Hello la compagnie !
Comment allez vous ?
Petit chapitre du jour et un chapitre tout doux entre Bella et Edward.
Bonne lecture à vous,
Beclear.
Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas et sont le propriété de SM.
*** Le jour où nous nous sommes éloigné***
Le lendemain matin, j'étais la première réveillée.
J'étais complètement crevée même après avoir passé une bonne nuit. La journée d'hier avait été longue alors ce n'était pas franchement étonnant.
En tournant la tête, je vis Edward qui était encore profondément endormi à mes côtés et rien ne semblait pouvoir le sortir du sommeil puisqu'il ne broncha même pas quand je sortis du lit. En même temps vu le temps qu'ils avaient passé, avec ses potes, à traîner au bar hier... Avec un peu chance ils avaient même fait la fermeture vue la façon dont ils étaient partis quand j'étais rentrée.
Le temps dehors était complètement déprimant. Le ciel était entièrement couvert de gros nuages oscillant entre toutes les nuances de gris possibles et imaginables allant presque jusqu'au noir. La pluie tombait drue agressant les fenêtres de mon appartement alors que le vent sifflait violemment. À cette vue, je ne pus m'empêcher de soupirer. Je détestais le mauvais temps et surtout la pluie. S'il y avait bien une chose qui m'insupportais au plus haut point c'était d'être mouillée et généralement quand il venait à faire ce type de météo, je me prenais toujours une averse sur la tête.
Alors autant dire qu'en voyant le temps désastreux dehors, toute forme de bonne humeur s'envola en quelques secondes.
La veille Edward m'avait parler d'un petit-déjeuner en tête à tête alors lui laissant finir sa nuit tranquillement, je me levais pour aller préparer le dit petit-déjeuner. À défaut de pouvoir sortir en raison de la pluie qui tombait dehors, j'allais me mettre derrière les fourneaux. En moins de deux, la pâte à pancakes était prête avant que je ne décide de faire des smoothies ainsi que de faire cuire du bacon en évitant avec soin de m'approcher de près ou de loin des œufs présents dans mon frigo.
Mon estomac m'avait laisser un peu de répit et semblait bien se porter ce matin alors je n'allais pas tenter le diable.
oOo
Quand tout fut prêt, mon bel endormi occupait toujours le lit. Il y avait même pris ses quartiers et était étalé façon étoile de mer en travers de celui-ci. Le voir ainsi me fit sourire. J'étais même attendrie devant ce spectacle. Enfin pas trop longtemps non plus parce que la vision de cet homme allongé dans mon lit et à moitié nu fit se former dans ma tête tout un tas d'idées plus alléchantes les unes que les autres.
Il était allongé sur le ventre ne portant que son boxer et était plus ou moins recouvert par la couverture. Par plus ou moins entendez moins. Beaucoup beaucoup moins. Celle-ci ne couvrait que les endroits disons...stratégiques et c'était...appétissant. Mon regard fut attiré par son omoplate droite ornementée d'encre. Il avait un tatouage ?
Edward était déjà un très bel homme en temps normal, musclé sans tomber dans l'excès, mais lorsqu'il dormait il était si calme et détendu que ça lui donnait encore un peu plus de charme.
Cet homme avait quelque chose de spécial et ce que je ressentais pour lui commençait à me dépasser. J'avais un peu l'impression que tout allait trop vite, trop fort entre nous deux mais c'était plus fort que moi. J'avais simplement la sensation que je pouvais lui faire une confiance aveugle lui donnant une place particulière dans ma vie.
J'aurais dû être troublée d'avoir fait ce rêve la nuit dernière mais même pas parce que c'était la stricte vérité. J'étais bel et bien en train de tombée amoureuse de lui. D'une façon encore inconnue pour moi. J'avais eu des histoires avec un certain nombre de garçons avant mais jamais rien d'aussi évident qu'avec Edward. J'avais l'impression que c'était quelque chose de logique, de naturel et plus je passais de temps avec lui plus l'idée qu'il sorte à un moment ou un autre de ma vie me paraissait inconcevable, inacceptable.
