Épilogue : Quatre Voies; Un Terminus
1 Octobre 1998
France; Île-de-France; Paris; 8e Arrondissement
La pluie tient compagnie à cette nuit solitaire alors le son des voitures qui excèdent la vitesse autorisée est la norme par ici.
Un hôtel bon marché avec un personnel réduit, voilà ce qui a attendu Claire Redfield à son arrivée dans la luxuriante capitale française, alors qu'elle doit séjourner dans un Hôtel Formule 1. Autant dire que le bas prix se ressent dans le traitement de l'établissement, où de la pisse imprègne certains ascenseurs, où du sang séché recouvre des tapis, et où les clientes disparaissent pour finir entre les mains d'Albanais peu scrupuleux.
Le genre d'endroit où les pires crimes peuvent se produire sans être résolus et où même les poulets n'y foutent jamais les pieds.
Bienvenue chez les Gaulois !
Après, rien ne dit que les autres lieux de chaîne d'hôtellerie sont comme ça, mais il y a de quoi impacter leur réputation si précieuse.
L'Américaine à Paris a fermé la porte de sa chambre à triple tours, tout ne gardant près d'elle son Browning qu'elle a gardé de Raccoon City et qu'elle a réussi non sans mal à faire passer à travers la Douane. Les cris de colère et de peur qu'elle entend dans les chambres voisines ne sont pas là pour la rassurer, loin de là.
La sienne représente à elle seule tout ce qui ne va pas avec ce logis, que ça soit par :
- Les nuisibles, tels des cafards ou rats moins gros que vus précédemment, qui cohabitent ici.
- Les meubles défoncés et qui tiennent à peine debout pour certains.
- Des objets abandonnés par d'anciens clients et qui font froid dans le dos, telle une poupée énuclée dont un sourire forcé a été gravé sur son visage.
- L'eau nauséabonde qui coule du lavabo.
- Des impacts de balles dans les murs.
- L'odeur de mort qui empeste partout.
Tout ceci montre la descente que le pays subit depuis plus d'une décennie et qui se poursuivra les deux suivantes, notamment avec l'explosion de l'Islamisme.
Pour le moment, la menace se cache encore et ce n'est que dans trois ans que le public s'en rendra compte de façon très marquante.
Laissons ça de coté pour nous concentrer sur d'autres salopards, car ce monde en connait une tonne.
La Sœur de Chris est assise, seulement vêtue d'un tee-shirt Doom et d'une culotte, sur un lit qui menace de s'effondrer, en regardant le Journal de 20 Heures présenté par Patrick Poivre d'Arvor sur une vieille TV en noir et blanc. Bien que cela soit en français, elle essaye de comprendre tout ce qui se dit, vu que ce n'est pas sa langue maternelle.
PPDA : ...quand Jean-Marie Le Pen avait déclaré "Les Bougnoules, c'est comme des œufs, j'adore les casser en deux". Je vous propose de revenir sur ce terrible drame qui a eu lieu tôt ce matin, quand le Congrès des États-Unis a autorisé l'envoi de missile en direction de la petite ville industrielle du nom de Raccoon City. Celle ci a été balayé de la carte aux aurores. Le Gouvernement Américain ne sait pas encore exprimé publiquement à ce sujet, mais le Président Clinton prévoirait prochainement un discours officiel sur la question. L'ancien directeur de la Umbrella Pharmaceuticals, Morpheus D. Duvall, renvoyé en Août par la société mère de cette filiale, accuse ses anciens employeurs d'être la cause derrière cette surprenante décision ainsi que de la montée de cannibalisme qu'avait connu la ville depuis quelques semaines déjà. L'une des cadres de la Umbrella Corporation, la comtesse Mylène Beardsley a rép...
La télévision se coupe avant qu'on ne puisse en savoir plus sur le bordel médiatique qu'a causé la destruction du berceau du Virus G.
Claire soupire face à ce qu'elle a pigé de tout ça, car elle sait très bien que l'Etat va vouloir protéger son cul des magouilles qu'ils ton fait avec les méchants de l'histoire, malgré les accusations frappantes. Ce qu'elle ne peut cependant anticiper, c'est la tollé générale qu'il y aura face aux témoignages de survivants et à la participation de journaux courageux.
Ils ne s'en tireront pas.
Je ferai tout pour ça.
Chris, j'espère te trouver où que tu sois.
Je sais que tu es là quelque part.
Elle va devoir se préparer pour ce qui va venir, et pour essayer de retrouver la trace de son frère.
Cela lui prendra deux mois mais finalement une piste finira par se montre.
Celle l'emmènera au laboratoire d'Umbrella au cœur Paris, où elle se confrontera à une puissante force armée.
