Bien le bonjour à tous !

Comment allez-vous ? Comment s'est passé votre semaine ? J'espère que vous avez pu profiter un peu du beau temps dehors, moi personnellement je fonctionne avec la météo alors comment vous dire que je suis heureuse et productive depuis quelques semaines :D

On se retrouve aujourd'hui avec le chapitre où Bella rencontre les Cullen. J'espère qu'il vous plaira :)

Bonne lecture à vous, on se voit en bas.


Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas et sont a propriété de SM.


*** Le jour où je les ai rencontré ***


Le lendemain matin, jour de ma première rencontre avec les parents d'Edward, j'étais plus que nerveuse. Complètement apeurée aurait été plus exact. Edward avait beau me répéter sans cesse que je n'avais aucune raison de m'inquiéter j'étais pourtant terrifiée. Edward m'avait dit qu'il leur avait parler de moi, qu'il leur avait tout dit et qu'a aucun moment il n'avaient émis le moindre jugement à mon égard j'étais clairement dubitative. Parce que moi à leur place je n'en aurais pas été capable.

Mon esprit avait gamberger toute la nuit m'empêchant de dormir. En me levant ce matin là, je partis prendre une douche alors même que lui dormait encore. Il faut dire qu'il était encore très tôt, à peine six heures du matin. J'espérais surtout qu'il ne remarque rien et qu'avant son réveil je puisse un peu cacher les dégâts faits par ma nuit blanche. Des cernes violacées bordaient mes yeux en parfait indicateur de mon état de fatigue. Hier j'étais épuisée mais pourtant impossible de dormir. Je me glissai alors sous l'eau chaude en essayant de ne penser à rien, de faire le vide dans ma tête pour calmer mon anxiété. Je ne sais pas trop combien de temps j'avais finis par rester comme ça, immobile sous le pommeau de douche à simplement savourer la sensation de l'eau sur ma peau.

Ce sont trois coups portés sur la porte de la salle de bains qui me sortirent de ma transe.

- Bella ? Ça va ? me demanda Edward

Sa voix était à peine perceptible à travers le bois de la porte et le bruit de l'eau.

- Oui, oui. Je sors dans cinq minutes.

Je m'empressai de lui répondre puis de me laver aussi rapidement que possible avant de me rincer et de couper l'eau. Je m'enroulai dans mon peignoir en éponge, enveloppai mes cheveux dans une serviette et sortis de la pièce pour trouver Edward qui visiblement m'attendait assis au bord du lit.

- Eh salut ! fis-je en entrant dans la pièce

- J'ai presque failli appeler les pompiers répondit-il en tentant de faire de l'humour

- Ah bon ?

- Ça doit bien faire vingt-cinq minutes que tu étais là-dedans, m'informa t-il en désignant la salle de bain d'un coup de tête

- Oh ! Désolée je ne m'en étais pas rendue compte.

Il se releva et avança vers moi. Il leva la main et vint caresser ma joue avant de promener son pouce un peu plus haut.

- Tu n'as pas beaucoup dormit, n'est-ce pas ?

- Insomnie ? répondis-je en grimaçant

- Et je suppose que le fait de bientôt rencontrer mes parents n'y est pas étranger.

- Tu m'énerve !

- Bella... souffla t-il en essayant de cacher son rire

- On ne peut rien te cacher tu devine tout et c'est chiant ! ronchonnais-je en me détournant de lui

Son rire s'amplifia résonnant dans la pièce m'agaçant d'avantage. J'ouvris mon armoire dans l'espoir de trouver comment m'habiller. J'étais en pleine réflexion quand il vint se placer derrière moi et entreprit de caresser ma petite bosse.

- Tu m'explique pourquoi tu t'énerve ?

- Va savoir, sans doute les hormones, répondis-je

- Hum Hum. Les hormones... Plus sérieusement, je sais que tu angoisse à propos de cette rencontre mais essaye de te calmer un peu.

