Bonjour tout le monde !

Comment allez vous en ce Samedi ensoleillé (en tout cas chez moi) ?

Avez-vous passé une bonne semaine ?

Aujourd'hui on se retrouve pour un long chapitre, pas le plus long mais il va s'y passé des choses ;)

Bon, on arrête les blabla, je vous souhaite une bonne lecture ;)

On se voit en bas.


Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.


*** Le jour où j'ai fais des projets ***


Le lendemain matin à mon réveil, j'étais dans un état lamentable.

Ma tête me faisait un mal de chien, mes yeux étaient bouffis et j'avais la bouche pâteuse. Je sortis de la chambre voulant aller prendre une douche quand en ouvrant la porte quelque chose tomba au sol.

Je poussai un cri avant de me rendre compte que c'était le corps de Edward qui visiblement avait passé la nuit à dormir à même le parquet appuyé sur ma porte de chambre.

Quand son corps toucha le sol, cela eut pour effet de le réveiller le faisant grogner face à la douleur de l'impact. Profitant de son état de semi-conscience, je me faufilai et refermai la porte de la salle de bain au moment où il tourna dans tête dans ma direction en se rendant compte que j'étais sortis de ma chambre.

Ce matin-là, je pris mon temps plus que de raison parce que je savais très bien qu'il était encore là. S'il avait passé la nuit parterre à m'attendre il n'allait pas partir maintenant que j'étais sortis de ma tanière. Et j'avais parfaitement raison de penser cela quand une fois douchée, en ouvrant la porte, je le vis appuyé contre le mur du couloir en train de m'attendre sagement. En le voyant, je détournai le regard commençant à marcher pour le dépasser mais il fut plus rapide que moi et attrapa mon bras dans le but de me retenir.

- Salut, murmura-t-il

- Salut, répondis-je bêtement ne sachant pas trop quoi dire d'autre

- Je suis désolé pour hier soir, commença-t-il

- C'est pas grave laisse tomber, tu devrais rentrer chez toi, lui demandais-je en retirant mon bras de sa prise

- Si c'est grave. Je t'ai donné l'impression d'être une moins que rien, tu as cru que moi aussi je te jugeais alors que ce n'était pas mon intention.

- Edward... Laisse tomber, insistais-je en sentant les larmes arriver une nouvelle fois avant de partir dans le salon

- J'étais en colère mais par contre toi, contre lui, contre cet homme qui s'est servi de toi.

- J'étais consentante ! criais-je, Oui, j'avais bu mais j'ai choisi ce qui s'est passé cette nuit-là. Je ne suis pas une victime, Edward, soufflais-je fatiguée

- Non, bien sûr que non mais il t'a abandonné. Sans se soucier de ce qu'il pouvait arriver ensuite.

- On ne s'était pas promis le mariage, à vrai dire on ne s'est pas dit grand-chose. Je n'ai pas le droit de lui en vouloir pour avoir repris sa vie sans penser à moi. Et toi non plus d'ailleurs !

- Et le bébé ?

- J'ai fais de mon mieux. Je l'ai cherché, partout. J'ai fais tout ce que je pouvais pour le retrouver sans succès. La seule chose que j'ai de lui c'est une ou deux photos floues sur lesquelles il apparaît, alors maintenant ma priorité c'est le bébé. Ne soit pas en colère pour moi, ne le soit pas à ma place parce que moi je ne ressens rien pour cet homme. Je continus ma vie c'est tout et j'assume mon erreur du mieux que je le peux.

J'étais en train de m'énerver parce que je ne comprenais pas pourquoi ça le touchait autant. Pourquoi tout à coup, il se mettait à en vouloir à cet autre homme ? Mais surtout ça m'énervait qu'il fasse de moi une victime. Alors oui, c'est sûr que contrairement à moi, cet inconnu s'en sortait mieux que moi. Il avait juste tiré son coup, eu une nuit de sexe et était reparti à sa vie alors que moi j'avais eu plein de merdes qui m'étaient tombés sur le coin de la gueule mais en aucun cas je n'étais une victime.

