Bonjour, bonjour !
Comment allez vous ? Aujourd'hui c'est le chapitre avec la discussion entre Bella et Alice. Alors ? A votre avis, ça va donner quoi ?
Je vous laisse découvrir tout ça, on en reparle en bas :)
Bonne lecture !
Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas et sont a propriété de SM.
*** Le jour où nous avons parlé***
Les jours suivant l'accouchement de Rachel et la naissance de la petite Leah furent un peu fous. Paul travaillant de nuit avait décidé de ne pas prendre de congés pouvant s'occuper de sa femme et de sa fille la journée et pour être franche, j'en étais heureuse. Nous avions juste un peu modifié ses horaires le faisant commencer une heure plus tard pour qu'il puisse se reposer un peu plus longtemps pendant quelques mois.
Aujourd'hui nous étions samedi, le fameux samedi où il était prévu que je vois Alice pour le déjeuner.
Il était encore tôt ce matin-là quand je pris ma voiture pour me rendre au centre commercial. Peu après dix heures, j'étais arrivée et aussi un peu perdue. N'y connaissant rien en matière de maternité, c'est un peu par hasard d'ailleurs et après avoir tourné dans un bon nombre de magasins que je finis par arriver chez H&M.
Faisant le tour du magasin, je trouvais enfin mon bonheur en tombant sur un immense rayon maternité. Une gentille vendeuse me vint en aide et très vite, les essayages s'enchaînèrent. Le plus urgent était de trouver quelques pantalons et je mis la main sur cinq pantalons de grossesse et qui, selon les dires de la vendeuse, me feraient quelques mois puisqu'ils étaient extensibles.
Ouais enfin tout dépendait du nombre de kilos que j'allais prendre parce que je ne pense pas qu'avec vingt kilos de plus sur le dos, je rentre encore dedans.
Une heure plus tard et plus de deux cents dollars en moins sur mon compte en banque j'avais mes précieux pantalons, quelques ensembles de lingerie et un certain nombre de tee-shirts et de pull. Il me restait un peu après une heure avant de retrouver Alice au Subway un peu plus loin et prise par une soudaine envie, j'atterris dans un magasin d'ameublement à regarder les chambres pour enfants. Bien évidemment, il me restait encore énormément de temps avant l'arrivée du bébé, un peu plus de six mois, mais depuis quelques jours je pensais de plus en plus aux achats que j'allais devoir faire ainsi qu'a la future chambre. Je commençais tout doucement à penser aux changements que l'appartement allait devoir subir avant l'arrivée du bébé et plus j'y pensais et plus j'avais envie de quitter cette appartement pour emménager dans une petite maison. Même si je l'adorais, on allait à un moment ou un autre manquer de place. Ça pouvait fonctionner les premiers mois du bébé mais quand il allait commencer à marcher ça allait devenir plus compliquer. C'était un projet qui allait demander réflexion et de toute façon il me restait encore quelques mois devant mois.
Faire un tour dans ce type de magasins permettait d'avoir quelques pistes mais aussi de voir ce dont j'allais avoir besoin. Note à moi-même : Demander à Rachel et Paul de m'aider sur ce coup-là parce que j'étais complètement submergée. Bon ok, je savais très bien de quelles choses évidentes j'allais avoir besoin mais d'autres restaient un véritable mystère pour moi.
À mesure que je passais dans les allées, je m'imaginais très bien m'occuper de mon enfant dans une de ces chambres assise sur un rocking chair tout en le berçant et au bout d'un moment j'en sortis pour aller retrouver Alice.
Voulant faire preuve d'un peu d'humour, je pris mon téléphone et tapais un message à l'intention d'Edward
De Bella : En direction de la salle de torture, ne travail pas trop dur et pense à faire des pauses.
D'Edward : Quand je te disais que tu étais mélodramatique... Tu dors chez moi ce soir ?
De Bella : J'ai fait un hold-up chez H&M ça sera plus simple si on se retrouve chez moi.
D'Edward : Fais- moi savoir quand tu rentres alors.
De Bella : A tout à l'heure.
