Hello à tout le monde !

Désolée pour le retard de publication mais j'ai récemment repris le chemin du travail et hier à été une longue et fatigante journée et quand je suis rentrée chez moi, j'avoue que j'ai pas fait long feu et que je suis aller me coucher très tôt.

Mais du coup, aujourd'hui je suis là, et le nouveau chapitre aussi.

Ce chapitre fait un petit bond dans le temps d'un mois et c'est un chapitre pour le moins mouvementé.

Je n'en dis pas plus, bonne lecture à tous !

On se retrouve en bas comme d'habitude.


Disclaimer: Les personnages de Twilight ne m'appartiennent pas et sont l'entière propriété de SM.


*** Le jour où j'ai trouvé un nouvel équilibre***


Un mois plus tard

- Aller, dis-moi oui !

- Mais... Tu m'agaces ! On ne peut pas juste y aller doucement ?

- Tu vas finir par être à court d'arguments.

- Bien sûr, parce que tu me tannes avec ça depuis un mois et ça, pratiquement tous les jours.

- Pas tous les jours.

- Presque.

- Ce que tu peux être mélodramatique...

- Et toi de mauvaise foi !

Ce genre d'échange entre Edward et moi était devenu quasiment quotidien depuis un mois. Depuis qu'il avait introduit notre relation lors d'une conversation chez ses parents. Selon lui, ses parents avaient très bien pris la chose et n'attendaient qu'une seule chose : me rencontrer. Moi, j'étais clairement dubitative parce que quel genre de parents sautait de joie en prenant conscience de la situation dans laquelle nous étions ? Depuis un mois Edward essayait donc de me convaincre d'accepter de l'accompagner chez ses parents pour un repas. Et ça commençait à m'énerver, sérieusement.

Il se leva du canapé sur lequel il était assis et vint se mettre derrière moi avant de m'enlacer.

- Je ne comprends pas pourquoi tu fais autant de résistance. Mes parents sont sans doute les individus les plus bienveillants et compréhensifs de la Terre.

- J'ai juste énormément de mal à croire que premièrement, tu leur ait donné les moindres détails de l'histoire et que deuxièmement, ils puissent le prendre aussi bien.

- Pourtant ils sont au courant de tout et à aucun moment ils n'ont émis le moindre jugement à ton égard. Tu t'en rendrais compte si tu acceptais de les voir au moins une fois.

- Je vais y penser. Promis.

- Pour de vrai ?

- Oui !

- Merci. Au fait, tu...commença-t-il avant de se raviser

- Quoi ?

- Tu promets de ne pas me sauter à la gorge ?

- Pourquoi je le ferrais ?

- Bah, pour commencer tu m'as l'air vachement furax quand même et puis... Je ne suis pas sûr que ça te fasse plaisir.

- Annonce la couleur.

- Tu as pris un peu de ventre, ça commence à se voir maintenant dit-il en descendant sa main sur mon ventre avant de caresser la petite bosse qui s'y trouvait

- Ouais je sais, soupirais-je en souriant

Je me mis devant le miroir et contemplait mon tout petit ventre.

- Je m'en suis aperçu ce matin quand j'ai eu du mal à rentrer dans mon pantalon.

J'allais officiellement finir mon premier trimestre de grossesse d'ici quelques jours et ça y était, j'avais maintenant une petite bosse qui pointait doucement. Rien de trop flagrant ni d'absolument énorme mais pour moi qui avais toujours eu un ventre très plat, je voyais la différence. Et mes vêtements aussi d'ailleurs. Ce matin par exemple j'avais dû me coucher sur mon lit pour parvenir à boutonner le bouton de mon jean avant de finalement laisser tomber parce que j'étais franchement mal à l'aise dedans. Pas sûr qu'il aurait résisté toute une journée sans que le bouton ne finisse par sauter de toute façon. Je l'avais donc retiré avant d'aller enfiler un leggings bien plus confortable. Un petit tour dans les magasins allait s'imposer d'ici quelques jours si je ne voulais pas me retrouver les fesses à l'air ou à devoir porter des joggings tous les jours.

