Chapitre 13 : L'Espionne qui m'aimait
La Longue Nuit est éprouvante, pour nos personnages qui ont toute la pression du monde sur leur épaules.
Contrairement à Game of Thrones, le calvaire est en plus grande encore infériorité numérique et bien plus longue sur la durée.
Autre différence plutôt marquante, une des situations est de la pure fiction, inventée par un gros barbu à l'humour particulier, et l'autre est bien réel, surtout pour ceux que l'on suit. Ce n'est clairement pas la même chose que d'être confortablement assis sur son fauteuil à voir comment ta série se termine, et de se retrouver en plein cœur de l'Horreur avec un énorme H.
Pourtant, courage, nous sommes à seulement quelques chapitres de la fin.
Je le sais.
Claire Redfield, blessée et épuisée, essaye de ne pas lâcher son lance grenade des mains malgré le fait que ses doigts faiblissent.
Le danger est toujours là, tapis dans l'ombre et il ne peut pas se permettre de se balader désarmée.
Ce nouveau couloir possède toujours cette architecture urbaine, digne d'une série B de SF, qui marque bien ces locaux, mais c'est quand elle arrive à l'intersection que ça change un peu.
A sa gauche se trouve un espace de moyenne taille avec le plafond étant plus haut qu'à l'accoutumé, tellement qu'on arrive bien à bien le voir vu les ténèbres qui planent quelques mètres au dessus de sa tête. Une grosse porte bien lourde et blindée se tient là, menant d'après la carte au Laboratoire Personnel du Docteur Birkin. Il y a aussi un rideau de fer empêchant l'accès à un passage d'urgence débouchant à l'entrée de ce niveau mais qui est aussi bloqué de ce coté là comme constatée par al survivante un peu plus tôt.
A sa droite, un chemin dont les murs sont couverts de toiles d'insectes avec de gros cocons tout au fond, dont on imagine déjà la taille qu'auraient les créatures qui se trouvent dedans si elles venaient à en sortir. Intriguée par tout ça, et équipée d'une arme pouvant tout brûler comme en 40, notre héroïne décide de faire un détour par là en essayant de ne pas y perdre trop de temps.
C'est pas bon ça...
Qu'est ce qui a pu engendrée un truc de cette taille ?
Maudit soit Umbrella avec son cirque de l'épouvante.
Je vais devoir désinsectiser à ma façon.
L'obus de la mort vient souffler son haleine à la future progéniture de la bestiole qui a fait ça, les faisant descendre en Enfer, comme tous les animaux.
Plus efficace qu'un membre de 4chan, l'Ange Destructeur peut continuer son chemin jusqu'à la prochaine salle.
Là bas elle y découvre le nid de la bête qui est justement actuellement à domicile, ce qui tombe bien. Celle ci est un gigantesque papillon de nuit jaune aux motifs bruns qui fait la même taille de notre guerrière mais avec des ailles moins développées qui ralentissent donc son allure et l'empêche de voler trop longtemps quand il fait un tour à l'arbre principale au niveau supérieur via les conduits de ventilation.
Trouvant d'habitude invertébrés en particulier plutôt mignon, là pour le coup, l'humaine est plutôt de dégoûter d'être face à ça.
Au moins, ça n'est plus les araignées, c'est déjà ça.
Bon... C'est parti.
Voulant éviter de penser au fait qu'elle va cramer la gueule de ce qui était autrefois une charmante petite bestiole inoffensif pour l'Homme, la Redfield se rejoue la chanson "Love is all" de Roger Glover dans sa tête. C'est l'heure de rejouer les Bombardements au Napalm du Vietnam par les Américains, avec moins de budget mais toujours une nette efficacité.
L'amour est tout, eh bien l'amour est tout !
L'amour est tout, n'entends-tu pas l'appel !?
Oh, l'amour est tout ce dont tu as besoin !
L'amour est tout ce dont tu as besoin au bal des Papillons !
