Chapitre 15 : Se Battre pour le Dernier Métro
Le remède miracle est enfin créé !
Il faut se barrer et vite de là avant de finir aussi cramé que Notre Dame de Paris !
Claire Redfield, après avoir fait un sacré aller retour, se retrouve à nouveau dans le couloir central du Niveau B5 qui sépare la passerelle avec l'échelle et le monstre plante, et la salle de surveillance. Ici, elle a déjà fait un grand nettoyage, avec une douzaine de corps de zombies cobayes jonchés sur le sol, y compris certains à moitié sur les sièges à disposition, et de lickers évolués un peu partout, dont un qui a fini dans une poubelle.
Le recyclage va loin.
Muni d'un Dique MO, pour Magneto-Optical, elle l'utiliser sur sur un petit ordinateur pour pouvoir ouvrir le grand volet métallique juste à coté où dernière, d'après la carte, se trouve le chemin menant à un monte charge permettant e rejoindre le train du Niveau B8. En effet, un étroit couloir se révèle juste derrière, avec plusieurs loupiotes rouges qui sont là pour nous avertir de l'enjeu de la situation.
Plusieurs écriteaux jaunes ornent les grilles servant de mur, avec le symbole du danger biologique affiché en très gros dessus, avec juste un peu de place en dessous pour y lire "Biohazard". Quand on connait le titre originale de cette série, on ne peut que s'amuser en remarquant cela.
Sans perdre de temps, elle s'engouffre dans le passage pour passer le grosse porte bien solide au fond à gauche.
J'espère que je n'arriverai pas trop tard !
Surtout que ce "Diable" doit être utilisé assez tôt dans le processus d'infection.
Vu le temps passé, je crains que ça ne marche pas ou juste à moitié.
Qu'est ce qui pourrait se passer dans ce cas là ?
Seul l'avenir nous le dira, ou un jeu complètement tourné vers l'action, allez savoir.
La motarde débarque dans la salle chargement du matériel pour aller au véhicule de stockage bien en dessous, avec notamment de deux rangées de capsules rougeâtres, une à gauche et une autre à droite. On peut les contourner, même si ça prendrait un temps supplémentaire qui est très inutile, sauf si un ennemi coriace venait à pointer le bout de son museau et qu'il faudrait l'éviter.
Je dis ça juste comme ça.
Au fond se trouve encore une double porte métallique, plus large et petite, menant à la plateforme élévatrice en elle même, où nous pouvant y lire "Emergency" en rouge et l'autre symbole de tout à l'heure. De quoi continuer à faire vibrer la tension actuelle qui parcourt le corps de la jeune femme qui est au bout de sa vie et qui veut juste pouvoir enfin dormir.
C'est le moment que choisie la voix automatisée pour venir plomber un peu plus l'ambiance.
Voix : Cinq minutes avent détonation.
Sentant la pression monter encore d'un cran, se mettant à bouillir, la jeune femme se précipite vers le petit panneau rouge à droite de l'ascenseur, selon son point de vue. Juste après avoir activé la chose, l'un des petits carrés éteints en hauteur, celui tout à gauche, s'allume et se met à briller du'une lumière verte vive. Progressivement les autres s'allument dans un autre croissant, indiquant l'avancement de l'élévateur.
Sauf qu'il y quelqu'un qui est opposé à au départ de cette protagoniste, et il tombe du plafond pour le faire savoir.
Le gros colis manque de peu d'écraser de son poids la pauvre femme qui saute en arrière pour l'éviter, puis recule face à l'apparence grotesque de ce monstre dont il ne reste plus rien d'humaine. William est encore à sa troisième mutation et il secoue sa deuxième paire de bras en l'air tout en poussant un petit grognement pour souligner sans absence d'humanité.
Les chœurs et la violons s'enchaînent pour sublimer cette apparition soudaine, alors que la fille armée dégaine son lance grenade bourré à l'acide pour se préparer à l'utiliser contre cette créature humanoïde qui fait presque deux fois sa taille. Ils sont ainsi face à face, dans l'allée centrale, pour l'un des derniers combats de cette aventure.
La décharge commence avec virulence en touchant directement la tête squelettique du mutant qui se met à fondre, lui causant énormément de dégâts.
Il tente des frappes avec ses quatre bras en poussant un peu plus la gueulante qu'avant.
Je l'ai déjà eu !?
Non, c'est trop facile !
Il doit...
Oh non !
La prochaine phase de boss va débuter alors que sa tête blanche s'allonge pour former ce qui pourrait s'apparenter à une grande gueule, avec plusieurs pics faits d'os et encore plus semblables à des dents que dans la forme précédente. Sa posture change du tout au tout puisqu'il passe de bipède à quadrupède en se reposant sur sa deuxième paire de bras, alors que la première ne sert désormais qu'à trancher ce qui s'approcher un peu trop près de lui. Deux globes oculaires sur son formées sur ses épaules.
