peu puisqu'il n'y plus l'air d'y avoir de monstres, elles ne le peuvent pas.

Harcelées par le précieux temps, elle passent la seule porte de la pièce pour arriver au tournant de leur nuit d'horreur, où un moment de calme les sépare du prochain nid à abomination. Le son du vent, vient agrémenter un panel d'instruments inconnus qui donnent à cet endroit un air assez particulier, comme déconnecté de tout ce qu'elles ont vécu jusqu'à présent.

A leur gauche il y a le fond du hangar sous lequel elles se trouvent, bloqué complètement par des tonneaux verts contenant un liquide inconnu, empêchant d'accéder à une porte sur la portion droite qui est déjà condamnée de base. Ce ne sera pas par là qu'il faudra aller, déjà que cette partie de l'usine laisse encore à désirer, avec un gros morceau du mur qui s'est pratiquement décollé, menaçant de tomber à tout moment.

La lune, toute pleine, toute blanche, tente de nous rassurer de sa présence bien plus grande qu'à son habitude. Elle éclaire totalement la zone, sans laisser ne serait ce qu'une seule minuscule zone d'ombre, dégageant la voie à un potentiel guet-apens qui essayerait de se planquer.

Pour la voir, il faut se tourne l'opposé, au-de-là de l'arrêt de préau, bien plus loin que ce train jaune prenant toute la place de la plaque tournante, entouré de deux grosses barrière pour l'empêcher de s'écrouler. Derrière lui nous pouvons voir un chemin se dessinant au travers du reste l'installation extérieur, permettant probablement où chercheurs d'Umbrella de rentrer chez eux sans avoir à passer par la case Égout.

Nul doute qu'il doit y avoir aussi une autre voie de sortie dans les profondeurs de la Terre, qu'on découvrira possiblement plus tard.

Même le sol du gros ascenseur et du bâtiment couvert laissent à désirer, marqués par la saleté et la fin de leur vie. A se demander si ce lieu n'était pas déjà mort bien avant que les cadavres ne se remettent à vivre et à arpenter le coin tels les Marcheurs qu'ils sont.

Petit détail, sans importance mais dénotant tout de même assez pour que notre héroïne s'y focalise un peu, l'espace de quelques secondes.

Un trou, forcé de l'intérieur, comme si quelque chose de petite taille avec une force herculéenne avait fait ça.

Encore une expérience des scientifiques fous, sans doute.

Les deux sœurs spirituelles s'avancent sur la plateforme, partant vers sa gauche, dans le but de découvrir comment faire actionner ce mécanisme afin de descendre en principe vers le centre de recherche. Ce serait très étonnant que tout se mette à monter jusqu'aux nuages qu'il n'y a point dans le ciel à cette heure de la nuit.

Le panneau de contrôle de tout ce bordel, couleur banane, se tient là, bien droit, bien sagement. Plusieurs loupiotes vertes et rogues faces à face s'y trouve du coté droit, avec un trou nécessitant une clé tout en dessous. Sur la partie gauche il y a un gros bouton rouge à presser après insertion de l'objet.

Il me faut la clé sinon nous sommes baisées.

J'espère qu'elle est à l'intérieur de ce train.

L'accès menant à l'intérieur de ce moyen de locomotion par l'arrière, du coté où se trouvent ces dames. Il faut juste monter une bonne grosse marche, ce qui n'est pas facile pour l'enfant fiévreuse. L'adulte est obligée de la porter pour qu'elle puisse y accéder avant de la suivre et d'ouvrir la porte menant à une zone de confort incluant un petit banc pour s'asseoir.

Sherry décide plutôt de l'utiliser pour se reposer, ayant trop de mal à cacher son état lamentable.

Sherry : Claire, j'ai peur de mourir.

Ces mots sonnent durs à l'oreille de l'ange souriante qui est angoissée au fond d'elle.

Comment est ce que je peux répondre à ça ?

J'ai toujours été honnête avec elle, mais là...

Si je lui dit la vérité, ça risque d'aggraver son état.

Je suis perdue !

Un doux phrasé innocent la persuade de faire une douloureuse décision.

Sherry : Dis moi la vérité s'il te plaît.

Claire : Tu... Tu... Tu risques de... Très certainement... Mourir...

Sherry : Tu crois vraiment qu'il y quelque chose pour pouvoir me soigner ?

Claire : Je... Je n'en ai aucune idée... Désolée Sherry !

Les larmes viennent combler la difficulté à parler correctement, se versant sur la veste gardant au chaud la jeune fille.

Sherry : Claire, ne pleure pas...

Claire : Tu es mon seul espoir ! Et tu es en train de t'envoler !

Sherry : Tu peux y arriver.

Claire : Comment !?

Sherry : Comme toujours. Tu as réussi à retrouver maman et à me protéger du Gros Lourd et de Papa quand ils étaient après moi...

Claire : J'ai rien pu faire pour l'empêcher de t'infecter.

Sherry : Tu n'étais pas là. Ce n'est pas ta faute.