Au moment où je remis mon téléphone dans mon sac, je vis Alice arriver au loin. Je n'étais pas vraiment nerveuse mais pas forcément détendue non plus, c'était étrange comme sensation.
- Salut Bella.
- Bonjour Alice.
- Et si on allait commander, je meurs de faim et toi ?
- Dieu oui ! J'ai tout le temps faim en ce moment.
Et c'était vrai. En ce moment rien ne me faisait plus envie qu'un pot de Ben&Jerry's parfum Peanut Butter Cup mais, soyons d'accord, ce n'est pas ce qu'il y a de plus sain comme nourriture alors... Je me faisais violence pour ne pas en manger trois fois par jour.
- Je veux bien te croire. Ça se voit bien dit donc..., me dit-elle en désignant ma bosse
- Ouais, plus moyen de la cacher maintenant dis-je en caressant distraitement mon ventre
Nous passâmes notre commande et dix minutes plus tard, nous pûmes aller nous asseoir.
- Alors ? Je t'écoute, commençais-je pour lancer la conversation
- Pour commencer et même si je te l'ai dit un nombre incalculable de fois, je suis désolée. Pour avoir été une amie affreuse et pour ne pas avoir tenu mes promesses. Je suis désolée de t'avoir blessé et de t'avoir donné l'impression que tu ne pouvais pas compter sur moi et si tu es d'accord, j'aimerais qu'on change ça parce que je vais avoir besoin de toi pour ça. On en a longuement parlé avec Jazz et tu as raison, je ne peux pas continuer à te traiter comme je le faisais.
- Merci mais tu sais, Alice, tu n'as pas non plus que des défauts. Tu as aussi énormément de qualités et à certains moments notre amitié me manque. Tu es ma meilleure amie et je t'aime. Tu es presque comme une sœur pour moi mais c'est juste que j'ai besoin d'autre chose.
- Tu me manques, toi aussi et je suis prête à faire des efforts pour retrouver mon amie. Alors je t'écoute, dis-moi ce qui doit changer, demanda-t-elle
- Je ne demande pas grand-chose. Juste que tu arrêtes de décider pour moi, de vouloir diriger ma vie et simplement que je puisse compter sur toi. Je suis une adulte, j'ai vingt-cinq ans et bientôt je vais avoir un bébé.
- Ouais je sais, c'est mon foutu besoin de tout contrôler qui me joue des tours.
- Il faut que tu lâches du lest parce que sans que tu ne le vois, tu te retrouves de plus en plus seule. Au fil des années j'ai vu les gens s'éloigner de toi au point que ton monde ne se résume plus qu'à moi, Jazz et ta famille. Je pense que c'est ce qui a fait que tu es devenue intrusive à ce point. Et c'est justement ça qui a fait que je me suis éloigné.
- Tu serais prête à me laisser une autre chance ?
- Je pense que oui mais on va y aller doucement, d'accord ?
- À ton rythme et à ta manière.
Un énorme sourire communicatif apparu sur ses lèvres puis elle croqua dans son sandwich en prélevant un énorme morceau.
- On pourra remercier les garçons sourit-elle
- Ils ont surtout eu de la chance d'avoir attendu aussi longtemps parce que j'étais tellement déçue et en colère que s'ils avaient fait ça un mois plus tôt j'aurais certainement fini par les frapper.
- Je vois très bien la scène, c'est que tu peux faire peur quand tu le décides quand on te pousse à bout.
- Edward dit qu'être en colère me rendre attirante alors je pense que ça ne l'aurait pas déranger.
- Il est un peu bizarre, rigola-t-elle, Qu'est-ce qui t'amenait ici, au fait ?
- Il me fallait de nouveaux pantalons mais je crois que je me suis un peu emballé, grimaçais-je en jetant un regard aux sacs à mes pieds, Mon ventre est un peu sorti comme un champignon et je n'étais pas vraiment préparée.
- Comment ça se passe pour toi ? Tu as meilleure mine que la dernière fois que je t'ai vu et Jazz à cru comprendre que tu avais été un peu malade...
- Ouais j'ai eu quelques nausées matinales mais maintenant ça va. Le premier trimestre est presque fini, j'ai un contrôle mardi matin.
