Bonjour, bonjour !

Désolée pour le retard de publication mais hier à été une looooongue journée bien chargée et donc bien fatigante. Je n'ai pas eu une seconde à moi et je n'ai pas pu passer dans le coin pour vous livrer le nouveau chapitre.

Comment s'est passée votre semaine ? Pour ma part, repris du travail après trois mois d'arrêt. Hum, ça pique quand même un peu et le soir, je ne fais pas de vieux os mdr.

Sur ce, j'arrête de vous raconter ma vie somme toute fort peu intéressante.

Bonne lecture à tous ;)


Disclaimer : Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.


*** Le jour où on a rigolé ***


- Et si on se levait ? C'est pas que je ne suis pas bien ici avec toi mais il va falloir aller tout préparer.

- Ouais, je sais. Tu veux prendre une douche ? demanda-t-il en me montrant une porte fermée juste à côté de celle de son dressing

- Peut-être après, une fois que tout sera fait.

- Comme tu veux. Le ménage à été fait hier et on a pas de cuisine à faire alors je pense que ça va aller vite. On doit juste réceptionner le traiteur.

- Il doit arriver à quelle heure ?

- Aux alentours de dix-neuf heures il me semble.

Il se leva du lit et je suivis son mouvement. Il alla dans son dressing, prit un tee-shirt qu'il enfila avant de me tendre la main pour sortir de la chambre.

- Attends, le retins-je en prenant mon pantalon qui reposait sur le dossier du fauteuil présent dans un des coins de la pièce, Maintenant on peut y aller.

En arrivant dans le salon, la lumière du soleil agressa mes yeux contrastant avec la pénombre dans laquelle se trouvait la chambre.

- Par quoi on commence ? l'interrogeais-je en mettant mes mains sur les hanches


oOo


Tout était prêt pour recevoir nos amis. La table était dressée et le traiteur allait nous livrer le repas dans quelques minutes. Je venais de prendre une douche et allant dans la chambre à coucher, je pris le sac contenant mes affaires qui était posé dans un coin pour en sortir la tenue que j'avais prévue de porter ce soir. Rien d'exceptionnel parce que c'était simplement une soirée entre amis.

J'avais décidé de mettre un simple jean skinny brut avec une chemise de grossesse blanche à fines rayures bleu clair. La chemise tombait assez bas sur le haut de mes cuisses et était resserrée sous la poitrine par des liens à noué mettant en avant mon petit ventre. Pour finir, je me chaussai d'une simple paire de baskets blanches me disant que rester pieds nus n'était quand même pas faisable. Nous étions maintenant au mois d'avril et même s'il faisait encore assez frais, j'avais commencé à ranger les gros pull d'hiver au profit de tenue un peu plus légère depuis que le printemps était arrivé.

Sortant de la chambre, je partis rejoindre Edward qui devait se trouver dans le salon. La chaîne Hi-fi était allumée et jouait une playlist quelconque à bas volume sonore. Je le trouvai finalement en train de chercher quelque chose dans le buffet bas du coin salle à manger.

- Tu trouves ton bonheur ? Ou tu as besoin d'un coup de main ?

Il sursauta ne m'ayant visiblement pas entendu arriver avant de se redresser des bougies en main qu'il alluma avant de les poser sur le manteau de la cheminée. La sonnette de l'interphone se fit entendre annonçant l'arrivée de la livraison que nous attendions. Une fois tout réceptionné, tout transvaser dans différents plats, Edward partit prendre une douche à son tour me laissant seule dans la pièce.

J'en profitai pour y jeter un dernier coup d'œil. Les éclairages principaux de la pièce avaient été éteins pour ne laisser allumer que des lampes un peu partout créant une ambiance chaleureuse en accord avec la cheminée qui avait elle aussi été allumée. J'étais en train de préparer le nécessaire pour l'apéritif quand l'interphone se fit une nouvelle fois entendre.

Edward arriva dans la pièce en enfilant un haut à manches longues qu'il remonta sur ses avant-bras.

- Déjà ?

- Bah il est presque l'heure.

- Merde ! Je n'ai pas vu le temps passer.

- On a la tête dans les nuages, monsieur Cullen ?