Ça lui changera des zombies, même si...
Etats Unis; ? ? ?; Planque Fédérale
Une salle d'interrogatoire bien moins lugubre que dans les films, puisque des fenêtres donnant sur l'extérieur se trouvent ici, dans le dos de l'ancien officier de la RPD, Leon Scott Kennedy, qui a été capturé par l'US Army et remis sous la main du FBI. Relativement calme et concentré, il doit subir la pression de l'Agent Spécial Hamilton, qui est tout de même bien moindre que celle qu'il a subi là bas.
Le cliché veut qu'à un moment donné, l'interrogateur pose des mains sur la table, en pétard, alors qu'en face, ça ne veut pas répondre à ses questions.
Hamilton : Ecoute moi bien, nous vous garderons ici toi et la petite tant que tu n'auras pas répondu à mes fichus questions !
Leon : Vous ne voulez pas accepter mes conditions, donc je n'ai aucune raison de vous répondre.
Hamilton : Qu'est ce que vous avez tous à ne pas vouloir coopérer !? Déjà que l'autre Miss Valentine m'a envoyé chié ! On surveille de très près ses proches et surtout son petit frère que doit en savoir des choses. Si tu ne veux pas qu'on fasse pareil avec toi, t'as arrêter à arrêter de faire perdre mon temps.
Leon : Je n'ai pas vraiment d'entourage donc vous pouvez y aller.
Avant que la conversation ne puisse s'envenimer encore plus, l'unique porte de la salle, révélant un autre homme habillé en noir et blanc. Celui ci a un visage bien plus chaleureux, porte des lunettes de vue et semble avoir la quarantaine d'années passées. Il s'approche du type de mauvais poil et pose amicalement une main sur son épaule puis ils s'échangent des regards qui montrent qu'ils se connaissent bien.
Homme : Jack, tu devrais te reposer un peu.
Hamilton : Je vais te laisser gérer ça, tu t'en sortiras peut être mieux que moi. J'en ai marre de tout cette merde qui me retombe sur le dos.
Ils s'en vont, laissant la porte ouverte, bien que des gardes à l'extérieur empêchent toute tentative d'évasion.
Le prisonnier repense alors de façon nostalgique à la dernière conversation qu'il a eu avec son amie à la queue de cheval.
Leon : Laisse-nous seuls. Tu cherches ton frère, non ? Juste vas y !
Claire : Je... je serai de retour. Je promets !
Ils se reverront un jour, bien que ça ne soit pas vraiment dans les meilleures conditions.
L'homme du gouvernement dont on ne sait pas le nom revient seul pour prendre le rôle d'interrogatoire, en s'asseyant en face du penseur, une tasse de café chaud à la main. Il en boit une brève gorgée avant de prendre la parole pour ramener l'interlocuteur au moment présent.
Homme : Votre blessure, elle vous fait moins mal ?
Leon : Un peu moins. Vous avez de bons médecins ici.
Homme : Je ne peux imaginer ce que vous avez vécu là bas. Je ne le souhaite à personne.
Leon : Vous allez essayer de me tirer les vers du nez comme l'autre agent ?
Homme : En partie, mais j'ai aussi autre chose à vous proposer en plus.
Leon : Qu'avez vous comme cartes dans la manche ?
Homme : Nous prévoyons de créer une branche de l'USSTRATCOM qui s'occupera que d'autres Raccoon City ne se produisent à nouveau. Elle se nommera "Anti-Umbrella Pursuit and Investigation Team" et je pense que son nom est on ne peut plus clair. J'aimerais que vous fassiez parti des premiers membres de cette équipe spéciale.
Leon : Vous pensez que j'aurais les compétences pour ça ?
Homme : Bien entendu, il vous faudra un peu d'entrainement, mais vous avez quand même survécu à une épidémie qui a décimé presque tous les membres de la Delta Force envoyés sur place. Vous êtes une mine d'or pour espérer empêcher que cette situation n'arrive à nouveau.
Leon : Je pourrais accepter, mais à une seule condition, l'une de celles que j'ai déjà cité à votre ami auparavant.
Homme : Laquelle ?
Leon : Protégez Sherry. De ces Nazis Modernes et des Mecs Vicieux travaillant à vos cotés. Elle est innocente.
Homme : Elle en sait trop. Mais vous avez de la valeur. C'est est une bonne affaire. Faites votre choix.
Sentant le point de non retour, le pauvre héros se lance sans regrets ou once d'hésitation, il met un trait définitif à son ancienne vie.
Il ferme ses yeux et répond brusquement ceci.
Leon : J'accepte.
Sa nouvelle vie commence.