- Je suis contente que tu ailles mieux alors.
- Il me fallait juste un peu de temps, que je m'adapte, maintenant j'ai trouvé une sorte d'équilibre.
- Avec Edward.
Je lui fis un sourire complice avant de hocher de la tête.
- Entre-autres mais pas que. C'est un tout. C'est pour ça que j'ai si mal régit quand tu n'a pas su tenir ta langue. Tout était tellement nouveau, tellement soudain et ça compliquait toute ma vie. J'avais simplement besoin de me poser quelques jours, de prendre le temps de réfléchir à ce qui m'attendait, ce que j'avais envie de faire ou non.
Pour seule réponse elle m'imita et hocha simplement de la tête à son tour.
- Il faudrait que l'on parle de l'homme mystère aussi. Je ne comprends pas parce que tous les invités m'ont répondu et personne n'est ce fameux Robin des bois. Mais par contre, je l'ai trouvé. Il apparaît sur deux ou trois photos prises au cours de la soirée, m'informa Alice
- Il a été prit en photo ? Vraiment ?
- Ouais. Mais, on ne voit pas grand chose parce qu'il est en fond, de côté et pas très net mais...C'est déjà ça.
- Tu pourrais me les donner ses photos ?
- Je savais que tu me les demanderai alors...Tiens, ajouta t-elle en me tendant une enveloppe blanche, Tout ce que j'ai sur lui est là dedans. Et avant que tu ne pose la question, je n'ai parlé de ça à personne. Pas même à Jasper.
- Merci, Alice.
- Il ne sais toujours pas que c'est à notre soirée que tu es tombée enceinte et il ne sais rien à propos de Robin.
Je me saisis de sa main pour la serrer en signe de remerciement touchée par ce qu'elle venait de me dire.
- Au fait, j'ai appris pour Paul et Rachel !
- Oh la la... Tu l'aurais vu débarquer au bar complètement paniqué. J'ai dû les conduire à l'hôpital parce que Rachel avait peur qu'ils aient un accident si c'était lui qui conduisait, rigolais-je, Je pensais aller voir Rachel et la petite avant de rentrer, tu veux venir ?
- Avec plaisir, ouais.
Nous finîmes de manger et vers treize heures trente nous quittâmes le centre commercial pour partir en direction de l'hôpital. C'était la première fois que j'aillais leur rendre visite, je n'avais pas voulu les déranger et je voulais les laisser profiter de ce moment entre eux.
En arrivant dans la pièce, Paul dormait comme un bienheureux dans le fauteuil à coté du lit de Rachel et la petite dormait sur son torse. Ils étaient à croquer.
- Eh ! Voilà la femme que j'aime le plus au monde, me salua Rachel en chuchotant
- Salut, comment tu te sens ? Paul m'a dit que tu t'en été sortit comme une championne.
- Oh bah tu connais les proverbes, hein... Fallait bien qu'elle sorte à un moment.
- Au pire, ils auraient été la chercher, plaisantais-je
- Merci pour avoir pris le relais quand cet idiot a perdu tous ses moyens. Eh, salut Alice.
Elle était resté un peu en retrait depuis notre arrivée dans la chambre et quand Rachel la remarqua enfin celle-ci s'avança dans la pièce.
- Félicitations à vous deux, lui dit Alice en la serrant dans ses bras
- Ça aurait fait mauvais genre d'accoucher dans le bar, répondis-je à Rachel
- Mais que ces bonnes femmes peuvent être bavardes, grogna Paul en se réveillant
Il s'étira le plus délicatement possible pour ne pas réveillé Leah qui elle dormait encore profondément malgré notre arrivée.
- Et les hommes sont de telles chochottes, fis-je moqueuse, J'aurais dû te filmer, c'était à mourir de rire.
- Je vais en entendre parler pendant combien de temps ? Fit-il lasse
- Au moins jusqu'aux dix-huit ans de ta fille. Minimum.
En relevant la tête, Paul vit Alice et il me fit discrètement un signe de tête dans sa direction.
- Bella, tu veux la prendre ? me proposa Rachel en me montrant la petite
Me penchant pour me saisir du bébé, j'en profitais pour parler à Paul.