- Je pense que samedi je vais aller faire deux ou trois magasins spécialisés pour me trouver des vêtements de grossesse.

- Tu veux que je vienne avec toi ?

- Je ne vais pas te traîner dans les magasins pour te faire porter les sacs et puis tu dois bosser. Je sais que ce gros dossier te prend pas mal de temps.

Il y a deux semaines, il avait hérité d'un dossier sensible. Je n'en savais pas grand-chose mais de ce que j'avais compris il s'agissait d'une histoire de divorce et de garde d'enfants pour un couple assez fortuné. La séparation se faisait de façon assez virulente et la cliente d'Edward peinait à faire face à un mari peu scrupuleux qui ferrait sans doute tout son possible pour avoir la garde de leurs enfants quitte à blesser pas mal de monde.

Si on passait pratiquement toutes nos soirées ensemble il n'était pas rare qu'il travaille sur ce dossier durant la soirée avant qu'on aille se coucher ou bien qu'il rentre chez lui pour s'y plonger à fond jusqu'à pas d'heure.

Ce soir-là, il me quitta vers vingt-deux heures pour rentrer chez lui. Pas réellement fatiguée, je descendis au bar en quête d'un peu de compagnie.

- Bah ! Qu'est-ce que tu fais là toi ?

- Je m'ennuie et Edward m'a abandonné. Tout se passe bien ce soir ?

- Ouais, répondit-il distraitement en regardant l'écran de son téléphone

- Paul... Tu es sûr que ça va ? J'te parlais là...

- Ouais, ouais. Seulement le terme de Rachel était hier alors maintenant c'est pour n'importe quand. Je vérifie juste mon téléphone de temps en temps au cas où.

- Alors ça y est ? Ça se rapproche. Tu n'es pas trop stressé ?

- Putain ! Tu n'imagines même pas à quel point. Rachel, elle, est d'un calme olympien et rien ne semble pouvoir la chambouler mais moi je flippe comme une fillette.

- Vous allez êtes des parents géniaux et votre fille aura de la chance de vous avoir comme parents.

- Et elle aura une super tata Bella qui la gardera quand ses parents auront besoin d'un moment en tête à tête.

- Avec joie. Enfin avant que j'ai moi-même à m'occuper de ma propre progéniture et après que j'ai pris mes marques mais au besoin, n'hésitez pas tous les deux.

- Je suis certain que toi et Edward allaient très bien vous en sortir aussi.

- Ce n'est pas franchement son rôle, Paul, soupirais-je

- Oui je sais mais il semble réellement s'intéresser à cet enfant alors ne le repousse pas.

- Cet enfant a un père, son père biologique.

- Un père introuvable. J'ai croisé Alice il y a quelques semaines et je sais que vos recherches n'ont rien donné.

- Donner une place à Edward dans la vie du bébé je suis pour mais... Et s'il revenait plus tard ? Et s'il revenait et que tout ce qu'on avait construit partait en poussière ?
- Tu veux mon avis ? Mon avis franc et sans détour ?

Je hochais la tête lui donnant un accord silencieux.

- Je pense que cet homme n'a pas la moindre idée de ce que tu es en train de vivre. Je pense qu'il est à des années-lumière de s'imaginer que tu sois enceinte de son enfant. Honnêtement, je crois que si tu ne vas pas le chercher, il ne viendra pas de lui-même. Tu as essayé de le trouver, tu as cherché et au vu de tout le mal que s'est donné Alice, je pense que vous avez fait le maximum de ce qui était faisable. C'est peut-être un peu dur de ma part mais...

- Je sais, Paul. Je ne saurais probablement jamais qui s'était.

- C'est ça. Et je suis d'avis que même s'il ne faut pas voir Edward comme un père de substitution, tu devrais quand même discuter avec lui de la place qu'il veut avoir. Peut-être ne voudra-t-il avoir qu'un statut de beau-père mais aussi peut-être qu'il voudra plus. C'est à vous deux de voir et à vous deux seulement. Tant que c'est clair entre vous, tout ira bien.

