Hello tout le monde !

Comment allez-vous aujourd'hui ?

On se retrouve en bas en attendant,

Bonne lecture à tous ;)


Disclaimer : Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.


*** Le jour où j'ai avancé ***


Cette conversation que nous avions eue avec Edward, ce jour-là dans le parc avait eu le mérite de me faire réfléchir. Après m'être assise à ses côtés sur le banc sur lequel il se trouvait, nous étions restés là en silence. Pas parce que j'étais fâchée ou en colère mais parce que je savais qu'il avait raison et qu'il ne m'avait dit ça que pour mon bien. Pour m'aider à aller mieux alors que même moi je n'avais pas conscience que je n'allais pas bien.

J'étais rentré chez moi plus tôt que prévu ayant besoin de me retrouver seule pour pouvoir mettre tout ça à plat. J'y avais pensé pendant un long moment mais j'avais besoin d'en parler à quelqu'un. C'est comme ça qu'en fin d'après-midi j'avais décroché mon téléphone et appeler à la rescousse Paul et Alice.

La concernant, je n'étais pas sure de ce que je faisais mais quand elle prenait le temps d'écouter les autres, elle était en général de bon conseil alors j'étais prête à rouvrir légèrement une porte. À, doucement, la laisser s'impliquer de nouveau dans ma vie. Ils avaient passé une bonne partie de la soirée chez moi, à m'écouter parler, à m'écouter leur raconter ce qu'Edward avait pu me dire. Ils m'avaient écouté en silence, ne m'interrompant jamais puis nous avions discuté de tout ça. De tout ce qui était arrivé dans ma vie depuis cette fameuse soirée du réveillon. Ils m'avaient fait part de leur avis et semblaient plutôt d'accord avec lui me trouvant trop dure avec moi-même. J'en avais parlé un long moment avec eux et plus j'en parlais, plus je comprenais ce qu'il voulait dire et qu'il avait sans doute eu raison de me bousculer un peu.

Je devais admettre que jusqu'à maintenant, personne ne m'avait fait la moindre réflexion. Que ce soit le corps médical, mes employés, mes amis ou la famille d'Edward. Tout le monde s'était monté ouvert d'esprit, bienveillant et compréhensif. Alors peut-être que maintenant, je devais prendre exemple sur eux. Ce n'était pas garanti que j'y parviens mais j'allais essayer.

Je m'étais faite la promesse qu'à partir de maintenant, ne compterait que l'avis des gens que j'aimais.

En me couchant ce soir-là, je lui envoyais un SMS, un simple mot : « Merci ».


oOo


Après ça, les semaines étaient passées à une vitesse folle. Le mois d'avril venait de s'achever pour laisser la place au mois de mai. Je venais officiellement de finir mon quatrième mois de grossesse et entrai tout doucement dans le cinquième. J'avais même sentis le bébé bouger pour la première fois il y a quelques jours, un moment magique.

J'avais finalement commencé à faire des recherches concernant mon envie de déménager. Edward avait dû en parler à Emmett où Esmée pendant le repas chez lui parce que quelques jours plus tard, j'avais reçu un appel de Carmen, sa tante.

Nous avions rapidement convenu d'un rendez-vous ensemble à leur agence où nous avions parlé de ce que je voulais. Quand j'avais fait sa rencontre, j'avais tout de suite reconnu en elle la gentillesse et la bienveillance d'Esmée. Elles étaient sœurs et ça ne faisait aucun doute. Notre rendez-vous m'avait laissé un peu perdue devant le nombre de choses auxquelles je n'avais pas pensé et son mari et elle m'avaient grandement aidé, me faisant me poser les bonnes questions : le quartier, le prix, la superficie, l'époque de construction, si je voulais faire des travaux ou pas, etc. J'avais eu des « devoirs » à faire pour notre prochain rendez-vous alors que de leur côté ils avaient commencé à regarder ce qu'ils pouvaient me trouver.

J'avais fais quelques visites et grâce à elles, mes critères c'étaient un peu plus affiner. Maintenant je savais que je voulais un jardin pour que le bébé puisse y jouer. J'avais aussi décidé que les travaux ne me faisaient pas peur. Ce qu'Edward avait fait avec son appartement m'ayant inspiré.