Le mutant ne fait pas long feu en voyant sa peau se décoller par elle même, poussant de longs infrasons avant de mourir de ses blessures, sans avoir même eu le temps de se défendre de ces terribles coups. Pour un boss, il n'était pas vraiment impressionnant, et on pourrait même se demander si il était si dangereux que ça.
Trop tard pour prendre en considération ça puisque que son corps est désormais tellement bien rôti qu'il pourrait être servi à table.
Derrière lui se trouve son ancienne coquille, du taille démesurée, avec un gros trou dont il est sorti.
A droite de celle ci se trouve un petit coin se démarquant du reste de la pièce méconnaissable, à savoir un bureau pas très grand avec un ordinateur allumé n'attendant qu'une seule chose, qu'on l'utilise. Claire s'en approche, en cherchant sur elle son couteau pour pouvoir se débarrasser des chenilles qui grouillent sur le clavier.
Ah merde c'est vrai...
Je l'ai donné à Sherry.
Quelques baffes par ci par là et les touches sont à nouveau libre.
L'occasion pour la geek à ses heures perdues de retrouver un peu de plaisir, bien que le cadre laisse à désirer et qu'il n'y ait pas Duke Nukem 3D dessus.
Voyons voir...
Il me faut un nom d'utilisateur.
Eu...
Essayons un truc à la con.
Invité ?
Ça marche !
Il faut que j'enregistre mes empreintes et je pourrais accéder pendant 24 heures à la salle d'expérimentation culturelle.
Pourquoi pas ?
Ça pourrait m'être utile pour plus tard.
Bon maintenant faut que je visite l'autre endroit !
Demi tour toute !
L'héroïne repasse par l'autre couloir, en évitant quelques larves tombant du plafond en volant venger leur mère, puis prend la lourde porte vue auparavant pour entrer là où tous ces malheurs ont commencé. Là où le Père de Sherry est devenu un monstre, même si il l'était déjà peut être un peu avant.
Une fois à l'intérieur, elle peut déjà voir à travers une fenêtre rectangulaire le cœur de ce lieu et où elle trouvera surement quelques fournitures utiles. Cependant quelques grognements étranges mais sans aucun mouvement pour les accompagner lui indiquent qu'il y a un comité d'accueil de l'autre coté.
Des casiers à sa gauche peuvent contenir des choses utiles face à ces ennemis inconnus qui va devoir confronter.
J'en ai marre !
Je veux juste quitter ce foutoir avec Sherry, Leon et Ada !
Laissez moi me reposer !
Enfin bon...
Des grenades acides.
Je vais les utiliser maintenant.
Elle change le type de cartouche dans son engin de supplice et continue sa route, passant par un sas de décontamination.
Dans cette prochaine salle, nous trouvons en premier un bureau de travail où du sang séché, des débris de fioles et une chaise renversée sont témoins de ce qui s'est passé une semaine auparavant. Un peu plus loin, nous avons une table ovale où se trouve un iMac servant très certainement à tout ce qui est analyse de données au sujet des expériences qui sont menées. Au fond à droite se trouve une drôle de machine dont la fonction est pour l'instant inconnue mais nous y reviendrons ultérieurement.
Là ce qui importe, c'est cette vision abjecte qui donne presque envie à notre survivante à l'estomac endurci de vomir ses tripes.
Un zombie pas comme les autres essaye de ramper vers elle en rugissement elle une bête sauvage mais sans parvenir jusqu'à elle.
Qu'est ce que c'est que cette chose !?
Merde !
Cette peau... Cet œil...
Est ce un autre produit du Virus G ?
Un zombie créé à partir du Virus G.
Si vous êtes surpris, c'est que vous n'avez jamais lu le rapport de Leon provenant de Resident Evil 6, mais je peux vous pardonner.
Cet infecté ressemble à un corps décharné d'un homme, dont l'œil sort un peu de son orbite, et qui en a un troisième sur le dos. La moitié inférieure de son corps ne forme pas deux jambes mais bien une seule sorte de queue qui part en lambeau vers le bout, l'obligeant à glisser sans la souplesse d'un serpent vers ses victimes pour tenter de leur mordre le mollet.
Pathétique...