- Tu dis ça parce que tu ne rencontrera sans doute jamais mes parents.

- Non. Je dis ça parce que tu est enceinte et que te mettre dans des états pareils, pour rien en plus, ce n'est ni bon pour toi ni pour la crevette.

- La crevette ? C'est nouveau ça.

- On ne va pas éternellement l'appeler « la petite bosse ». Dans pas longtemps tu sera beaucoup plus grosse.

- Merci Cullen, c'est la grande classe.

Il me laissa seule dans la chambre pour aller préparer le petit-déjeuner. Quinze minutes plus tard il m'appela alors que je ne m'étais toujours pas décidée sur ce que j'allais mettre. J'avais seulement sécher mes cheveux et les avaient tressés en épi sur le côté de ma tête.

- Très joli, me complimenta t-il

- Merci. J'aimerais en dire autant de toi, rétorquais-je en le désignant seulement vêtu d'un boxer, Quoi que je ne vais pas me plaindre de t'avoir à moitié nu dans ma cuisine.

- Ouais je sais mais j'ai pas penser à prendre des vêtements de rechange hier. Il va falloir que l'on repasse par chez moi avant d'aller chez mes parents.

- On doit partir à quelle heure ?

- Vers onze heures je pense

Je levai la tête pour regarder l'horloge accrochée au mur. Il me restait donc plus de trois heures pour manger et finir de me préparer.

Je n'avais pas vraiment faim mais en voyant Edward me scruter avec insistant je me forçai à avaler quelque chose me refusant à avoir une fois de plus la même conversation avec lui à savoir : « Mes parents sont adorables, tu va voir ils vont t'adorer et tout ira très bien ». Il était parfois d'un tel optimisme que ça en devenait affligeant. Je mangeais donc, tant bien que mal, ce qu'il m'avait préparer puis après m'être brosser les dents, je repris ma place devant les vêtements que j'avais mis de côté tout à l'heure.

Deux heures plus tard, lassée, je finis par choisir un jean slim noir avec une blouse blanche avec de jolies broderies anglaises que j'avais acheter la veille lors de ma virée shopping. J'étais persuadée que la journée allait être longue et particulière alors autant être confortablement habillée. De toute façon, dans mon état, je ne me voyais pas en faire des caisses. Je décidai de faire un effort cependant et pris le temps de me maquiller avec soin. Rien de trop extravagant ni de trop voyant mais quelque chose qui cachait néanmoins les cernes qui me mangeaient le visage.

Quand Edward revint dans la chambre afin de remettre ses vêtements de la veille, j'étais fin prête.

- Très jolie me complimenta t-il

- Merci

- C'est nouveau ça, non ?

- Bien vu cher ami

- Et en dessous, c'est nouveau aussi ?

- Peut-être fis-je taquine

- Est-ce une façon de m'inviter à le découvrir ? demanda t-il en se rapprochant de moi dans en adoptant une démarche féline

- Peut-être continuais-je sur le même ton

- Intéressant murmura t-il en déviant de sa trajectoire pour se saisir de son jean, Tu est prête ? On peut y aller ?

- Je mets mes chaussures, je prends ma parka et c'est bon pour moi.

Une fois tous les deux prêts, nous primes le chemin de chez lui. Après qu'il se soit douché puis habillé, nous reprîmes la route cette fois-ci en direction de chez ses parents. Nous étions presque arrivés quand je me mis à paniquer.

- Arrête la voiture

- Hein ?

- Arrête la voiture !

- Ça va pas ?

- Non ça ne va pas ! Gare toi sur le bas-côté !

Après avoir vérifier dans le rétroviseur si la voie était libre, il fis un écart et gara la voiture tant bien que mal. A peine celle-ci stoppée j'ouvris la portière et sortis pour aller rendre mon petit-déjeuner dans un buisson non loin de là.

- Ça va aller ?

- Ouais, je suppose ?