Et il avait parfaitement raison. C'était quelque chose qui parasitait ma tête en ce moment et j'étais d'avis d'une discussion sérieuse avec Edward allait s'imposer afin de mettre tout ça au clair.

Deux heures plus tard, j'étais de retour chez moi et je vis mon téléphone clignoter m'annonçant la réception d'un SMS.

D'Edward : J'ai oublié mon portefeuille chez toi.

De Bella : Je passe demain midi te le rapporter, c'est bon pour toi ?

D'Edward : Parfait !

De Bella : Tu auras le temps pour déjeuner avec moi ?

D'Edward : Pour toi toujours.

De Bella : J'apporterais de quoi manger alors :)

D'Edward : A demain.

De Bella : A demain, dors bien !

Après ça, je me mis sous les couvertures et m'endormis rapidement.


oOo


Le lendemain matin, j'eus encore le droit à la même galère que la veille d'un point de vue vestimentaire. Il devenait vraiment urgent d'investir dans de nouveaux habits. J'avais un peu l'impression de gonfler à vue d'œil et la seule consolation que j'avais c'était que mes nausées étaient maintenant quasiment inexistantes. J'en avais encore à de rares moments mais plus dus à une forte odeur puisque mon odorat était en quelque sorte devenu hypersensible.

D'ailleurs j'avais toujours autant de mal avec les œufs et je n'en mangeais qu'en de très rares occasions.

Après avoir mis l'ensemble de mon armoire sens dessus-dessous, mon choix définitif se porta sur une robe-pull en laine et en me regardant dans le miroir un sourire pointa sur mon visage quand mes yeux rencontrèrent le reflet de la petite bosse un peu plus bas. Je pris un rapide petit-déjeuner, attrapai le portefeuille d'Edward puis descendit au bar.

À mon arrivée, Angela était déjà à l'intérieur et en voyant sa tête, je compris tout de suite que quelque chose n'allait pas. Le visage fermé, tous ses gestes étaient bruyants et brutaux et son corps semblait tendu à l'extrême ce qui ne lui ressemblait pas. Elle n'était pas d'un naturel très expressif ou exubérant mais toujours de bonne humeur.

- Angela, tout va bien ?

- Hum Hum.

Face à sa réponse plus que laconique, je n'insistais pas et décidais de la laisser tranquille. Angela était une fille qu'il ne fallait pas pousser dans ces retranchements, il fallait simplement la laisser venir vers vous sinon elle se braquait facilement et il se produisait tout l'inverse que ce qui était voulu. Sautant du tabouret sur lequel je venais de m'asseoir, je repartis dans le bureau gérer quelques affaires pendant quelque temps.

Un peu plus tard, nous fûmes rejointes par Ben et Éric et même si jusque-là je sentais que quelque chose se tramait avec Angela j'en eus la confirmation en la voyant interagir avec les deux garçons. Ça sentait le triangle amoureux à plein nez et c'était aussi suffisait de voir les regards amourachés d'Éric qui restaient invisibles aux yeux d'Angela qui elle-même scrutait les moindres faits et gestes de Ben. J'espérais de tout cœur que tout ça n'allait pas tourner au pugilat et que je n'aurais pas à intervenir même si en voyant le mal-être évident d'Angela, je songeais de plus en plus à avoir une discussion avec elle.

Peu avant midi après avoir récupérer de quoi manger, je partis du bar pour aller rejoindre Edward à son cabinet mais fis un brusque arrêt en voyant la voiture d'Alice garée dehors. Depuis un mois notre relation n'avait pas vraiment changé même si je voyais très bien qu'Edward essayait de me faire intégrer l'idée de la voir pour avoir une sérieuse conversation avec elle.

En poussant la porte d'entrée, je les trouvais tous les trois en train de discuter tranquillement dans le hall d'entrée et d'un coup la sensation que c'était une sorte de coup monté me prit aux tripes avant que je ne repousse l'idée d'un revers de main. Je doutais qu'Edward soit aussi manipulateur que ça.