Voulant mettre à la souffrance de cette abomination, Claire balance son acide surpuissant qui provoque immédiatement la fonte de tout le visage du gars, jusqu'à rappelant le sort d'un méchant d'Indiana Jones, sauf que là pour le coup il y a un œil qui finit par complètement se détacher de la tête. Dans d'atroces cris d'agonies, l'âme souillée part rejoindre les Limbes dans un jugement hâté.
Au moins, il n'a pas eu son cœur arraché, vu son corps vieillir jusqu'à devenir un squelette pourri, ou encore découvert un alien en image de synthèse.
Pourquoi plus j'avance dans purgatoire et plus je découvre les pires choses que l'Humanité puisse créer ?
Heureusement qu'elle ne voit pas ça...
Elle souffre déjà assez comme ça.
Allez, il doit y avoir quelque chose pour l'aider dans les affaires de son père !
Sans attendre Godot, elle fouille dans les papiers qui traînent ne vu d'une lueur d'espoir, même si elle est infime.
Elle tombe sur un vieux papier jauni dévoilant le moment où tout a commencé à partir en couille.
Le Virus Progenitor a été découvert par les fondateurs d'Umbrella, Oswell E. Spencer, James Marcus et Edward Ashford en suivant les travaux de Henry Travis. Les Docteurs Ashford et Marcus ont fini par périr au cours des années qui ont suivi, de différentes manières.
Les études ultérieures seraient ensuite laissées au Dr William Birkin, qui l'a conduit à son état actuel.
Les résultats de recherche du Dr Birkin sont bien connus.
Il a découvert le Virus T et a également réussi à créer le plus puissant Virus G.
Aujourd'hui, les recherches sur le Virus Progenitor ne sont pas uniquement laissées au Dr Birkin, elles sont également effectuées dans des laboratoires de différentes régions du monde. En particulier dans notre centre de recherche en Afrique, dirigée par Brandon Bailey, un ancien disciple du défunt Dr Marcus.
Le potentiel de développement de nouvelles souches de virus se présentera également à l'avenir.
Il y a trois noms à retenir dans tout ça, ceux des Démons qui ont créé cette maudite entreprise du malin.
James Marcus, l'homme déjà mentionné dans les traces laissés par l'officier Rebecca Chambers.
Edward Ashford, dont le nom de famille reviendra hanter la pauvre brunette quelques mois plus tard.
Oswell Spencer, l'enfoiré de vieillard prêt à tout pour parvenir à ses fins, quitte à trahir ses meilleurs amis, et qui avait tout de faire un superbe méchant à confronter pour un final épique. Enfin ça c'était avant Resident Evil 5... Je veux dire avant que Albert Wesker ne vienne tout gâcher en le tuant trop tôt et en partant dans un délire que personne n'a compris.
Restons en 98, avant que tout ne s'écroule dans cet univers et la Peur ne disparaisse pour laisser place à l'Indifférence.
Claire remarque quelque chose traînant près d'une marre de sang contre le meuble, à savoir une carte clé du labo semblant appartenir à William Birkin et où Umbrella est écrit en gros, avec le symbole de la firme juste à coté. Elle la ramasse puis observe attentivement la photo posée sur le mobilier, où l'on voit cette famille déchue heureuse à une autre époque.
Je suis partagée...
D'un coté je déteste son père et un peu aussi sa mère de ce que j'ai appris d'eux.
D'un autre coté j'aurais voulu que rien de tout cela ne se produise pour qu'ils puissent vivre leur vie ensemble sans souci.
Si seulement...
A moins d'avoir une machine à voyager dans le temps, elle ne pourra pas changer le Passé.
Retour à l'Aile Est, mais pas avec le même personnage.
Leon Kennedy ne sait pas où est passé Ada et a essayé de la trouver, en fouillant l'Aile Ouest en premier qui ne contenait que des dortoirs.