Aujourd'hui je devais les revoir pour faire de nouvelles visites et Edward avait proposé de m'accompagner. Il conduisait la voiture dans un quartier un peu à l'Est de la ville que je ne connaissais pas forcément mais qui avait l'air charmant.

- D'ici tu es à environ quinze minutes de voiture du bar.

- Ça va, ce n'est pas trop loin. Ça reste correct.

J'avais décidé de ne pas être à plus de vingt minutes du travail, ne voulant pas passer mon temps en voiture matin et soir et pour ne pas avoir à me lever trop tôt non plus même si avec un bébé j'allais sans doute devoir dire au revoir à mes grasses matinées.

- Le quartier a l'air sympa.

- Ouais, assez familial et calme. Ça peux être pas mal. Faut voir, dis-je sur mes gardes

C'était le genre de quartier qui m'attirait le plus, assez loin du centre-ville hyper actif où fleurissaient d'énormes buildings. Je voulais un environnement de vie relativement paisible où élever un enfant tout en étant quand même assez proche d'une grande ville en cas de problème.

Je reportai mon attention sur le paysage qui défilait de l'autre côté de la fenêtre quand il se gara devant une maison qui attira tout de suite mon attention. Une très jolie maison.

- C'est cette maison-là ?! m'étonnais-je

Certaines maisons que j'avais déjà visité était affreuses, d'autres assez jolies mais aucune ne faisait l'affaire. Rien n'était comparable à ce que j'avais devant les yeux. Cette maison était parfaite ! Enfin du moins d'un point de vue extérieur en tout cas.

- On dirait, regarde mon oncle et ma tante nous attendent sous le porche.

- Elle est vraiment très belle.

- Vraiment ?

- Ouais, dis-je souriant en descendant de la voiture

- Bonjour vous deux !

- Bonjour tante Carmen.

- Vous allez bien ? leur demandais-je avant de les saluer tous les deux

- Parfaitement bien !

- Si tu veux mon avis, je pense qu'on a une gagnante, me souffla Carmen sous le ton de la confidence

- Je l'adore, avouais-je, si l'intérieur est comme l'extérieur, je sens que je vais l'aimer. Enfaîte non, je l'aime déjà.

La maison paraissait assez petite de l'extérieur mais elle était jolie. Elle faisait penser à un petit cottage avec sa façade de briques rouges et un grand bow-window qui mangeait tout un pan de la façade laissant apercevoir à travers une immense pièce. La porte d'entrée, elle, se trouvait sous un petit porche abrité par un auvent en fer forgé.

Carmen nous précéda et pénétra dans la maison en première.

- Bon alors, c'est une maison construite en 1952. Tu as une superficie de deux-cent soixante mètres carrés, elle a six chambres et trois salles de bain. Il y a un sous-sol aménageable et tout a été refait à neuf.

- Ah ! fis-je déçue

- Oui, je sais que c'est plus grand que ce que tu ne demandais et que tu n'étais pas contre le fait de faire quelques travaux mais visite-là d'abord et on verra après.

Elle me fit signe de la suivre.

- L'entrée est un peu petite mais regarde-moi ce salon, s'extasia-t-elle en me montrant la pièce d'un geste de la main

- En effet c'est un peu exigu, remarquais-je en entrant dans la maison à mon tour avant de passer de l'entrée au salon qui, lui, pour le coup était gigantesque

Une fois dans le salon, je remarquais qu'une pièce semblait se trouver derrière le mur de l'entrée.

- C'est quoi derrière ?

- Une chambre de bonne dimension et juste à côté il y a une salle de bain, m'informa-t-elle en ouvrant les portes des dites pièces pour me les montrer

Les pièces étaient jolies, bien éclairées grâce aux nombreuses fenêtres présentes. Il y avait de belles moulures au plafond et le parquet de bois franc dans toute la maison lui donnant du caractère même si celui-ci semblait avoir été un peu gommé par les rénovations assez modernes qui avaient été faites. Tous les murs des pièces que je venais de visiter avaient été peints dans la même couleur grise foncée. Ça donnait l'impression que la maison était propre et saine mais ça manquait de personnalité. Enfin, en soi rien qui ne puisse être changé par un bon coup de peinture.

Je continuai de naviguer dans les pièces mais fus un peu déçue en voyant la salle à manger et le coin cuisine. Autant le salon était grand autant la salle à manger et la cuisine, elles, étaient minuscules. C'était décevant.