- Quand tu est dans les parages ? Toujours, répondit-il en me faisant une clin d'œil avant de se diriger vers la porte d'entrée

Il ouvrit la porte quand quelqu'un y frappa faisant entrer Rachel et Paul qui portait une nacelle dans laquelle reposait Leah. Ils semblaient chargés comme des bêtes de somme. Les pauvres.

- Salut vous trois, les saluais-je en les guidant vers le salon, Vous allez bien ?

- Ouais, désolé on est un peu en avance mais on a pris les devants pour ne pas être trop en retard et je pense qu'on s'est un peu emballé.

- Pas de soucis, de toute façon les autres ne vont plus tarder à arriver maintenant. Je suis même étonné que mes parents ne soient pas déjà là, les rassura Edward

- Vous voulez peut-être poser vos affaires ?

- Ouais, la petite dort alors si on peut la mettre quelque part...

- Bien sur !

- On peut la mettre dans la chambre d'amis, c'est la pièce la plus éloignée du salon. Je sais pas si c'est bon pour vous mais comme ça elle ne sera pas trop gênée par le bruit qu'on pourrait faire.

- C'est parfait, merci Edward. J'ai pris le baby-phone alors on l'entendra si elle se réveille.

- Venez avec moi, les invita-t-il en leur montrant la direction

J'allais pour les suivre quand la sonnette retenti une fois de plus me coupant dans mon élan. Cette fois-ci, se furent Esmée et Carlisle qui arrivèrent à leur tour.

- Où se cache notre progéniture ? s'enquit Carlisle en regardant dans tous les sens

- Dans la chambre d'amis avec Paul et Rachel. Ils ont une petite puce de presque un mois. Ils sont partis l'installer au calme.

- Oh ! Carlisle... Un bébé, s'émerveilla-t-elle en se retournant vers son mari

- Venez, on va aller les rejoindre.

Nous prime la direction de ladite chambre les trouvant tous les trois en cercle penchés au-dessus du bébé qui était toujours dans sa nacelle qui était posée sur le lit.

- Toc, toc, toc, murmurais-je

- Oh mon Dieu, elle est si petite... Oh la la, ça me rappelle des souvenirs. Pas toi, chéri ?

- Si, sourit Carlisle attendri

- C'est une beauté, félicitations à vous, souffla Esmée à l'intention de mes amis faisant gonfler de fierté le torse de Paul

- Allez, venez... On va la laisser dormir, chuchota Carlisle tirant sa femme hors de la pièce

Rachel et Paul embrassèrent leur fille avant de quitter la pièce à leur tour. Paul vint se mettre à côté de moi, serra mes épaules dans une accolade et glissa à mon oreille : « Bientôt, ce sera ton tour ».

- J'ai encore un peu près cinq mois devant moi. Ce n'est pas encore pour tout de suite, rigolais-je

Les autres, arrivèrent juste après et nous fûmes alors au complet. Tout le monde discutait assis dans le grand canapé en U du salon pendant que j'étais dans la cuisine avec Edward pour servir les boissons de chacun. Emmett et Rosalie discutaient avec les parents d'Edward, Alice parlait de Leah avec Rachel et Paul débattait du prochain match de base-ball avec Jazz.

- Ça fait du bien, je veux dire cette soirée. Je suis contente de les avoir ici.

- Amuses-toi bien alors, m'ordonna-t-il en embrassant le haut de mon crâne avant de partir de la pièce pour rejoindre tout le monde

Je me mis entre Paul et Edward lovée dans les bras de mon petit ami à écouter les conversations des uns et des autres. Participant parfois mais la plupart du temps profitant seulement de leur présence et de la quiétude de cette soirée. J'écoutais distraitement les femmes présentes parler de bébé Leah, Rachel racontant son accouchement mouvementé au grand désespoir de Paul qui se fit chambrer par Emmett.

- Au fait, en parlant de ça... Bella ? Tu connais déjà le sexe du bébé ?

- Nope ! Le médecin avait une petite idée et m'a demandé si je voulais savoir mais je pense que je préfère avoir la surprise.

- Sérieusement ?

- Ouais. Je n'ai pas vraiment de préférence et que ce sois une fille ou un garçon ce n'est pas comme-ci j'allais moins l'aimer à cause de ça.

Alice commençait à s'agiter dans tout les sens.