Dedans, il y avait surtout quelques zombies et une sorte de plante à liane dans un conduit d'aération qu'il a cramé avec l'aide d'essence et de briquet. Il en aussi profiter pour faire deux choses importantes. Récupérer un lance flamme créé par les proprios de l'endroit pour gérer la merde qui s'y trouve, et aussi libérer un gaz verdâtre censé détruire les armes biorganiques, mais pouvant renforcer la résistance de certains d'entre eux.
Ayant trouvé plus tôt un document à ce sujet, il a longuement hésité mais a finalement décidé de le faire quand même.
Au passage, oui i la pensé à vérifier la salle de sécurité, je vous le rassure.
Le problème est qu'elle était mystérieusement verrouillée au moment où i la voulu le faire, et donc il a décidé d'aller chercher la clé.
Il aurait pu faire sauter la serrure mais nous sommes dans un Survival-horror donc ce n'est pas possible.
C'est dans une zone laissé non explorée dans son entièreté par son amie, que nous retrouvons ce flic qui est lui aussi fatigué par les événements.
J'ai l'impression que quelqu'un est passé ici récemment.
Ada ?
Claire ?
Je finirai bien par le savoir.
Quelque chose me dit que si il y a un volet de sécurité ici c'est pas pour rien.
Quoiqu'il y ait derrière, je suis préparé.
Son joujou pointe sa flammèche droit devant et le mécanisme s'enclenche pour dévoiler progressivement les créatures qui attendent juste derrière.
Encore des concombres transgéniques, à la différence près que ceux ci ont viré au rouge à cause de produit qu'il y a dans l'air, leur permettant à présent d'empoisonner leur victimes. Le roux pas con ne va pas leur servir de cobaye pour prouver ce fait et évite ainsi le premier crachat dans sa direction, avant de leur renvoyer leur attaque, de façon plus chaude, à la manière d'un vieux RPG style Dragon Quest.
Son arrosoir leur fait bien mal et elles crient à leur manière tout en gesticulant des bulbes pour au final périr comme de simples mauvaises herbes.
Au moins la voie est dégagée, même si il faut faire gaffe à ne pas se brûler les pieds.
Une grosse porte et une console de commande juste à coté.
Quelque chose me dit que...
Ouais, elle est fermée hermétiquement.
Seul le personnel y est autorisé.
Testons cet écran juste à coté.
Deux personnes ou plus doivent être présentes pour entrer.
Il faut entrer ses empreintes digitales pour pénétrer à l'intérieur.
Qui sait ?
J'ai peut être un clone qui bosse ici, alors autant essayer.
Il pose ses doigts sur l'appareil de reconnaissance digital en espérant que ça marche.
D'un coup, un texte d'erreur apparaît sur l'écran et un coup de jus survient, faisant sursauter notre héros.
Le voyant passe au bleu et le son de déverrouillage se fait entendre.
Leon est perplexe face à ça mais hausse des épaules.
Même la puissante technologie d'Umbrella a des failles.
La magie du progrès.
Alors qu'il débarque dans les décombres de l'expérience folle, une étrange mélodie sortie d'une ancienne version du jeu résonne dans nos oreilles.
L'agent de la paix découvre alors la pire pièce qu'il pouvait visiter dans cette antre de l'aliénation, où le bizarre et le glauque s'embrassent pour donner naissance à d'hideuses monstruosités dont on ne peut deviner ce qu'elles étaient à l'origine. A sa droite un grand tube contient un truc difforme et rougeâtre, semblant sortir de l'imagination de Cronenberg. En face sont exposés d'autre cylindres, contenant des sortes de têtes moisies. A gauche différents appareils d'expérimentation, comme une table d'examen et des bonbonnes de gaz sont pour la plupart renversés.
Plus loin, en tournant à gauche, nous trouvons encore plus de dégâts, tels une mallette ouverte, le corps éventré d'un des deux membres disparus de l'USS et aussi au fond un second gros tube, sauf que celui ci a été explosé depuis l'intérieur. Le coupable de tout ce bordel n'est pas dur à trouver puisqu'il se tient droit devant le survivant en poussant de drôles de petits cris.