Je n'avais pas été violée, j'avais eu envie de coucher avec lui, j'avais aimé le moment qu'on avait passé ensemble. Alors pourquoi être en colère contre cet autre homme alors ? Est-ce que Edward était jaloux ?

- Je suis vraiment désolé pour hier, redit-il en m'attrapant pour me serrer contre lui, Pardon.

- Es-tu jaloux ? m'enquis-je en relevant la tête vers lui

Il expira violemment, fermant les yeux en fronçant les sourcils avant de tourner la tête sur le côté.

- Sans doute un peu oui, admit -il

- Je peux comprendre. Je veux dire... on est ensemble alors je peux comprendre que me savoir avec un autre homme ne te fasse pas plaisir mais tu n'as aucune raison de l'être.

- C'est complètement con, je sais mais...

- C'était une soirée, une seule fois. Maintenant je suis avec toi et je tiens à toi, dis-je en prenant sa tête entre mes mains, approchant mon visage du sien, C'est toi que j'aime. Toi et seulement toi, finis-je avant de me mettre sur la pointes des pieds pour l'embrasser

Après cet épisode, le sujet de « l'homme » ne fut plus abordé.


oOo


Une semaine plus tard, en arrivant au travail j'eus la surprise de voir Angela qui m'attendait devant la porte du bar alors même qu'il était encore relativement tôt. C'était bizarre parce qu'en temps normal, elle n'arrivait jamais aussi tôt pour prendre son service.

- Eh salut Angela, tu es bien matinale aujourd'hui, la taquinais-je

- Oui, je sais mais l'autre fois vous m'avez dit que si j'avais besoin de parler, vous seriez là.

- Bien sûr ma belle. Entre, lui dis-je en lui faisant signe de me précéder dans la pièce, Suis-moi, continuais-je en lui indiquant le bureau.

Elle me remercia d'un simple signe de la tête avant de s'asseoir sur le divan que je lui montrais.

- Je t'écoute. C'est à propos d'Éric et de Ben ?

- J'aurais préféré, ça aurait été plus simple.

- Qu'est-ce qui se passe, Angela ? m'inquiétais-je

- Quand j'ai eu 16 ans, j'ai rencontré un garçon. Félix. Il était un de ces garçons populaires sans n'avoir rien fait pour et il était beau. Le plus beau de tout le lycée.

- Tu en es tombée amoureuse, hein ? demandais-je en ayant un sourire attendrit

- Qui ne l'aurait pas fait ? Il avait cette façon de me parler qui me faisait me sentir la plus belle et la plus intelligente. J'avais l'impression d'être une princesse.

J'avais envie de la bombarder de questions parce que je sentais qu'il y avait un hic. J'avais une sorte de détecteur à situation foireuse qui venait de s'activer en bipant bruyamment dans ma tête.

- Et puis il y a eu cette nuit... Ça faisait quelques mois que l'on se fréquentait sans que ça n'ait été vraiment très loin. Quelques baisers mais rien de plus. Il m'avait invité à sortir au cinéma pour aller voir une comédie romantique. Avant la séance, il m'a payé une boisson et c'est la dernière chose dont je me souviens de cette soirée. Quand je me suis réveillée, j'étais couchée sur la banquette arrière de sa voiture.

- Oh Angela, ce n'est pas vrai. Est-ce qu'il t'a drogué ? questionnais-je le cœur au bord des lèvres

- Il m'a dit que je m'étais évanoui avant que nous n'arrivions au cinéma et qu'il m'avait allongée dans sa voiture le temps que je ne revienne pas à moi. À ce moment-là je l'ai cru. Finalement, il m'a raccompagné et je suis rentrée chez moi. C'est là que j'ai remarqué les traces de sang. Elles étaient si faibles que j'ai cru que c'était mes règles.

- Mais ce n'était pas ça.

- Non. Je m'en suis rendu compte le lendemain matin quand en me levant je ne saignais plus. J'ai su qu'il y avait un problème. je suis allé à l'hôpital où j'ai expliqué la situation à une infirmière. Ils m'ont examiné et ont confirmé mes doutes. Je n'étais plus vierge.

Elle fit une pause à ce moment-là de son récit et tourna son regard vers l'extérieur de la pièce comme entraînée ailleurs. Sans doute dans ces souvenirs.