En me voyant arriver, ils tournèrent tous les trois la tête dans ma direction et en voyant le langage corporel d'Edward changer de façon presque imperceptible je sus que j'avais vu juste quant à cette rencontre plus si fortuite que ça. Un pic d'agacement surgit violemment avant que je ne parvienne à le repousser avant d'aller les saluer. Je fis la bise à Jasper et en fit de même avec Alice avant de me pencher vers Edward pour l'embrasser en profitant pour lui glisser un rapide mot à l'oreille.

- Sale petit manipulateur, chuchotais-je

Il se recula et me regarda interloqué sans doute surpris que je ne me sois pas laissé berner. Je lui fis un regard attendu partagé entre l'amusement et l'énervement. Non mais mon gars, tu as cru quoi ? Je suis amie avec Alice depuis cinq ans alors je suis devenue une pro pour flairer les manigances des gens autour de moi. Pas de chance pour toi.

Pendant un moment j'eus même envie de l'étouffer avec un bout de son sandwich au poulet avant de me dire que faire naître mon enfant en prison n'était pas franchement le genre de départ dans la vie que je voulais lui donner. Je pris sa main et le tirais vers son bureau avant d'être interpellée par Alice. En parfaits petits traîtres qu'ils étaient, nos deux compagnons prirent leurs jambes à leurs cous nous laissant seules.

- Salut, murmura t-elle semble t-il gênée, On pourrait se voir un de ces jours ? J'aimerais vraiment qu'on parle.

Et même si je n'en avais pas envie, je me disais que c'était ce qu'il fallait faire.

- Je dois aller à faire les magasins samedi, on peut se retrouver pour déjeuner et on en profitera pour parler. Si c'est ce que tu veux.

- Ça me va très bien.

- Pour douze heures ?

- Parfait. On se rejoint où ?

- Je te tiendrais au courant d'ici là.

- D'accord. À samedi alors.

Je lui fis un rapide signe de la tête avait de rejoindre Edward dans son bureau, Edward qui y était avec Jazz. Je posais les sacs qui contenaient notre repas sur la petite table qui se trouvait dans la pièce et me tournais vers eux me contentant de les regarder en m'appuyant contre ladite table en croisant les bras.

- Sur une échelle d'un à dix, à quel point suis-je dans la panade ? se risqua à demander Edward

- Si je n'écoutais pas la partie rationnelle de mon cerveau, tu serais à quinze.

- Aie, grimaça-t-il

- Mais je dirais que tu dois être aux alentours de cinq ou six.

- Bella, si tu dois en vouloir à quelqu'un c'est à moi. C'était mon idée, avoua Jazz en prenant la défense de son ami

- Oh mais je le sais ça. C'est d'ailleurs pour ça que je rationalise.

- Et ça à donner quoi ?

- J'ai accepté de la rencontrer samedi.

- Tu as fait le bon choix.

Je haussais les épaules incertaine et me détournais d'eux pour aller déballer le repas. J'avais faim et je n'en pouvais plus d'attendre. Jazz quitta la pièce sans doute dans le but de rejoindre sa femme et Edward vint prendre place à la table. Une fois qu'il fut assis, je saisis son portefeuille dans mon sac et lui jetais le faisant atterrir sur la table dans un bruit sec.

- J'en déduis donc que ce n'était pas vraiment un oubli, fis-je acerbe

- Pas vraiment non, tu vas crier ?

- Non, pouffais-je

- Même pas un peu ?

- Non.

- Vraiment ? insista-t-il

- Tu voudrais que je fasse quoi ? Tu voudrais que je sois le stéréotype de l'épouse bafouée et que je te jette des assiettes en porcelaine à la figure ?

- C'est juste que quand Jazz m'a parler de son plan et qu'on a décidé de le faire, je m'attendais juste à ce que tu sois un peu plus énervée que ça. C'est ce qui a fait qu'on a attendu si longtemps avant de le faire.

- Même si j'apprécie pas des masses d'être manipulée, d'ailleurs à l'avenir ne fait plus ça s'il te plaît, je ne vais pas faire un caprice parce que vous m'avez un peu forcé la main. J'aurais sans doute aimé qu'on en discute ensemble comme on sait si bien le faire pour tout le reste mais peut-être que c'est ce qu'il fallait faire.