Je vis passer une lueur d'inquiétude dans ses yeux puis il remis la voiture en route.

- Tiens, prends en un, me dit-il en me tendant un chewing-gum à la menthe extra forte.

Pour ma part je pris mon sac à main, en sortis une petite lingette et m'essuya la bouche avec avant de me remettre en peu de parfum dans le but de masquer d'éventuelles odeurs résiduelles.

Dix minutes plus tard, Edward pris un petit chemin et nous arrivâmes devant une charmante maison assez récente mais qui possédait quand même le charme des anciens bâtiments.

Edward sortit de la voiture et vint à ma rencontre tenant ma portière quand je descendis à mon tour. Il se mit devant moi, saisissant mes hanches pour m'approcher de lui. Comme pour me donner un peu de courage, je mis ma tête dans son cou respirant à plein poumon son parfum. Il m'enroula de ses bras me serrant fort contre lui avant de se mettre à rire.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demandais-je perplexe

- Ma mère est en train de guetter à la fenêtre de la cuisine dit-il en me désignant ladite fenêtre d'un signe de la tête derrière moi

J'eus à peine le temps de voire un visage féminin collé à la fenêtre avant que celui-ci ne disparaisse. Edward m'indiqua le chemin et ne pris même pas la peine de sonner à la porte mais entra directement dans la maison.

- Maman, Papa... On est là s'écria t-il en enlevant son manteau avant de prendre la mien

Je vis alors arrivés deux personnes souriantes.

- Oh mon chéri, quelle surprise. On ne vous avez pas entendus arrivés.

- Bien tenté maman mais on t'a vu le nez collé à la fenêtre.

Le mère de Edward nous regarda bouche-bée et se mit à rosir légèrement alors que son père se mit franchement à rire.

- Bienvenue à la maison Isabella, je suis Carlisle et voici ma curieuse de femme, Esmée.

- Bonjour, répondis-je timidement, Appelez-moi Bella. Merci de votre accueil.

- Entrez les enfants, nous indiqua sa mère semblant avoir repris ses esprits

Ils nous conduisirent à l'intérieur de la maison, dans un salon en nous disant de nous asseoir. Edward était à mes côtés et ne me lâchait pas d'une semelle.

- Ça va ? me chuchota t-il à l'oreille

- Je n'ai pas envie de vomir si c'est ce que tu veux savoir.

- J'en suis heureux, détends-toi. Tout va bien.

- Facile à dire, ce sont tes parents.

Je me séparai légèrement de lui ne voulant pas être impolie envers ses parents.

- Alors Bella, dites-moi, Edward nous a expliqué que nous aviez un bar en ville.

- Oh euh oui, J'y ai travailler pendant quelques années avant que le propriétaire à son décès ne me le lègue.

- Oh et ça va ? Les affaires marchent bien ?

- C'est malheureux à dire mais vous savez quand on est dans le commerce de l'alcool on trouvera toujours des clients. Après j'ai de la chance les clients sont pour la plupart des habitués et ils restent fidèles à la maison.

- Des clients fidèles comme notre grand zigoto ?

- Eh ! Bah merci ! On ne croirait pas que vous êtes mes parents. Soyez un peu plus sympa avec moi, s'offusqua t-il en venant se mettre à côté un verre de jus d'orange à la main avant de me tendre celui-ci, Tiens. Pour toi.

- Chéri, nous t'aimons, tu le sais mais aujourd'hui on ne parle pas de toi, mon grand.

- Ah bah merci, quels parents vous faites tous les deux, s'offusqua t-il faussement en me faisant rigoler

La conversation reprit de plus belle par la suite et bien que visiblement très curieuse d'en apprendre plus, Esmée ne fut pas si indiscrète contrairement à ce que craignait son fils et après avoir fait plus ample connaissance nous passâmes à table où un fabuleux repas nous attendait.