J'approchais du lit à pas de loup et montais dessus avançant à quatre pattes au-dessus de mon invité faisant bien attention à ne pas le toucher. D'humeur taquine, je me mis à souffler doucement sur sa peau nue observant son épiderme réagir face à l'agression. Prenant appui sur une seule main, je fis courir mes doigts sur son dos partant de sa nuque puis pianotant jusqu'à ses omoplates caressant le dessin qui s'y trouvait. Ça ressemblait à l'un de ces blasons que possédaient les grandes familles anglaises il y a quelques siècles. On pouvait y voir un lion surmonté d'une main et reposant sur une bannière à fleur de lys.
Je traçais les contours de l'ovale l'encadrant quand Edward émergea enfin.
- Qui ose ainsi troubler mon sommeil ? Grogna-t-il frottant son visage sur l'oreiller
- Et Dieu sait qu'il est lourd ce sommeil. Aurait-on un peu trop abusé de l'alcool hier soir, Monsieur Cullen ? demandais-je en m'asseyant en tailleur à ses côtés
- Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler.
- Bien sûr que non.
Sa mauvaise foi m'amusait énormément, il avait vraiment la tête du mec qui avait un peu trop forcé sur la bouteille. Il releva la tête de l'oreiller en prenant appui sur ses coudes et huma l'air ambiant tel un animal.
- Ça sent bon. Tu as fait à manger ?
- Affirmatif.
- J'avais dit que je m'en occupais. Tu n'avais pas à faire ça, protesta-t-il en m'attrapant avant de me coller contre lui.
- Hummm, tu es tout chaud, ronronnais-je de plaisir
- Si tu étais resté au lit tu l'aurais été aussi.
- Je me suis dit que vu ce qu'il tombait dehors j'allais t'épargner une sortie. Il ne faudrait pas que tu tombe malade.
Il referma ses bras sur moi, colla son torse contre mon dos et joua avec nos mains liées, les bougeant dans tous les sens.
- Je suis tellement bien là, confessa-t-il
- Moi aussi mais si tu veux ton bacon chaud il ne va pas falloir qu'on traîne trop. J'ai encore les pancakes à faire cuire.
- On mange et on revient ici ?
- Pour sûr ! Aller, sort tes adorables fesses de ce lit, dictais-je en me redressant
- Adorables, hein ?
- Et encore le mot est faible.
- Merci, chérie.
Il se pencha vers moi et m'embrassa rapidement avant d'empoigner la couverture, de quitter le lit et sortir de la pièce.
Chérie ?
J'étais figée et toujours assise à la même place alors que la Bella intérieure faisait une danse de la joie ridicule au possible. Il était sortit de la pièce sans même me jeter un regard mais fit marche arrière et de revenir se poster devant moi.
- Bah alors, tu viens ?
- Hein ?! sursautais-je, Oui oui, j'arrive.
Je le rejoignis dans la cuisine. Il était devant la cuisinière mettant à chauffer une poêle pour faire cuire les pancakes. Arrivant à sa hauteur, je lui donnais un petit coup de hanche le faisant se déporter sur le côté et pris sa place.
- Hey ! En voilà des manières, protesta t-il
- Ma cuisine. Et puis je ne t'ai pas dit de rester dormir ici pour que tu fasses la cuisine.
- Chef, oui chef !
Il fit un salut militaire et abandonna la poêle. Pendant que j'étais occupée, Il sortit les assiettes et les verres.
- Pas d'oeuf ? me taquina-t-il
- Tu veux rire ?! Pour une fois que je ne suis pas malade il est hors de question que je prenne le moindre risque.
Je mis les pancakes dans une assiette et partis le rejoindre dans la salle à manger. Il vint à ma rencontre, me prit l'assiette des mains et la posa sur la table. Il attrapa mes hanches réduisant la distance entre nous deux.
- Tu as l'air en forme ce matin même si...
Il laissa sa phrase en suspens et caressa de ses pouces les cernes qui trônaient sous mes yeux.
- Juste le temps de récupérer et ça ira.
Nous déjeunâmes et tout de suite après, nous étions de retour dans la chambre. Allongés en face l'un de l'autre.
