Chapitre 16 : La Lassitude de Leon


La fin de notre histoire approche à grand pas, après des pages chargées en émotions, mélangeant la noirceur et la douceur.

Claire Redfield a enfin réussi son objectif, à savoir soigner la fille des Birkin de la maladie qui était sur de l'emporter.

Les deux oiseaux inséparables peuvent désormais profiter d'un moment sans pression, rien que toutes les deux.

L'autre survivant s'étant absenté pour être un peu seul.

Sherry : Où est l'autre charmante femme qui m'avait sauvé la vie ?

Claire : Elle ne s'en est pas tiré.

Sherry : C'est pour ça que ton ami Leon est triste ?

Claire : Oui. Le pauvre...

Sherry : Au moins tu es toujours là. Même si maman... Elle non.

Claire : Je ferai en sorte que sa mort de soit pas veine, et que faire tomber les cadres d'Umbrella, ainsi que leur dirigeant. Ce Spencer.

Son fier regard suffit à rassurer la fille endeuillée qui fait de son mieux pour voir le positif dans cette décharge de négatif.

C'est alors qu'une secousse manque de peu de les séparer, sauf qu'elles arrivent à tenir debout malgré tout.

Une alarme se met à résonner pour signifier qu'il y a quelque chose qui ne va pas pour la santé du train.

Un Leon Kennedy inquiet vient rejoindre ces deux personnes qui partagent ce même sentiment, sans avoir de réponses à apporter.

Claire : Tu penses qu'un clandestin s'est incrusté sur notre train ?

Leon : Je crains, car les emmerdes ne veulent pas se décoller de nos chaussures.

Sherry : Qui c'est ?

Leon : Pas l'autre Grand Gaillard de la Gestapo. Après son bain de lave je me suis assuré qu'il ne puisse pas revenir en un seul morceau.

Claire : Pareil pour William. Bien que d'après Annette, le Virus G est assez balaise pour faire survivre le sujet infecté.

Sherry : Je ne veux pas que Papa me retouche !

Claire : Ne t'en fais pas Sherry, ça n'arrivera plus de mon vivant. Je te le promet, je le jure même sur ma vie.

Leon : Restez ensemble ici. Je vais aller éjecter notre passager indésirable.

Claire : Sois prudent.

Leon : J'ai une épaule en miette et mes jambes qui hurlent. Comment est ce que ça pourrait mal se passer ?

Il lui adresse un petit sourire sarcastique et désabusé avant de partir tout seul pour confronter le possible ultime boss de l'aventure.

Il passa la première porte automatique, mais alors qu'il s'avance vers la double porte en face pour accéder au prochain wagon, une voix résonne.

Voix : Avertissement. Dangereuse épidémie biologique imminente. Le système d'urgence a été activé. Ce train va exploser. Je répète. Ce train va exploser.

Visiblement les mauvaises nouvelles viennent toujours par deux, comme les Siths.

Le verrouillage de la porte qu'il vient tout juste de passer se fait entendre, le préoccupant beaucoup, et pas que lui.

Claire : Qu'est ce qui se passe !?

Leon : La porte a été verrouillée pour contrôler l'épidémie ! Il faudra que je trouve un autre moyen de revenir vers vous après !

Claire : Je vais essayer de trouver une solution pour éviter d'exploser avec ce train !

Leon : L'important est Sherry ! Si je ne reviens pas à temps, vous vous barrez sans moi !

Très clair à ce sujet, il continue son chemin sans attendre de possible réponse de sa partenaire de galère.

Arrivé dans cette prochaine étape de la progression, on peut voir un autre un peu plus loin une autre voiture contenant une malle qui semble nous appeler, ainsi qu'une machine à écrire dont la sauvegarde des données est si précieuse dans un temps où il n'y avait pas d'automatisme de ce coté là. Seule une minuscule passer elle extérieur de transition les séparent, sans aucune porte cette fois ci.

Quelque que remarque l'officier dans la portion où il se trouve, c'est cette caisse ouverte à peu plus loin sur sa droite, avec mis en évidence à l'intérieur, une gros Gatling qui doit bien peser son poids. Nul doute que le Destin est joueur pour le coup, et que sa présence n'est pas anodine.