- Mais comment on va faire pour décorer sa chambre ?! Pour acheter ses vêtements ?! Pour le choix du prénom, cria Alice

- Et bah pour commencer puisque c'est moi qui décide de ce que je veux pour mon bébé, je pense me diriger vers des couleurs neutres et non genrées. Et pour les vêtements et bien des couleurs mixtes ça sera très bien. De toute façon on y est pas encore.

- Mais... Mais... bafouilla-t-elle, Et pour le prénom ?

- Alice ?

- Hein ? Quoi ?

- On se calme, d'accord . Mon bébé... Mes décisions et mes choix.

- Oui ! Oui ! Message reçu ! Cinq sur cinq !

Après ça nous passâmes à table. Nous étions en train de discuter de tout et de rien dans les rires et la bonne humeur quand un petit gazouillis se fit entendre dans le baby-phone posé au milieu de la table.

Paul se leva de table et parti en direction de la chambre d'ami.

- Je pense qu'elle a faim, ça va être l'heure de son biberon, nous informa Rachel

- Viens avec moi dans la cuisine que tu puisses lui préparer.

Je montrai à Rachel tout ce dont elle pourrait avoir besoin et restait avec elle à discuter.

- Edward est génial, avoua-t-elle, Il tient à toi. Ça se voit.

- Ouais, j'ai de la chance de l'avoir.

- Tu voudras lui donner ? Je veux dire le biberon de Leah. Tu veux lui donner ? me questionna-t-elle

- Oh ! Euh... Bah...

- Tout va bien ici ? nous interrompit mon homme en entrant dans la cuisine

- Ouais, je demandais seulement à Bella si elle voulait donner à manger à Leah. Alors tu veux ?

- Ouais, bien sûr avec plaisir, acceptais-je avant qu'on aille se remettre à table

Rachel se dirigea vers Paul et lui parla à l'oreille avant que celui-ci ne hoche de la tête puis ne se dirige vers moi en me tendant la petite qui pleurait et gesticulait dans tous les sens attendant que quelqu'un veuille bien la nourrir.

Une fois bien positionnée, mon amie me tendit le biberon que Leah goba avant de téter goulûment.

Je regardais ce petit bébé et j'étais subjugué. Elle avait agrippé mon petit doigt le tenant fermement et me regardait droit dans les yeux. Je fus comme coupée du reste du monde. Attentive au bébé et seulement à elle. Je fus ramenée sur terre par Edward qui avait glissé sa main dans mon dos pour le caresser.

Quand je relevai la tête, je vis que tout le monde était en train de me regarder et je mis à rougir comme une tomate. Je détournai le regard et captai quelque chose qui allait sans doute intéresser Edward. Je me penchai et chuchotai à son oreille.

- Regarde les mains de Rosalie.

Il me fixait perplexe avant de faire ce que je lui disais et ses yeux s'écarquillèrent de surprise avant de sourire franchement ce que son cousin vit.

- Eddy-Chou, pourquoi tu souris comme ça ? Tu as eu une révélation ?

- Ouais, je me suis rendu compte que finalement tu n'étais peut-être pas si idiot que ce que je ne pensais.

- Ah bah enfin ! Depuis le temps que je me tue à vous dire que je suis un homme intelligent et plein de ressources.

- Je n'aurais pas dit ça non plus.

- Ah ! Mon pauvre petit cœur blessé ! Tu es franchement un horrible cousin toi !

- Moi je ne le trouve pas si horrible que ça, contestais-je

- Tu es amoureuse de lui, ton avis ne compte pas, me contra-t-il me faisant hausser les épaules avant de me concentrer sur Leah qui avait à présent fini de boire.

Paul me tendit les bras et me proposa de reprendre la petite pour lui faire faire son rot. Nous allions passer au dessert quand le calme de la pièce fut brisé par Esmée qui se mit à crier.

- Oh mon Dieu ! Rosalie ! Ta main !

Edward éclata de rire en même temps que moi et Emmett. Il lui avait fallu du temps pour remarquer la bague au doigt de la jeune femme, pourtant elle était tout sauf discrète. Maintenant elle devenait un peu hystérique faisant rire tout le monde en même temps que les félicitations fusaient de toutes parts.

- Dis-moi que ta mère est déjà informée ?