Etant encore moins humain qu'avant, il ressemble un peu plus à un animal, comme un chien, même si tellement affreux que personne n'en voudrait.
Il gagne en agilité grâce à cette forme et ça se voit dés que Claire veut lui balancer une autre cartouche car il parvient à l'esquiver sans problème en sautant sur la pile de caissons sur sa gauche, se retrouvant en hauteur. Cela surprend grandement la tireuse qui est obligé de se barrer à l'opposer,évitant de peu une attaque dans le dos orchestré par la créature.
La chanceuse parvient de peu à se rattraper sur le mur alors que les griffes ont frôlé sa peau visible à l'arrière, et elle se remet face à la bestiole.
Il est rapide ce con !
Je ne dois pas crever, pas maintenant !
Je change de calibre !
Vite !
En s'engouffrant dans l'allée de gauche en partant du point d'entré, elle équipe son arme d'obus explosifs qui ont un rayon d'action bien plus grand.
Le clébard du diable se prépare déjà à esquiver la prochaine attaque de cette misérable petite chenille déjà prise entre ses serres sans le savoir, et c'est ce qu'elle fait quand le ballons bourré de poudre s'envole vers lui, en allant sur le point de hauteur le plus proche. Malheureusement, à cause de sa dégénérescence mentale, il n'a pas venir le coup qu'elle recharge plus vite que son ombre et réussisse à lui en envoyer une autre qui touche cette fois ic son but.
Le cabot démoniaque, pris dans la déflagration, se retrouver sur le sol au beau milieu du chemin du milieu, étourdi.
C'est le moment ou jamais pour la Redfield de prendre ses forces restantes à deux mains et de foncer devant son ennemi pour balancer tels des shurikens ce qui lui reste d'explosif dans le sac. Résultat, William voit son corps d'éparpiller en plusieurs gros morceaux flasques qui se collent sur les murs, devenant ultimement l'ombre de lui même.
A première vue, il ne pourra pas s'en relever de ça.
A peine quelques seconde plus tard, les portes de la plateforme s'ouvrent, comme pour se foutre de notre gueule.
RRrrrhhhhoooo !
Il n'aurait pas pu venir avant la fin du combat !?
Ça m'aurait évité de risquer ma vie inutilement et de perdre du temps !
Sherry, j'arrive !
Se précipitant sans réfléchir sur l'élévateur, elle l'active à peine dessus pour qu'il parte loin de ce cauchemar.
Au cours de la descente, elle pense à quelqu'un en particulier, qui n'est pas là pour pouvoir l'aider à l'heure actuelle.
Chris...
Comment tu as fait pour gérer tout ça ?
Le Manoir et ses conséquences ?
Actuellement je suis sur le point de craquée alors que je n'en suis même pas encore à cette étape.
Je ne sais même pas quoi pour Sherry si on sort d'ici vivantes.
J'espère que tu pourras m'aider, où que tu sois exactement.
On parle beaucoup de ce frère mais on ne le voit jamais, c'est un vrai mystère.
Un espace dégagé, sans menace à l'horizon, qui serait l'endroit idéal pour un affrontement contre un ennemi surpuissant, mais ne parlons pas de malheur parce que sinon nous allons attirer les foudres de Zeus. La station de transformation est assez vaste, bien que la zone que l'on peut visiter est bien cadré, dans une forme de sablier obèse.
A droite en entrant, nous pouvons nous pouvons voir les autres wagons du train de marchandise, bien qu'il n'y a l'air d'avoir aucun moyen d'y monter par ici et ce n'est donc pas ce qui nous intéresser. Non, c'est plutôt ce qu'i l'autre bout de la pièce qui nous intéresse, à savoir la machine permettant de réalimenter la barrière de sortie, dont il manque les deux prises communes que notre héros a justement trouvé sur son chemin pour venir ici.
Derrière cet équipement se trouvent deux passerelles en hauteur dont on ne peut y accéder de ce niveau, comprenant au passage un pylône surélevé.
Leon Kennedy qui veut enfin en finir avec les histoires, se rend jusqu'au puzzle aux pièces manquantes pour les mettre à leur place avant d'actionner sur l'unique bouton bien mis en évidence. L'alimentation est donc redirigé vers le lieu voulu, coupant ainsi une partie importante de la lumière dans cette pièce, rendant plus sombre l'atmosphère.
L'homme seul n'est guère inquiété par ça car ce n'est pas ça qui le tuera.
Au moins, ça s'est fait, et il n'y a pas eu de complication pour une fois.
Il ne me reste plus qu'à revenir en arr...
Le sol se met légèrement à trembler quand une masse lourde y atterrie brusquement après avoir sauté du toit de la locomotive.