- La police a été prévenue et une enquête à eu lieu.

- Il a été arrêté ?

Pour cela il aurait déjà fallu que quelqu'un croit ce que je disais.

- Mais enfin... fis-je perdue, et les médecins ? Ils l'ont bien vu eux. Les analyses de sang n'ont rien donné ?

- Le père de Félix était le maire de notre petite ville alors...

- Mon Dieu ! Non ! m'exclamais-je choquée

- C'était sa parole contre la mienne. Pour sa défense il a expliqué que nous avions couché ensemble mais que j'avais eu peur de la réaction de mon père, le pasteur de notre église, après coup. Je suis passée pour une menteuse, une fille facile et mes parents m'ont mis à la porte de chez eux alors que tout le monde se doutait bien son père avait sans doute magouiller pour que Felix ne soit pas inquiété, termina-t-elle en laissant s'échapper une larme solitaire.

- Je suis vraiment désolée ma belle, la réconfortais-je en la prenant dans mes bras.

Nous restâmes un long moment ainsi, assis sur le divan, moi la serrant dans mes bras la réconfortant et lui apportant tout le soutien que je possédais.

- Il est en ville, avoua-t-elle, Félix. Il est en ville.

- Oh !

- Il était au bar samedi de la semaine dernière. Sur le coup, je ne l'ai pas reconnu mais il me regardait avec tellement d'insistance que ça a finie par attirer mon attention. C'est là que j'y ai fait un peu plus attention et que je l'ai reconnu. En voyait la manière dont il m'a fixé, je pense que lui aussi m'a reconnu.

- Il est venue te parler ?

- À ce moment-là, non. Mais il était devant le bar avant-hier. Il était sur le trottoir d'en face à me regarder quand nous sommes partis avec Ben.

- Tu penses qu'il pourrait te vouloir du mal ?

- Vous voulez dire, plus qu'il ne m'en a déjà fait ? Je ne sais pas.

- On va prendre des dispositions alors. Je vais dire aux garçons d'ouvrir l'œil et...

- NON ! Je ne veux pas leur dire ! paniqua-t-elle

- Alors on ne leur dira que ce qu'ils ont besoin de savoir. Je leur dirais seulement qu'on nous a rapporté la présence occasionnelle d'un homme qui roderait dans le coin et je leur dirais d'ouvrir l'œil. Et on va faire en sorte qu'en quittant du travail tu te fasses toujours raccompagner.

- Ben me raccompagne toujours chez moi, m'informa-t-elle en rougissant légèrement

Ce pourrait-il qu'il y ait anguille sous roche entre ces deux-là ? Si ma curiosité fut piquée à ce moment-là, je décidai de garder pour moi toutes mes interrogations.

- Et si ça continue, je rapporterais sa présence à la Police.

J'étais déjà heureuse et reconnaissante à Angela de s'être ouverte à moi en partageant un pan de sa vie absolument horrible, je n'allais pas non plus jouer à l'indiscrète.

Après notre conversation, Angela partit et rentra chez elle avant de prendre son service ce soir. Dès l'arrivée des garçons je fis mon petit speech concernant ce fameux Félix. Si je ne le montrai pas, j'étais effrayée par cette histoire, j'avais un étrange pré-sentiment. Ce qu'elle avait vécu était effroyable et voir son violeur roder dans les parages devait être invivable.

En fin de journée, Edward me téléphona en m'apprenant qu'il ne pourrait pas passer ce soir. Il finirait sans doute le travail très tard dans la nuit. Il en profita pour remettre sur le tapis son envie d'inviter tout le monde à dîner chez lui Samedi et me fit une nouvelle fois promettre d'en parler à Paul.

Avant d'oublier, je décidai d'attendre celui-ci quand il viendrait travailler.

- Salut patronne, dit-il en m'embrassant sur la joue

- Salut Paul

- Comment va la future maman ?

- Elle va bien, et toi ? Ça va avec la petite ? Pas trop dur ?

- Eh bien aussi surprenant que cela puisse paraître quand on me connaît un peu, on s'en sort. On a pris nos marques à la maison et Rachel gère comme une championne.