- Oui, ne t'inquiète pas Tante Esmée. Je l'ai appelé cet après-midi pour lui dire. On comptait vous le dire demain quand on serait venue te voir.

- Oh les enfants c'est fantastique !

- Elle va devenir ingérable maintenant, déplora Carlisle

- Tant que ça ne lui donne pas des idées pour moi, souffla son fils

- Chut ! Elle va t'entendre, éluda-t-il en faisant taire Edward

La soirée était maintenant bien avancée et nous avions quitté la table pour basculer une nouvelle fois sur le canapé du salon. J'étais dans la cuisine en train de remplir le lave vaisselle tout en regardant mes amis dans l'autre pièce quand Esmée vint me rejoindre pour m'aider.

- Tu le rends heureux.

- Hein ?

- Edward. Tu le rends heureux, répéta t-elle en me le montrant de la tête

Il était assis sur le canapé une jambe étendue sur la table basse, l'autre était repliée le pied contre la tranche de la table. Leah qui était un peu passée de bras en bras pendant la soirée était maintenant endormie contre son torse alors qu'il discutait avec son père et Paul.

- Il me rend heureuse aussi.

- Je ne suis peut-être pas objective parce que Carlisle et moi t'apprécions vraiment mais c'est la première fois que je le vois agir de cette façon avec une femme. Il a sans doute dû te parler d'Irina.

- Ouais on en a discuté un peu l'autre jour.

- Il est resté presque trois ans avec elle mais ça n'a jamais aussi naturel entre eux. Quand il m'a parlé de toi pour la première fois, j'ai tout de suite su que tu étais spéciale. Normalement il ne me dit rien et attend que je finisse par découvrir qu'il fréquente quelqu'un mais pas là. Il est arrivé un dimanche après-midi en me disant : « Maman, j'ai rencontré quelqu'un et je crois que je l'aime », m'expliqua t-elle en essayant de l'imiter

- Il l'a fait parce que je me suis énervée après lui. Il voulait que je vienne alors qu'il ne vous avait pas parler de moi. Je ne lui ai pas vraiment laisser le choix.

- Tu peux pas savoir comme j'étais heureuse. Quand il m'a raconté ton histoire, je ne vais pas te cacher que j'ai eu peur. Pas parce que tu n'es pas quelqu'un de bien mais parce que c'est mon fils et que je tiens à lui comme à la prunelle de mes yeux et que j'aurais toujours peur pour lui quoi qu'il fasse. Il t'aime tellement que j'ai peur que tu puisse lui briser le cœur.

Je tournai une nouvelle fois la tête et il capta mon regard sur lui. Il se releva du canapé faisant attention le plus possible au bébé puis quitta la pièce.

- J'ai eu peur de ce que vous pouviez penser de moi. Le première fois qu'il m'a parler de vous rencontrer, j'ai paniquer. C'est pour ça que j'ai mis tant de temps avant de me décider à venir chez vous.

- Je sais, il me l'a dit. Mais tu es quelqu'un de bien. Ne laisse jamais personne te dire le contraire. Tu as fait une erreur, une fois dans ta vie, une seule erreur. C'est le propre de l'être humain de se tromper, c'est ce qui fait que l'on grandis et que l'on devient une meilleure personne. Qui sommes-nous pour te juger ? Je veux dire, moi la première, j'ai fais des bêtises tout au long de ma vie alors je serais un peu mal placée pour te jeter la pierre.

- Vous ?

- Oui, moi.

Son discours m'intriguait vraiment. Esmée semblait être le genre de femme sûre d'elle et qui dégageait une aura de perfection en tout temps.

- Je vais te raconter quelque chose que peu de personnes savent et tu vas comprendre.

- Vous n'êtes pas obligée, Esmée.

- Avant que je ne rencontre Carlisle, j'étais fiancé à un autre homme. On avait dix-neuf ans et on était jeunes et irresponsables. Je te passe tous les détails mais je me suis retrouvée enceinte sauf que contrairement à toi, je n'ai pas été aussi courageuse que toi et j'ai décidé d'avorter. L'époque n'était pas non plus la même si les mœurs c'étaient déjà un peu assouplies mais ma mère n'aurait jamais accepté ça. Alors j'ai avorté mais ça ne s'est pas vraiment bien passé. L'avortement n'était légal que depuis quelques années et n'était pas vraiment bien encadré. Il y a eu des complications et on m'a dit que je ne pourrais plus avoir d'enfant.