Or, sa tête au sourire d'enfer et aux yeux d'aigles, sa tête couverte d'épines et ses griffes aiguisées ne sont pas là pour nous vendre du rêve, mais plutôt un cauchemar créé par Frankenstein. Il ne faut pas se fier à sa taille qui atteint un peu plus la moitié de notre gaillard d'1M78, car la bestiole peut très bien se le faire si il n'y fait pas gaffe.
D'ailleurs son premier réflexe est de bondir sur sa proie, doigts tendus vers sa gorge pour la fendre d'un coup, mais celle ci esquive d'un peu d'un pas vers la gauche, avant de déverser par réflexe un torrent de flamme sur le petit lutin vert. Sa carapace écailleuse ne parvient pas à résister et il puisse de puissants sons stridents en se débattant avant de mourir par un ennemi plus fort qu'un commando surentraîné.
Il faut croire.
Ne sachant pas qu'il vient de rencontre une sous espèce d'un ennemi culte de cette saga, notre policier chanceux se pose quelques instants sur un bureau juste dans son dos pour pouvoir souffler un peu. C'est à ce moment là que sa main gauche touche du papier intéressant, car ça concerne directement ce qu'il vient d'affronter. En plus c'est signé par quelqu'un de connu.
À la suite des plans d'amélioration des produits établis pour le MA-120, la production du dernier polyvalent B.O.W., le MA-121 Hunter, a été achevée.
Bien que le Hunter ait démontré de hautes performances dépassant les attentes en tant que B.O.W., le Hunter R et d'autres races améliorées sont actuellement en cours de développement dans l'intérêt de produire des produits améliorés offrant une plus grande facilité d'utilisation et une puissance accrue.
Ces améliorations nécessaires ne devraient pas prendre beaucoup de temps à produire.
William Birkin
Il faut croire que cette nouvelle variante successeur du Hunter α était justement entreposée ici.
Des "Chasseurs"...
Ils ont l'art de trouver de doux noms à leur saloperies.
Au moins, c'est plus facile de désigner ce qui cherche à te tuer.
Je me demande ce sera la prochaine attraction que je croiserai dans ce cirque.
Caché derrière ce rapport se trouve un item très important pour la suite, plus précisément la Clé de la Salle d'Alimentation.
Justement, il sait où cette dernière se trouve puisqu'il était passé devant auparavant.
Il faut que je retourne en bas, là où il y avait d'autres créatures vertes peu charmantes.
Enfin...
Est ce que je ne devrais pas rester ici pour continuer à chercher Ada ou Claire ?
Je devrais peut être lui laisser un message.
Il prend sa radio qu'il n'a pas utilisé depuis les égouts afin de contacter sa partenaire du début de cette aventure horrifique.
Leon : Claire, tu me reçois ? Je vais emprunter l'ascenseur près de la plateforme montante où il y a le train pour me rendre l'endroit où se trouve tout le pouvoir de ce labo. Je vous rejoindrai plus tard en haut, enfin si vous arrivez à recevoir mon message.
Aucune réponse, juste de la friture sur la ligne.
Quand c'est moi qui appelle, ça ne marche jamais.
Je dois avoir la poisse.
Ayant un nouvel objectif incertain en vu, il décide de se rendre à ce lieu où il ne sait pas encore ce qu'il y fera, mais il fera quelque chose c'est sûr.
Leon fait ainsi demi tour et retraverse tant de pièces qu'on commence à bien connaître pour retourner au Niveau B1 dont il vient à la base si vous vous en rappelez, avec la visites des Niveaux B2 et B3 en plus. En sommes, tout la partie du laboratoire qui concerne l'énergie qui permet de faire fonctionner tout le complexe, avec des mesures de sécurité pour pouvoir aussi le détruire.
Nous y reviendrons.
Reste que lé héros de ce chapitre parvient à faire un retour sans rencontrer de problème et le trajet en élévateur se passe aussi bien, surprenant le principal concerné.
Tout est calme...
Trop calme...
La dernière fois que ça a été comme ça, j'ai confronté deux géants de fer juste après.
Ada y a même été blessée.
Pourquoi a t-il fallu qu'elle quitte cette cabine ?