- Je te raconte tout ce soir, passe à la maison avant de prendre le boulot.
- Ça marche.
C'est vers seize heures que je partis de l'hôpital pour rentrer chez moi juste après avoir prévenu Edward lui indiquant que j'étais sur le chemin du retour et qu'il pouvait venir dès qu'il aurait fini de travailler.
oOo
En arrivant devant chez moi, Edward était déjà là et il m'attendait devant la porte. En me voyant arriver il avança vers moi et vint m'ouvrir la portière.
- Mais quelle galanterie, Monsieur Cullen.
- Alors, tu as fais des folies ? Demanda t-il en déposant un rapide baiser sur mes lèvres
- Il se peut que je me sois un peu emballée. Mais pour ma défense la vendeuse était très convaincante.
Il ouvrit le coffre et rigola franchement en voyant le nombre de sacs qui s'y trouvaient.
- Un peu emballée, hein ?
- Oh c'est bon, sans commentaire.
- Aller viens on monte.
Il ouvrit la marche, les bras chargés de mes sacs et une fois en haut, je m'affalais sur le canapé en soupirant.
- Je me risque à demander comme ça s'est passé avec Alice?
- Plutôt bien. Tout n'est pas réglé mais je crois qu'on va essayer de repartir sur de nouvelles bases et puis on verra bien comment ça va évoluer.
- Tant mieux. Alors ? Qu'est-ce que tu as acheté de beau ?
- Un peu de tout. Des pantalons surtout et des hauts dis-je en attrapant les sacs qui étaient posés dans l'entrée
Je renverser l'intégralité du contenu des sacs sur la table de salle à manger dans le but d'en enlever les étiquettes pour tout mettre à la machine.
- Et toi, tu as pu travailler un peu ?
Je pris une paire de ciseaux dans la cuisine et commençai à couper les étiquettes.
- Ouais j'ai plutôt bien avancer. J'ai eu ma mère au téléphone aussi, m'informa-t-il en venant à mes côtés, Des pantalons et des hauts, hein ? fit-il taquin en me montrant un des soutien-gorge nouvellement acquis qui trônait sur la table
Le vêtement pendait librement dans le vide seulement retenu par une des bretelles qui reposait sur son index.
- Voilà une chose forte agréable pour mes yeux, Mademoiselle Swan.
- Non mais eh ! Te gêne pas surtout... Pose-moi ça, m'écriais-je en essayant vainement d'attraper le sous-vêtement
Il s'écarta au dernier moment m'empêchant de récupérer le morceau de tissu et tout en avançant dans la pièce. Edward se mit à détailler le vêtement admirant la dentelle qui ornait les bonnets.
- Mais arrête ça ! On dirait un pervers !
- Vraiment très très joli, siffla-t-il avant de relever la tête
- Tu es chiant, ronchonnais-je en avançant vers lui parvenant enfin à récupérer rageusement mon bien
- Ne fais pas la tête, chérie. J'aime ce que je vois.
Il m'attira à lui et glissa son nez dans mon cou. Ses mains me collèrent à lui descendant le long de mon dos pour aller se poser sur mes fesses pour les malaxer. Ce geste m'enflamma instantanément et toutes les barrières que je m'étais mise pour ne pas aller trop vite, pour ne pas laisser l'aspect sexuel prendre le dessus sur tout le reste, s'effacèrent.
Faut aussi dire que vu comment ça c'était fini la dernière fois que j'avais coucher avec quelqu'un j'étais un peu refroidie.
Le mois qui venait de s'écouler avait été un calvaire de ce point de vue. Ça faisait un mois que l'on se fréquentait mais nous n'avions pas couché ensemble. Pas une seule fois. Mais ce n'était pas l'envie qui me manquait surtout après avoir eu Edward à dormir à la maison parce que quand il restait dormir il ne prenait jamais de vêtement de rechange repassant toujours par chez lui avant d'aller au boulot ou alors ne prenant que le strict minimum.