L'officier qui a vu tant de choses surprenantes au cours de cette soirée écarquille les yeux en découvrant qui c'est qui vient de provoquer ce boucan.
Un colosse de flamme se relève en faisant couler les flammes ardentes à ses pieds, sous une épique mélodie qui accompagne son geste, alors que le simple mortel tend fébrilement son magnum en mousse face à lui. Mister X, toujours aussi vivant et debout qu'un Renaud, dévoile une musculature qu'on ne lui connaissait pas et qui pourrait même impressionner un Mister Univers comme Schwarzy. Sa tête chauve affiche une expression mauvaise et sa poitrine droite est gonflée, formant ce qui s'apparenterait à un point faible.
Le cheval de guerre déploie ses mains pourvues impressionnantes griffes à chaque doigt, ce qui rendrait rendrait jaloux un licker qui verrait ça.
Comment a t-il pu survivre à cette chute dans le bain de fusion !?
Comment vais je pouvoir l'arrêter !?
Essayant d'avoir plus de fermeté dans sa façon de tenir son arme, le héros lâche plusieurs balles en direction du monstre qui les dévie sans trop de soucie.
En réponse à ce premier coup porté à son encontre, le Majestueux Tyrant pousse un élan de vitesse en direction de son ennemi, donnant presque l'impression qu'il glisse littéralement sur le sol. Dans le même temps, il racle ses griffes gauche par terre avant d'envoyer un coup sur son adversaire qui n'a pour le coup pas le temps d'esquiver et se le manger en pleine poire.
Le flic valse dans le air pour sentir le gout de la ferraille en pleine bouche en retombant juste devant l'appareil électrique qu'il a utilisé juste avant.
Très affaibli par cette violente charge contre notre survivant n'arrive plus à se relever et est donc fichu, malgré ses pensées encourageantes.
Je ne dois pas abandonner...
C'est dur.
Je dois y arriver.
Je ne peux laisser Claire te Sherry crever ici.
Tout est perdu, ah moins qu'un miracle ne survienne.
Ada : Là ! Utilise ça !
Juste après cette voix d'outre tombe, un FIM-92 Stinger bidouillé par Umbrella, donc manquant du système IFF, se pose violemment juste devant les yeux du Leon qui manque de peu de se le prendre en pleine tête. Juste après ça, des tirs surviennent du sommet de la tour mentionnée précédemment et touchent le boss surpris par cette intervention.
Bien que ça ne lui fasse pas grand chose, c'est assez pour l'énerver et concentrer son attention sur autre chose, juste le temps qu'il faut pour le vaincre de façon déloyale. Tirant du bout de la corde de sa réserve de puissance, l'officier Kennedy essaye tant bien que mal de se relever, et y parvient avec une volonté exemplaire.
Il ne reste plus qu'à prendre cette arme lourde qui l'oblige à se poser sur l'un de ses genoux afin qu'il puisse s'en servir sans être trop déstabiliser.
Utilisant le système de visée du lance missile, il réussit à cibler correctement le gros hélico qui n'en est pas un et s'apprête à faire feu.
Leon : Partie terminée !
Le missile sol air part tout droit vers la tronche du gréant de feu qui comprend à la dernière seconde qui s'est fait avoir, avant d'exploser à la manière d'un Birkin avec ses bouts qui s'étalent un peu partout en une gerbe de sang phénoménale. David a enfin réussit à vaincre Goliath, en utilisant simplement un caillou et une fronde.
Enfin, c'est à peu près ça.
N'ayant plus besoin de cet écrasant attirail qui use ses os, l'agent de la paix le lâche sur le sol en soufflant un bon coup après la fin de ce calvaire.
Quelques secondes plus tard, il se retourne pour regarder vers les passerelles plus hautes, tout en reculant passage pour essayer de bien voir, or personne ne s'y trouve actuellement. Pourtant, il y a bien quelqu'un qui lui a sauvé la vie en lui balançant cette bouée de sauvetage, et qui sonnait au niveau de la voix comment une certaine personne.
Ada ?
Tu n'es pas morte ?
Pourtant j'étais persuader que si.
Ah moins que... ?
Non, ça ne peut pas être un Fantôme.
Enfin...
Je ne sais plus quoi croire à présent.
Si tu es bien vivante, j'espère que tu fuiras loin d'ici.
Pourvu qu'on se revoit un jour.
Maintenant je dois y aller.
Avec un goût doux et amer dans la bouche, l'homme mélancolique quitte cette pièce qui scelle à jamais le destin d'une des plus grosses épines dans leur pieds à nos protagonistes.
Il retourne à l'intérieur du train, après avoir dégagée la voie en face, en passant par le petit ponton au dessus de celui ci et se rend sans tarder à la tête de cabine, tout en vérifiant au passage que Sherry est toujours vivante. C'est le cas. N'ayant plus d'obstacles sur sa route, il peut ainsi, un peu plus sereinement, tout allumer et pousser le levier qui démarre ce moyen de transport.