- Tu as eu des nouvelles de ton cousin dernièrement ? s'enquit Esmée en adressant à son fils

- Pas depuis le repas de l'autre fois non, pourquoi ?

- Comme ça pour savoir, ta tante Carmen m'a dit qu'elle le trouvait bizarre ses derniers temps

- En tout cas moi j'ai rien remarqué.

- Tu pense que ça pourrait être un problème avec Rosie ? s'interrogea Carlisle

- Grand dieu ! J'espère bien que non. Cette fille est un ange et je n'ose même pas imaginer qu'ils ne finissent pas mariés un beau jour.

A l'entente du prénom de la dénommée Rosie, mon cerveau tiqua.

- Rosie... Comme Rosalie ? La sœur de Jasper ? fis-je étonnée

- Ouais, Mon cousin Emmett est son petit-ami. Tu ne t'en souviens pas ?

- M'en souvenir ? Je n'étais pas au courant.

Edward rigola franchement me faisant sursauter.

- Je me doutais bien que tu n'écoutais rien l'autre fois quand nous avons dîner chez Alice et Jasper mais à ce point...

- Oui bon, ça va. J'avais autre chose à l'esprit figure toi.

- Vous connaissez Rosalie, Bella ? demanda Esmée

- Je l'ai rencontré quelques fois. C'est la sœur du mari de mon amie Alice mais j'ignorais que son compagnon était le cousin d'Edward.

- Ils sont ensemble depuis un peu près un an, il me semble, m'informa Edward, Ils se sont rencontrés au bureau un jour où Emmett était venu me voir. Rosalie est l'une de nos assistantes juridiques.

- Ceci explique cela, me contentais-je de répondre

- Bon alors, Maman, dis-moi pourquoi tante Carmen s'inquiète autant ?

- Tu la connais, dès que son fils chéri est un peu bizarre elle ameute toute la ville, se moqua son père

- Parce que maman ne fait pas la même chose peut-être ?

- Les gênes peut-être ? questionna son père

- Eh oh, allez-y moquez vous de moi mais une mère sent ce genre de chose, fit-elle le plus sérieusement du monde, Comment crois-tu que j'ai deviné que Bella se cachait sous tes récents changements d'humeur ?

- Bah voyons...

- Elle à pas tord, admit Carlisle

- Non mais t'es de quel côté toi ?

- Celui de ta mère. Toujours. Je tiens à ma vie.

Edward pouffa et mima le mot « Traître » en regardant son père qui rigola franchement avant d'embrasser sa femme. Les voir interagir de la sorte avait quelque chose d'attendrissant et me fis penser à ma propre famille ce qui eut comme conséquence de me rendre maussade. Sans même m'en rendre compte j'étais partis loin, très loin d'eux pensant à mes parents et à la relation que j'avais avec eux. Tellement loin de celle que j'avais sous les yeux. Surtout les derniers temps.

Mon esprit voyagea et se remémorât alors tout un tas de souvenir de mon enfance. Une enfance joyeuse jusqu'à mon adolescence où tout était devenu tellement plus complexe et douloureux. J'étais aimée de mes parents, je n'en avait jamais douté et encore maintenant je n'en doutais pas. Je savais que ma quête de vérité et ma soif de connaissance les avait blessés et que leur réaction n'en était que l'horrible conséquence mais ils m'avaient blessée moi. Ils m'avaient rejeté pour un truc sans importance, un truc qui n'aurait jamais du faire éclater notre famille pourtant si soudée.

C'est Edward qui me fis revenir parmi eux en me secouant doucement.

- Tu étais partie où là ?

- Loin en arrière, répondis-je en lui souriant faussement

- Tout va bien ? s'inquiéta Esmée sur un ton des plus maternel

- Je pensais simplement à mes parents mais maintenant tout va bien, éludais-je

Je vis bien qu'Edward ne me croyait pas mais il ne fis aucun commentaire et le repas pu reprendre son court dans la bonne humeur. Aux alentours de seize heures nous prîmes congés de ses parents et rentrâmes chez moi.