- Tu semblais si fermée à l'idée de la revoir... Et je trouvais ça dommage que vous n'ayez pas, au moins une fois, une conversation toute les deux. Je sais bien que vous avez parler au téléphone ensemble mais selon moi, rien n'est mieux que de le faire face à face.

- Je sais bien. C'est juste que j'avais autre chose à penser et tout arrivait en même temps : ce gars à cette fête, toi, le bébé et puis Alice... C'était un peu trop pour moi. J'avais besoin de temps pour régler les « problèmes » les uns après les autres. Maintenant que je me suis faite à l'idée que le père du bébé resterait sans doute introuvable, que toi et moi on sait ce qu'on veut et que j'ai eu le temps d'assimiler que j'allais avoir un bébé, je suis prête à m'occuper de ma relation avec Alice.

- On ne vous demande pas à ce que tout redevienne comme avant juste...

- Ce ne sera jamais plus comme avant, Edward. Il est hors de question qu'elle reprenne la place qu'elle avait avant dans ma vie. Jamais plus elle n'aura autant de prise sur ma vie. Maintenant c'est moi et moi seule qui décide ce qui est bon pour moi. On verra bien samedi. Je n'ai pas envie de me prendre la tête avec ça pour le moment, dis-je un peu désinvolte avant de plonger le nez dans ma bouteille d'eau.

Il y eut un moment de silence avant qu'il reprit la parole en changeant de sujet.

- Ça a été ce matin au bar ?

- Paul est en train de devenir fou et j'ai l'impression d'être tombé dans un épisode des Feux de l'Amour avec en personnages principaux Angela, Éric et Ben.

Il me regarda les yeux ronds, visiblement il ne comprenait pas grand-chose à ce que je disais.

- Qu'est-ce qui arrive à notre cher Paul ?

- Rachel est à terme depuis avant hier, il s'excite dans tous les sens dès que son téléphone fait un bruit et si tu veux mon avis, il y a quatre-vingt-dix pourcent de chance qu'il tombe dans les vapes dans la salle d'accouchement le moment venu, me moquais-je

- Qui aurait cru que c'était une petite nature...

- Et encore, tu aurais dû le voir la fois où je me suis ouvert le genou en glissant dans sa douche. Il s'est presque enfui en courant quand ils m'ont recousu.

En train de boire, il toussa après avoir manqué de s'étouffer avec l'eau qu'il était en train d'avaler.

- Dans sa douche ? Toi et lui...

- Ouais. On s'est fréquenté pendant quelques mois. C'était il y a plusieurs années maintenant.

- Oh !

- Et puis il a rencontré Rachel et c'était comme une évidence que c'était la fille qui lui fallait.

- Et toi ? Il y a jamais eu personne de sérieux ?

- Pas vraiment. Il y a bien eu Demetri avec qui je suis restée un peu plus d'un an mais sinon... Et toi ?

- J'ai pas mal papillonné au lycée et à l'université, éluda-t-il

Et j'avais l'étrange sentiment qu'il ne me disait pas tout.

- Et après ? continuais-je

- Il y a eu une fille, admit-il comme si je venais de le torturer pour avoir l'information

- Et vous êtes restés combien de temps ensemble ?

- Presque trois ans.

- Et qu'est-ce qui a fait que ça n'a pas fonctionné ? C'est quand même une longue période trois ans.

- On ne voulait plus la même chose. Elle était prête à se marier et moi pas forcément et Irina n'est pas le genre de femme qui n'obtient pas ce qu'elle veut. Elle se marie au mois de Juin avec Laurent.

- Laurent ? Ton collègue de travail avec qui tu est venu au bar l'autre fois ? fis-je réellement surprise

- Ouais. On s'est séparer peu de temps avant que je n'arrive au cabinet. Elle est venue une fois ici et ils se sont rencontrés.

- Et ça va ? Ça n'a pas été trop dur ?