Un seul message suffit à excéder Derek Clifford Simmons, le Directeur Adjoint de la National Security Agency.
Message : Simmons, je sais que c'est vous qui avez convaincu le Congrès de bombarder la ville alors que je vous avais expressément demandé à le retarder. Dorénavant, je préfère plutôt travailler pour vous savez qui que pour vous. Je n'ai besoin que d'un seul maniaque extrémiste obsessionnel. Bisou.
Une réponse à chaud est envoyée à mystérieux contact dont on se demande qui c'est.
Réponse : Attention, je connais tout de votre passé, Akana Galdae.
Il range ensuite son portable et essaye de reprendre un visage plus calme pour ne pas dévoiler ses principales préoccupations, car là il doit s'occuper d'une personne en particulier à la demande d'un "ami". C'est ainsi que l'on le découvrir en train de pénétrer dans une cellule aménagée spécialement pour la petite Sherry Birkin qui n'a visiblement pas assez souffert pour eux.
Elle a une mine triste, repensant à tout ce qu'elle a vécu, notamment aux potes de la mort, et elle ne prête pas attention à la personne qui vient d'entrer.
Le Dirigeant Secret de "La Famille" part s'asseoir aux cotés de la blondinette avec un sourire qui se veut sympathique pour essayer de la rassurer.
Derek : Bonjour Sherry. Je me présente Derek Simmons, je serai chargé à présent de ta protection.
Sherry : Ma protection ?
Derek : Ton ami Leon a négocié avec le gouvernement que je représente pour que tu sois en sécurité entre nos mains.
Sherry : Est ce que je pourrais revoir Leon ?
Derek : Bien sûr, comme il travaillera à présent pour nous, ce sera possible.
Sherry : Et pour Claire ?
Derek : Claire ?
Sentant qu'elle vient tout juste gaffer, elle rougit et tourne le regard autre-part.
Sherry : Personne.
Derek : Pour ta protection, tu devras éviter tout contact extérieur. C'est dur mais nécessaire.
Sherry : Je comprends...
Les prochaines années vont être dures pour celle qui avaient déjà une enfance un peu solitaire non voulue.
? ? ?; ? ? ?; Planque
Une pièce dont seuls les nombreux écrans l'éclairent, économisant ainsi pas mal d'électricité pour une facture amoindrie.
Le vil Albert Wesker se tient là sur un siège roulant, ricanant fièrement tout en tenant la fiole contenant un liquide violet où le précieux Virus G sommeil en attendant d'être utiliser pour de terribles expériences. Debout, droit devant le grand méchant, se tient Ada Wong qui vient d'envoyer un message très clair à une connaissance à elle.
Les deux collaborateurs peuvent discuter dans ce meilleures circonstances qu'à travers un écran aux derniers jours de la petite ville du Midwest.
Albert : Je suis ravi que ut aies pu me le ramener.
Ada : Tu ne semblais pas aussi clément quand tu pensais encore que je ne l'avais pas.
Albert : Simple erreur de jugement.
Ada : En tout cas, je te conseille à l'avenir de te méfier de Leon Kennedy. Contrairement à ton ami Chris Redfield, je le pense capable de renverser cette organisation, et possiblement te tuer.
Albert : Il est vrai que pour une recrue, il a su faire preuve d'ingéniosité et survivre à pire que les STARS avec le Manoir.
Ada : Bon après, ça ne me concerne pas vraiment. Si tout ça tombe, je trouverai du boulot ailleurs. En fait, j'en ai déjà.
Albert : Si tu n'étais pas aussi douée, je t'aurais déjà éliminé sans l'avis de ceux d'en haut.
Ada : C'est un plaisir de voir que nous sommes sur la même longueur d'onde.
Albert : Je te conseille de te reposer car tu risques d'être prochainement sur d'autres mission.
Ada : Encore des virus à choper ?
Albert : Oui, le Virus Tyrant Veronica sur Rockfort Island, et enquêter sur les Projet Hypno de Vincent Goldman sur Sheena Island.
Ada : Cela sera encore une partie de plaisir.
Malheureusement un empêchement fera qu'elle ne pourra pas mener à bien ces deux misions.
Qui sait qu'elle aurait son importance dans ces prochains incidents si elle y avait été ?
18 Novembre 2014
Etats Unis; Minnesota; ? ? ?; Mairie
Le grand jour que tout le monde espérait voir est enfin arrivé.
Ada Wong et Leon Kennedy se marient !
L'homme porte un magnifique costume blanc avec une rose bleu dans la poche gauche de celui ci, tandis que la femme est vêtue d'une robe chinoise.