J'espère que ce n'est pas parce qu'on l'y a forcé.
Les portes s'ouvrent sur ce couloir très urbain où il a failli se faire tuer par un licker mais celui ci est désormais écroulé sur le sol, mort, visiblement abattu il y a peu par un assaillant inconnu. Évitant de trébucher sur les câbles traînant au sol, le protagoniste s'avance prudemment jusqu'à l'angle du couloir où il s'arrête en entendant une arme se braquer sur lui à sa droite.
Il s'agit d'Annette, plus vu depuis longtemps, qui est à un mètre de lui et qui le vise avec son Glock en étant pas mal stressée, ce qui est vraiment visible.
Annette : Vous... Vous avez tué mon mari !
Le héros assez malin voit clairement qu'elle ne va pas bien et même si elle a fait partie d'Umbrella, ils l'ont trahi et elle pourrait un allié de taille pour les renverser plus tard. Il la joue donc calmement, lâche son lance flamme et lève les mains en l'air en guise de bonne fois, avant de répondre avec tout autant de professionnalisme malgré la pression qu'il reçoit.
Leon : Annette, cette chose n'est plus votre mari. Vous le savez très bien.
Annette : Quand bien même... Vous bossez avec cette pouffiasse en robe rouge qui tente de voler nos recherches, je l'ai vu ! Je suis sûre que c'est elle qui vous a révélé qui je suis.
Leon : Non, ce n'est pas elle.
Annette : Qui alors ?
Leon : Claire Redfield. Nous nous sommes rencontré en arrivant dans cette ville tombée et elle vous a rencontré avant nous.
Annette : Cette fille... Elle me semblait honnête en voulant protéger ma fille, Sherry.
Leon : Elle l'est et là elle fait tout ce qu'elle peut pour guérir cette dernière du mal qui la ronge.
Annette : Vous voulez dire que... ?
Leon : William l'a infecté.
Annette : Oh non... Pas Sherry !
Elle baisse son arme et se tient la tête avec son autre main en essayant de réfléchir à quoi faire après cette révélation choquante.
Annette : Je dois la trouver et lui dire qu'il existe un vaccin. J'ai travaillé dessus avec ma propre équipe pendant que mon mari bossait sur le viru en lui même et quel'équipe du Docteur Walcott s'occupait d'un projet à part. Vous savez où elle est !?
Leon : Quelque part dans ce labo, mais je n'arrive pas à la joindre par radio.
Annette : Je dois essayer à son labo...
Leon : J'espère que votre fille s'en sortira. Je ne l'ai que peu vu mais elle était vraiment adorable.
Annette : Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous aidez l'autre espionne si vous êtes intègre ?
Leon : J'apprécie beaucoup sa franchise et on la paye pour nuire à Umbrella, ce qui m'arrange. Après, je ne suis pas dupe et je sais qu'elle évite d'aborder certaines choses, même si c'est sans me mentir. Par exemple, j'ai remarqué qu'elle tient absolument à garder sur elle l'échantillon de Virus G trouvé dans le médaillon de Sherry. Vous en savez plus sur ça ?
Annette : C'est sa principale mission ici. Attendez ça veut dire que... Elle l'a en ce moment même ? C'est fichu !
Leon : Peut être pas, il y a encore moyen de la raisonner pour ne le refiler à personne.
Annette : Vous êtes crédule.
Leon : Pas vraiment. Si ce que vous dites est vrai, c'est qu'elle a réussi son objectif principal depuis longtemps mais qu'elle a quand même choisi de rester avec moi en se rendant ici alors que ça ne lui servait à rien.
Annette : Pourquoi ferait elle une telle chose ?
Leon : Nous nous sommes étonnamment rapproché avec ce peu de temps passé ensemble et nous avons même conclu ça de façon charnelle.
Annette : Elle vous aimerait ?
Leon : J'en ai bien l'impression. Si il y a bien qu'elle ici qui peut la convaincre de quelque chose, c'est bien moi.
Annette : C'est...