- L'escalier juste ici mène au sous-sol ainsi qu'à l'étage et cette porte dans la cuisine donne dans le jardin.

Si tout semblait effectivement avoir été rénover et refait plus ou moins à neuf, la disposition des pièces me gênait un peu. J'avais l'impression qu'il y avait une énorme perte de place.

- Tu en pense quoi ? Tu aimes ? demanda Edward

- Ouais mais il y a un truc qui me gène, répondis-je un peu chagrinée

Il m'interrogea du regard visiblement surpris par ma réponse.

- Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas supprimé la chambre pour agrandir l'entrée et mit la salle de bain à la place de la cuisine ? C'est joli, y'a pas à dire mais pas vraiment fonctionnel, fis-je remarquer en continuant à naviguer dans les pièces, On peux aller voir l'étage ?

- Bien sur, suis-nous, m'invita Éléazar

L'étage lui était plutôt bien pensé. On y trouvait quatre chambres de belles tailles ainsi qu'une salle de bain et de nombreux placards. Trop nombreux ? J'avais l'impression qu'ici aussi il y avait pas mal de place perdue. À voir, il y avait peut-être quelques modifications à faire.

Nous allâmes ensuite voir le sous-sol, un espace vraiment intéressant. Je ne sais pas trop ce que j'en ferrai mais il y avait matière à faire de belles choses ici. Il comprenait une grande pièce qu'Éléazar qualifia de familiale, une chambre, une buanderie et une salle de bain.

- Tu as également un double garage qui donne sur la rue de derrière avec un point accès au fond du jardin.

À la fin de la visite, Edward m'attira à lui alors que nous nous trouvions dans le jardin.

- Alors ? Verdict ? Ma tante a-t-elle raison, est-ce que c'est la bonne ?

- Je l'adore. Vraiment, vraiment beaucoup. Mais il y a des travaux à prévoir. Les rénovations faites sont superbes mais pour moi elle n'est pas vraiment fonctionnelle.

Je me tournai vers Carmen et Éléazar.

- Quel est son prix ?

- Elle est affichée à deux-cent dix mille dollars et si tu veux mon avis, elle vaut son prix. Elle a été entièrement rénover et je pense qu'elle va se vendre rapidement. Qu'en penses-tu ?

- Je pense qu'elle serait parfaite après travaux.

- Des travaux ?

- Ouais. Principalement dans la pièce à vivre. Vous m'avez parlé l'autre jour de faire appel à quelqu'un pour vérifier tout ce qui est fondation, plomberie et électricité... Tu penses qu'on pourrait le faire venir et faire faire une inspection avant que je ne me décide ?

Edward me regardait de façon assez curieuse, visiblement un brin perplexe.

- Quoi ? Tu trouves que je précipite ? finis-je plus très certaine

- Non mais je ne penserais pas que ça irait si vite.

- Elle me plaît. Vraiment beaucoup, je crois même sur j'ai eu un coup de cœur pour elle. De toute celles que j'ai déjà visitée c'est la seule qui regroupe pratiquement tous mes critères et j'ai la sensation que le bébé et moi, on sera bien ici. Je ne sais pas comment l'expliquer et c'est peut-être con mais je le sens.

- Ah les hormones, se moqua mon compagnon

- Imbécile.

- Moi aussi je t'aime, se contenta t-il de répondre avant de m'embrasser furtivement

Carmen avait déjà son téléphone en main et parlait à quelqu'un rapidement avant de raccrocher pour revenir vers nous.

- Il peut venir demain matin.

- D'accord. Quand aurais-je les résultats ?

- Sans doute dans l'après-midi. Tu les auras par mail et si c'est bon...

- Si tout est bon, je peux passer à l'agence dans la foulée pour remplir les papiers ?

- Bien sûr. Vaut mieux ne pas trop traîner. Pendant ce temps, je vais prévenir les propriétaires que tu es intéressée et qu'on attend le résultat de l'inspection. Et si tout est bon, une fois tous les papiers fait, je leur transmets ta proposition.

- Parfait !

Après ça nous partîmes. Je devais aller au bar pour me remettre au travail, on attendait une grosse livraison vers la fin de la journée et je voulais être là pour aider les autres.

- Tu penses que je suis folle de me lancer ?