- Non ! Je suis heureux pour eux. Je suis même invité au mariage.

Et il semblait vraiment l'être.

- Et depuis ? Tu n'a eu personne ? demandais-je curieuse

- Non ! Enfin rien de très sérieux. Tu sais quelques histoires sans lendemain. Un peu comme toi.

- Bon ! Je vais y aller et te laisser travailler, l'informais-je en l'embrassant rapidement avant d'aller chercher mes affaires qui étaient poser dans un coin de la pièce

- Déjà ?

- Ouais, j'ai des trucs à faire au bar et j'aimerais aussi parler avec Angela. Quelque chose me dis il y a quelque chose de bizarre qui se trame, expliquais-je avant de sortir


oOo


De retour au boulot, je fonçais dans mon bureau apostrophant au passage Angela l'enjoignant à me suivre. L'étonnement put se lire sur son visage mais elle marcha à ma suite sans piper mot.

- Détends-toi, tout va bien et tu n'as rien fait de mal, la rassurais-je en la voyant se dandiner sur la chaise sur laquelle elle était assise, J'aimerais juste savoir si tout va bien pour toi, lui expliquais-je

-Merci de vous inquiéter mais ça va.

-Écoutes, soufflais-je doucement en m'asseyant à ses côtés, J'ai vu qu'il y avait comme un souci entre toi et les garçons. Si tu ne veux pas en discuter avec moi c'est ton choix et je le respecte. Mais s'il te plaît, si ça ne va pas et que tu veux en parler à quelqu'un tu peux venir me voir.

- C'est... C'est juste que la situation est un peu bizarre.

Je ne répondit rien, attendant, la laissant libre de me raconter ou non .

- Hier, Éric m'a pris à part après le service et il m'a dit que je lui plaisais... Il a essayé de m'embrasser, je l'ai repoussé en lui disant qu'il était juste un ami pour moi mais il a insisté et...et... bafouilla-t-elle

- Est-ce qu'il t'a fait du mal ? demandais-je le plus doucement du monde alors qu'intérieurement j'étais horrifiée à cette idée

- Non, oui, enfin non, répondit-elle confuse, Il m'a serré un peu trop fort le bras mais il n'a rien tenter d'autre et quand il s'est rendu compte qu'il me faisait mal, il s'est excusé mais...

- D'accord, tu me laisserai jeter un coup d'œil à ton bras ?

Elle descendit son gilet de sur ses épaules et tendit son bras dénudé dans ma direction. Celui-ci était marqué d'un bleu relativement petit mais qui laissait quand même voir que le mouvement d'Éric à son égard avait été assez brusque pour marquer sa peau. Éric n'était pas un mauvais garçon mais c'est bien connu que l'amour et le dépit peuvent faire faire de drôles de choses aux gens.

- Mets-y un peu de pommade pendant quelques jours et ça devrait aller. Et avec Ben, ça semblait tendu aussi...

- Il s'est interposé hier soir. Quand j'ai repoussé Eric, j'ai laissé entendre que j'avais des sentiments pour Ben. Je crois qu'il m'a entendu avant de venir m'aider.

Maintenant j'y voyais un peu plus clair et mon hypothèse du triangle amoureux était plus ou moins exacte. Quand Angela repartit travailler, je fis venir Éric pour lui toucher deux mots à propos de son comportement.

- Je suis au courant pour hier et même si je suis certaine que ce n'était pas volontaire, j'aimerais qu'à l'avenir un tel comportement ne se reproduise pas.

- Ouais je sais, souffla-t-il en courbant l'échine, Je n'aurais pas dû me laisser emporter.

- Tout s'est bien fini, heureusement, mais ne recommence plus. Ne m'oblige pas à contacter la Police. D'accord ?

- Promis.

Il me faisait un peu mal au cœur mais je ne pouvais juste pas accepter ses agissements. Un peu plus tard dans l'après-midi, je pris à partie Ben alors qu'il était dans la réserve.

- Je peux te prendre cinq minutes de ton temps ?

- Bien sûr, c'est vous la patronne.