- Et la petite, ça va ?

- Elle a déjà tellement changé, soupira-t-il en se lamentant, j'ai l'impression qu'elle va déjà avoir un an demain.

- N'exagère pas non plus. Dis voir, Edward souhaiterait vous inviter à dîner samedi soir. Je lui ai dit que vous ne viendriez sans doute pas mais il m'a fait promettre de t'en parler alors...

- Je vais voir avec Rachel mais pourquoi pas.

- Vous venez d'avoir un bébé alors …

- Et alors ? C'est pas pour autant qu'on doit arrêter de vivre.

- Comme tu veux, tu me redis ça demain ?

- Promis.

Je le laissais au bar et remontais dans mon appartement. Le lendemain il me confirma leur intention de venir. Il allait donc falloir que l'on passe en cuisine Edward et moi.


oOo


Vendredi soir. J'avais tellement hâte de me poser. J'étais officiellement entrée dans mon quatrième mois de grossesse et j'étais clairement plus sujette à la fatigue depuis quelque temps. La journée avait été crevante et mes pieds me faisaient un mal de chien. Sans parler du bas de mon ventre qui me tirait un peu. J'avais lu dans un de ces livres de grossesse que ça arrivait parfois et que c'était dû aux ligaments qui étaient sollicités. Rien de grave mais ça n'en restait pas moins désagréable.

En remontant chez moi, je mis un temps fou à monter les escaliers que j'avais de plus en plus de mal à monter. C'est essoufflée que je passai la porte d'entrée pour trouver Edward dans mon salon. Depuis l'autre soir, il avait gardé la clé et n'hésitait plus à s'en servir comme bon lui semblait.

- Hello, déjà là ?

- Ouais, la semaine a été longue alors je suis parti plus tôt ce soir.

- Chanceux, fis-je à moitié jalouse en me penchant pour l'embrasser

Je me laisser tomber peu gracieusement sur le canapé et posai mes pieds sur la table basse en gémissant à la sensation de soulagement. Ma main vint automatiquement caresser mon ventre. C'était un tic que j'avais attrapé ces derniers jours, depuis que mon ventre grossissait de jour en jour. Maintenant plus de doute, les gens pouvaient bel et bien voir que j'étais enceinte.

- Dure journée ? Comment va Nectarine ?

- Nectarine ?

- Ouais, tu sais... Le bébé

Ah oui, j'avais oublié ce truc. Edward avait pris l'habitude, chaque semaine, de comparer le bébé à un fruit ou un légume en fonction de la taille qu'il est censé faire.

- On va bien même si je suis crevée et que j'ai encore mal au ventre.

- Tu devrais te ménager un peu.

- J'y penserais.

Complètement lessivée, je n'avais aucune envie de me lever pour aller faire à manger. J'optais donc pour commander des pizzas.

- Prête pour demain soir ?

- Ouais, j'ai hâte. Ça fait longtemps que je n'ai pas passé une bonne soirée avec mes amis.

- Et puis comme ça, ça te permettra de revoir mon cousin.

- C'est vrai que l'autre fois je n'ai pas franchement fait attention à lui.

- C'est peut-être pas plus mal quand on connaît le phénomène.

- Ah bon ?

- Ouais. Il peut être... Comment dire ? Spécial ?

- Spécial dans quel genre ?

- Tu verras demain répondit-il énigmatique

- Si c'était pour en dire si peu, tu aurais pu t'abstenir de tout commentaire.

- Tu as peur ?

- Je devrais ?

- Non, rigola-t-il, Il est juste un peu... bourru. C'est tout.

- Si c'est juste ça, je devrais m'en sortir alors.

- J'en ai pas le moindre doute. Et si tu allais prendre une douche en attendant la livraison ?

- Tu es un amour, merci, dis-je en me penchant pour l'embrasser

Me levant du canapé, je partis prendre une bonne douche chaude avant de m'emmitoufler dans un peignoir tout doux. En arrivant dans le salon, je trouvai Edward en train de mettre la table et n'attendant plus que moi pour manger.

- Tu sais quoi faire à manger pour demain soir ? J'avoue ne pas y avoir réfléchi plus que ça.