- Pas vraiment non. Je veux dire, c'est une jolie maison. Je trouve qu'elle te correspond bien.

- J'espère que tout est aux normes, dis-je inquiète des éventuels pépins

- Alors...Des travaux ?

- Ouais ! répondis-je excitée, C'était qui ton entrepreneur ? Je pense que je vais en avoir besoin, ajoutais-je en gloussant comme une enfant

- Emmett.

- Emmett est entrepreneur ?

- Ouais et heureusement il est plutôt doué dans ce qu'il fait.

- Tu pense qu'il serait disponible ?

- On peut toujours passer le voir à son bureau pour lui demander.

- Même si je ne suis pas sûre de l'avoir ?

- Mieux vaut prévenir, me rassura Edward, Si tu l'achètes, tu vas faire quoi de ton appartement ?

- Je me disais que peut-être je pourrais le proposer en location. Pourquoi pas aux employés ? Il y a deux chambres, trois si on enlève le dressing alors pourquoi pas le proposer en colocation ?

- Toujours cette histoire de boucler la boucle ?

Je ne pus m'empêcher d'avoir un petit sourire tout en levant les yeux au ciel.

- Arrête de te moquer et conduis.


oOo


Le lendemain j'étais dans un état de stress pas possible en attendant le rapport d'inspection concernant la maison. La veille, avec Edward, nous étions allé voir Emmett et celui-ci avait accepté de s'occuper de la maison si je décidais de l'acheter. Il en avait profité pour me montrer quelques projets sur lesquels il avait travaillé et j'étais réellement emballé.

J'avais passé une partie de la journée à vérifier mes mails toutes les cinq minutes et quand Edward arriva un peu avant dix-huit heures au bar, j'étais irritable.

- Ouh... Tu m'as l'air de mauvaise humeur toi, me fis remarquer Edward en venant m'embrasser

- J'ai toujours rien eu à propos de l'inspection...

- Ah bon ? Je croyais que tu devais recevoir le rapport dans l'après-midi.

- Oui bah j'ai rien eu !

- Ooookaaaay, répondit Edward en me regardant légèrement surpris par mon agacement, Tu veux qu'on appelle ma tante ? Elle a peut-être eu des nouvelles.

J'acceptai bien volontiers ne tenant plus.

- Agence immobilière McCarty et Denali, bonjour ! Que puisse-je pour vous ?

- Bonjour, Edward Cullen au téléphone. Je suis le neveu de Carmen et Éléazar. Pourrais-je parler à ma tante ?

- Bonjour Monsieur Cullen, ne quittez pas s'il vous plaît.

La secrétaire mit notre communication en attente, le tout ponctué par une affreuse musique qui au bout de deux accords s'insupportait déjà.

- Edward ?

- Salut Carmen, tu va bien ?

- Très bien et toi ?

- Pareillement. Dis-moi, je suis avec Bella et on se demandait si tu avais eu des nouvelles de l'inspection pour la maison ?

- Bonjour Bella. Tu n'as rien reçu ?

- Non pourquoi ? Toi oui ? la questionnais-je

- Oui, j'ai eu le rapport en début d'après-midi. Je ne comprends pas comment ça se fait que tu ne l'ait pas eu. Je suis désolée, vraiment.

- Que dit le rapport ?

- Ça dit que tu vas devoir venir à l'agence. Nous avons des papiers à faire, rigola-t-elle

- Vraiment ?

- Oui. Tous les tests sont bons.

- J'arrive, criais-je en me levant pour aller dans mon bureau chercher mon sac sous les éclats de rire de mon petit ami

Une heure plus tard, je sortais de l'agence après avoir rédigé la promesse d'achat. J'étais excitée comme jamais mais aussi terriblement stressée de ne pas avoir la maison. Et si les propriétaires refusaient de me la vendre ? Carmen devait revenir vers moi dès qu'elle aurait du nouveau mais ça allait sans doute prendre quelques jours. Sans doute les jours les plus longs de ma vie. Oui bon, je l'admets, j'y allais sans doute un peu fort. Mais juste un peu.

Au final, trois jours plus tard... J'étais officiellement propriétaire de la maison !


oOo


Après ça ma vie fut complètement sans dessus dessous.