Et visiblement apporter un pyjama ne faisait pas partit de ce minimum. Du coup, Monsieur se dandinait - Oui, oui il se dandinait - en boxer des plus moulants exposant ses tatouages sexy et son corps de rêve. J'en avais perdu l'usage de la parole un bon nombre de fois et bon ok, j'avais peut-être un peu bavé aussi.
Ses mains saisirent mes fesses me soulevant puis il me posa sur la table de la salle à manger avant de les remonter le long de mes cuisses laissant une traînée chaude sur ma peau puis finirent par glisser sous le tissu de ma robe. Mes doigts crochetés aux passants de son pantalon le maintenaient en place entre mes jambes, tout contre moi. Sa bouche visitait ma peau, grignotant mon cou au fur et à mesure de son voyage le malmenant délicieusement aspirant la peau ici et là. Mes mains migrèrent vers le haut pour aller fourrager dans sa forêt couleur bronze alors que mes cuisses l'emprisonnèrent encore un peu plus proche de mon centre.
- Attends, attends... Juste...me stoppa-t-il en s'écartant de moi à bout de souffle
- Quoi ? Qu'est-ce qui a ? demandais-je en commençant à déboutonner sa chemise
- Bella, S'il te plaît, gémit-il, Stop, exigea-t-il en attrapant mes mains
Il était devant moi, son torse se soulevant à toute allure à cause de son souffle désordonné.
- On devrait ralentir un peu.
- Tu n'en a pas envie ? Parce que moi j'en meurs d'envie, avouais-je en essayant de me libérer
- Oh Dieu, bien sûr que si j'en ai envie mais pas comme ça. Pas un coup rapide à la sauvette sur ta table de salle à manger fit-il la voix roque en essayant de calmer sa respiration
- On s'en fout, aller continue.
À ce moment-là, j'étais à la limite de me mettre à pleurer tellement j'avais chaud et cette bouffée de désir qui embrasait mon corps tout entier... C'était tellement bon et fort.
D'un coup, il me décolla de la surface dur en me portant dans ses bras puis nous fit traverser l'appartement. De son pied, il poussa la porte de ma chambre pour l'ouvrir. Il me posa sur le lit et s'agenouilla à mes pieds avant de commencer à me retirer mes bottes. Rapidement après, il saisit la ceinture de mon collant qu'il envoyer voler dans un coin de la chambre mettant ma peau à nu.
Avec une lenteur exagérée, ses mains remontaient le long de mes jambes en explorant les moindres recoins, s'attardant parfois ici et là avant de reprendre sa progression. Mon dos se décolla du lit quand la légère repousse de sa barbe piqua la peau sensible à l'intérieur de mes cuisses quand il vint y déposer ses lèvres.
- Tu es tellement douce, murmura t-il en frottant son visage contre ma peau
- Et toi tu piques, pouffais-je en gesticulant misérablement
Il releva la tête, s'écartant de mes jambes.
- NON ! Continue, s'il te plaît.
Ma demande le fit sourire et de bonne grâce, il retourna à sa tâche remontant ma robe à mesure qu'il progressait pour finalement me la retirer quand il arriva au niveau de ma tête. Désireuse de nous mettre à égalité et parce que cette fois-ci il me laissa faire, je pus enfin finir de déboutonner sa chemise exposant le haut de son corps.
Comme si j'étais une chose des plus précieuse, il s'assit sur mes cuisses avec une infinie douceur prenant garde à ne pas appuyer sur mon ventre légèrement bombé. Il se débarrassa de sa chemise à présent grande ouverte puis se pencha sur moi avant de caresser la dentelle de mon soutien-gorge laissant parfois dériver ses doigts sur le haut de mes seins. Quand un de ces doigts glissa un peu plus franchement dans le bonnet pour aller rencontrer mon téton dressé, un fort courant électrique traversa mon corps et un gémissement sonore s'échappa de mes lèvres.