Les témoins du marié sont Chris et Claire Redfield, et pour la mariée il s'agit du couple Sherry Birkin et Jake Muller.
Zappons une partie de la cérémonie où c'est très Rock 'n' roll niveau musique afin d'arriver au moment tant attendu, l'échange d'alliance et les vœux qui les suivent de très près. Alors qu'ils se préparent à cette partie en question, le Maire relit bien ce qu'il doit dire après tout ça, afin d'être sûr de ne pas passer pour un con devant tout ce monde.
C'est Leon qui débute, souriant comme toujours, et avec son regard qui charme à 10 kilomètres à la ronde.
Leon : Ada, je me rappellerai toujours notre première rencontre un peu particulière, quand tu as manqué de me tirer dessus. Avec l'échange verbale qui a suivi, on peut dire que notre relation a commencé sur des chapeau de roue. Pourtant après ça, nous avons dû nous entre aide pour survivre, et même si tu semblais plus expérimenté que moi, nous avons tous les deux mangé très cher durant ce périple. Néanmoins, nous serions morts si nous nous étions pas entraidés. D'ailleurs, je me rappelle encore le désespoir qui m'a frappé quand cru à tort que tu avais péri dans mes bras. Peut être que si j'avais montré le bon exemple en vérifiant ton pouls pour découvrir que tu étais juste inconsciente, tout aurait été différent ensuite.
Ada : Qui sait ?
Leon : On aurait vaincu Wesker plus tôt peut être, et ça aurait soulagé Chris d'un poids.
Chris : Ça m'aurait évité de devoir affronter ma future petite amie et de pousser des rochers à coup de poing.
Jake : Amateur... Moi j'ai défoncé un hélico avec mon poing.
Leon : Aujourd'hui, nous allons pouvoir inscrire définitivement dans les pages de l'histoire notre duo invincible et original.
C'est ainsi que se termine sa déclaration, ce qui laisse le temps à la mariée de tout repasser dans sa tête avant de se lancer dans son tour.
Ada : Je n'aurais jamais cru me marier un jour, car ce genre ce cérémonies ont tendance à m'ennuyer.
Claire : Vous avez au moins évité l'église.
Sherry : Il faudra qu'on visite la Cathédrale du coin, il parait qu'elle est impressionnante.
Ada : Cependant, comme c'est toi, c'est différent. Je m'amuse un peu plus. Pour le reste, tu as tout bien résumé.
Leon : Je sais que tu n'aimes pas faire de grands discours.
Ada : Ce que je peux dire, c'est que tu as donné un vrai sens à ma vie. Si tu n'avais pas été là, je serais très certainement morte en bossant pour un Simmons ou un Wesker. On s'est tous les deux sauver mutuellement la vie.
Ils ont fini de dire ce qu'ils avaient sur le cœur, i lest donc temps de laisser Monsieur le Maire s'exprimer.
Maire : Leon Kennedy, souhaitez vous prendre pour épouse Madame Ada Wong ici présente ?
Leon : Oui je le veux.
Maire : Ada Wong, souhaitez vous prendre pour époux Monsieur Leon Kennedy ici présent ?
Ada : Bien sûr.
Maire : En vertu des pouvoirs qui me font conférés, je vous déclare mari et femme. Vous pouvez vous embrasser !
Il se met à applaudir, invitant tous les invités à le faire aussi, alors que dans sa tête il se demande si l'échange des alliances avait en fait lieu après celle des vœux ou si il a eu tout bon. Sans prêter attention à son désarrois, les heureux mariés s'embrassent comme voulu, avec un panache leur rappelant leur jeunesse 17 ans auparavant.
Quand ils ont fini, ils se dirigent le long de l'allée vers leur moyen de locomotion, avec les Redfield en tête puisque c'est eux qui vont conduire cette sublime Chrysler 300E décapotable rose foncée de 1959. Le frère est celui qui est au volant tandis que la sœur s'occupe d'être à ses cotés, pour notamment prendre des photos à mettre ensuite sur son mur Facebook.
La voiture démarre calmement et d'autres suivent, en faisant résonner les klaxons à travers les rues pourtant paisible de la citée festive.
C'est sous cette belle note que se conclut mon histoire du jour.
Ce morceau fut plus court que les autres pièces du puzzle, car tout bon épilogue se doit d'être rapide et efficace.
J'espère que tout ça vous aura plus et que vous avez aimé suivre ces quatre survivants de l'Enfer.
Si vous voulez voir d'autres histoires sur eux, toujours raconté par moi, c'est par ici :
resident-evil-7,forumactif,org/
Bien d'autres aventures les attendent et je serai encore là pour vous les conter.
A la prochaine chers lecteurs !
