Hello tout le monde !
Comment allez vous ? Voici un chapitre tout chaud rien que pour vous :)
Aujourd'hui on en apprends un peu plus sur l'histoire de Bella.
Je vous laisse découvrir tout ça et on se retrouve en bas ;)
Bonne lecture à vous.
Beclear.
Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas et sont la propriété de SM.
*** Le jour où je me suis confié ***
En me réveillant le matin suivant cette soirée pleine de surprise, j'étais seule dans le lit et pendant un moment j'avais presque cru avoir rêvé les derniers événements.
Hagarde, je pris mon gros gilet en laine pour m'enrouler dedans avant de sortir de ma chambre. En arrivant dans le salon, je vis Edward qui était dans la cuisine. Il était tourné vers la gazinière et semblait extrêmement concentré sur la cuisson de quelque chose mais je ne savais pas trop quoi. Doucement, j'avançai vers lui et quand je fus assez près je pris place sur un des tabourets, ma tête reposant sur mes mains l'observant faire avec attention.
Il resta quelques minutes comme ça, insouciant de ma présence avant de se retourner pour mettre ce qu'il faisait cuire dans des assiettes. En me voyant, il sursauta brusquement en poussant un cri qui, avouons-le, n'avait absolument rien de viril ni de masculin. À mourir de rire.
- Oh merde ! jura t-il faisant redoubler un peu plus mes éclats de rire
- Fragile du cœur ? pouffais-je
- Très drôle, Mademoiselle Swan.
- Désolée mais... En fait non. Je ne suis pas désolée. C'était tellement drôle.
- Je me vengerais soit-en sûre, me promit-il, Comment ça va ce matin ? Tu as bien dormi ?
- Hummm et bien oui. Une des meilleures nuits que j'ai passée depuis deux mois. Et toi ?
- Et bah... Tu savais que tu fais des petits bruits quand tu dors ? C'est assez adorable.
Depuis toujours, j'avais cette étrange manie de faire tout un tas de bruits et de gémissement en m'endormant. Pas tellement gênant quand je suis toute seule mais ça avait tendance à énerver les gens qui dormaient avec moi. Combien de fois Mike avait pu s'en plaindre... Mais bizarrement, Edward semblait trouver ça mignon.
- Désolée, rougis-je penaude, Ça t'a empêché de dormir, c'est ça ?
- Non pas du tout. Tu l'as fait juste le temps de t'endormir et puis après plus rien. J'ai très bien dormi d'ailleurs.
- Alors ? Que faisais-tu de bon à manger ?
- Bacon et œufs brouillés. Café pour moi, Thé vert à la menthe pour toi et jus d'orange, énuméra-t-il, J'ai un peu fouillé dans tes placards mais...
À la mention des œufs, une vague de chaleur courra sur toute ma peau et puis l'odeur arriva à mes narines. Et c'était foutu. J'étais une fois de plus la tête dans la cuvette des toilettes en train de vomir.
Edward attendait sagement au niveau de l'encadrement de la porte et me fit un petit sourire triste quand j'eus fini et que je me mis assise à même le sol, la tête contre le mur. Il me tendit ses mains et m'aida à me relever doucement pour éviter tout vertige.
- Les œufs, arme de destruction massive, dis-je en tentant pitoyablement de faire de l'humour
Après ce moment fort peu agréable, Edward enleva les œufs de mon assiette et je pris deux tranches de pain de mie avec un peu de beurre et de la confiture. Mon téléphone portable était toujours au même endroit où je l'y avais laissé la veille, toujours éteins. Je le pris et le rallumai. Il se mit immédiatement à vibrer dans tous les sens et à m'afficher un nombre fou d'appels en absence mais aussi de messages vocaux. Tous d'Alice. Alors que j'allais le reposer, il se mit une nouvelle fois à sonner annonçant la réception d'un énième SMS.
D'Alice : Salut. On peut discuter ?
De Bella : Discuter de quoi ?
D'Alice : De beaucoup de choses mais en premier de ton « problème ».
De Bella : Je t'écoutes.
D'Alice : Recherches qui ne donnent rien. Tout le monde m'a répondu mais personne ne correspond à ce gars. Je ne sais pas qui c'est mais il est introuvable. Désolée.
De Bella : Ok, D'accord. C'est quand même bizarre qu'une personne non invitée soit venue
D'Alice : Je sais, je vais faire le tour des photos de la soirée voir si il ne serait pas dessus. On sait jamais.