Claire : Sherry...

Sherry : Tu es mon espoir à moi Claire. Je crois sincèrement que tu arriveras à ramener la situation à la normal. Pour que je sois à nouveau heureuse avec ma famille.

Claire: Il faut que tu tiennes jusque là, et ton état ne fait que s'aggraver de minute en minute.

Sherry : Je lutte, comme toi face à la Salamandre. Je continuerai jusqu'à ce que tu puisses me soigner.

Claire : Tu as raison... Je ne dois pas baisser les bras !

Sherry : Merci. Je vais dormir un peu pour reprendre des forces.

Visiblement, chacune est une aspiration d'optimisme pour l'autre, ce qui leur permet de garder un bon niveau mental malgré la situation critique.

Une tendre main, peu reluisante après toute la crasse qui s'y est accumulée, vient se blottir entre les cheveux de la souffrante en tenue de marin, alors qu'elle ferme ses yeux pour faire passer le mal en elle. Prions pour que ça puisse retarder ce qui est pour l'instant inévitable.

Ce doux visage paisible pendant quelques seconde réconforte le cœur de la Redfield qui sèche ses peurs pour ne plus les revoir revenir.

La cabine est déconnectée du temps pendant qu'elles y sont, leur permettant vraiment bien plus de répit qu'au téléphérique.

Je vais la sauver.

Il faut absolument que je reste forte.

Si ces enfoirés ont bien fait leur boulot, il doit exister un antidote.

J'aurais dû chercher Annette pour lui demander.

Enfin...

J'aurais pris le risque de perdre un temps que je n'ai pas sur moi pour la retrouver.

Dieu seul sait si ça aurait valu le coup.

Tiens bon Sherry, je ne t'abandonnerai pas.

Tu es l'une des gamines les plus adorables que j'ai jamais rencontré.

Même dans mon enfance, elles étaient en majorité des garces.

Je n'ai pas eu d'amies aussi gentille que toi.

Il faut que Chris puisse te rencontre un jour.

Pour cela tu dois survivre, et lui aussi.

Bon, où est la clé dont j'ai besoin ?

Pas dans les toilettes.

Heureusement, parce que j'ai pas envie d'aller mettre ma main dans la cuvette pour aller la chercher.

Surement dans le poste de pilotage de ce train.

Bingo !

L'item qu'il fallait est posé sur le panneau de commande de l'appareil, qu'elle s'empresse de prendre avant de courir jusqu'à l'extérieur pour le forcer dans le bon trou sans perdre de temps. Un coup sur le bouton rouge fait résonner un klaxon de locomotive, puis elle y retourner à l'intérieur.

Le processus s'enclenche comme il faut, les freins se desserrant pour pour permettre à la descente de se faire, alors qu'une partie du sol se replie sur elle même afin de compléter la barrière de sécurité entourant la plateforme. Tout roule parfaitement, ce qui est étonnant au vu du manque d'entretien de ce complexe.

Le trajet va encore prendre quelques minutes, laissant un petit temps où la grande fille peut veiller sur la petite, telle une mère de substitution.

Est ce que ses parents sont si mauvais que ça ?

Si je devais croire à ce qu'on m'a dit de lui, ainsi qu'aux lettres que j'ai lu de lui, son père avait l'air d'un beau taré prêt à tout pour continuer ses expériences sans impunité, quitte à faire mourir plein d'innocents. Pourtant, Sherry avait une vision totalement différente de lui et était affligée de découvrir qu'il était impliquée dans ce qui s'est passé en ville.

Était il assez bon manipulateur pour pouvoir réussir à cacher sa vraie personnalité à sa propre fille ou est ce bien plus compliqué que ça ?

Pareil pour sa mère.

Annette a l'air de d'inquiéter sincèrement pour sa fille, mais dans le même temps, elle se préoccupe beaucoup trop du Virus G.

Il n'y a pas peut être pas que des purs salopards chez Umbrella.

C'est compliqué mais...

Un gros boom se fait entendre en dehors du wagon, comme si quelque chose de lourd avait chuté jusqu'à atterrir sur la plateforme.

Le puissant rugissement qui se fait entendre hors de la cabine confirme que c'est pas juste un objet qui est tombé, mais bien pire que ça. Une menace pouvant nuire à la santé déjà fragile de la malade qui n'a pas été réveillé par ce boucan, évitant de l'inquiéter d'avantage.

Celle qui l'est en revanche c'est Claire qui sort immédiatement une grosse arme de son sac qui n'est pas le lance grenade, mais bien un tout nouveau joujou qu'elle a récupéré sur l'un des ouvriers décédés dans les passages après le téléphérique. Le Spark Shot, comme il s'appelle, est un fusil au look futuriste qui permet de tirer des arcs d'électricité à haute tension grâce notamment à deux plaque en argent parallèles et verticales se situant au bout du canon.

Autant dire qu'avec pareil équipement, n'importe quelle ABO aurait la frousse de sa vie.

Ça ne ressemblait ni à William, ni au Tyrant.