Avant de pouvoir continuer la discutions qui tournait bien, quelque chose traverse le plafond juste derrière la femme blonde, à peu près au même endroit où l'autre écorché avait surgi, sauf que là on a affaire à une vieille connaissance.
X va te le donner !
Putain patiente pour avoir le tien !
X va te le livrer !
Toc toc, ouvrez la porte, c'est pour de vrai !
Madame Birkin se retourne, effrayant par l'Envoyé d'Umbrella et recule jusqu'à atteindre Leon qui a repris son joujou pour se défendre.
Leon : Allez y et aidez Claire à sauver votre fille ! Je vais essayer de me débarrasser de ce pot de colle !
Annette : Ne le laissez pas avoir le Virus !
A ces mots, elle se tire vers l'ascenseur, alors que le colosse botté s'approche lourdement de son ennemi.
Cette figure fait au moins une tête de plus que l'agent Kennedy et ce n'est pas pour le rassurer, alors que l'ombre surplombe son corps.
Leon : Je sais où est ce que tu cherches, alors essaye de me faire parler !
Manquant un peu d'assurance dans ses propos, cela a quand même l'effet escompter.
Le géant lève ses deux poings vers l'arrière avant de les balancer vers la mouche pour l'écraser, mais celle ci parvient à battre des ailes sur la droite puis s'enfuit droit devant, en s'assurant que le monstre le poursuit bien, ce qui est le cas.
Il arrive alors à la salle de pompes où de gros cylindres métalliques fermés sont présents. Il se casse vers la gauche en direction d'une barrière dont il passe en dessus pour atterrir sur une caisse en bas, poussée au préalable, puis il grimpe sur une autre plus afin d'atteindre la plateforme encore plus haut où se trouve la porte dont il a la clé.
Le Tyrant ne s'embête pas autant et défonce tout sur son passage, que sa soit la double porte à coup de pied ou la balustrade en sprintant, l'épaule pointée vers elle. Quand il veut, il peut courir, mais ça semble l'handicaper plus que l'aide, voilà pourquoi ce sera surement la seule fois où on le verra faire ça.
Dans cette forme actuelle tout du moins.
Avec la clé dans la bonne serrure, nous allons pouvoir avoir la confrontation tant attendue dans un lieu marquant pour tous.
En face de l'entrée se tient au milieu du vide une grande et imposante colonne qui a une importante cruciale dans la vie de ce laboratoire.
Plus loin en bas se trouve une piscine de fusion que notre héros avait exploré lors de sa première visite du coin.
Là, le survivant part sur sa droite puis tourne à droite avant de refaire la même chose un peu plus loin pour finalement rencontrer un gros problème.
Une impasse.
Merde !
Il vient vers moi.
En effet, Goliath fait le tour pour le rejoindre, laissant David réfléchir à un moyen de se tirer de cette situation.
Près de l'angle, désormais trop loin de lui, se trouve une console de commande pour le système d'autodestruction du lieu ,car tout bon vilain a ça pour nettoyer les traces si il le faut. Il y a aussi un conduit, cette fois ci juste à coté de l''homme qui est néanmoins trop large pour y passer dedans.
Il n'a pas d'autre choix que de concentrer tous ses espoirs sur ce lanceur chimique créé par Umbrella pour sauver sa vie de leur créature.
Au moins je crèverai non sans m'être battu.
Il balance son déluge jaune vers la face du Grand Gaillard qui parvient à se protéger avec une de ses manches blindées avant de foutre un coup de main dorsal contre l'arme qui est envoyé dans le bain bouillant tout en bas. Désormais désarmé, Leon est dans la merde mais tente quand même de sortir son Remington en dernier espoir, avant d'être rattrapé par la réalité qui presse ses doigts contre son cou si fin alors que ses pieds décollent du sol.
Avant que la Montagne ne puisse lui crever les yeux ou lui briser la nuque, un miracle se produit.
Ada : Hé Monsieur X, regarde un peu ce que j'ai pour toi !
Il tourne la tête vers la femme sournoise qui secoue de droite à gauche l'échantillon dans sa paume pour attiré l'attention du T-00.