- Alors ?

- Alors quoi ?

- Tout s'est bien passé non ?

- Oui. Ça me tue de le dire mais tu avais raison.

- Je sais, se contenta t-il de dire fier comme un paon me faisant râler, Tu semblais ailleurs pendant le repas. Tu veux en parler ?

- Je pensais simplement à mon enfance avec mes parents.

- Ils te manquent ?

- Parfois oui, quand je pense à eux.

- Tu n'a vraiment pas envie de les revoir ?

- Parfois si, parfois non. Ça dépends de ce qu'il se passe dans ma vie. Quand j'ai su que j'étais enceinte j'aurais tout donner pour que ma mère soit là. Qui mieux qu'une maman peut te réconforter quand tu n'es pas bien ?

- Personne, tu as raison.

- Mais maintenant...

- Maintenant ?

- Maintenant, tout va mieux et puis tu es là.

Une sourire attendrit apparut sur son visage et il prit ma main pour la porter à sa bouche et y déposer un tendre baiser.

En arrivant chez moi, Edward m'embrassa avant de remonter dans sa voiture et de reprendre la route pour rentrer chez lui. Il avait une importante audience demain pour une de ses affaires et il devait se lever tôt. De même que moi. Mission du soir : Me coucher tôt et me reposer.


oOo


Le mardi suivant, j'avais rendez-vous avec mon gynécologue pour mon suivi mensuel. Je fus assaillis de tout un tas d'information. Tous les résultats d'analyse étaient revenus et le plus important, tout était normal. J'eus aussi droit à ma première vraie échographie et à la première photo de bébé. J'affichais +3kgs au compteur et le médecin en fus satisfait. Bébé faisait un petit dix centimètre et on voyait bien son petit nez. C'était adorable. Bon un peu bizarre parce qu'il fallait un peu d'imagination pour deviner certaines choses mais adorable quand même. Le docteur m'avait demandé si je souhaitais connaitre le sexe mais pour le moment je ne savais pas trop. J'avais plutôt envie d'avoir la surprise.

Sur le chemin du retour, je fis un crochet pour acheter un cadre et dès que je fus rentrée chez moi, j'y mis une des échographie que j'avais en ma possession avant de descendre au bar.

À la fin de la journée j'étais fatiguée mais contente de ma journée. Une fois chez moi, posée sur mon canapé, j'attrapai un des livres sur la grossesse dont je venais de faire l'acquisition et quelle ne fus pas ma déception en voyant que maintenant il m'était recommandé de ne plus faire certaines choses comme par exemple les bains trop chaud, manger des sushi ou certains fromages.

J'en aurais presque pleurer. Vraiment. Ça venait de pourrir ma journée et de rage le livre finit par atterrir sur le sol dans un bruit fracassant évitant de peu de rentrer en collision avec Edward qui venait de rentrer dans l'appartement.

- Tu as essayer de me tuer, là ?

- Désolée, fis-je penaude en souriant, J'ai pas fais exprès. Promis.

- Tu m'explique ? demanda t-il en montrant le livre dans sa main

- Laisse tomber.

- Bella...

- Je te jure, je suis contente d'être enceinte. Enfin peut-être pas au début mais bon, maintenant je le suis. Mais clairement si je ne peux plus prendre de bons bains chaud ni manger de sushi ou de fromages...Je vais partir en vrille, expliquais-je de façon dramatique

- Ma pauvre, c'est tellement...Horrible ! se moqua t-il

- Te fous pas de moi !

- J'oserais jamais, répondit-il en se penchant pour m'embrasser, Allez ne fais pas la tête c'est juste temporaire. Alors, comment va le petit pamplemousse ?

- Le petit pamplemousse ?

- Ouais, si j'en crois Internet il a plus ou moins cette taille là.