Qu'est ce que ça peut bien être ?

La réponse l'attend sur la plateforme où elle se rend sans hésiter, voulant défendre sa protégée coûte que coûte, alors qu'elles sont à deux doigts du but.

Après un court saut pour se poser sur la ferraille, notre héroïne armée s'avance jusqu'à être interrompu dans son trajet par un tuyau en fer balancé en face d'elle, manquant de peu de éclaté la tête avec vigueur. Le lanceur professionnel est sur le toit de la loco et fait un meilleur saut pour atterrir juste derrière, faisant un trembler le plancher par son poids massif.

La fine observatrice met un peu de temps avant d'enfin reconnaître qui qui c'est ce monstre inhumain.

William !?

Le virus fait n'importe quoi avec son corps.

Attends, tu n'as encore rien vu Claire.

Le G est désormais plus gland et tordu qu'auparavant, alors que sa peau à prit une teinte plus noire, soulignant la méchanceté qui s'en dégage. Une nouvelle paire de main, assez petite, est apparue bien qu'elle ne serve à rien, tandis qu'un petit œil bien plus utile est présent dans le dos pour mieux voir. La grosse épaule droite est toujours là, soutenant les quelques lambeaux encore là de la blouse, bien assorti avec avec le pantalon transformé ne short et les chaussures disparues.

L'ancienne tête de William est à présente enfoncée sur la partie gauche du torse, et une nouvelle en forme de crane avec les yeux rouge commence à prendre sa place bien qu'on y voit que son haut pour l'instant. Les griffes de son bras droit muté ont bien grandies et il cette fois ci il va se montrer bien moins gentleman en les utilisant contre cette pauvre dame qui n'est pas aussi bien entraîné que l'officier et l'espionne.

Elle rit jaune face à cette figure la dépassant de plusieurs têtes, débutant déjà une phase de reculade.

Claire : Salut William !

Son seconde réflexe fut cette phrase, pour voir si il restait encore une partie d'humanité en lui, mais faut croire que non puisqu'il s'approche déjà dangereusement d'elle pour en faire un hachis parmentier. Certes, ça colle d'une certaine façon avec l'amour pour la France que porte l'américaine.

Sa troisième action va être de tester le jouet d'Umbrella face à ce type de menaces, afin de vérifier si il faut la garder ou la jeter sur le champs.

Un éclair bleuté vient frapper le monstre sans problème, le ralentissement dans sa marche assez rapide.

Claire : Ça marche !

Maintenant, il faut juste survivre assez longtemps pour qu'il finisse clouer au sol, ce qui est plus facile à dire qu'à faire.

La créature se remet de son coup et est proche de sa cible, assez pour tenter un coup de griffe vers elle. Claire l'esquive d'un mouvement vif et précipitée vers sa droite, manquant de tomber. Ils se retrouvent tous les deux en face du train, à seulement quelques mètres de distance.

Un coup, puis deux, afin de continuer à le ralentir, mais il en faut plus pour le terrasser. Il tente à nouveau de déchirer Claire de sa force.

Elle parvient encore à l'éviter, de peu, mais ça l'épuise rapidement, son corps ayant déjà beaucoup subi cette nuit.

Il faut prier qu'il y ait assez de décharge pour le vaincre, sachant la possesseur de l'arme n'a absolument aucune idée de combien ça peut tirer ce truc.

Une chose est sûre, ça va être la merde, car après quelques autres coups, la voilà dans une impasse, avec un gros risque de se faire trancher si elle tente de le contourner par l'un des cotés. L'ombre de la mort finit par engloutir de corps la potentielle victime.

Il peut pas crever au lieu de juste ralentir !?

Et merde !

Obligée de le contourner pour pas garantir son trépas, elle passe par sa gauche à lui, là où il y a moins de chance de se faire découper.

Pourtant il est rapide ce coup, elle l'a sous estimer.

Même si il n'arrive pas à faire en faire du salami, William réussit tout de même à griffer le bras gauche de la survivante, lui faisant mal.

Elle pousse un court cri de surprise dû à la douleur puis se retourne pour refaire face à son ennemi, les lames dégoulinantes de sang.

Fils de...

Pute !

Malgré son bras qui lui peine, Claire fait de son mieux pour lui viser ce qui pourrait être des points faibles, telles les deux têtes ou bien les yeux mutants.

Une fois les objectifs en ligne de mire, les tirs peuvent survenir, touchant tous les trois leur but.

L'effet est net et précis, le monstre tombe à genou en grognement fortement tel un animal sauvage en colère.

Quelques secondes plus tard, il s'écroule, ne donnant plus signe de vie. Le combat est terminé.

Épuisée par cette cette courte bataille qui s'ajoute sur un calvaire de plusieurs heures, l'aventurière n'en ressort pas indemne.

Cette marque au bras lui pique beaucoup, mais fort heureusement, ça ne la transformera pas en Nemesis.

Il m'a pas loupé...

Je crois que j'ai du soin sur moi.