Leon, n'étant pas spécialement croyant de base, essaye de ne pas y faire attention avance encore plus dans ce long couloir avec une certaine angoisse qui est très présente. Pour l'instant, la menace n'est pas visible, or elle doit être là quelque part.

Alors qu'il s'engouffre dans la prochaine partie de l'enfin à moteur, une plaque au plafond devant lui se casser, et un tentacule couleur chair se dévoile, se tortillant dans tous les sens. Notre héros recule en braquant son ami le magnum sur ça tout en essayant de comprendre ce que ça peut bien être.

Je ne crois pas que ça soit le Jour du Tentacule.

Je dois reculer.

C'est ce qu'il fait en revenant un wagon en arrière, alors qu'autour de lui tout tremble, pas de la même façon que la secousse d'avant.

Au moment de rentrer à l'abris, il manque de peu d'être choper d'autres lianes humaines qui finissent par s'agripper aux parois autour d'elle afin de tirer le gros blob juste derrière, sous un concerto entraînante. Plus aucune trace de William Birkin dans cette chose dont la bouche aux dents osseuses s'est à présent complètement formée et qui devient même la partie la plus visible de cet iceberg. De gros yeux sont éparpillés sur cette masse informe, en même temps que des restes de créatures assimilés, et ce qui était autrefois sa nouvelle tête en forme de crane est toujours visible tout en haut, bien qu'elle ait perdu plusieurs de ses caractéristiques.

Essayant de pénétrer du mieux qu'il peut dans cette pièce bien trop étroite pour lui, il est obligé de forcer pour y parvenir.

Avantage, dû à ce détail et à sa lenteur néfaste pour lui, le survivant avisé à le temps de préparer une stratégie pour parvenir à la vaincre.

C'est à ce moment là que la caisse de tout à l'heure rentre à nouveau dans la partie, signe d'une force toute puissante qui le protège.

Pas le choix !

J'espère réussir à la tenir !

Déjà usé Par ce qu'il a traversé pour arriver jusqu'à ce moment précis, il soulève ardemment l'arme lourde pour la prendre à double main pour ensuite se montrer hardi face à cette terreur sans nom qui lui fait face.

Le canon se met à tourbillonner sans un sens sans pouvoir être stoppé, puis vient l'inaltérable.

La valse des balles dansent sur la peau du Globuleux, enchaînant les pas sans chercher à être précis, juste être assez nombreuses pour être efficace.

Quand elles ont terminé leur ronde et qu'elles partent se reposer, leur professeur surchauffe un bon coup alors qu'il n'a plus d'élèves à envoyer.

Ainsi ce termine sans valse, sur une puissante note, à savoir la défaite de l'ennemi.

Celui ci s'étale sous tant de réussite pour finir en purée violette, indigeste, qui ne sera jamais touché, pas même par un somalien affamé.

N'ayant pas vu le temps passer, et ayant l'impression que le combat se soit finit en 5 secondes, le meneur du bal est perplexe.

Est t-il vraiment mort ?

Hm...

Si il ne l'est pas, ce train aura raison de lui.

Il faut s'en aller.

Rebroussant chemin après un affrontement court te poétique, qui ne plaira pas à tout le monde, il ne perd point de temps.

Problème, la porte est toujours bloqué, et puis...

Voix : Attention ! Attention ! Le système d'autodestruction a été activé! Chaque compartiment du train explosera de manière séquentielle. Je répète. Chaque compartiment du train explosera de manière séquentielle.

Tout ça n'est pas là pour foutre la pression, afin c'est ce que l'on aimerait.

Ne pouvant sauter sur la rails sans crever, Leon n'a pas d'autre choix que de compter sur son amie pour les tirer de ce mauvais pas.

Leon : Claire ! Tu as réussi à trouver un moyen de stopper ce train ?

Claire : Non, la porte de la salle de contrôle est verrouillée et j'ai pas trouvé d'autre accès pour l'instant !

Tentant de trouver un plan pour leur sauver la mise, le rouquin est rattrapé par la réalité quand l'autre danseur professionnel revient en force pour lui proposer une gigue dont il ne s'en remettra pas. Son énorme bouche s'étire, et ses bras tentent d'accompagner le mouvement fatal qu'il faut à tout prix éviter.

Du coté de Claire et Sherry, elles s'inquiètent beaucoup pour celui qui ne peut revenir par cet accès là.

Sherry : Claire ? Qu'est ce qui se passe ?