- Mais pourtant vous avez eu Edward.

- Oui. J'ai rencontré Carlisle quelques années après et quand il m'a demandé de l'épouser j'ai refusé. Quel aurait été l'intérêt pour lui de se marier avec une femme stérile ? Mais ça lui était égal. Tout ce qu'il voulait c'était faire sa vie avec moi et puis il y a bientôt trente et un an maintenant, nous avons eu notre miracle. Alors tu comprends maintenant ?

Je hochais vivement la tête pour simple réponse.

- Si tu rends mon fils heureux, ça me suffit. Le reste, ce n'est que des détails.

Elle me prit dans ses bras me serrant doucement avant de reculer. Je finis de mettre la vaisselle à laver et quittai la pièce. Edward m'intercepta alors que je passai près de lui.

- De quoi tu parlais avec ma mère ?

- Des trucs de femmes.

- Danse avec moi, me demanda-t-il

- Quoi ? Ici ? Devant tout le monde ?

- On s'en fout des autres. J'ai envie de danser avec toi. Aller, oublis-les.

- D'accord.

Il m'entraîna un peu à l'écart des autres qui, pour tout dire, ne semblaient pas vraiment faire attention à nous trop pris dans ce qu'ils étaient en train de faire. Je jetai quelques regards gênés dans leur direction avant qu'il me rapprocha de lui. Il glissa ses mains sur mes hanches alors que les miennes glissaient dans son cou.

Une douce musique commença à être diffusée par la chaîne hi-fi qui fonctionnait toujours et même si la chanson était un peu couverte par les bruits que les invités faisaient, la mélodie de celle-ci nous parvenait tout de même.

Il se mit à bouger doucement, au rythme de la musique me faisant bouger à mon tour. Son menton reposait sur le haut de ma tête, alors que j'étais simplement blotti contre lui appréciant le moment.

- Comment se passe ta soirée ?

- Elle a été parfaite

- C'est toi qui as été parfaite, flirta t-il me faisant sourire comme une idiote

J'avais envie de le voir et je relevai donc la tête, l'admirant. Il ouvrit les yeux et les baissa vers moi. On resta un moment comme ça, les yeux dans les yeux, oubliant encore un peu plus la présence de nos amis.

Il me fixait avec une telle intensité que je me mis à rougir brusquement sans trop savoir pourquoi. Je l'examinais et j'avais l'étrange impression qu'il voulait me faire passer un message sans réussir à comprendre quoi. Tant de choses se bousculaient en moi, je me sentais bien. Je me sentais aimée, désirée, comprise par cet homme exceptionnel et ça me donnait envie de pleurer.

Confuse de ressentir tout ça, je brisai notre contact visuel pour me recoller contre sa chaleur. Mes mains se baladaient sur ses épaules puis sur son dos quand mon corps entra de nouveau en contact avec le sien.

C'était comme-ci nous n'étions que tous les deux, seuls au monde. C'était notre moment à nous, rien que tous les deux. La soirée avait été parfaite et ce moment l'était tout autant, si ce n'était plus. Je repensais à ce que m'avait dit Esmée. Et tout fit sens.

Edward m'aimait et je l'aimais également. Je l'aimais tellement fort que je ne pus plus retenir mes larmes qui se mirent à couler toutes seules le long de mes joues. J'étais submergée par tout ce que je ressentais.

Tout à coup, il planta ses beaux yeux verts dans les miens, essuya mes joues humides de ses pouces et rapprocha sa bouche de mon oreille avant de se mettre à chanter doucement comme s'il me faisait une confidence.

- Every time I see you baby I get lost

If I'm dreaming, baby, please don't wake me up

Every night I'm with you I fall more in love

Now I'm laying by your side

Everything feels right since you came along (*)

Il se sépara de moi, me faisant tourner sur moi-même dans une pirouette calculée avant de me reprendre dans ses bras, m'arrachant un rire sonore. Sa main saisit ma nuque soudainement et il m'embrassa en fourrageant mes cheveux les emmêlant au passage. Sa langue glissa dans ma bouche entamant un ballet sensuel avec la mienne. Le temps semblait suspendu et j'étais ailleurs, dans un autre monde, loin, très loin de son appartement.