- Vous portez vraiment de très jolies choses, Mademoiselle Swan, murmura-t-il
Je le sentis vaguement dégrafer l'attache sur le devant de mon soutien-gorge exhibant mon anatomie sous ses yeux. Il repoussa le vêtement sur mes épaules pour finalement le faire disparaître tout en continuant de taquiner mon épiderme. La sensation de sa peau contre la mienne était si bonne et la chair de poule recouvrait l'entièreté de mon corps. Il se releva à quatre pattes au-dessus de moi et j'en profitais pour le faire basculer sur le dos pour inverser nos positions. Ma bouche happa la sienne dans un baiser fiévreux et mes doigts saisirent rapidement la boucle de sa ceinture. En quelques secondes, son pantalon avait disparu bien loin de nous. Nos corps à peine couverts et collés l'un à l'autre, nos bouches soudées, nos langues mêlées. Nous n'étions que frénésie et désir.
Nos corps, enfin, nus se touchèrent et un gémissement de contentement et de bien-être franchit mes lèvres. Son sexe dur contre ma cuisse me sortit momentanément de ma transe et j'eus, cette fois-ci, l'intelligence de sortir un préservatif de la table de chevet. J'ouvris le sachet et en sortis en protection de latex. Les doigts d'Edward vinrent à la rencontre de mon centre bouillant, le caressant, le taquinant avant de s'y infiltrer cajolant les murs de ma féminité. Désireuse de lui rendre la pareille et de lui faire autant de bien qu'il ne m'en faisait, mes mains vinrent à la rencontre de son membre chaud et humide d'excitation. Mon pouce titilla son gland rougi récoltant le liquide pré-éjaculatoire pour l'étaler sur le bout de son sexe. Edward poussa un grognement animal et sa prise sur ma hanche se raffermit en réponse à mon geste.
Bien vite, il repoussa ma main loin de lui inspirant profondément par le nez. Il attrapa le préservatif et s'en habilla. Il présenta son sexe à mon entrée attendant comme une autorisation de ma part avant de s'introduire en mon sein. Le sentir avancer presque millimètre par millimètre à l'intérieur de moi me fit planter mes ongles dans la chaire de ses épaules et me recourber sur moi-même, enfonçant ma tête dans son cou.
Après un court moment d'arrêt, Edward entreprit un mouvement de vas et vient lent, mesuré et précis sans aucune précipitation comme s'il voulait graver à tout jamais cet instant dans sa mémoire. Ses dents mordillaient ma clavicule et y laisseraient sans doute une marque violacée. J'aurais pu m'en offusquer si mes dents n'étaient pas elles-mêmes solidement plantés dans la jonction entre son épaule et son cou pour essayer de faire face à l'ampleur des sensations qui me prenaient de part et d'autre. Une accumulation de sensation qui construisait mon orgasme, orgasme qui s'annonçait fulgurant et dévastateur tellement le plaisir était grand.
Et puis soudain, ce fut comme une explosion. Un voile blanc recouvrit mes yeux en accord avec la lave brûlante qui sillonnait dans mes veines. La tête rejetée en arrière, la bouche ouverte dans un cri silencieux et le corps tendu à l'extrême, je subissais cette déferlante de plaisir sans rien pouvoir y faire. Edward avait cessé tout mouvement se contentant de me regarder sans dire le moindre mot. Quand je fus un peu calmée, il reprit ses mouvements me permettant de comprendre que pour lui ce n'était pas encore fini. Ses allées et venues prirent un peu plus d'ampleur et de rapidité avant d'atteindre le point culminant peu de temps après moi.
Humide de transpiration, la respiration saccadée il se laissa tomber sur moi juste avant de rouler sur le côté pour ne pas trop peser sur moi. Un peu chagrinée par la perte de ce contact physique et une fois débarrassés du préservatif, je me couchais sur lui la tête sur son cœur et bercée par les battements désordonnés de celui-ci.
- Je suis bien avec toi, avouais-je en relevant la tête pour rencontrer ses deux orbes vertes, J'ai jamais ressenti ça pour personne et à certains moments ça me fait peur parce que si tu venais à disparaître de ma vie, je sais pas ce que je ferrais.
- Je ne partirais pas.
- Je t'aime, soufflais-je
Pour toute réponse, il crocheta ses mains sur mes joues me tirant vers lui permettant ainsi à ses lèvres de venir se fondre dans les miennes.