Ouais c'est vrai, j'avais mélangé une herbe verte avec une rouge et une bleue.

Il faut juste que je retrouve cette poudre magique.

La voilà !

Je crois que ça s'applique comme ça...

Aille aille aille !

Là c'est bon !

Parfait, je touche plus !

Les miettes de plante recouvre la blessure, faisant déjà effet à une efficacité déconcertante.

Au même moment, le monte charge s'arrête enfin tout en bas de son parcours, au niveau B4, à l'entrée du laboratoire.

En face du train se trouve un long couloir menant à un ascenseur. Vers la gauche il y en a un un peu plus petit menant à une porte automatique, et vers la droite c'est la salle de sécurité comme c'est marqué sur la porte traditionnelle. En arrière de la locomotive se dresse un immense volet métallique fermé avec inscrit en blanc le nom qui fait mal à lire, à savoir "Umbrella". Cela doit sans doute mener à un tunnel permettant au véhicule de quitter plus en douce cet établissement secret.

Tenant le bout de papier avec l'objet de guérison contre sa plaie, la femme au cœur vaillant retourne chercher sa petite protégée qu'elle a laissé sans surveillance pendant trop de temps. Fort heureusement, elle dort toujours, bien que ça soit à poings très fermés.

Je ne vais pas la réveiller, pas pour l'instant.

Je vais essayer de la porter jusqu'à la salle de sécu.

En espérant que ma blessure ne m'empêche pas de le faire.

Pourvu qu'il y ait des bandages là bas, ça me serait pratique.

Prenant son courage à deux mains, elle le transporte ne serrant des dents jusqu'à dehors, tout en passant par la grosse marche qui fait mal.

La suite se fait avec un pas pressé et fatigué, ce qui n'est pas facile quand on tout le poids du monde sur les bras.

Le plus important c'est au fond d'elle, elle est fière de ses progrès.

Chris le sera aussi quand ils se reverront.


Une culotte, un caleçon, tous les deux remis à leur position de la vie de tous les jours.

Le reste des vêtements se remet, alors que deux figures vivant un amour particulier sont plongées dans leur pensées.

Je n'aurais jamais cru vivre ça dans un tel cauchemar.

En même temps, je n'aurais peut être pas d'autres occasions de le faire.

Et puis Ada, même si je sais qu'elle me cache des choses, elle a l'air sympa.

Après, je me méfie.

La dernière personne avec qui je suis allé aussi loin dans une relation a fini par jeté comme une vieille chaussette sale.

J'ai parfois tendance à les choisir avec un peu trop de caractère.

C'est malheureusement ce qui me plaît, quand il y a de la répartie dans nos conversations, teintées d'humour.

Je retrouve ça chez elle, ainsi que chez Claire d'une façon différente.

Je me demande si tout va bien de son coté, avec Sherry.

La pression qu'elle soit avoir sur ses épaules, c'est pas facile.

Ada : Je crois que ça m'a plus, et toi ?

Il lance un petit regard sympathique vers elle, alors qu'il finit de remettre son blindage qui n'a pas servi à grand jusqu'à présent.

Tout autour d'eux, les vibrations du téléphérique se font faiblement entendre et ressentir.

Leon : Pareil, même si on est pas les meilleurs exemples pour la jeunesse.

Elle a terminé d'enfiler à nouveau sa belle robe rouge et est en train de remettre ses chaussons en place.

Cette gestuelle est observée par l'individu masculin qui rigole en repensant alors à quelque chose en particulier.

Leon : Ça devait être différent qu'avec John.

Ada : En effet, à l'était, et c'est bien de varier un peu les plaisirs.

Avant de pouvoir prolonger cette analyse de l'amusement procuré lors de leur échange car la dure réalité vient faire signe de sa présence en secouant la télécabine avec virulence, manquant presque de la décrocher de ses câbles. Les deux personnages parviennent à se maintenir debout, évitant ainsi de se blesser en s'éclatant par terre, ce qui n'arrangerait pas l'épaule de l'un d'entre eux.

Des coups résonnent alors sur le toit, proche de l'unique sortie de l'étroit lieu, causant une bosse de plus en plus profonde, finissant par éclater.

Leon sort son gros pompe et Ada son beau magnum pour ensemble braquer cette énorme main gantée qui arrache un pan entier de la toiture, avant que le tout le corps du colosse de pénètre dans la cage de la luxure pour faire face aux deux pécheurs.

Un regard mort pointe précisément le médaillon autour du cou de la femme fatale, avant que le visage ne se mettre à grimacer.

Leon : Il veut le virus, fais gaffe !

Ada : Laisse le moi, je vais nous en débarrasser.

Elle détache le pendentif et commence à l'agiter sous le nez du Terminator, avant d'ouvrir la voie de sortie et de jouer un jeu risqué.

Ada : Tu le veux ? Viens le chercher !

Elle fait mine de la balancer par dessus bord, forçant l'envoyé d'Umbrella à se jeter lui aussi pour essayer de le rattraper, comprenant que trop tard qu'il s'est fait rouler dans la farine. Disparaissant dans les abysses, il jure silencieusement de se venger de ce mauvais coup.