- Eddy-Chou arrête de faire ton lover là ! Tu vas me complexer ! s'insurgea Emmett récoltant au passage un joli doigt d'honneur de la part de mon cavalier et des rires de la part des autres

- Je déteste mon cousin, se lamenta Edward en soupirant bruyamment, Il a l'art et la manière de tout gâcher

- Tu trouves ? Moi je trouve que tout est parfait. Cette soirée, cette danse et toi.

- Je t'aime, souffla-t-il

- Je t'aime aussi, répondis-je avant de m'écarter de lui pour retourner dans le salon

C'est aux alentours de minuit que les parents d'Edward partirent rapidement suivis de Rachel et Paul qui commençaient à fatiguer. Et on pouvait les comprendre.

Alice que je n'avais que rarement entendu de la soirée en profita pour venir se mettre à côté de moi.

- Alors ? C'est lui ? C'est le bon tu crois ? chuchota-t-elle

- Je crois, enfin j'aimerais que je sois lui.

- Tu aurais dû vous voir tout à l'heure. Vous sembliez seuls au monde, j'étais presque gênée d'être là. Quand on vous a vu, tout le monde s'est arrêté de parler pour vous regarder, avoua-t-elle, Personne ne voulait vous déranger. Vous étiez beaux à voir.

- Merci, dis-je touchée par ses paroles

Je la pris dans mes bras avant de retourner me mettre à côté d'Edward pour écouter ce dont les autres parlaient. Celui-ci m'installa sur un de ces genoux et embrassa une de mes épaules avant que je ne passe un de mes bras autour de son cou.

- Je pense que ça va être grandiose ! glapit Rosalie

- Qu'est-ce qui va être grandiose ?

- Le mariage d'Irina et Laurent, tu sais je t'en ai parlé l'autre jour.

- Ah oui ! C'est vrai. Désolée, j'avais un peu oublié.

- J'espère qu'il y aura à manger... s'inquiéta Emmett

- Toi et la nourriture, s'agaça sa fiancée en levant au ciel

- Vous y allez tous ? les questionnais-je surprise qu'ils en parle tous

- Laurent est notre collègue de travail, répondit Jazz

- Et c'est mon ex comme tu le sais, rajouta Edward, D'ailleurs, tu veux venir avec moi ? Être ma cavalière ?

Je le regarde stupéfaite. J'étais réellement étonnée par sa proposition. Je savais qu'il comptait aller à ce mariage mais jamais que j'imaginais qu'il souhaiterait que j'y aille avec lui. Ça ne m'avait jamais traverses l'esprit et je ne savais tout simplement pas quoi lui dire.

- Tu n'es pas obligée de répondre tout de suite, me rassura-t-il, Je ne te force à rien. Tu fais comme tu veux.

Je hochais la tête lui faisant comprendre que j'allais y réfléchir et que j'allais lui donner ma réponse plus tard.

Il était presque deux heures du matin quand tout le monde eut quitté l'appartement d'Edward. La journée avait été longue et nous commencions tous à fatiguer. Ce n'est pas les deux heures de sieste qui allaient me faire tenir jusqu'au bout de la nuit. Je voulais dormir et rapidement si possible.

Nous ramassâmes les quelques verres qui traînaient encore dans l'appartement et après les avoir mis dans l'évier de la cuisine, nous allâmes nous coucher. Nous nous mimes en pyjama et nous glissâmes dans le lit.

Je ne pus empêcher un gémissement de bien-être de sortir de ma bouche quand mon corps entra en contact avec les draps en coton.

- La journée a été géniale mais je suis exténuée.

- Ne m'en parle pas, dois-je te rappeler que tu m'as réveillé à sept heures ce matin.

- Chut ! fis-je en murmurant, Laisse-moi dormir, le grondais-je en me pelotonnant contre lui avant de m'endormir.


oOo


Le lendemain matin, la journée était une nouvelle fois ensoleillée et le temps était plutôt clément. Edward m'avait proposé d'aller nous promener dans le parc non loin de chez lui et j'avais accepté avec joie.

Nous nous étions levés relativement tard ce matin et après avoir prit un copieux petit-déjeuner, j'étais trop remplie pour pouvoir avaler quoi que ce soit avant le soir.