De Bella : Ok.
D'Alice : On peut discuter de l'autre soir ?
De Bella : Non.
Durant tout l'échange entre moi et Alice, Edward s'était tu. Observant ce qui se passait devant lui. Moi, j'étais plus que déconfite. Retrouver l'homme mystère semblait impossible et si Alice n'y était pas parvenu, personne ne le pourrait. Malgré tous ces défauts, aussi nombreux soient-ils, il fallait reconnaître que quand elle voulait quelque chose elle y arrivait.
Mais j'étais quand même plus qu'interrogative. Qui était ce mec ? S'il n'était pas un des invités, comment avait-il eu vent de la soirée et surtout pourquoi était-il venu ? Quelle personne censée vient à une fête où elle n'est pas invitée et où tous les invités lui sont inconnus ? Plus le temps passait et plus j'étais convaincue que l'identité de cet homme resterait un mystère et ça me déprimait.
Bizarrement, ça avait un peu entaché ma bonne humeur et Edward le remarqua tout de suite.
- Un problème ?
- En quelque sorte. C'était Alice.
- C'est pas la joie, hein ?
Je hochais la tête et repensais rapidement à notre dispute ce soir-là. Puis je me souvins qu'il avait été là.
- Tu étais là, quand Alice est venue me voir après le boulot l'autre soir.
- Oui, c'est vrai.
- Pourquoi ? Qu'est-ce que tu faisais là ?
- Je ne sais pas trop. Tu semblais si mal au cabinet. La façon dont tu m'as parler, dont tu m'as demandé de te laisser partir...Ça m'a bouffé toute l'après-midi. Je n'ai pas arrêté d'y penser et je voulais simplement m'assurer que tu allais bien.
- Et tu as fini par assister à cet esclandre fis-je amer
- Pas à tout. J'ai attendu dans ma voiture et quand j'ai vu que tu allais rentrer chez toi j'en suis sortis.
- Tu n'aurais pas dû venir. Des choses ont été dites, des choses que je voulais garder pour moi.
- Si ça peut te rassurer, je n'ai pas vraiment entendu ce que vous disiez.
Il me fit un sourire réconfortant et continua à manger son petit-déjeuner. Quand nous eûmes fini, il s'en alla pour pouvoir passer par chez lui pour se changer avant d'aller au travail. Et j'en fis autant avant de quitter mon appartement pour descendre au bar.
oOo
En arrivant au bar, il était encore tôt alors je mis à profit mon temps pour passer les commandes que j'avais préparé la veille avant que tout le monde arrive. Je venais de raccrocher d'avec un de mes fournisseurs quand mon portable sonna. Pitié non, pas encore Alice.
Mais je fus agréablement surprise de voir qu'il s'agissait de Jacob.
- Hey ! Jake Black. Quoi de neuf ?
- Salut B'. Ça va et toi ?
- Pareil de mon côté. Comment se passe la vie à Seattle ?
- Bah tu sais, la routine. C'est un peu la folie en ce moment au boulot.
- Comment va Nessie ?
- Pas mal prise par ses cours à la fac et du coup elle est crevée.
- Tu prends soin d'elle au moins ?
- Bien sûr que oui.
- J'espère bien.
Jacob c'était mon ami le plus ancien. On se connaissait depuis toujours et on avait grandi ensemble. On avait fréquenté les mêmes écoles et été dans les mêmes classes jusqu'au lycée où on avait décidé de se dissocier un peu l'un de l'autre. En fait, il était le frère que je n'avais jamais eu et depuis quelques années il était devenu ma famille. Depuis un peu plus d'un an maintenant, il sortait avec Nessie une étudiante à l'université de Seattle. Elle était plus jeune que lui de plusieurs années mais ça semblait fonctionner entre eux.
- Dis voir, tu pourrais venir quelques jours en Juillet ? J'ai deux semaines de congés et je me suis dit que ça pourrait être cool si tu venais un peu me voir. J'ai l'impression que ça fait une éternité.
- N'exagère pas non plus, pouffais-je
- Tu rigoles ?! Tu refuses toujours de venir.
- Ça fait un an qu'on ne s'est pas vu et tu sais pourquoi je n'aime pas beaucoup venir.