La chinoise est fière de son coup et remet son puissant argument là où il était, engageant un certain respect de la part du bel américain.

Leon : Tu serais forte au poker.

Ada : Qui et dis que je ne le suis pas déjà ?

Leon : Je t'aurais bien proposé une partie, mais je n'ai aucune cartes sur moi.

Ada : Dommage, ça aurait encore plus égayée notre soirée.

Leon : Surtout un strip poker.

Ada : Tu m'ôtes les mots de la bouche.

Leur moyen de locomotion arrive enfin à destination sur une petite plateforme où une clé bien cachée les attend après que Leon ait utilisé son briquet personnel pour éclairer un peu la pièce grâce à un lanceur de fusée présent dans un coin. Aucun des deux ne sait à quoi elle leur servira, et donc pour le moment elle est rangée dans un coin de l'inventaire jusqu'à nouvel ordre.

La suite de leur aventure est constitué d'un dédale de passages souterrain, déjà nettoyé de ses occupants, leur permettant de converser en paix.

Ada : Tu fumes ?

Leon : Non, jamais. C'est de ma tante ce briquet. Elle me l'a offert en secret à mes 8 ans pour me protéger des monstres qui rodaient dans ma chambre.

Ada : Quelle admirable attention.

Leon : Si mes parents l'avaient su, ça serait parti en vrille.

Ada : J'imagine le truc.

Leon : Et toi ? Tu clopes ?

Ada : Non plus. J'ai déjà essayé mais ça nem'intéressait pas. Quitte à me bousiller la santé, je préfère l'alcool.

Leon : Si jamais je devais fumer, ce ne serai pas de la merde industrielle.

Ada : Pareil. A l'indienne traditionnelle, là pourquoi pas.

Leon : N'empêche on parle quand même de poker et de tabac au milieu de ce chaos.

Ada : Au moins eux ne pourront pas se plaindre qu'on fait trop de bruit et qu'ils veulent dormir.

Leon : J'imagine bien un zombie en train s'emporter contre nous, ce serait drôle.

Ada : En tout cas, tu ne pouvais pas rêver pire comme premier jour au boulot.

Leon : Je suis venu ici pour avoir des réponses sur ce qui s'est passé au Mont Arklay, autant dire que j'en ai eu.

Ada : Le voyage valait le coup.

Leon : Ta première mission depuis que tu es mercenaire, c'était quoi ?

Ada : Sans rentrer dans les détails, car il faut garder des morceaux pour plus tard, c'était particulier. Je devais récupérer une sorte d'artefact dans un musée pour le rapporter à une mystérieuse vieille chinoise. J'ai plutôt bien réussi pour une première, même si j'ai dû assommer quelques gardiens qui m'avaient repéré.

Leon : Bien qu'aujourd'hui soit la première fois que tu affrontes des zombies, ce n'est visiblement pas la première fois que tu te retrouves dans une situation folle.

Ada : Ma vie elle même est sous Kétamine.

Après cette franche discutions, le duo retrouve l'échelle déjà empruntée par Claire et Sherry qui mène en territoire connu, dont je vous ferai l'affront de vous le représenter sur quatre paragraphe car ça serait rallonger inutilement la durée de ce chapitre qui sera déjà assez long.

Enfin, ce sera pas non plus 26 000 mots, je vous rassure.

La pièce n'a pas changé depuis le précédent passage, mais ce sont les réactions des personnages qui vont forcément ne pas être les mêmes. Déjà Leon ne remarque pas le bout de papier dans la corbeille, et puis Ada, elle, se dirige vers le poste de commande afin d'observer les écrans qui s'y trouvent et qui montrent le fait que la plaque tournante soit descendu.

Un énorme trou l'a remplacé, ce qui n'est pas pratique pour les deux retardataires pour aller rejoindre les autres au fond du domaine scientifique.

Ada : Je crois que ton amie est déjà passée par là.

Leon : Il doit y avoir un moyen de faire revenir la plateforme jusqu'ici.

Ada : Il un trou ici pour pouvoir y mettre une clé.

Leon : Je n'en vois aucune dans cette pièce.

Ada : Il y a un petit ascenseur là. Quelque chose me dit qu'on trouvera ce quel'on cherche là bas.

Leon : Je vais y aller seul.

Ada : Tu ne veux plus de ma compagnie ?

Leon : Il faut surtout que quelqu'un reste ici pour s'assurer que l'autre prédateur sexuel ne revienne pas nous mettre des bâtons dans les roues. Tu t'en sors mieux avec lui que moi, surtout que l'une de mes épaules me gène quand je vise.

Ada : Je comprends. Ne fais pas l'idiot en chemin.

Leon : Avec la chance que j'ai, je vais tomber sur William.

C'est ainsi que leur chemin se sépare pour le moment, laissant l'officier débarquer à son tour à la gare de triage, observée via les caméras par sa partenaire.