- Je voulais juste te remercier pour hier soir.

- Oh, vous êtes au courant.

- Ouais. La tension était à couper au couteau et Angela à finir par me raconter ce qui s'était passé. Alors merci pour lui être venu en aide.

- J'allais pas le laisser la malmener même si je pense que sur le coup il s'est pas rendu compte qu'il dépassait les limites. Angie est une fille bien.

- C'est le cas oui, acquiesçais-je avant de sortir de là pour vaquer à mes occupations

J'étais en train de discuter avec Curtis, un de nos habitués quand la porte d'entrée s'ouvrit à la volée pour aller heurter le mur. Paul apparut devant moi, essoufflé et en sueur, le regard fou.

- Paul ?! Tu va bien ? m'écriais-je en le voyant autant paniqué, Y'a un problème ?

- C'EST LE MOMENT! hurla-t-il me laissant interdite avant que ça fasse tilte

- OH MON DIEU ! Le bébé !

- PUTAIN ! Paul ! REVIENS DANS CETTE VOITURE IMMÉDIATEMENT OU JE TE JURE QUE JE T'ÉMASCULE ! vociféra Rachel depuis l'extérieur

- Mais bordel, fonce ! Aller bouges-toi idiot, dis-je en le poussant dehors en voyant qu'il était resté sans bouger en plein milieu du bar

Rachel était assise côté passager de leur voiture, les mains crispées sur le ventre soufflant en rythme pour soulager les douleurs dues aux contractions.

- Courage ma belle, ce bébé va être magnifique. Non mais t'es encore là toi ?! m'exaspérais-je en voyant Paul toujours debout à côté de moi sur le trottoir , MAIS TU VA TE SECOUER À LA FIN !

- Je veux pas repartir avec lui, supplia Rachel, Il va nous faire avoir un accident ce con. Par pitié, ne le laisse pas conduire cette voiture.

Mon cerveau se mit à réfléchir à toute vitesse et j'en vins à la conclusion qu'en effet, au vu de l'état lamentable de mon ami il fallait éviter qu'il prenne le volant. Tout en marchant vers le bureau pour y récupérer mes affaires, je donnais mes recommandations à Angela à qui je laissais les rênes le temps de mon absence et jusqu'à ce que Seth arrive pour la relève.

-Bon aller, donne-moi tes clés toi, ordonnais-je à Paul tout en le poussant sur la banquette arrière de la voiture

- Elles sont sur le contact, m'informa Rachel en grognant

- Respire ma belle, je vais faire le plus vite possible.

- Doucement quand même hein, préconisa Paul

- Toi la chochotte je ne veux pas t'entendre ! Tu as dix minutes pour finir ta crise d'angoisse parce que c'est toi qui l'accompagnes en salle d'accouchement, grinçais-je en démarrant la voiture en direction de l'hôpital

Mais comment elle fait Rachel pour être avec ce grand nigaud ?

Quand je disais à Edward qu'il allait partir dans tous ses états le jour-J, j'avais eu raison. Trois heures plus tard j'étais toujours assise dans la salle d'attente et fus sortie de mes pensées quand Edward pénétra dans la pièce.

- Bah... Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Je suis allé chez toi mais tu ne répondais pas alors je suis allé au bar, Seth m'a dit que tu étais ici.

- Merde, j'ai complètement oublié de te prévenir.

- Si ce que Seth m'a dit, il paraît que le départ était un peu précipité rigola-t-il

- C'est peu de le dire, il a tellement paniqué que Rachel à refuser de continuer en voiture avec lui, dis-je faisant redoubler les rires de Edward alors qu'il prenait place dans la chaise à mes côtés.

Deux heures plus tard la petite Leah vint au monde et comme je l'avais prédit, Paul alla rencontrer le sol de la salle d'accouchement... Deux fois.

Quelle plaie ce mec...


oOo


Voilà pour aujourd'hui, comme d'habitude j'attends vos retour avec impatience.

N'hésitez pas !

On se voit vendredi pour la discussion entre Alice et Bella !

En attendant, prenez soin de vous,

Beclear.