Nous étions en train de marcher tranquillement dans le parc appréciant les rayons du soleil sur nos peaux.

- Je t'ai gênée hier soir ? me demanda-t-il soudainement

- Hier soir ?

- Oui. Quand je t'ai proposé de m'accompagner au mariage de Laurent et Irina.

- Quoi ?! Non ! m'exclamais-je vivement

- Je ne sais pas, tu avais l'air d'hésiter. Alors...

Il haussa les épaules.

- Oui. J'étais juste surprise. C'est tout. Je ne m'attendais pas à ce que tu me demande d'y aller avec toi.

- Pourquoi ? Je veux dire... On sort ensemble depuis quelques temps maintenant. Pourquoi je ne voudrai pas t'avoir à mes côtés ce jour-là ?

- Tu comptes répondre quoi aux gens qui vont te féliciter pour le bébé quand ils se rendront compte que je suis enceinte ? Parce que en Juin je serais dans mon cinquième mois de grossesse et vu comment mon ventre gonfle en ce moment, je ne pourrai plus le cacher à ce moment-là.

- Tu voudrais que je leur dis quoi ? Et puis pourquoi tu voudrais cacher ton ventre au juste ?

Il m'avait demandé ça en secouant la tête comme si je venais de lui dire quelque chose d'aberrant.

- Je sais pas.

Il stoppa notre marche et se planta devant moi, un air décidé et sérieux sur le visage.

- Tu sais, si toi tu as honte de la façon dont tu t'es retrouvée enceinte, moi je n'ai pas honte. Je n'ai pas honte que tu partages ma vie. Je n'ai pas honte de dire que tu es ma petite amie et j'ai encore moins honte de dire que tu es enceinte.

- Je n'ai pas honte... Seulement...

- Bien sur que si ! me coupa-t-il, Mais moi non. Je n'ai pas honte de toi ni de ton histoire. Je ne te cache pas et ne le ferrai jamais. Dans ma famille tout le monde est au courant que quelqu'un partage ma vie, tout le monde connaît ton histoire qui, d'accord je te l'accorde, peut être qualifiée d'atypique mais personne ne s'est permis la moindre remarque à ce sujet. Regarde Rosalie et Emmett. Ont-ils fait ou dit quelque chose qui ait pu te mette mal à l'aise ?

- Non

- Et mes parents ?

- Non plus.

- Alors il serait peut-être temps que tu te pardonnes, Bella. Parce que pour le moment la seule personne qui juge ton histoire et tes actes passés, c'est toi et seulement toi.

- Non. Non... Ce n'est pas...

- On est plus au dix-huitième siècle. Alors oui, il y aura toujours des cons, des conservateurs et des vieux réactionnaires qui verront d'un mauvais œil ce que nous sommes mais si tu ne te pardonne pas avant tout, tu ne sera jamais capable d'être heureuse et de vivre ta vie.

- Mais je suis heureuse.

- Aujourd'hui et pour encore quelques mois tu es seule mais bientôt tu auras un enfant. Et si tu ne te pardonne pas, un jour cet enfant t'en voudra. Il t'en voudra parce qu'il pensera que tu as honte de lui alors que tu as seulement honte de toi. Et cet enfant sera malheureux. C'est ce que tu veux ?

- Bien sur que non.

- Alors vis ! Vis et soit heureuse. Réellement heureuse, termina-t-il en se tournant pour continuer son chemin.

Moi je restai là, au même endroit à le regarder continuer de marcher avant de s'installer sur un banc non loin.

Je restai là à cogiter.

Et s'il avait raison ?


oOo


* Chanson : Fallin'all in you de Shawn Mendes

Chaque fois que je te vois, bébé, je me perds
Si je rêve, bébé, s'il te plaît, ne me réveille pas
A chaque nuit que je passe avec toi, je tombe de plus en plus amoureux
Maintenant, je suis allongé à tes côtés
Tout me paraît bien depuis que tu es arrivé.

Voilà pour cette semaine, qu'en avez-vous pensé ? Dites-moi tout dans les commentaires :)

Encore une fois, désolée pour ce petit retard. Ne m'en voulez pas trop ;)

On se retrouve Samedi prochain. D'ici là, prenez soin de vous.

Bye,

Beclear.