Quand dit par elle, il y a en effet un tout petit élévateur rouge qui est apparu entre temps et qui surplombe l'immense gouffre dont "sauter dedans pour tester" n'est même pas une option valable. La vue est prolongée jusqu'à de nombreux mètres sous terre, grâce à l'éclairage accordé par la lune clémente.

Un petit passage dans le mur à peu en dessous fait le tour jusqu'à une porte dont on ne peut voir ce qu'elle cache.

Notre policier observe tout ça depuis le bord du gouffre, non sans être rassuré sur ce qui l'y attend, puis s'en va utiliser le mois d'accès à cette nouvelle zone.

Allez, il n'y a pas de raison que ça soit mort d'homme.

Je suis sûr que ce sera une simple salle où je peux juste récupérer la clé et me barrer.

Enfin j'espère, je pense.

Il n'y a pas de raison.

Peu convaincu, il ouvre quand même la porte une fois devant elle, non sans garder son pistolet sur une main, avec la poignet sous l'autre.

La prochaine salle est en effet unique, ne menant à aucune autre pièce, mais on retrouve quand même le thème de la rouille en commun avec le reste de l'architecture de cette usine à boss. Cette salle de moniteur consiste en une passerelle traversant le vide, entourée de vieux tu yeux usés, qui contourne ensuite une grosse machine de bouche la vue, en empêchant de voir le matériel informatique juste derrière.

Malgré l'état déplorable du lieu, il faut souligner que certains trous sur le sol grillagé ont été rebouchés depuis Juillet, surement par ces mêmes nettoyeurs qui font disparaître les cadavres entre deux chargements de porte. Il faudrait vérifier les enregistrements de cette grosse caméra de surveillance qui fait face à l'entrée afin de le vérifier.

Après avoir fait le tour, Leon fait face des panneaux avec de nombreuses touches sur sa droite, et à un panel d'écrans droit devant lui. Deux sièges sont là et ne semblent pas avoir servi depuis le dernier accident du coin, où deux culs connus se sont assis dessus. La Clé Up, déjà utilisé à cette période, est toujours là, mais cette fois ci il y a un document qui l'accompagne.

Umbrella Pharmaceuticals recherche des employés à temps plein !

Présentation de l'entreprise :

Umbrella est bien connu en tant que premier groupe pharmaceutique et compte le plus grand nombre d'actionnaires parmi nos concurrents. De plus, nous visons toujours à améliorer la qualité de nos produits afin de répondre aux besoins de nos consommateurs.

Umbrella Medical Equipment est aussi en tête dans le classement des entreprises sur ce domaine.

1) Umbrella

2) Johnson & Johnson

3) Tricell

4) Tensu

5) Armacham

6) WilPharma

7) Astro Cure

8) Scopriana

9) Roxxon

10) Cablebox

Postes disponibles :

Directeur commercial, directeur de production, associé à la livraison

Qualifications du candidat :

Nous sommes un employeur garantissant l'égalité des chances et acceptons tous les candidats sans distinction de religion, de sexe, de race, etc.

Les personnes en bonne santé qui sont actuellement célibataires sont vivement encouragées à postuler !

La dernière ligne a fait lever un sourcil au lecteur car elle semble vraiment sortir du reste de ce qui est écrit.

Alors que cette preuve est rangée dans la sacoche magique du survivant, un bruit de fracas se fait entendre, comme si quelque chose venait d'atterrir hors de sa vue sur le métal sur lequel il se tient actuellement. Si on doit le situer, ça vient de derrière lui, au niveau de la porte d'où il vient.

Le flic à l'épaule bandée part vérifier sur les écrans ce dont ça peut provenir, et n'est guère surpris de découvrir le responsable.

Mister X se remet droit après avoir escalade de son mieux les tuyaux mentionnés précédemment, et il sait que l'un de ses emmerdeurs est là. Il s'avance vers l'appareil qui le filme puis s'arrête juste devant avant de joindre ses mains, les lever et asséner un violet coup en mode massue contre le dispositif qui se pète sur le coup.

Il ne lâche jamais rien lui.

Je vais essayer de lui faire une Ada.

Les bruits de pas font vibrer la passerelles, donnant l'impression qu'elle va s'effondrer à tout instant, ce qui n'est pas un scénario si absurde que ça quand on voit comment est traité ce lieu. La crosse du Remington de l'officier vient rejoindre l'épaule la plus abîmée car c'est malheureusement celle où il reste le plus précis, même si moins que si elle était en pleine forme.

Une tête chauve refait son apparition avant de se prendre une cartouche au visage, lui faisant un peu mal et l'agaçant pas mal.

Cependant, le court éblouissement que ça lui produit, l'empêche de voir l'énergumène qu'il hait lui foncer dessus et le pousser assez férocement avec l'autre épaule jusqu'à percuter la rambarde fragile qui cède sous sa pression. Le Tyrant retombe dans le même trou d'où il s'était extirper, ce qui risque de ne pas l'arrêter mais au moins le retarder assez pour se barrer de là.