- Ouais, tu préfères m'obliger à faire des heures et des heures d'avion.
- Et oh t'en a pas marre de te plaindre ?
- Aller, pour une fois. S'te plaît, B' !
- Ok ! D'accord ! Je vais voir pour venir. Je vais étudier ça.
- Ah ! Je t'adore. Tu le sais ça, hein ?
- Je suis la meilleure, que veux-tu ?
- Hum... Euh...hésita-t-il
- Quoi ?
- Et bah... J'ai vu Charlie l'autre jour. Je suis allé voir papa et quand je suis arrivé il était là, m'informa-t-il
- Jake..., soupirais-je
- Tu lui manques, Bella.
- Il me manque aussi, parfois, mais ça ne change rien.
- Tu pourrais aller le voir si tu viens.
- Jake... Stop ! Je vais voir ce que je peux faire pour venir et je te tiens au courant. Il faut que je te laisse, je dois ouvrir le bar.
- Ça marche. Tiens-moi au courant, B'.
- À plus. Embrasse Billy et Nessie pour moi, ok ?
- Promis.
- Bye.
J'adorais Jake mais il ne savait jamais quand s'arrêter. Ma famille ou plutôt ma relation avec mes parents était un sujet sensible et il le savait très bien. Il savait que je ne souhaitais pas en parler ou alors à petites doses. Mes parents me manquaient, bien sûr qu'ils me manquaient mais ça ne changeait rien au problème. L'affection que l'on se portait ne résoudrait pas nos conflits.
Ce coup de fil eut pour effet de me miner le moral. J'étais pourtant de bonne humeur en me levant et en commençant ma journée mais son appel avait eu le don de faire redescendre toute euphorie. Et j'étais plus que morose mais je me mis un bon coup de pied aux fesses pour tenir toute la journée.
oOo
En fin de journée, j'étais plus qu'heureuse de rentrer chez moi et c'est avec grand plaisir que je laissais Paul et Seth gérer le bar non sans que mon ami se montre une nouvelle fois indiscret. Je ne lui connaissait pas ce trait de personnalité et pour tout dire je commençais à le détester.
- Alors ? Ça a donné quoi hier avec le bel Edward ?
- Le bel Edward ? Tu as changé de bord ou … ?
- Pff ! Dit pas n'importe quoi. Je sais juste reconnaître quand quelqu'un est séduisant. Que ce soit un homme ou une femme.
- Hum hum.
- Aller, dis-moi tout, s'impatienta-t-il
- Et j'y gagne quoi, moi ? À part une intrusion de plus dans ma vie privée ?
- Je te donnerais des cours pour t'apprendre à changer une couche. Je suis en passe de devenir doué en la matière.
- Sérieusement ? J'ai passé mon adolescence à faire du baby-sitting alors autant te dire que je suis la reine du changement de couche. Désolée mais ta proposition n'a rien d'attrayant mon grand.
- Non mais tu te fiches de moi ?! Il y a-t-il quelque chose que tu ne sache pas faire ?
- Deux ou trois choses, oui.
- Bon, tu vas me raconter ta soirée ou pas ?
- Uniquement parce que je suis une super amie.
- Alors ?
- Eh bien, ça s'est plutôt bien passé. Enfin après que je me sois coupé le pied puis vomi mes tripes dans les toilettes, bien sûr.
- Ah ah ! rigola-t-il franchement, Ça a dû être épique. Et comment il a pris la nouvelle ? Enfin même s'il était déjà informé.
- Étonnamment bien, à vrai dire. Il veut qu'on tente le coup, lui et moi. Il dit que le fait que je sois enceinte n'est pas suffisant pour qu'il parte en courant.
- Et toi, tu en penses quoi ?
- Je pense que malgré toute la bonne volonté dont il fait preuve et aussi sincère soit-il, ça va être toute une aventure.
- La vie est une aventure, ma belle. Qui parfois tourne mal ou au contraire qui nous apporte le bonheur et toi, tu as le droit au bonheur. Je sais pas trop pourquoi mais... Je pense que ce gars-là, dit-il en faisant un signe de tête vers la porte d'entrée, peut te rendre heureuse.
Me retournant, je vis Edward qui venait de pénétrer dans le bar et qui avançait à grands pas vers nous un sourire éclatant sur le visage.