- J'ai fais appel à un traiteur. On sera quand même huit personnes et je ne nous voyais pas passer des heures en cuisine.

- Malin, Monsieur Cullen. Après je peux toujours m'occuper du dessert. Je pourrais faire une charlotte aux fraises. Tu en pense quoi ?

- C'est à toi de voir. Sinon, je peux toujours aller acheter quelque chose dans la journée.

- J'en fais mon affaire ne t'inquiète pas. J'irais faire deux ou trois courses demain matin et puis ça ira.

- On ira ensemble comme ça après on va directement chez moi. Tu restes dormir à la maison demain ? On pourrait rester tranquillement à la maison dimanche.

- Ok mais il me faudra prendre ma voiture alors. Que je ne sois pas embêté Lundi matin pour repartir.

- Je peux très bien te déposer en partant au cabinet.

- C'est pas vraiment sur ton chemin. C'est pas grave, vraiment. Prendre ma voiture me va très bien.

- Et sinon... hésita-t-il

- Quoi ?

- Comment tu sens la soirée de demain ? Je veux dire, Alice sera là donc... dit-il en haussant les épaules

- Je sais pas trop. J'y ai pas trop pensé pour le moment. Une partie de moi appréhende bien sûr vu ce qui s'est passé entre nous mais une autre partie me fait penser que ça va aller.

- J'en ai vaguement touché deux mots à Jasper aujourd'hui.

- Edward... soupirais-je

- Quoi ? Je voulais simplement qu'on soit tous sur la même longueur d'onde.

- À savoir... ?

- À savoir que c'est une soirée entre amis, faite pour rire et passer un bon moment et non pas pour ressasser le passé et pour créer des problèmes même de façon involontaire. Et puis tu es enceinte alors...

- Alors, je ne suis pas en sucre. Faudrait arrêter avec ce truc d'ailleurs, bougonnais-je

- Je sais bien. Mais tu sais aussi que tu as tendance à te stresser pour un rien.

- Gnia Gnia Gnia...

- Vraiment très mature, chérie railla-t-il

Je me contentais de lui tirer la langue avant de continuer à manger.


oOo


Le lendemain matin, il était encore relativement tôt pourtant nous étions déjà dans le centre commercial à côté de l'appartement d'Edward. Il avait un peu râlé quand je l'avais réveillé vers sept heures mais avait cessé toute protestation quand je lui avais dit que plus vite j'aurais fini et plus vite je serais disposée à faire une sieste avec lui dans l'après-midi. Il fut étonnamment docile par la suite.

- Bon alors, il te faut quoi ? Histoire qu'on en passe pas trois heures ici ? râla t-il à peine arrivé au centre commercial

Je lui tendis alors la liste de courses que j'avais faite hier soir.

- Pressé de rentrer ?

- On m'a promis une sieste cet après-midi

- Oui cette après-midi. Là, il est neuf heures du matin donc ce n'est pas encore pour tout de suite, rigolais-je

- Tais-toi et avance.


oOo


Quarante-cinq minutes plus tard nous avions toutes nos courses dans le coffre de ma voiture à coté de mon sac pour le weekend et je suivais Edward en direction de son appartement. Aussitôt arrivée, je me mis à la confection du dessert pour ce soir.

Finalement, j'avais décidé d'opter pour une tarte au citron ainsi qu'une tarte aux pommes. C'était facile et rapide à faire alors si je ne traînais pas trop, Edward pourrait avoir une sieste prolongée cet après-midi. Je lui devais bien ça après l'avoir réveillé si tout ce matin.

Je fis une rapide pause peu après midi pour manger un sandwich rapide avant de m'y remettre et à quatorze heures les deux desserts étaient terminés et refroidissaient tranquillement dans la cuisine.

Pendant que je cuisinais Edward était parti dans la pièce qui lui servait de bureau à la maison pour travailler sur un de ces dossiers dont le procès était prévu pour dans quelques jours. Je partis donc l'y rejoindre l'observant pianoter sur le clavier de son Macbook Pro tout en étant accouder au chambranle de la porte qu'il avait laissé ouverte.