- Tu es rentré tard hier ?
- Je sais pas trop, aux alentours de deux heures du matin.
- Tu as été extrêmement silencieux parce que je n'ai rien entendu.
- Ah bon ?! parut-il surpris
- Hum Hum. J'ai dormi d'une traite.
Il ouvrit la bouche pour parler avant de se raviser au dernier moment.
- Quoi ?
- Rien du tout, répondit-il avant de se rapprocher de moi
Il s'était tendu en un temps-record. Il détourna le regard puis glissa sa tête dans mon cou le caressant de ses lèvres et sans trop savoir pourquoi ni comment je sus qu'il y avait quelque chose. Quelque chose dont il ne voulait pas me parler.
- Edward... Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien d'important.
- Tu te moques de moi ? La corde d'un arc serait moins tendue que toi. Il va te falloir être un peu plus convaincant que ça si tu veux me faire gober ton histoire, pouffais-je
- C'est juste que... Tu ne semble pas t'en souvenir alors...
- Me souvenir de quoi ?
- De ce que tu m'as dit hier soir quand je suis rentré.
Et là tout devint clair.
Merde ! Merde ! Merde ! Alerte Rouge, je répète, Alerte Rouge !
Ce que j'avais pris pour un rêve n'en était finalement pas un et Edward était vraiment là quand j'avais... Merde !
- J'ai cru que j'étais en train de rêver mais ça n'en était pas un, annonçais-je d'une voix blanche
- Non.
- J'ai cru que... C'était tellement... Et puis j'étais... Putain ! m'écriais-je en sortant du lit pour aller dans la salle de bain
Je fermais à clé la porte derrière moi juste après avoir vu Edward s'élancer à ma suite et l'entendre se heurter à la porte close.
- Bella, m'appela-t-il, Sors de là, s'il te plaît.
J'étais mortifiée à un point inimaginable. J'avais décidément une faculté incroyable pour réussir à me foutre la honte constamment. Ouais, bon d'accord ma réaction n'était pas des plus mature mais merde je venais quand même de lui faire part de mes sentiments à son égard et c'était beaucoup beaucoup trop tôt et j'aurais aimé le faire d'une tout autre manière.
- Pour me ridiculiser encore plus ? Certainement pas !
- Te ridiculiser ? Pas avec moi, tu sais bien que ce n'est pas mon genre. S'il te plaît, reviens.
Et c'était vrai. Edward était quelqu'un de profondément gentil, de réfléchit et de compréhensif. J'étais convaincue qu'il n'avait pas une once de méchanceté en lui.
Bravant les sentiments de honte et de peur, et aussi parce que je ne pouvais pas passer ma journée dans la salle de bain, je sortis de la pièce. Il se tenait presque collé à la porte et un sourire apparut sur son visage quand il me vit. Craintive qu'il prenne ses jambes à son cou et disparaisse à tout jamais, je me jetais dans ses bras et m'accrochais à lui tel un koala à son eucalyptus.
- Tu veux bien m'expliquer pourquoi tu t'es enfuis ? s'enquit-il en s'asseyant sur le lit moi toujours accrochée à lui
- Et toi pourquoi tu n'as pas fui ? demandais-je me collant d'avantage à lui regardant fixement derrière lui
- J'aurais dû ?
- Tu aurais pu. Bordel, je t'ai quand même dit que...que...putain... Je t'ai quand même dit que je tombais amoureuse de toi, bafouillais-je
- J'aurais pu m'enfuir si ce n'était pas le cas pour moi aussi.
- Hein ? m'écriais-je en relevant la tête
- Tu penses sérieusement que j'aurais autant insisté pour être auprès de toi si tu étais juste une fille comme ça ? Tu n'es pas une histoire juste pour passer le temps, tu es importante pour moi.
- Vraiment ?
- Oh oui. Tu peux pas savoir comme ça m'a rendu fou quand tu as dit vouloir arrêter qu'on se voit.
- Ça m'a bouffé aussi mais c'est ce qui semblait être logique de faire quand j'ai appris pour le bébé.
- Je ne partirais pas.