Claire : Reste en arrière Sherry !

Écoutant les conseils de son ange, elle accourt jusqu'à la porte bloquée censée donner à la partie avant de la loco, puis colle son dos contre celle ci.

Des coups finissent par retenir contre la porte face à l'adulte qui recule de peur, alors qu'une atroce ombre se dessine au travers des vitres.

Roué de frappes jusqu'à finir par céder, la barrière se déloge et s'écrase au sol, révélant la monstruosité qui attend juste derrière.

La petite fille est horrifié de découvrir ce qu'est devenu son père, et la grande n'est pas insensible de son coté, au contraire.

Claire : Que... Que... Que... Que qui il est devenu !? Leon ! Où es tu !?

La fin de ces propos est bien plus nette et correctement formulée, sauf que la réponse se trouve au dessus de sa tête.

Perché sur le toit du wagon se trouve l'intrépide policier qui observe derrière lui les lianes mortelles voulant l'éjecter de là.

Leon : Merveilleux...

Retournons en bas où malgré l'effroi qui la foudroie, une douce figure prend son courage à deux mains prou sauver la situation.

Elle défoncé une grille à sa taille et regarde si ça mène bien là où il faut, ce qui est le cas.

Sa grande sœur spirituelle écarquille les yeux en jetant un œil derrière après avoir entendu du bruit, découvrir une fine paire de jambe terminant de s'enfonçant dans ce nouveau trou créé.

Claire : Sherry !? Qu'est ce que tu fais !?

Sherry : Nous devons arrête le train, juste ? Je peux le faire !

Claire : Mais... Mais...

Pas le temps de répliquer, l'enfant débordant d'assurance est trop loin pour pouvoir faire quelque chose.

Il ne reste plus qu'à faire face au cœur du problème qui se tient devant soi.

Claire : Viens et attrape moi ! Je suis juste ici !

Ses menaces n'impactent pas vraiment l'ombre de William, et elle est à sa merci.

C'est alors qu'elle remarque un grillade par terre, près d'elle.

Sa seule voie de sortie est celle ci, même si ça veut dire devoir rester accrocher sous l'engin qui va super vite et qui risque de la décapiter à tout moment.

Déprimant sur son sort, elle prie au fond d'elle que quelque chose viendra la sauver, bien qu'elle n'y croit pas trop.

Claire : Je ne peux pas tenir le coup !

Étouffés par la bruit de la locomotive, personne ne peut entendre ses complaintes.

Devant le poste de commande du véhicule se trouve la fillette courageuse et morte de trouille, qui ne sait pas quel est le bon mécanisme pour tout arrêter.

Sherry : Hmm... Lequel est le bon interrupteur ? Peut-être celui-ci ?

Une trappe s'ouvre en hauteur, derrière elle, la forçant à se retourner, surprise de découvrir une mèche rousse la regardant avec de grands espoirs.

Leon : Sherry !

Sherry : Leon !

Ça se secoue encore autour d'eux, manquant de les faire tomber, à la mort pour l'un d'eux.

Leon : Pousse ce bouton là-bas !

Sherry : Je l'ai !

Elle tape de sa paume sur l'énorme bouton rouge où il est écrit juste au dessus "Presser en cas d'urgence".

Le résultat est que les freins s'actionnent, faisant crisser des roues sur les rails, diminuant la vitesse du bolide jusqu'à ce qui ne bouge plus.

Ils peuvent désormais s'échapper du Galaxie 5000, ce qui permet au passage à Claire de s'extirper de sous celui ci.

La lueur au bout du tunnel l'attire comme un papillon de nuit.

Claire : Finalement... La Sortie.

Juste devant la voiture de tête, Leon et Sherry se sont retrouve, soulagés de s'en être tiré grâce à elle.

Leon : Est ce que tu vas bien ?

Sherry : Je suis OK.

Néanmoins, ils ne sont pas dupes, il manque quelqu'un à l'appel.

Leon : Où est Claire ? Claire ? Claire !? Claire !

La cherchant partout du regard, il est agréablement surpris de la découvrir apparaître du coté gauche du train, indemne.

Claire : Juste ici.

Sherry : Claire !

Claire : Je suppose que nous avons tous réussi.

Impossible de passer un petit moment rien qu'entre eux, puisque l'autre fauteur de trouble revient à l'assaut, pour une dernière danse.