Dès le lendemain de l'achat de la maison, j'avais vu Emmett. Nous nous étions rejoint à la maison et nous avions discuté de ce que je voulais faire et ça m'avait rassuré de voir qu'il pensait comme moi. Il avait pris toutes les mesures nécessaires et aujourd'hui je devais le revoir pour qu'il me montre les nouveaux plans.

J'avais proposé à Edward de venir avec moi pour qu'on puisse passer un peu de temps ensemble après. Tout s'était enchaîné tellement vite après l'achat de la maison. Entre le bar, le bébé et les travaux dans la nouvelle maison mes journées se passaient à cent à l'heure au grand désespoir d'Edward que je n'avais pas beaucoup vu ces derniers jours.

À notre arrivée, Emmett nous attendait déjà et sans traîner, on entra dans la maison. J'étais vraiment heureuse des plans qu'il me proposait et même Edward semblait emballé quand il les vit. Après de nombreuses discussions ensemble, nous avions décidé ne presque pas de toucher à l'étage. À part supprimer la plus petite des chambre afin de transformer ma chambre en suite parentale, enlever quelques placards et refaire toutes les peintures comme dans le reste de la maison, c'est tout ce qu'il était prévu de faire.

Au sous-sol aussi, c'était un peu près pareil. Il était juste prévu de créer une pièce pour y faire un bureau, d'aménager la buanderie pour la rendre le plus fonctionnelle possible avec tout un tas de rangement et de faire une pièce familiale comme Eléazar me l'avait suggérer avec un coin salle de jeux pour le bébé quand il grandira.

Au rez-de-chaussée, par contre, tout allait être cassé et l'espace allait être réorganisé. Nous avions décidé de supprimer la chambre pour ouvrir l'espace et de basculer la salle de bain à la place de la cuisine. La porte donnant sur le jardin allait quant à elle être changée de place. La cuisine et la salle à manger se trouverait à la place de la chambre et de la salle de bain actuelles et seraient donc beaucoup plus grandes et la cheminée allait être restaurée.

Pour finir, j'avais demandé que les clôtures et les portillons dans le jardin soient changés pour obtenir un peu d'intimité vis-à-vis des voisins et à ce qu'une terrasse soit construite sur toute la longueur de la façade extérieure.

- Combien de temps vont durer les travaux ? demanda curieux Edward en examinant les plans

- Un peu près deux mois, c'est ce qui est prévu non ?

- Ouais, s'il n'y a pas de problème particulier, c'est ce qui est prévu. Ça devrait être fini à la mi – juillet.

- J'ai tellement hâte.

- Vas-tu être infernale ?

- Probablement, concédais-je, surtout que début juillet je pars chez Jacob alors ne rien pouvoir venir ici pendant dix jours ça va être l'enfer.

Après en avoir discuté avec mon ami, nous avions convenu que je prenne l'avion le deux juillet pour être avec lui et Nessie pour la fête nationale. J'avais déjà acheté les billets d'avion et j'étais réellement pressée d'aller les voir même si ça voulait dire ne plus pouvoir venir sur le chantier. Je faisais confiance à Emmett et j'étais certaine que le moment venu il s'en sortirait très bien.

Ma vie allait être chargée. Entre le mariage des amis d'Edward auquel j'avais accepté de venir, l'anniversaire de mon compagnon, le voyage à Seattle et la rénovation de la maison... Ça allait vraiment être de la folie.

- Et si on sortait ? me proposa Edward alors que nous étions remontés en voiture

- Que me proposes-tu ?

- J'aimerai bien changer les tabourets de la cuisine, tu te sens d'humeur à faire les magasins ?

- Tu rigoles ?! Je te rappelle que je suis en train de faire rénover une maison. Je ne pense qu'à ça en ce moment, fis-je moqueuse

- Peut-être que ça pourrait te donner quelques idées et puis tu vas bientôt devoir acheter les affaires pour la petite mangue.

- Une mangue ? Vraiment ?

- Quoi ? Je te rappelle qu'on ne sait pas si c'est une fille ou un garçon et que tu n'as toujours aucune idée de prénom pour le moment donc... Je fais comme je peux.

- Tu es adorable, dis-je attendrit avant de l'embrasser furtivement

- Tu dors chez moi ce soir ? Ça fait un moment qu'on n'a pas passé la soirée ensemble.

- Ouais je sais, ça a été de la folie, m'excusais-je en posant ma tête sur l'appui-tête

- C'est un oui ?