- Moi aussi, Bella, me répondit-il en faisant exploser mon cœur de joie et de bonheur
- J'aurais juste aimer te rencontrer avant, dans d'autres circonstances. Tout aurait été tellement plus facile...
- Moi non.
Je lui lançais un regard curieux ne comprenant pas vraiment où il voulait en venir.
- Toutes les choses que tu as vécues, les épreuves que tu as traversé et maintenant ce bébé que tu attends ont fait de toi la femme que tu es maintenant et c'est de cette femme là dont je suis tombé amoureux. Alors pour rien au monde je ne changerais le moindre détail. Tu es une femme incroyablement forte et que le père de ton bébé soit à tes côtés ou pas je sais que tu as en toi la force nécessaire pour t'en sortir de façon admirable même si tu peux compté sur moi à tout moment.
- Tu n'es pas son père, Edward.
- Je sais mais la bosse et toi êtes un tout indissociable. Je ne sais pas vraiment quelle est ma place dans tout ça et je n'y ai pas vraiment réfléchit mais je resterais.
Prenant conscience de la chance que j'avais d'avoir un tel homme dans ma vie, un homme compréhensif et tellement généreux, les larmes virent piquer mes yeux et ma tête alla se cacher dans son cou dans une vaine tentative de me calmer. Sans qu'aucun mot de plus ne soit dit, Edward se contenta de me caresser le dos alors qu'elle seule et unique larme coula sur ma joue avant d'aller s'écraser sur la peau de son épaule.
oOo
Cette la sonnette qui se sortit de ma torpeur alors que j'étais toujours couchée sur Edward. Ses doigts s'amusaient à monter puis descendre le long de ma colonne vertébrale me donnant des frissons.
- Merde! Ça doit être Paul, je lui avais dit de passer avant le travail, m'écriais-je en sautant du lit
Me saisissant de la chemise appartenant à Edward et m'en habillant, je sortis de la chambre en courant pour aller ouvrir à mon ami. Voyant mon reflet dans le miroir de l'entrée et l'état de mes cheveux, je pris le crayon de papier présent sur la console et entortillais mes cheveux faisant un chignon.
Attendant l'arrivée de Paul, je courus dans la chambre me jetant par terre à la recherche de ma culotte qui avait atterri je ne sais où dans le feu de l'action.
Mais merde ! Elle est passée où ? Pas question de me balancer les fesses à l'air avec Paul à la maison ! Plutôt mourir.
- Dis, tu n'as pas vu ma culotte par hasard ? lui demandais-je en relevant brusquement la tête
Edward partit dans un fou rire. Il eut tout de même la gentillesse de me tendre le vêtement tant recherché et une fois celui-ci enfilé, je repartis dans le salon et ouvris la porte à mon visiteur qui la martelait. En me voyant, il me lança un regard moqueur.
- Si tu veux mon avis, toi et moi on ne pas discuter que du sujet « Alice ».
- Ferme-là et rentre avant que l'envie de te laisser dehors ne me prenne, rougis-je
- Où est ton bel étalon ?
- DANS LA CHAMBRE ET IL T'ENTENDS, cria Edward depuis le fond de l'appartement ce qui fit puérilement ricaner Paul
- Alors ? demanda-t-il en faisant bouger ses sourcils de manière suggestive
- T'es pas remis de la crise de l'autre jour si tu crois que je vais discuter de ça avec toi. Tu veux à boire ? lui demandais-je en allant me servir un verre de lait
- De l'eau s'il te plaît.
Edward nous rejoignit quelques minutes après.
- Eh ! Cache-moi cette horreur, se plaignit Paul en voyant Edward pénétrer dans la pièce torse nu
- Dit-lui ça, c'est elle qui a ma chemise.
- C'était ça ou lui ouvrir la porte nue comme un vers, alors...
- Non pas que je n'ai pas déjà vu ton corps de rêve mais merci d'avoir préservé mes yeux innocents.
- Qui n'ont d'innocents que le nom, dis-je cynique
- Tu es franchement méchante avec moi mais passons, raconte-moi tout.
- Il en est hors de question ! refusa Edward persuadé que Paul faisait référence à notre activité « sportive »
- Mais pas de ça, t'es un sacré pervers mon gars. Je parlais de leur rencontre à Alice et elle, d'ailleurs bien joué mon grand...