- Eh ! Salut Eddy, le salua Paul
- Paul... Pour la centième fois, c'est Edward, pas Eddy, se lamenta-t-il
- On dirait que tu parles à ton chien, pouffais-je, Tu veux pas le gratter derrière les oreilles pendant que tu y es ?
- Ah non ! Ça, je préfère te laisser le faire.
Paul me lança un regard lourd de sens avant de s'en aller retrouver Seth, un peu plus loin dans la pièce tout en se marrant comme un gosse.
Pauv' type !
Pour ma part, je me tournais vers Edward que je regardais vraiment pour la première fois depuis son arrivée.
- J'allais rentrer chez moi, tu veux venir ?
- Avec plaisir, répondit-il, Tu es prête à partir ?
- Oui. Je vais juste récupérer mon téléphone et mes clés.
Une fois mes affaires récupérées, Edward me suivit et nous montâmes chez moi.
- Tu veux rester dîner ?
- C'est à toi de voir. Je ne veux pas te pousser et te forcer à faire quelque chose dont tu n'as pas envie.
Je m'approchais de lui, me mettant devant lui. Il posa ses mains sur mes hanches, les caressant distraitement à l'aide de ses pouces.
- Tu ne me force à rien du tout. J'adorerais t'avoir avec moi pour dîner, répondis-je en me rapprochant encore un peu plus de lui
Mes bras passèrent autour de son corps, nous collant étroitement l'un contre l'autre. Nos lèvres étaient à seulement quelques millimètres et il franchit cette mince distance pour m'embrasser. Sa langue se fraya un chemin de suite et vint rencontrer la mienne. Il glissa ses mains dans mon dos, me serrant contre lui avec tendresse.
- C'est entendu alors, chuchota-t-il à mon oreille avant de déposer un baiser dans mon cou, Alors ta journée ?
- Plutôt calme et ça fait du bien, répondis-je tout aussi doucement que lui, Et toi ?
Je n'arrivais pas à détourner mes yeux de lui. C'est les yeux dans les yeux et à voix basse, comme si nous échangions nos secrets les plus profonds, que notre conversation continua.
- Une journée habituelle, j'ai un nouveau client et j'ai gagné une affaire mais sinon à part ça...
- Une bonne journée alors.
- Oui c'est vrai. Tu veux un coup de main en cuisine ?
- Ça va aller, merci. Sers-toi quelque chose à boire, j'en ai pas pour longtemps, déclinais-je en me reculant de lui un peu brusquement après avoir ressenti cette pulsion qui me donnait envie de lui sauter dessus
L'espace de quelques secondes j'avais eu envie de me jeter sur lui, d'en faire ma chose pour assouvir mon envie de lui avant de redevenir lucide et de me reprendre.
Il partit dans la cuisine et trouva deux verres. Il sortit la carafe d'eau du réfrigérateur et nous servit.
- Je ne peux pas en boire mais si tu veux j'ai du vin.
- Je pense que je vais me montrer solidaire et me contenter d'un peu d'eau.
Je commençais la préparation du repas. Mon appétit semblait être revenu parce que j'avais faim. Vraiment très faim.
Au fil de mes gestes, mon esprit s'égara un moment alors que je repensais à la conversation que j'avais eue avec Jake. J'avais qu'une envie c'est d'aller le voir mais me déplacer voulait dire être près de mes parents. Trop près d'eux ?
Depuis que j'étais partis, Jake et moi avions cette habitude de nous retrouver une fois par an mais généralement, c'était lui qui venait me voir. Je mettais autant de distance que possible entre moi et l'État de Washington mais maintenant, j'étais tiraillée entre l'envie de voir mon ami et la crainte d'y aller tout simplement parce que je savais très bien qu'il n'en ressortirait rien de bon s'il m'arrivait de les voir. Il y avait trop de rancœur entre nous, trop de blessures encore à vif.
Une fois le plat de lasagne prêt, je rejoignis Edward qui s'était installé sur le canapé tout en me regardant cuisiner.
- Tout va bien ? Tu semblais un peu ailleurs.
- Ouais. Juste un petit truc qui me tracasse mais ça va, répondis-je en faisant un petit sourire
- Tu veux en parler ?
Après avoir hésité une demi-seconde, je repris la parole.
- J'ai eu un appel aujourd'hui, de mon ami Jacob.
- Des mauvaises nouvelles ?
- Non pas vraiment. Il voudrait que j'aille lui rendre visite en Juillet.