J'étais partie dans mes pensées en me disant que j'avais énormément de chance de l'avoir dans ma vie quand il remarqua ma présence.

- Alors, on la fait cette sieste ? demanda-t-il un sourire en coin

- Tu ne finis pas ce que tu étais en train de faire avant ?

- C'est déjà fait. Je corrigeai seulement mon plaidoyer. Je finirais plus tard.

Il referma le clapet de son ordinateur avant de venir me rejoindre et d'attraper ma main pour me conduire dans sa chambre.

C'était drôle de revenir ici. J'étais déjà venue une fois dans sa chambre mais je n'avais pas pris le temps de contempler la pièce à ce moment-là, trop pressée de partir de chez lui. J'étais incapable de me souvenir ce à quoi elle pouvait bien ressembler. Il me conduisit dans un couloir que je reconnu et ouvrit une des portes en bois massif avant de me faire entrer dans la pièce.

Le soleil de l'extérieur inondait la pièce dont les murs étaient tous de couleur claire excepté le mur où trônait le lit qui lui était d'un bleu foncé tirant sur le vert. Encadrant le lit se trouvaient deux tables de chevet, elles aussi en bois massif brun au-dessus desquelles étaient suspendues deux lampes.

Le lit gigantesque, lui, prenait une bonne partie du mur et était recouvert de draps blancs et de coussin gris et bleus. La pièce était éclairée par trois immenses fenêtres qui recouvraient tout un pan de mur à côté du lit. Cette chambre était à la fois masculine, chaleureuse et reposante.

Edward avança dans la pièce pour ouvrir une porte qui se trouver sur sa gauche et entra dans ce qui semblait être un dressing. Je lui suivis et le trouvai en train de retirer ses vêtements pour enfiler un bas de training en coton gris clair. Il se pencha et attrapant un tee shirt blanc qui me tendit.

- Tu sera sans doute mieux que dans tes vêtements.

Je pris le tissu avant de sortir de la pièce pour retourner dans la chambre. Je retirais mes habits et il vint me rejoindre tout en appuyant sur un des boutons à coté de l'interrupteur des lampes de chevet actionnant ainsi les volets électriques qui plongèrent la pièce dans une semi-obscurité.

Seul un des trois volets n'était fermé qu'a moitié nous permettant de nous repérer dans la pièce sans avoir besoin d'allumer les lumières.

Il était déjà installé dans le lit quand j'eus fini de me déshabiller et je montais dans le lit tout de suite après.

- Ton appartement est génial, je l'adore, avouais-je en me mettant face à lui

- Il appartenait à mes grands-parents maternels. Ils ont habité ici avant de partir à la campagne. Ça a été le premier appartement de mes parents avant que je ne naisse et j'ai passé les premières année de ma vie ici avant que mes parents n'achètent la maison dans laquelle ils vivent aujourd'hui. Il a été loué pendant de plus d'une dizaine d'années et quand j'ai fini mes études mes parents qui en avaient hérité me l'ont transmis à leur tour. J'ai commencé à bien gagner ma vie et quand je suis arrivé au cabinet et que je suis devenu associé, j'ai décidé de faire de gros travaux ici.

- Oui ça se voit, il est superbe.

- Il avait toujours était bien entretenu mais il avait besoin de certaines mises aux normes alors j'ai tout cassé.

- Tu as tout cassé ? C'est toi qui as fait les travaux ? demandais-je étonnée

- Eh bien, non pas tout. Je veux dire... j'ai fais faire tout ce qui était électricité, plomberie et isolation par des entreprises spécialisées mais sinon c'est moi qui ai cassé tous les murs et qui me suis occupé de tout le reste. Ma mère m'a filé un coup de main pour tout ce qui est décoration et Emmett pour tout ce qui est travaux alors ouais... Je suppose qu'on peut dire que j'ai fais pas mal de trucs.

- Et ça t'a pris combien de temps ?

- Presque six mois.

- Ah oui, quand même.

- Ça aurait sans doute duré moins longtemps si je n'avais fait que ça de mes journées mais je travaillais en même temps donc...

- En tout cas c'est très réussi.