C'est le moment ou jamais pour notre héros de prendre ses jambes à son cou, revivant d'une certaine façon son entrainement pour avoir son job.

J'ai dû mal à croire que ça ait marché !

Il faut vite faire venir la plateforme avant qu'il n'ait le temps de remonter !

Oh bordel !

J'aurais plus de poumons après tout ça !

Je vous passe sa course sans trop d'intérêt, il parvient sans problème à revenir à l'autre salle à écrans, où la belle asiatique est surprise de le voir essoufflé.

Ça la fait un peu rire, bien qu'elle vérifie quand même du regard pour voir si il n'est pas plus blessé qu'auparavant.

Ada : Tu imites Tom Hanks maintenant ?

Leon : J'ai recroisé le T-00... J'ai réussi à le refaire chuter, mais il risque de revenir. Tiens voilà la clé.

Ada : Merci. Je vais la mettre de ce pas.

Leon : Rien ne semble l'arrêter définitivement lui.

Ada : Umbrella est doué pour faire des Monstres Invincibles. De vrais Goliaths.

Leon : J'ai vu ça. C'est tout aussi flippant qu'impressionnant.

Ada : Bon, le temps que notre ascenseur arrive, on peut chantonner un peu.

Leon : J'en ai une, mais je ne pense pas que tu ais la réf car elle n'est pas connue. "Et on lui pèlera le jonc..."

Ada : "Comme au baillis du Limousin !"

Ada + Leon : "Qu'on a fendu un beau matin ! Qu'on a pendu… Avec ses tripes !"

Leon : Je suis surpris que tu la connaisses !

Ada : Quand on s'intéresse un peu au cinéma hors américain, on ne peut pas passé à coté de films comme ça.

Leon : Moi, ça remonte au Lycée, en classe de français. Elle m'a marqué et je ne l'ai jamais oublié.

Ada : Tu sais parler le français.

Leon : Très peu, et toi ?

Ada : Assez bien, par exemple "Je suis prête à t'aider dans ton but malgré le fait que j'ai déjà remplie ma mission principale".

Leon : Ça veut dire quoi ?

Ada : Mystère.

Leon : J'imagine que ce n'est pas anodin ce que tu as dit.

Ada : Qui sait ? En tout cas, notre train est arrivé, montons en gare.

Leon : Les femmes d'abord.

Elle acquiesce de façon espiègle et ouvre la porte métallique sa droite, et la laisse ouverte de son partenaire du risque. Il suit de près alors qu'ils se rendent vers le train qui voyage beaucoup en ce moment, dans le lequel ils rentrent sans trop se poser de question, après avoir bien sûr avoir déclenché le processus de descente grâce à la clé déjà dans sa fente et au gros bouton rouge.

Ada s'assoit sur le reposoir de la cabine et Leon s'assure vite fait qu'il n'y aucune nuisible dedans avant de converser avec elle tout en restant debout.

Leon : Toi aussi tu as les jambes en compote ?

Ada : Ça va encore. J'ai l'habitude de courir partout de droite à gauche pendant des heures.

Leon : Même mon entrainement ce n'était rien comparé à ça. Il faudrait qu'il rajoute quelques zombies pour mieux nous échauffer.

Ada : Courage, nous arrivons vers la fin, et après tu pourras passer un peu de temps avec m...

Un choc fait secouer l'unique wagon, semblable à celui ressenti par Claire précédemment, quoique que plus fort cette fois ci.

Avant que quelqu'un puisse comprendre ce qui se passe, un puissante griffe traverser la mur juste derrière la femme, l'entaillant sur le coté droit de son ventre et la faisant tomber par terre, perdant connaissance dû à la soudaine douleur. Le preux chevalier en armure se précipite sur elle pour s'assurer qu'il n'y a rien de grave et s'occupe déjà de boucher se blessure avec un mélange d'herbe et un bout de papiers qui traînaient depuis longtemps dans son inventaire.

Quelque peu affolé par cette soudaine attaque, il prend une partie des derniers bandages qu'elle avait sur elle pour soutenir les soins appliqués à l'arrache.

Dehors un rugissement de tonnerre fait comprendre au survivant qu'il n'est pas en territoire neutre.

Ne me fais pas un mauvais coup Ada !

J'ai assez de morts sur la conscience !

Marvin, Ben...

Je ne veux pas te rajouter sur la liste.

Pour l'instant c'est stabilisé, mais tant que la créature qui lui a fait ça rôde, personne n'est en sécurité.

Le flic roux regarde un peu le Desert Eagle qu'elle a à sa ceinture et le lui prend temporairement car pour le combat qui va suivre, il faut un gros calibre.

Il sort du train et descend sur la plateforme pour chercher le coupable sans le trouver du premier coup d'œil. Il faut attendre de se trouver devant l'engin pour le voir débouler de l'autre coté tel un animal en quête de chair fraîche. Notre héros le reconnait grâce à certains aspects de sa mutation, bien qu'il ne reste plus rien d'humain de lui.