- D'accord mais ne t'étonne pas que j'ai pu le penser. Sérieusement, ce ne sont pas tous les hommes qui accepteraient de rester avec une femme enceinte d'un autre.
- Je n'ai jamais été comme les autres.
- C'est ce que j'ai cru comprendre.
- À propos du bébé, tu as enfin pu parler avec le père ?
- Non, soupirais-je de dépit, Pour tout te dire, hésitais-je, Je ne sais pas grand-chose de lui. Ça s'est passé à une soirée et j'avais pas mal bu. Lui aussi je pense, d'ailleurs. Je me suis endormie et à mon réveil il n'était plus là. Mais avec Alice on cherche, enfin on cherchait mais ça donne pas grand-chose alors...haussais-je les épaules, En fait, ça donne même rien du tout on a tout tenter sans succès. Clairement, je ne vais pas faire ma vie avec cet homme mais il a le droit de savoir et alors, ce sera à lui de décider ce qu'il veut faire. S'il veut avoir une place dans la vie de son enfant, c'est parfait, c'est même ce qu'il y aurait de mieux mais si dans le cas contraire il ne souhaite pas s'investir et bien je serais doublement parent et puis c'est tout.
Bon d'accord, je n'avais pas tout dit des circonstances de la conception de cette enfant mais merde c'était quand même un peu la honte.
Et puis je voyais pas trop ce que ça changeait qu'il sache tout dans les moindres détails. Me relevant de ses genoux, il suivit le mouvement se levant du lit et mes yeux tombèrent sur le miroir derrière nous et je beugai une nouvelle fois en découvrant un autre tatouage sur son mollet gauche cette fois-ci.
- Bordel, mais t'en a encore beaucoup des tatouages ? demandais-je sidérée
- Non, rigola-t-il, Juste ces deux-là.
- Il y a quelques années, j'ai pensé à m'en faire faire un et puis l'envie m'est passée. Tu les as depuis longtemps ?
- Celui sur mon omoplate depuis mes dix-huit ans et celui sur mon mollet depuis cinq ou six ans.
- Dix-huit ans ?! C'est vachement jeune.
- C'est le blason de la famille de mon père, un truc qui remonte à plusieurs siècles quand mes ancêtres faisant partie de la noblesse anglaise. Quand j'étais petit, il était gravé sur la cheminée chez mes grands-parents, ça me fascinait. Je sais pas trop, j'ai eu envie de l'avoir en permanence sur moi. La famille est très importante chez nous et où que je sois j'avais envie d'en avoir un petit bout avec toi.
- Et le mollet, pourquoi un phare ?
- Pendant mes études j'ai pas mal voyagé et c'était un moyen de garder en tête de toujours rentrer à la maison.
- Tu es définitivement un sentimental.
- Et c'est mal ? questionna-t-il en m'attrapa avant de nous allonger sur le lit
- Non. C'est parfait.
- Qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui ?
Haussant les épaules indécises, je me mis correctement sur le lit me couvrant un peu quand un courant d'air me frappa me faisant frissonner.
- Je dois passer chez mes parents cet après-midi, tu veux venir avec moi ?
J'étais soufflée. À quel moment on était passé de «On apprend à se connaître » à « Je veux que tu rencontres mes parents » ?
- Tu es sérieux là ?
- Eh bien... Hum... Oui.
Ok...
- Tu leur à parlé de moi au moins ?
- Pas encore, pourquoi ?
- Parce qu'il est absolument hors de question que je me pointe comme ça chez eux sans qu'ils ne soient au courant.
- Bella, je connais assez mes parents pour savoir que ta venue ne les dérangerait pas.
- Ce n'est pas la question. Ça sent la situation gênante à dix kilomètres à la ronde ton truc. Tu ne leur as pas dit que tu avais rencontré quelqu'un ni que tu me fréquentais et surtout, tu ne leur à pas parler de notre situation pour le moins particulière. Je ne suis pas certaine que tes parents se réjouissent pour nous quand ils sauront qu'il y a un bébé dans l'équation. Un bébé dont tu n'es pas le père. C'est comme me jeter dans la fosse aux lions là. Tu ne peux pas faire ça !