Néanmoins, il a quelques remords à le faire.
Vous devez vous douter pour quoi.
Claire, où es tu ?
Tu aurais déjà dû être là.
Il n'y plus moyen d'attendre une minute de plus ici.
Je vais tout de même voir si elle arrive.
Leon se rend à nouveau à la porte menant à l'extérieur et la maintient ouverte, alors que l'engin prend de plus en plus de vitesse.
S'accrochant sur les rebords du palier, il peut découvrir avec stupeur la Jeune Redfield débarquer du bout d'un couloir menant à une plateforme élévatrice, alors que tout commence enfin à s'effondrer autour d'eux, montrant que le compte à rebours s'approche de la fin. Elle s'arrête brièvement en arrivant presque au quai, surprise par les petits débris qui tombent du plafond.
Elle découvre alors son ami lui faisant des signes pour qu'elle vienne avant qu'il ne soit trop tard.
Leon : Claire ! Dépêche toi !
Elle l'écoute et fait de son mieux pour le rejoindre, malgré le retard.
Remarquant l'entrée du tunnel arrivant vers lui rapidement, le policier roux rentre sa tête et le reste du corps à l'intérieur juste avant d'être décapitée par la parois, empêchant son amie de venir par cette ouverture là. Inquiet pour elle, il espère que tout son cœur qu'elle arrivera à sauter sur l'un des points de liaison entre les différents wagons.
La pire chose qui pourrait arriver, ce serait qu'elle et Sherry périssent, pour qu'au final il se retrouve tout seul.
Le soulagement est fort quand la brunette montre son visage angélique en venant de l'arrière, et des sourires se dessinent au passage.
C'est alors qu'une secousse a lieu, ébranlant le lieu de repos de Sherry, laissant cette dernière rouler jusqu'au sol telle une poupée de chiffon.
Claire : Sherry !
Leon : Couchons nous !
Pour des raisons de sécurité, ils s'exécutent et restent couchés par terre, le temps que le brasier cesse de coller aux fesses le véhicule.
Quand le pire est passé, ils peuvent se remettre debout, avec leur fatigué, pour se pencher sur un cas qu'il reste à traiter.
La Petite Sherry, qui respire toujours mais ne se réveille pas.
Leon est le premier a le noter et ça ne lui plaît pas du tout.
Leon : Sherry est inconsciente !
Claire : J'ai l'antidote ! Je vais le lui donner.
Elle sort de sa sacoche une fiole fermée où se trouve un liquide bleu et enlève le bouchon pour le lui administrer par voie orale.
Un très court temps passe ensuite, sans résultat visible.
Le cœur de la bonne sœur se serre une énième fois pour cette pauvre enfant.
Celui du fils unique redoute déjà le pire.
Leon : Serait ce déjà trop...
Claire : Ne dis pas ça ! Allez, Sherry, réveille toi ! Réveille toi ! S'il te plaît réveille toi !
Quand tout espoir se prépare à s'envoler à nouveau, le noble chasseur le retient de peu.
Les yeux de la blondinette s'ouvrent alors qu'un minuscule sourire innocent de sa part réchauffe les cœurs de tous.
Sherry : Claire ? Tu es revenue.
Leon : Ça a marché !
Claire : Oh Sherry...
Les deux filles qui en ont beaucoup bavé au cours des dernières heures se font un câlin initiée par la plus grande des deux.
Claire : Ça va aller à présent !
Sherry : Merci, Claire...
Touché par leur geste, Leon se remet droit sur ses bottes et s'apprête à partir à la locomotive en sortant une petite phrase positive.
Leon : C'est terminé.
Claire : Non.
Étonné, il tourne sa tête vers elle en voulant voir où elle voulait en venir.
Claire : Je dois encore trouver mon frère. Et Umbrella doit payer pour ce qu'ils ont fait.
Leon : Tu as raison. C'est juste le début.
Se rappelant alors ce qu'il lui avait dit sur Ada, Claire regrette un peu d'avoir insisté sur cela.
Pourtant, ça ne dérange pas le mec censé être endeuillé qui continue sa route jusqu'à être isolé dans la pièce la plus en avant. Il regarde alors le chemin de fer qui avance devant lui, au travers de la vitre, et repense aux bons moments passés avec cette mystérieuse espionne qui a su le toucher au meilleur des endroits.
Leon : On se reverra Ada.
Il sort de sa sacoche à lui le message qu'il avait trouvé le corps finalement pas si mort que ça de son intérêt amoureux.
Il sait déjà sur qui il faudra se pencher pour espérer faire tomber cette société comme il se doit.
Un seul nom qui inspire tant de haines pour certaines personnes.
Albert Wesker.