Ça marche et il lâche le pauvre officier qui tombe de façon sèche sur le sol en reprenant des bouffées d'oxygènes précieuses pour son corps.
Le colosse s'approche de la dame qui prépare déjà non sans un sourire le magnum offert par son nouvel amoureux, dans le dos pour réserver une surprise à l'arme biorganique. Quand celle ci chope Ada par le coup de la même façon qu'avec l'autre, pour ensuite essayer d'attraper le Virus G avec sa main droite, un canon vient se coller contre son œil droit.
Puis un tir retentit, à la stupeur du policier à terre.
Le géant grimace de douleur, aveuglé d'un coté et jette cette poupée de chiffon contre le panneau de contrôle, faisant plein étincelles et blessant gravement la principale concernée. N'arrivant pa voir clair, le balourd ne voit pas qu'il s'approche trop près du rebord, et le voilà qui passe par dessus bord pour faire une chute en piquet vers la cuve en contrebas pour y disparaître.
Un problème en moins.
Ada !
Le chevalier servant se lève en douleur, sa blessure à l'épaule lui refaisant mal au pire moment et il boite jusqu'à sa bien aimée dans un sale état.
Baignant dans son sang, elle arrive néanmoins à s'adosser contre les débris de la console alors que la moitié droite de son visage dégouline, l'empêchant d'ouvrir l'œil à cet endroit là. Elle peut néanmoins voir celui pour qui elle est là et surtout, pour qui elle vient de se sacrifier à l'instant même.
Leon : Ada ! Tiens bon !
Ada : C'est trop tard...
Leon : Ada... Pourquoi ?
Ada : Tu ne peux pas mourir, pas ici. Tu as encore tant de vies à sauver Leon. Moi j'ai déjà rempli ma mission.
Leon : Annette m'a dit que tu étais là pour le Virus G, ce que je m'étais douté. Malgré ça, tu as risqué ta vie inutilement en venant ici avec moi.
Ada : Ça valait le coup, d'être avec toi, la seule personne à qui je tiens après mes parents. Dommage que ça se termine maintenant...
Leon : C'est ton employeur qui va être déçu.
Ada : J'espère que tu trouveras qui c'est...
Leon : Ce ne serait pas drôle si tu me disais que c'était là tout de suite.
Ada : En effet, hé hé...
Leon : Je t'aime Ada.
Ada : Moi aussi... Sauve cette petite fille, Sherry... Elle ne doit pas devenir comme ses connards de parents.
Leon : Je le ferai.
Ada : Avant de crever...
Elle approche ses lèvres des siennes, le temps d'un dernier baiser.
Cet instant de tendresse ne saurait être gâché, pas même par une voix dans le lointain tentant de les avertir du pire.
Voix : Le dispositif explosif a été activé. Je répète : Le dispositif explosif a été activé. Il ne peut pas être interrompu. Tous les chercheurs, s'il vous plaît, fuyez à la plate-forme inférieure par la voiture de secours.
Rien ne peut briser leur bulle, pas même ça.
Ce doux et amer moment ne s'arrête que quand le souffle de la dame se coupe, faisant tombe machinalement sa tête vers le bas.
Ses cheveux noirs bordant désormais la bouche de Leon, celui ci commence à serrer sa robe en fondant en larme.
Le stress s'étant trop accumulé, ses émotions explosent et tout s'écoule de ses yeux à ses narines.
Leon : Ada ! Non pas toi ! Tout sauf toi ! Pourquoi !? Pourquoi toi !? Pourquoi tu t'es sacrifiée pour moi !?
Les secondes passent, sans réponses à l'horizon.
Seul le douloureux constat est là, elle est partie et ne reviendra plus.
Si il ne tourne pas la page rapidement, il ira la rejoindre où qu'elle soit à présent.
C'est injuste mais c'est comme ça.
Leon : Je ne t'oublierai pas. Au revoir... Ada.
Déchiré de l'intérieur, l'homme qui a craqué peut encore une faire une chose avant de partir, puisqu'il ne pourra plus le refaire par la suite.
Un baiser de plus.