- Un grand oui, répondis-je en tournant ma tête pour lui sourire


oOo


Finalement avoir fait les magasins avec lui s'était révélé être un enfer. Ce qu'il pouvait être difficile. Ça en devenait même grotesque. Il y avait toujours quelque chose qui ne lui plaisait pas. Trop petit, trop grand, trop cher, pas de la bonne couleur, etc... J'avais faillit le tuer, vraiment.

Pour ma part, ça m'avait donné un milliard d'idée pour la maison et j'avais fais des photos de tout ce que j'avais vus. J'avais aussi regardé deux ou trois choses pour la chambre de bébé mangue notamment quelques meubles qui m'avaient beaucoup plu et dont le prix n'était pas non plus exorbitant.

Nous étions posés dans le canapé à regarder un film après avoir mangé quand son téléphone dont l'écran venait de s'allumer attira mon attention. Il s'était allumé de nombreuses fois depuis que nous étions rentrés.

- C'est important ?

- De ?

- Ton téléphone. Il n'arrête pas de vibrer depuis tout à l'heure.

Il prit l'appareil qui était posé sur la table basse et souffla comme agacé même si un petit sourire étirait ses lèvres.

- C'est Irina.

- Irina, ton ex ?

- Ouais. Depuis que je lui ai dit que je viendrai accompagné, elle n'arrête pas de me poser des questions sur toi.

- Un brin excessive non ?

- Sans doute un peu mais on est restés en bons termes malgré notre séparation. On est amis avant tout et ce n'est pas à toi que je vais apprendre que parfois les amis s'inquiètent pour nous. Elle va se calmer.

Son téléphone se mit à sonner une nouvelle fois signifiant un appel et il décrocha.

- Irina, tu m'emmerdes maintenant.

- (...)

- Bien sûr que oui c'est une femme, s'insurgea-t-il en basculant sa tête sur le rebord du canapé en se pinçant le nez

En entendant ce qu'il venait de dire, je partis dans un éclat de rire sonore avant de mettre ma main devant ma bouche pour étouffer les bruits que je faisais.

- Oui, c'est elle.

- (...)

- Non ! Il est hors de question que je lui passe le téléphone.

- (...)

- Tu vas la faire fuir. De toute façon tu la verras au mariage. Maintenant laisse nous tranquilles qu'on puisse passer une bonne soirée.

- (...)

- À plus tard.

Il raccrocha avant de balancer son téléphone devant lui sur le canapé. Je m'approchai de lui, plus du tout intéressée par le film.

- Moment gênant ?

- Bordel, oui.

- Alors comme ça... Elle pensait que j'étais un homme, fis-je taquine en souriant franchement

Il partit dans un éclat de rire en m'attrapant pour m'installer sur ses genoux.

- Je ne savais pas qu'un pénis avait poussé entre mes jambes pendant la nuit, dis-je baissa mes yeux vers le bas

Il passa ses mains sous le tee shirt qu'il m'avait prêté pour dormir avant de faire glisser ses pouces sur mon pubis.

- Hum, non. Pas de pénis, déclara-t-il en me caressant de façon un peu plus insistante se rapprochant de mon clitoris doucement

- Tu m'en vois ravie, gémis-je lorsque l'un de ses pouces se posa franchement sur la fameuse petite boule de nerfs.

Il me souleva de sur lui et inversa nos positions en me couchant sur la surface moelleuse.

- Mais je vais devoir y regarder d'un peu plus près. Pour être certain, m'informa-t-il en relevant mon tee shirt sur mon ventre et faisant promener ses doigts sur mes hanches

- Si c'est pour la bonne cause, alors..., dis-je en lui montrant mon corps d'un geste de la main

Il glissa ses mains sous le tee shirt et les posa sur mes seins encore enfermés dans un soutien-gorge de grossesse en dentelle récemment acheté cajolant ma poitrine durcit par l'excitation avant de faire disparaître le vêtement lui appartenant.

- J'aime te voir porter mes vêtements, susurra-t-il contre mon oreille, mais là, il est de trop pour ce que j'ai prévu de faire.

- Tu n'étais pas censé vérifier cette histoire de pénis ? Tu te trompes un peu d'endroit là, non ?