- Et tu ne veux pas y aller ?
- Je suis partagée. J'adorerais le voir. On se voit une fois pas an mais si j'y vais ça veut aussi dire que..., Je fis une rapide pause, que je risque de voir mes parents.
- Et c'est une mauvaise chose ? Tu ne m'as jamais parlé d'eux alors...
- Entre moi et mes parents c'est...compliqué, depuis bientôt huit ans.
- Tu veux aller voir ton ami mais pas eux, hein ?
- Tu as tout compris. Ils n'habitent pas Seattle même mais Forks, une petite ville à cinq heures de là, mais ils y vont.
- Je peux te poser une question ?
- Tu veux savoir ce qui s'est passé entre moi et eux, n'est-ce pas ? Tu veux savoir ce qui m'a poussé à atterrir ici, pratiquement à l'autre bout du pays.
- Si tu ne veux pas m'en parler c'est ok pour moi et je ne m'en offusquerais pas. C'est toi qui vois, me rassura-t-il en serrant ma main
Et c'est qui me poussa à tout lui dire. Il faisait partie des rares personnes que je mettais dans la confidence. Des rares personnes pour qui s'était important pour moi qu'ils le sache.
- Quand j'ai eu dix ans, j'ai appris que j'avais été adoptée. Ce n'était pas vraiment un secret mais mes parents attendaient seulement que je sois en âge de comprendre avant de me le dire. Et puis ça n'a pas changé grand-chose dans ma façon d'interagir avec eux. Ils étaient les seuls parents que j'avais connus alors qu'ils soient mes « vrais parents » ou non n'avait pas grande importance pour moi. Ça a été comme ça jusqu'à l'adolescence où j'ai commencé à me poser des questions sur mes parents biologiques. C'était une période de ma vie assez pénible.
- L'adolescence l'est pour beaucoup de jeunes.
- C'est vrai mais j'ai toujours été un peu différente des autres adolescents. Je ne m'intéressais pas à tous ces trucs de fêtes, de bande d'amis, j'avais Jacob et l'amitié entre nous était suffisante. Jacob te dirait sans doute que je suis née adulte, rigolais-je
- C'est vrai que tu es assez hors du commun.
- Je me suis mise à réfléchir à ma vie et puis d'un coup, être une enfant adoptée est devenue une obsession pour moi. J'y pensais tout le temps et je ressentais de plus en plus ce besoin d'en savoir plus sur mes origines mais dès que j'en ai parlé à mes parents c'est comme si le monde s'était écroulé. Ils refusaient catégoriquement d'en parler. Enfin plus ma mère que mon père mais il a toujours été du genre à s'effacer face à la volonté de ma mère alors …
- Et ça à créer des conflits, c'est ça ?
- Bien vu, Maître Cullen, fis-je taquine, A partir de ce moment-là c'est devenu l'enfer. J'en voulais à mes parents de faire tant de secret, de me refuser ce droit qu'était le mien de savoir et eux m'en voulais de chercher à savoir d'où je venais. Je ne comprenais pas leur réaction. Je ne cherchais pas à les remplacer seulement à savoir pourquoi mes parents biologiques n'avaient pas pu me garder avec eux. Ça a toujours été très clair dans ma tête que mes parents étaient Renée et Charlie. Et personne d'autre mais eux semblent ne jamais l'avoir compris. À mes dix-huit ans, j'ai pu avoir accès au dossier de mon adoption et ça a été l'élément déclencheur. Ma mère est devenue comme folle et c'était devenu invivable alors j'ai pris sur moi pendant des mois. Mon année de terminale a été la pire période de ma vie et quand j'ai obtenu mon diplôme de fin d'études, j'ai pris mes affaires et je suis partie.
- Et tu es arrivée à Chicago.
- Un peu par hasard d'ailleurs. Au début j'avais comme but d'aller à New York mais j'ai fait halte ici quelques temps et j'ai rencontré Danny. Et finalement, sept ans après je suis encore là.
- Je comprends mieux pourquoi tu pèse le pour et le contre à y aller.
- Jake m'a dit qu'il avait croisé mon père l'autre fois en allant voir Billy, son père. Ils sont amis depuis qu'ils sont gamins tous les deux. Il m'a dit que je lui manquais et mes parents me manquent aussi mais...
- Ça ne fait pas tout. Tu n'as jamais repris contact avec eux ?