- Internet ? Sérieusement ? C'est plein de connerie Internet.

- Pas toujours ma belle, pas toujours. Bon si non quand tu auras finir de râler comme tu sais si bien le faire tu me diras comment s'est passé ton rendez-vous.

- Plutôt bien. Tout est ok et tous mes résultats d'analyses sont bons.

- Parfait. Dis-voir, que dirais-tu de faire un repas avec tout le monde ?

- Avec tout le monde ?

- Ouais. On pourrais inviter Jasper et Alice, mon cousin et Rosalie et pourquoi pas Paul et Rachel.

- Ils viennent d'avoir un bébé, je ne suis pas certaine qu'ils aient envie de sortir de chez eux avec un nouveau-né.

- Ça ne coûte rien de leur demander.

- J'en toucherais deux mots à Paul demain, promis.


oOo


Les jours passèrent, à une allure folle si bien que je ne vis pas les semaines passer. J'étais au bar à discuter avec Fergus, l'un de nos habitués quand mon portable vint troubler notre charmante conversation.

- Salut beau brun, comment ça va du côté de Seattle ?

- Oh tu sais, toujours la même chose et toi ?

- Oh eh bien...

- Me cacherait-tu quelque chose Bella Swan ? fit-il suspicieux

- Eh bien pour commencer, tu va devoir faire du rangement chez toi parce que je débarque à Seattle au mois de Juillet.

- C'est vrai ?! C'est super Bella. Comme ça tu va enfin pouvoir voir Nessie.

- Oui, ça lui ferra un soutien de plus pour parvenir à te supporter.

- Ça c'est méchant, vraiment méchant mais bon passons, c'est quoi la deuxième chose ?

- Eh bah...Il se peut que je ne vienne pas toute seule.

- Oh ! T'a rencontrer un mec ? C'est sérieux ? Vraiment ?! Super ! s'excita t-il

- Calme toi, Black.

- Non mais aller quoi, ça fait quoi ? Trois ans que t'a eu personne ?

- Tu dis ça comme si j'avais trente-sept ans et qu'il fallait que je ne me dépêche avant de finir vieille. Et pour ta gouverne, il y a eu Mike il n'y a pas si longtemps que ça.

Jack avait tout de suite pensé à un garçon, moi j'essayais simplement de lui dire pour le bébé.

- Pff, il compte pas lui ! Plus sérieusement, tu as vraiment rencontrer quelqu'un ?

- Ouais, mais ce n'est pas de lui que je parlais.

- Bah de qui alors ?

J'hésitais. Je n'avais pas de raison de le faire parce qu'il était mon ami de toujours. Jamais il ne m'avais juger, absolument jamais. Même lorsque j'avais eu la bonne idée de vouloir perdre ma virginité avec Alec Volturi lors de ma dernière année de lycée. Une monumentale erreur.

- Je suis enceinte.

Pour seule réponse, j'obtins un énorme éclat de rire de sa part.

- Ah Ah, très drôle miss Swan.

- Jack, je suis sérieuse.

- Aller, arrête de te foutre de moi Bella. Toi enceinte ? Bah voyons.

- Jack, je ne rigole pas. Je suis vraiment enceinte.

Voyant que je ne parvenais pas à le convaincre, je mis la conversation en haut-parleur et pris une photo de mon ventre légèrement rebondit en même temps que je l'entendais toujours rigoler à l'autre bout du fil. Rire qui se transforma bientôt en une sorte de gargouillis bizarre quand il reçu la photo.

- Bordel Bella ! Mais tu le connais depuis quand ton copain ? Parce que bon t'es quand même sacrement grosse là.

- Ah bah Merci ! Je... Écoutes, c'est compliqué.

- Bella...

- Je suis aller à une fête et j'ai coucher avec quelqu'un c'est lui le père. J'ai rencontrer Edward après.

- Euh...Ok. C'est... compliqué ton histoire.