- Ouais, clairement sur ce coup-là, je suis assez fier de moi répliqua-t-il en bombant le torse me faisant rigoler

J'étais réellement étonnée. Je ne l'aurais jamais imaginé faire ce genre de chose mais visiblement j'avais encore des choses à apprendre sur lui.

- Je crois que je vais déménager, lui avouais-je alors que le silence s'était fait, Je veux dire... J'adore mon appartement mais j'y pense depuis quelques temps maintenant. Depuis que j'ai appris que j'étais enceinte enfaîte. J'ai beau adorer y habiter, ça devient compliqué au fil des mois qui passent.

- J'ai remarqué que tu avais un peu de mal avec les escaliers depuis quelques jours

- Ouais, soupirais-je, Les journées sont longues même si j'en ai l'habitude, je me fatigue beaucoup plus vite qu'avant et monter tous ses escaliers ça commence à devenir compliqué surtout avec les douleurs au ventre que j'ai en ce moment.

- Tu es sûre que tout est ok avec ça au fait ?

- Ouais, t'inquiète pas. J'ai eu le médecin au téléphone hier il m'a dit que ça arrivait souvent et que pour le moment il ne fallait pas trop s'en faire. C'est chiant, ça fait un peu mal mais pas vraiment dangereux si j'en crois ce qu'il m'a dit. Mais de toute façon ça va devenir encore plus compliqué. Je crois que je vais commencer à regarder des annonces. J'aimerais bien acheter une maison.

- Vraiment ?!

- Ouais. C'est sans doute idiot mais tu sais quand je suis partie de chez mes parents j'ai plus ou moins tout perdu, j'ai failli finir à la rue alors je sais pas pourquoi mais pour moi avoir une maison, être propriétaire de ma maison, c'est... C'est un peu comme un rêve de gamine. Et je peux me le permettre alors pourquoi ne pas le faire ?

- Oui, c'est vrai. Si c'est ce que tu veux, fais-le, m'encouragea-t-il

- Et puis autant être lucide même si avec le bébé j'aurais assez de place chez moi ce n'est pas pratique. Je me vois mal devoir monter autant de marche avec une poussette, le siège pour la voiture et toutes les affaires dont je pourrais avoir besoin à chaque sortie. Je ne suis pas experte mais je pense que ça pourrait rapidement venir un calvaire.

- Tu t'es déjà un peu renseignée ?

- Non pas vraiment. J'ai regardé quelques annonces en ligne vite-fait juste pour voir un peu ce qui se trouve sur le marché en ce moment et pour voir un peu la fourchette de prix mais rien de bien sérieux.

- Carmen et Éléazar, les parents d'Emmett sont agents immobiliers. Si tu veux, je peux te mettre en contacter avec eux. Ou tu pourras voir ça avec Emmett ce soir.

- Ce serait génial ! Merci.

- Aller maintenant on dort ! Je veux ma sieste, décréta Edward en se rapprochant de moi en m'attirant à lui

- D'accord, grand-père, le taquinais-je en fermant les yeux

- Bella ?

- Quoi ?

- Fermes-là, soupira-t-il en embrassant le haut de ma tête


oOo


Il était un peu plus de seize heures quand j'émergeai de ma petite sieste. Edward était déjà réveillé et semblait perdu dans ses pensées. Le tee-shirt qu'il m'avait prêté était semble-t-il remonté sur mon ventre pendant mon sommeil le découvrant. Edward était allongé sur le ventre, la tête à hauteur de celui-ci et semblait perdu dans ses pensées tout en scrutant mon abdomen distendu.

Il me semblait pas avoir remarqué mon réveil parce qu'il leva une de ses mains et l'approcha de ma peau avant de se stopper à quelques centimètres de mon ventre hésitant à l'y poser avant de la baisser pour la remettre sur le matelas.

- Tu peux le faire, dis-je en le faisant sursauter, si tu en as envie je veux dire.

- Eh ! Bien dormi ?

- Très. Et toi ? Tu es réveillé depuis longtemps ? demandais-je en changeant de conversation

Quand il regardait mon ventre on aurait dit qu'il s'attendait à ce que celui-ci lui saute au visage et ensuite il avait semblait très mal à l'aise quand il s'était aperçu que je l'avais vu. C'était une situation très bizarre et j'avais peur. Peur que pour lui ça devient trop réel et qu'il puisse regretter son choix.