- Si. Les premières années je leur envoyais des cartes pour les fêtes mais tout me revenait avec tamponné dessus « Retour à l'envoyeur » alors j'ai arrêté de le faire.
- Oh Bella, souffla-t-il en me serrant contre lui
- Je sais très bien que c'est ma mère et que mon père ne sait sans doute pas que je leur ai écrit mais... Je ne peux pas, c'est tout. Je pense que quelque chose s'est cassé et je ne suis pas sûre que ça puis être réparé.
- Tu as encore le temps d'y penser et puis rien ne t'oblige à y aller le weekend. Tu peux très bien y aller en semaine comme ça tu auras moins de risques de les croiser.
Son idée n'était pas idiote mais nécessiterait quelques ajustements pour le bar. Il me fallait aussi voir si prendre l'avion était recommandé dans mon état. Après tout, j'en serais à près de six mois de grossesse à cette période de l'année et je ne voulais pas prendre de risques inutiles.
Après cet instant confidence, le reste de la soirée se passa calmement. Quand le repas fut prêt, nous passâmes à table et quand nous eûmes fini, nous retournâmes dans le salon. Quand Edward partit, la nuit était déjà bien avancée mais nous n'avions pas vu le temps passer.
oOo
Le lendemain matin, c'était le weekend et le samedi était toujours une journée chargée où nous avions beaucoup plus de clients. En plus de ça, Seth venait de m'appeler pour me faire part de son absence le soir même. Le pauvre avait, vraisemblablement, attrapé un coup de froid ou un méchant virus et était malade comme pas permis. Du coup, j'avais prévu de faire double service pour seconder Paul.
Il était aux alentours de dix-sept heures et commençant à fatiguer, je fis une pause laissant Angela aux commandes le temps de monter prendre une douche rapide et me poser un peu. Je sortais de la douche quand le téléphone fixe sonna.
- Allo ?
- Hey, c'est moi.
- Je suis vraiment, vraiment désolée mais c'est un peu de la folie ce soir. Seth est malade alors je bosse ce soir. Je n'ai pas trop le temps là.
- Pas de soucis. Que dirais-tu de petit-déjeuner avec moi demain matin ?
- Avec plaisir.
- Je me charge de tout, ok ?
- Ça marche.
- À demain alors. Ne fais pas trop de folie.
- J'essayerais, promis. À demain.
J'avais un peu expédié son appel et je m'en voulus immédiatement mais je ne voulais pas trop tarder pour redescendre. À mon arrivée, Paul était là et le lieu grouillait de monde comme chaque samedi soir. Et ce fut un peu la folie. Il y avait beaucoup d'étudiants en période de relâche auxquels nous fîmes attention tant du point de vue de leur consommation d'alcool comme du point de vue de leur comportement qui pouvait rapidement dégénérer. C'était des jeunes qui avaient la vie devant eux alors pas question de les laisser faire n'importe quoi.
Vers vingt-et-une heures je fus extrêmement surprise de voir débarquer Edward et Jazz accompagnés de deux autres personnes. Si Jazz me salua de loin, Edward vint directement à ma rencontre.
- Mais... Qu'est-ce que tu fais là ? demandais-je étonnée
- Sortie entre mecs.
- Je vois. On vient draguer les petites étudiantes, Monsieur Cullen ?
- Je préfère les patronnes de bar de 25 ans, pleines d'humour, intelligente et carrément sexy.
- Il y a intérêt, rétorquais-je en me penchant au-dessus du bar pour l'embrasser
Un baiser qui se fit bien plus langoureux que prévu provoquant un sifflement admiratif à Paul à côté de nous.
-Prenez vous une chambre !
- Donne moi une minute et je viens prendre votre commande, l'informais-je avant d'apporter leurs boissons à un groupe de jeunes dans le fond de la salle avant de me diriger vers Edward
En arrivant à la table, je fis la bise à Jazz et saluai plus sommairement les deux autres hommes, ses amis James et Laurent, présents avant de prendre leur commande. Le reste de la soirée fut plutôt calme et une fois minuit passé, les lieux commencèrent à se vider peu à peu et je pus rentrer laissant Paul faire la fermeture.
Les garçons étaient encore là dans un coin de la salle à rigoler bruyamment. Quelqu'un allait avoir mal aux cheveux demain. Rassemblant mes affaires, je fis un crochet par leur table avant de sortir.