- A qui le dis-tu...

- Et ça va toi ? J'veux dire...Pourquoi tu ne m'a rien dit B' ?

- Je savais plus trop où j'en étais pour tout dire, expliquais-je en passant nerveusement ma main dans mes cheveux, Il me fallait du temps pour pouvoir tout gérer. Je t'expliquerais tout ça quand je viendrais. Promis.

- D'accord mais si tu as besoin tu m'appelle. Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là.

- Meilleurs amis ?

- Meilleurs amis !

- Oh eh Jacob ?! Pas un mot à mes parents ni à ton père.

- Promis !

Deux jours plus tard, je recevais les dates de ses vacances et je commandais mes billets d'avions en direction de Seattle dans la foulée.


OoO


Le samedi soir suivant, Edward et moi étions chez moi, tranquillement installés dans mon canapé en train de regarder un épisode de "Supernatural" quand il m'interrogea.

- Tu ne m'a jamais parler du père du bébé...

Mon souffle se coupa et ma bouche s'ouvrit preuve de ma sidération quand à la conversation qui venait de débuter.

- Je sais que tu n'aime pas en parler, tu sembles même éviter le sujet mais... Est-ce qu'on pourrait au moins en parler une fois ? Après ça si tu ne veux plus jamais aborder le sujet, c'est ce qu'on fera.

- C'est juste que je ne sais pas grand chose pour être franche. Je suis aller à une fête, j'avais bus. J'ai rencontré un homme et j'ai couché avec lui. Tout s'est passé assez vite et toi aussi t'a connu ça. Avec les histoires d'un soir, on ne prends pas vraiment le temps de parler de notre vie.

- Je vois... se contenta t-il de dire les mâchoires serrés

- Je ne suis pas fière de ça, je ne fais pas ça normalement. J'ai tellement honte de ce qu'il s'est passé ce soir là avec lui, murmurais-je les larmes aux yeux en détournant le regard, J'ai tellement peur de voir le jugement dans le regard des autres quand ils savent, que...que je n'en parle jamais parce que je sais très bien ce que les gens pensent en général des filles comme moi. Je sais très bien qu'aux yeux de beaucoup de personnes je ne suis qu'une traînée, une fille facile et que je mérite sans doute ce qu'il m'arrive, continuais-je en le regardant droit dans les yeux, Mais tu sais quoi ? À ce moment précis ce qui me touche le plus c'est pas la façon dont les gens vont me regarder toute ma vie, c'est la façon dont toi tu me regarde là tout de suite !

J'avais bien vu la façon dont il venait de me regarder. J'avais bien vu son regard se durcir, devenir froid et insensible. Je l'avais vu se crisper et serrer les poings à s'en faire blanchir les phalanges. Je savais que l'opinion qu'il avait de moi venait de changer, je savais qu'a partir de maintenant il ne me verrait plus de la même manière et ça m'était insupportable.

- Je ne sais même pas pourquoi j'ai pu penser qu'avec toi ça serait différent, que toi tu n'étais pas comme tout le monde, que jamais tu ne me jugerai et que tu me comprendrai, expliquais-je en me levant pour quitter la pièce pour aller m'enfermer dans ma chambre.

Cette nuit là, quand il vint enfin toquer à ma porte au bout de ce qui me parut être une éternité et qu'il me supplia de lui ouvrir la porte en me disant combien il était désolé, je ne le fis pas. Prostrée sur mon lit, je fixai la porte incapable de lui ouvrir, incapable de croiser une nouvelle fois son regard.

Il resta un long moment devant ma porte avant de finalement abandonner et de partir.

Me laissant seule, convaincue qu'il ne reviendrait jamais.

L'amour ça craint, putain !


oOo


bon eh bien voilà ...

Alors vous en avez pensé quoi ? Dites-moi tout :)

Je vous dis, à samedi prochain. D'ici là prenez bien soin de vous et des vôtres,

Beclear.