Il me sortit de mes tergiversations qui me parurent avoir duré une éternité.

- Non, un peu après quinze minutes. J'ai été réveillé par un appel sur mon téléphone.

- Quelque chose en rapport avec le travail ?

- Non c'était ma mère. Elle venait aux nouvelles. Apparemment je ne viens pas assez la voir, pouffa-t-il, Elle te passe le bonjour d'ailleurs.

- Tu vas devoir te faire à l'idée que peu importe l'âge que tu auras, elle s'inquiétera toujours autant pour toi. Tu es son fils.

- Ouais bah son fils a quand même bientôt trente et un ans.

- Ha bon ? Quand est ton anniversaire ?

- Le Vingt Juin

- Oh mais c'est bientôt ça ! Tu comptais me le dire un jour ou tu attendais qu'il soit passé?

- Bah...

Il se frotta l'arrière de la tête en grimaçant.

- Laisse tomber. Et si on invitait tes parents ce soir ? On a prévu assez de nourriture non ? Je sais que c'est peut-être un peu tard et qu'ils ont sans doute déjà quelque chose de prévu mais ça pourrait faire plaisir à ta mère de te voir, non ?

Il attrapa son téléphone sur la table de chevet et me le tendit.

- Appelle là et demande le lui.

- Tu es gonflé toi quand même, tu pourrais le faire !

- Bella ?

- Hum

- Appelle là.

Il déverrouilla l'écran de l'appareil et chercha le numéro dans son répertoire avant d'enclencher la communication et de me retendre l'objet. La tonalité d'appel se fit entendre tout de suite et au bout de la deuxième Esmée décrocha.

- Edward, chéri ! Il y a un problème ?

- Bonjour Esmée, c'est Bella.

- Oh ! Bonjour ma chérie. Comment va-tu ?

- Très bien et vous ? Comment va Carlisle ?

- Nous allons très bien, attends... Carlisle ! Viens ! Bella est au téléphone ! cria-t-elle

Edward lui rigolait franchement maintenant. Je le regardais et mimais les mots « Je te déteste » avant de retourner à ma conversation.

- Bonjour Bella, ça va ? Comment te portes-tu ? Ça va le bébé ?

- Très bien merci. Esmée est encore à côté de vous ?

- Oui, je te la repasse ?

Je mis la communication sur haut-parleurs mettant le téléphone entre nous deux.

- Avec Edward, on fait un petit repas ce soir avec quelques amis. Si vous êtes libres, vous pourriez venir.

- Oh vraiment ? s'écria Esmée joyeuse

- Edward m'a dit qu'il vous manquait alors on s'est dit que ça pourrait vous faire plaisir.

- Tu entends ça chéri. Mon Dieu cette jeune femme est fantastique !

- Et cette jeune femme attend toujours ta réponse maman, la ramena sur terre Edward

- Ah ! Euh oui, bien sûr ! Pour quelle heure doit-on être là ?

- Dix-neuf heures trente serait parfait.

- Très bien ! Parfait ! On sera là. À tout à l'heure les enfants.

Esmée coupa la communication non sans laisser entendre un « Oh mon Dieu ! Mais comment je vais m'habiller » qui nous fis éclater de rire tous les deux en nous recouchant dans le lit.

- C'est officiel, ma mère t'adore. Elle va littéralement te vénérer après cette soirée.

- Comme ça si tu me quittes, elle sera de mon côté, fis-je mesquine en lui tirant la langue.

- Je suis quand même son fils adoré.

- Et moi je suis fantastique, me vantais-je avant de me lever et de sortir du lit, Tu ne fais pas le poids, Cullen, finis-je sortant de la pièce victorieuse pour aller préparer la soirée

Et quelque chose me disait qu'on allait bien s'amuser.


oOo


Et voilà, c'est tout pour cette semaine.

Vous en avez pensé quoi ? J'attends vos retours avec impatience.

Je vous dis à la semaine prochaine, d'ici là prenez soin de vous.

Beclear.