- Messieurs, je vous dis bonne nuit. Ne buvez pas trop non plus et prenez un taxi pour rentrer.
- Tu rentres ? s'enquit Edward
- Ouais, il y a plus grand monde et Paul fait la fermeture avec Bree et Riley.
- Je te raccompagne.
- Mais non, reste ici. On se voit demain matin.
Mais c'était déjà trop tard, il était déjà debout et me dirigeait vers la porte.
- Retourne avec tes amis.
- Tu semble exténuée.
- La journée a été longue mais ça va.
- Tu es sûre que tu ne veux pas que je vienne avec toi ?
- Est-ce une façon détournée de me demander la permission pour rester dormir chez moi, Monsieur Cullen ?
- Même pas. Je veux juste être sûr que tu va bien.
Je pris mes clés et retirais un double de chez moi et lui tendis les clés.
- Rejoins-moi quand vous aurez fini, si tu veux.
Il me fit un grand sourire rayonnant, prit les clés et m'embrassa avant de rentrer dans la bar rejoindre ses amis. Je venais de déverrouiller la porte quand Jasper sortit du bar et vint à ma rencontre.
- Eh ! Jazz.
- Je ne te retiens pas longtemps mais...
- Jazz, s'il te plaît non, le stoppais-je en levant la main avant qu'il n'aille plus loin
- Elle s'en veut.
- Oui. Comme toujours, Jazz, soufflais-je agacée
- Mais tu la connais, tu sais qu'elle ne l'a pas fait pour te blesser, prit-il sa défense
- Oui mais le résultat est le même. Je sais que tu es son mari et que tu l'aime plus que tout mais à force de toujours excuser ses actes et ses paroles elle en vient à ne même plus se rendre compte du mal qu'elle fait. Tu sais qu'après le dîner foireux de l'autre fois, elle s'est réellement excuser pour la première fois en cinq ans justement parce que tu lui a dit que c'était mal d'agir comme ça ?
- Non je l'ignorais.
- C'est pas lui rendre service que de continuer à agir comme ça avec elle.
- Tu sais qu'il aurait fini par le savoir de toute façon, non ?
- Parce que tu crois vraiment que je suis en colère parce que Edward l'a su ? Parce que si c'est vraiment ce que tu crois, tu te trompes sur toute la ligne. Je lui en veux parce qu'elle se dit mon amie mais fait tout le contraire de ce qu'est une amie.
- Tu n'es pas un peu dure là ?
- Oui sans doute un peu mais j'y peux rien, c'est plus fort que moi. Je suis tellement en colère Jazz...
- Vous devriez en discuter, vraiment.
- Je crois surtout que c'est préférable qu'on ne se voit pas pendant un moment. Je suis pas sûre que ça serve à quelque chose parce que toutes les fois où on s'est brouillé n'ont rien changé mais j'en ai besoin. Maintenant si tu le veux bien je voudrais rentrer chez moi, je viens de bosser pratiquement quatorze heures d'affiler et je suis fatiguée.
Finalement, je n'attendis même pas qu'il veuille bien me laisser rentrer et forçai le passage. En rentrant chez moi, je me débarrassais de mon pull et mon jean ne mettant qu'un maxi tee-shirt. Je me pris même pas la peine de mettre un pyjama et après avoir retiré toute trace de maquillage de mon visage et pris une douche, je m'écroulais dans mon lit.
Cette nuit-là, je fis un rêve assez étrange. Dans ce rêve, j'entendais vaguement la porte d'entrée s'ouvrir avant de sentir le matelas s'affaisser à mes côtés. Un poids s'allongeait derrière moi et ma bouche lâchait un soupir de contentement en sentant la chaleur que le corps d'Edward dégageait.
Je sentais aussi une de des mains glisser le long de ma cuisse découverte vers ma hanche jusqu'à mon ventre le caressant d'un geste doux et léger alors que sa tête allait s'enfouir dans mon cou.
Ma main retrouvait la sienne et dans le silence de ma chambre seulement troublé par nos respirations respectives...
- Je crois que je suis de train de tomber amoureuse de toi, lâchais-je
oOo
Et voilà, un chapitre tout en révélations.
J'attends vos retours avec impatience.
On se voit dimanche, d'ici là prenez soin de vous et de votre famille.
Beclear.