Dépourvu de ses vêtements, William a vu sa massa musculaire augmenter au niveau de ses bras principaux, ceux ci ayant triplé de volumes et se tenant en hauteur pour pouvoir s'abattre telles des serres meurtrières sur de fragiles victimes. L'autre paire de bras a atteint une taille avec des griffes assez raisonnable, alors que le reste de son corps est svelte et donc adaptée à l'affrontement.

Sa nouvelle entièrement formé est un crane blanc aux yeux rougeoyants avec un sourire glaçant sans lèvres pour le soutenir. Son ancien visage est à peine visible sur la partie gauche du torse, le laissant qu'une moitié de bouche et un œil de visible. Ces restes du scientifique est dissimulé par des os au centre de cage thoracique qui forment une sorte de cavité buccale.

Cette monstruosité pousse son cri digne d'un gros dinosaure tout en secouant son attirail en direction de sa nouvelle proie.

Leon : Tu es un horrible enculeur de mères !

Quand on traduit littéralement, c'est forcément jolie, je dois vous l'accorder.

Néanmoins, l'effet est escompté car le vilain monsieur s'approche dangereusement de lui pour s'en faire du sashimi. Leon, lui, ne perd pas de temps et commence déjà à lui envoyer du 50 sans ménagement dans ses différents points faible tout en reculant, ce qui marche plutôt bien au vu des réponses sonores qu'il obtient.

Pour éviter de faiblir et donner un peu d'épique à la scène, le tireur se joue "I Want To Break Free" de Queen dans sa tête.

Ça a tout de suite une autre gueule, alors que les lames de la faucheuse manque de peu à plusieurs reprises de lui couper la tête.

Le chargeur part vite, puis c'est le dos du gaillard bandé qui vient touché la rambarde près de l'arrière de la cabine, signifiant que si il ne l'abat très vite, ça risque de finir mal pour son cul. De son haute taille, le G le surplombe, ce qui fait frissonner notre héros qui passe rapidement sur son fusil en espérant avoir le temps de placer un coup.

C'est le canon collé au crane que le tir part, juste avant que l'un de bras ne vienne ôter la vie de pauvre Kennedy.

L'impact fait reculer l'abomination qui tourne son attention vers les portions de mur qui défilent à cause de la descente de la plaque tournante; avant de bondit vers eux pour s'y accrocher, avec une hauteur de saut impressionnante. Il disparaît ainsi rapidement de la vue de son ancienne cible qui se remet de ses émotions en respirant lourdement.

D'un coup, quelques secondes après le combat, la plateforme s'arrête sans ménagement, alors qu'on est toujours pas arrivé au bon étage.

Une voix féminine robotisée s'adresse aux passagers pour les tenir informer de la situation.

Voix : Avertissement. Le moteur a été arrêté en raison de problèmes de surchauffe.

C'est bien notre veine.

Pourvu qu'il ne revienne pas.

Le pire serait qu'il s'allie au T-00.

Ada...

Il range son équipement et retourne à l'intérieur de l'espace sûr pour y retrouver son désormais espionne préférée toujours au sol, dans les vapes, et il lui remet le magnum là où il l'a pris pour qu'elle ait quand même une arme sur elle, même si il ne sait pas si il lui reste des munitions. Ceci fait fait, il soulève de son mieux, malgré la douleur, la bonne femme pour la remettre sur le banc afin qu'elle soit dans une position plus confortable.

C'est à peu près vers là où elle reprend un petit peu conscience, progressivement.

Ada : Qu... aaahhh...

Leon : Rebienvenue parmi nous.

Ada : Qu'est ce que... Arg !

Leon : Ne bouge pas trop, sinon tu risque de faire empirer ta blessure.

Ada : Il s'est passé quoi ?

Leon : William, il est revenu et le virus dans son corps la rendu méconnaissable.

Ada : Ces scientifique cinglés...

Leon : La plateforme s'est arrêté à cause d'une surchauffe, et je vais essayer de trouver un accès pour le labo. J'ai l'impression l'impression qu'il te faudra plus que ces herbes magiques pour ta plaie. J'irai chercher te quoi te rafistoler là bas.

Ada : Chacun son tour à se mettre en danger pour l'autre.

Leon : Tache de bien te reposer pendant que je serai parti.

Ada : C'est drôle, malgré le fait qu'on ne se connaisse que depuis très peu de temps, j'aime vraiment être avec toi.

Leon : Je...

Ada : Je n'aurais jamais cru me soucier autant de quelqu'un dans ma vie, mais je ne veux pas te perdre. Ne meurs pas en mon absence.

Leon : Après une telle déclaration, il n'y a pas de raisons que je ne revienne pas. Nous sortirons d'ici ensemble.

Ada : Je l'espère.

Leon : Je reviens aussi rapidement possible.

Un petit bisou sur les lèvres se fait, étonnant celle qui est pas mal amochée, ce qui se voit sur son visage.

L'aventurier resserre des bottes puis part explorer cette nouvelle carte qui s'annoncera intéressante.