Il se mit à rigoler me regardant comme-ci j'avais un troisième œil qui venait de pousser au milieu du front.
- Quoi ?
- Rien, ricana-t-il, On voit que tu ne connais pas ma mère. Quand elle va savoir pour toi, elle va sauter partout mais je vais discuter de tout ça avec mes parents si c'est vraiment ce que tu veux.
- Et puis...c'est peut-être un peu tôt non ? Je veux dire ça fait quoi ? À peine trois jours qu'on a discuté de ce qu'on voulait faire alors... Sérieusement, rencontrer tes parents ?
- Ça te fait peur ?
- Et pas qu'un peu ! On devrait pas attendre un peu et être sûr que ça fonctionne entre nous ?
- Ça attendra alors.
- Merci.
- Tu es belle, me complimenta-t-il provoquant un vaste rougissement sur mes joues, Encore plus quand tu es gênée même si c'est te voir si en colère au dîner chez Alice qui m'a fait craquer.
- C'était tellement bizarre comme soirée, pas la plus bizarre que j'ai vécu mais quand même. Ils t'avaient sorti quoi comme excuse pour te faire venir une deuxième fois ?
- Que le premier était tellement bien qu'il nous fallait recommencer aussi vite que possible.
- C'est tellement nul comme prétexte, me moquais-je, Comment tu as pu tomber dans le panneau ?
- Bah... C'est qu'Alice est quand même pas mal convaincante et franchement elle ne m'a pas laissé en placer une alors je n'ai pas eu la possibilité de refuser.
- Ouais, c'est tout à fait Alice ça, fis-je soudain amère
- Vous en êtes ou toutes les deux ? J'ai vu qu'hier Jazz était venu te parler...
- Oui, uniquement pour me dire que je ne pouvais pas en vouloir à sa femme si tu étais au courant pour ma grossesse.
- Même si c'est pas faux, c'est pas le problème
- A vrai dire, je m'en fous un peu que tu le saches. Je veux dire dans un mois ou deux j'aurais déjà plus été capable de le cacher et connaissant Alice elle aurait encore intrigué pour qu'on se rencontre « par hasard » alors... Le problème c'est qu'elle lui ait tout dit à Jazz alors qu'elle avait promis de garder ça secret jusqu'à ce que je sois prête à en parler aux gens. Bordel ma situation est déjà assez controversée sans que je sois en plus obligée de faire face aux regards des curieux et des moralisateurs.
- Tu ne peux pas en vouloir à Jazz de vouloir arrondir les angles, chérie... m'informa t-il en caressant mon épaule de son nez
- Le truc avec Jazz ce n'est pas qu'il veuille arrondir les angles mais plutôt qu'il veuille les gommer. Il est toujours à tout lui passer du coup elle ne se rend même pas compte qu'elle blesse les gens et que parfois ce qu'elle fait est mal. C'est un peu comme ces enfants rois à qui on laisse tout passer, qui font ce qu'ils veulent et au final qui n'ont aucune notion du bien ou du mal. Ça fait cinq ans que je les connais, cinq ans où c'est comme ça et je crois que là j'arrive à un point où j'ai besoin de changer certaines choses dans ma vie et je ne veux plus de tout ça. Je vais bientôt avoir un bébé et je ne vais plus avoir le temps pour toutes ses conneries.
- Tu devrais en discuter avec elle.
- Pas pour le moment. J'ai tellement de ressentiment... En fait c'est même plus de la tristesse et de la déception que de la colère. J'ai juste besoin de me faire à l'idée qu'Alice ne sera jamais l'amie que j'espérais qu'elle soit.
oOo
En début d'après-midi, Edward quitta mon appartement pour aller chez ses parents. Regardant autour de moi, je finis par décider de mettre un coup de propre chez moi. Rien de formidable mais c'était toujours mieux que de rester à ne rien faire vautrer sur le canapé devant un de ces programmes débiles faisant autant de dégâts qu'une lobotomie.
Une fois lancée, j'eus du mal à m'arrêter et une grande partie de l'appartement y passa. Changement des draps, décapage des sols et rangement en tous genres. C'est vers dix-sept heures trente que je finis par me poser sur mon canapé, la tête posée sur le dossier soudain pris d'un coup de barre et prit une douche pour tenter de me réveiller un peu sans grand succès.