- Pour faire court, on va essayer de repartir sur de nouvelles bases.
- C'est une bonne chose parce que même si tout n'était pas parfait, loin de là même, ça te faisait du bien de l'avoir dans ta vie.
- Comme je le lui ai dit, elle n'a pas que des défauts.
Il resta quelques minutes où je lui fis un débriefing de ma journée avec Alice tout en faisant quelques commentaires par moment se prenant alors carrément pour un psychologue.
- Bon, ce n'est pas le tout, les amoureux, mais moi je dois travailler.
- Au moindre souci, je suis là.
- Bien, patronne.
Il s'avançant m'embrassa le front puis sorti de l'appartement après avoir salué Edward toujours aussi torse nu.
- Bon, et si maintenant tu me rendais ma chemise ? me demanda-t-il en avançant vers moi avant de commencer à ouvrir les boutons de celle-ci
- Si tu insistes, répondis-je en finissant de la déboutonner, Tu peux la récupérer je voulais aller prendre une douche de toute façon, ajoutais-je désinvolte en lui tendant le bout de tissu puis je partis vers la salle de bain en roulant exagérément des hanches
J'étais sous l'eau quand je le sentis venir se coller derrière moi faisant courir ses mains dans la mousse présente sur mon corps nettoyant mon dos avec celle-ci.
- Au fait, je t'ai dit que j'avais eu ma mère au téléphone ce matin ?
- Oui, tu l'as vaguement mentionné et si tu comptes encore mener un marathon pour me convaincre de venir à un déjeuner demain midi chez eux ce n'est pas la peine.
- D'accord, je n'insiste pas, soupira-t-il déçu
- Non tu n'auras pas besoin de le faire. Si c'est ce que tu veux vraiment alors je veux bien t'accompagner demain.
- Vraiment ? dit-il en me retournant pour lui faire face
- Oui mais je te préviens si tes parents me détestent, je te fais la peau, le menaçais-je, Lentement et j'y prendrais beaucoup de plaisir.
- Idiote, pouffa-t-il, Alors tu vas vraiment venir avec moi ?
- Oui, vraiment, répondis-je en sortant de la douche après m'être rincé
- Merci. Je vais les appeler pour les prévenir.
Une fois séchée, je rejoignis ma chambre et enfilais un pantalon d'intérieur en coton gris avec un tee-shirt noir. En retournant dans le salon Edward était au téléphone.
- Dis juste à maman de rajouter un couvert demain, finalement Bella viendra avec moi.
(…)
- Ouais je sais que maman ne va pas la lâcher mais essaye de la canaliser un peu parce que même si elle ne le montre pas je suis persuadé que Bella va être stressée et avec le bébé je ne suis pas certain que ce soit ce qu'il y a de meilleur.
(…)
- Non, elle va mieux en ce moment.
(…)
- Aller, embrasse maman pour moi. À demain.
Toute le long de leur conversation j'étais restée en retrait, appuyée contre le mur écoutant simplement les quelques informations qui me parvenaient. En posant son téléphone, il releva la tête et finir me voir. Il se contenta de me sourire visiblement heureux de ma décision.
J'y pensais depuis un mois et accéder à sa demande me paraissait logique et nécessaire. Il semblait de plus en plus clair que mon histoire avec Edward prenait une direction plus sérieuse de jour en jour alors refuser de rencontrer les gens auxquels il tenait n'était pas juste.
Ma peur du jugement et d'être rejetée ne devant pas prendre le dessus et m'empêcher d'être heureuse avec lui. Ainsi demain, j'irais manger chez ses parents, la peur au ventre certes, mais j'allais faire un effort. Pour lui, parce que je l'aimais et qu'il méritait cent fois plus que ce que je lui donnais pour le moment.
oOo
Voilà, voilà.
Alors, des réactions ?
A partir de maintenant, on passe à un chapitre par semaine puisqu'on est revenu au moment où je m'étais arrêtée.
Prochain chapitre : Samedi prochain !
Prenez soin de vous et des vôtres,
Beclear.