La seule à le remarquer est la Redfield qui en a marre de voir de toutes ces horreurs et prend de la conviction dans sa voix !

Claire : Tu n'abandonneras pas ! Vas-y !

Elle se tourne vers son camarade et sa protégée pour leur donner un ordre clair qu'ils suivront sans sourciller.

Claire : Nous devons sortir d'ici ! Courrons !

Le sprint final a lieu, alors que le paysage s'éclaircit au fur et à mesure de leur course.

Bien trop lent, l'abomination n'arrive pas à les rattraper, même en brisant la vitre avant de la carcasse de métal, or ce n'est pas ça le pire pour lui. Si il y a bien un truc qu'il n'a pas encore pu dévorer sur son passage, c'est bien le compte à rebours qui finit par afficher le chiffre nul. Voyant le zéro se graver dans sa rétine, William fend l'une de ses pupilles en reprenant un peu d'humain en lui et en comprenant que trop tard ce qui va lui arriver.

Les wagons explosent soudainement dans une succession de pas de danse très bien chorégraphiés, entraînant le piètre danseur dans sa chute.

La projection de flamme sort du tunnel avec fureur, répandant sa fumée noire et les cendres du scientifique fou loin, loin dans les cieux.

Le soleil s'est levé, prenant la place de la lune qui a beaucoup souffert en cette nuit où de rares rescapés resteront traumatisés à vie par ce qu'ils ont vécu dans cette ville où le silence règne à nouveau. La plaine désertique s'étant jusqu'à une forêt plus loin et qui entoure en vérité la zone, alors que quelques broussailles arpentent cet étendu afin de le décorer un peu.

De nombreuses pies virevoltent dans les airs, jacassant au sujet de tout ce boucan qui les intrigue tout autour qu'elle les inquiète, les forçant à rester à une distance de sécurité vis à vis de cette entrée souterraine. Certaines se posent sur les pylônes électriques à gauche en partant de ce passage, rare trace d'une civilisation dans ce paysage dominé par la nature.

Pouvant enfin laisser leur jambes dormir un peu, le groupe de trois survivants se posent sur l'herbe sèche du sol, histoire de converser aussi au passage.

Claire : Donc, c'est enfin terminé.

Malgré cette victoire, ils restent tirailler par ce qu'ils ont perdu là bas, avec Claire étant techniquement la plus chanceuse dans le tas.

Leon a perdu Ada, et Sherry Annette. Contrairement à elle qui a gardé les deux personnes désormais proches d'elle en vie.

On peut carrément dire que c'est elle qui a le mieux réussi, ce qui n'est pas vraiment une chose à s'en vanter.

L'ange regarde la veste salie et un peu abîmée qu'elle a filé il y a plusieurs heures à la Fille des Birkin.

Claire : Oh, ma déesse t'a protégé. Elle sera toujours avec toi.

Sherry : Merci...

Claire : Ah ah, tu as l'air terrible.

Sherry : Pas pire que toi, Claire.

Les deux se marrent avec franchise, histoire de soulager la pression, avant que la grande sœur n'en rajoute une couche en la prenant dans ses bras.

Ce moment de sincérité plaît beaucoup à l'ancien officier Kennedy qui peut désormais penser à autre chose qu'à Ada ou aux armes bio-organiques.

Cet instant de paix dans le temps n'est que de courte durée car ses pensées viennent vite sur autre chose.

La prochaine bataille.

Leon : Pour Sherry, c'est peut être fini, mais pour nous deux, ça ne fait que commencer.

La femme à queue à queue de cheval se retourne vers lui, sans lâcher celle qu'elle tient, et affiche une expression plus morose.

Claire : Je sais.

Pourtant, son interlocuteur garde une puissante conviction dans le regard, qui finira par raviver sa flamme.

Leon : Hé, c'est à nous de faire sortir Umbrella !

Un puissant rift de guitare vient sublimer cette espérance qui se révélera être fausse, car même Chris et Jill auront meilleurs rôles pour la chute de l'entreprise, que eux deux. C'est moche, et on ne peut rien y faire car la suite est déjà écrite, or je ne modifie jamais une histoire que j'ai déjà conté.

En vérité, c'est surtout un joueur de poker caché derrière les cartes qui va avoir raison de la société et puis pour finir, de son fondateur;