Le temps dehors était toujours aussi épouvantable et rien qu'à regarder la pluie tomber, une couverture froide tomba sur mes épaules. Mon regard était bloqué sur un point fixe au loin, un de ces grands buildings tout de verre et d'acier et pris dans cette espèce de transe, la sonnerie de mon téléphone me fils sursauter.
- Allô ?
- Bella, c'est moi, fit une petite voix à l'autre bout du fil
- Alice...
- On peut discuter, s'il te plaît ?
- Écoutes, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée.
- S'il te plaît, j'ai vraiment besoin de parler avec toi, implora t-elle
- D'accord, acceptais-en soufflant agacée, De quoi veux-tu qu'on parle ?
- J'aimerais déjà te dire que je suis vraiment vraiment désolée d'en avoir parler à Jazz. Je suis aussi désolée qu'Edward ait tout entendu.
- Au moins cette fois tu reconnais que tu as mal agi, il y a du progrès. Bravo, grinçais-je acide, Mais ce n'est pas parce que tu t'excuses que ça change quelque chose.
- Je sais. Je sais que cette fois j'ai vraiment merdé et c'est normal que tu m'en veuilles.
Comme-ci j'avais besoin de sa permission !
- Le souci Alice c'est qu'il y a eu trop de choses. Une accumulation de cinq ans qui fait que là, maintenant, j'arrive à saturation. Que tu t'inquiètes pour moi et que tu veuille m'aider, je le comprends vraiment mais tu ne sais jamais quand t'arrêter. Avec toi j'ai l'impression d'être une enfant incapable de faire la moindre chose et surtout bonne à rien, tu prends toutes les décisions pour moi, sans me consulter et tu m'imposes tes choix. Là, j'ai besoin d'air, j'étouffe.
- C'est mon mari, Bella... Je n'ai jamais eu le moindre secret pour lui. Essayes de comprendre ça, aussi.
- Ça je peux le comprendre mais je voulais simplement un peu de temps ! Du temps pour me faire à la situation, pour retrouver le père du bébé, pour y voir plus clair et il s'est passé tout le contraire. Tu aurais finir par le mettre au courant d'ici peu, c'était pas un secret que tu aurais eu sur la consciente toute ta vie alors s'il te plaît n'exagère pas non plus, m'emportais-je un peu, Avec du recule, je me rends compte que je n'aurais jamais dû attendre de toi de garder ça secret. J'aurais simplement dû m'abstenir de t'en parler.
Putain mais cette conversation ne menais vraiment nul part.
- Mais je suis ton amie ! Bien sur que tu as bien fait de m'en parler.
- Non Alice. J'étais ta chose, ton jouet mais pas ton amie, assénais-je, Pour ce que ça a donné, t'en dire autant était une erreur. J'aurais simplement dû continuer à faire ce que je faisais depuis le début, à savoir te dire le strict nécessaire.
- Tu me manques, chuchota-t-elle émue
Mais la vérité était qu'elle, elle ne me manquait pas plus que ça. À certains moments, je me remémorais de bons souvenirs mais ils étaient tellement entachés par tous ses dérapages que le mauvais prenait le pas sur le bon.
- J'aimerais que ce soit le cas aussi pour moi, Alice. Passe une bonne soirée.
- Attends, cria-t-elle avant que j'eus le temps de couper la communication, Je suis heureuse que tu lui aies laissé une chance.
- J'en suis heureuse aussi.
- J'ai comme la sensation que c'est le bon pour toi.
- Au revoir, Alice.
Je coupais la communication et envoyais mon téléphone sur le canapé. J'avais l'impression que quelque chose venait de se casser entre nous deux. Quelque chose que je ne savais pas encore s'il était possible de le réparer et ça me rendait triste.
Seul l'avenir nous le dira.
oOo
Alors ? Dites moi tout, vous en avez pensé quoi ?
On se voit mardi et d'ici là prenez soin de vous et des vôtres.
Beclear.