- Je suis consciencieux, c'est tout, répondit-t-il en faisant glisser les bretelles de ma lingerie sur mes épaules

Sa bouche passa de mon oreille à mon cou qu'il vint ravager de tendres baisers qui m'électrisaient au point de me faire gémir une nouvelle fois. Ma main partit dans ses cheveux et les agrippant, je lui relevai la tête avant d'écraser mes lèvres sur les siennes, nos langues bataillant l'une contre l'autre.

Il brisa notre baiser puis me retira mon soutien-gorge avant de plonger sa tête entre mes seins les embrassant tour à tour avec dévotion tout en les malaxant. Sa bouche descendit le long de mon estomac, embrassa furtivement mon ventre arrondi avant de reprendre sa course en direction de mon bas-ventre.

Il saisit les côtés de ma petite culotte et la fit coulisser le long de mes jambes avant de la faire tomber parterre. Il marqua un arrêt, se reposa agenouillé à mes pieds et se contenta de me regarder là, étendue complètement nue devant lui. Le tout dans une position des plus suggestives.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Rien. Laisse-moi t'admirer.

Sa main droite se posa sur ma cheville et remonta le long de ma jambe avant de venir caresser ma cuisse avec délicatesse. Il baissa la tête, colla sa joue contre mon mollet et érafla ma peau avec sa barbe. Je ne savais pas pourquoi mais j'aimais cette sensation entre la douleur et le plaisir et il le savait très bien. Il le fit de longues secondes avant de relever les yeux vers les miens.

Il s'approcha une nouvelle fois de moi mais stoppa sa course à mi-chemin et, comme au ralenti, se mit devant mon entre-jambe en s'allongeant entre mes cuisses. Le voir là, à cet endroit et sentir son souffle s'écraser sur ma peau me fit me cambrer alors qu'il ne m'avait même pas encore touchée.

Je sentis dans un premier temps ses doigts toucher mon sexe, le caressant doucement comme pour découvrir cette partie de mon corps.

- Oh ! haletais-je la respiration coupée quand sa langue frôla mon clitoris

- Définitivement pas de pénis par ici.

Je le vis sourire et ne pus m'empêcher de pouffer également en glissant ma main dans ses cheveux. Rire qui disparut rapidement quand sa langue vint explorer mon anatomie plus franchement. Il lécha mon sexe avec application, insistant sur mon clitoris de son muscle humide en le suçotant. Il appliqua sa douce torture sur mon corps hyper sensible avant que je le fasse revenir à mon niveau.

- Tu es bien trop habillé, dis-je me redressant à mon tour pour entreprendre de lui retirer ses vêtements

Quand il fut nu à son tour, il m'attira à lui m'aidant à m'asseoir à califourchon sur lui. Ses mains agrippaient ma tête et il m'embrassa brusquement. Un baiser qui me fit presque mal quand nos deux visages se heurtèrent au moment où nos lèvres entrèrent en contact. Ses mains prirent mes seins en coupe, titillant mes tétons dressés avant que ses bras ne s'enroulèrent autour de mes hanches pour me coller à son torse.

Il posa ses mains sur l'arrière de mes cuisses et se releva du canapé me faisant pousser un petit cri quand j'avais cru tomber à la renverse.

- Je te tiens, murmura-t-il alors que je nichai mon visage dans son cou respirant à plein poumon son odeur

Je le vis nous déplacer en empruntant le couloir menant à sa chambre avant qu'il ne s'installe sur le lit, assis contre la tête de lit, me gardant sur lui. Sa main se tendit vers le tiroir de la table de chevet et il en sortit un préservatif que je lui pris des mains avant de l'en habiller.

La seconde suivante, il s'introduisit en moi me faisant rejeter la tête en arrière alors que je lâchais un long gémissement de plaisir, contractant tous les muscles de mon corps. Ses mains se greffèrent à mes hanches, les malaxant délicieusement et m'aidant dans mes mouvements. Notre danse dura un moment à cette allure avant qu'il ne décide que ce n'était plus assez. Il me souleva, me mit sur le dos et pris les rênes de notre échange. Son corps martelant le mien implacablement alors que sa bouche torturait mon cou, grignotant ma peau, la malmenant, la marquant sans doute.

J'étais partis trop loin pour lui faire la moindre remarque. Là tout de suite, je m'en foutais royalement qu'il couvre ma peau de suçon ou de morsure. Tout ce que je voulais c'est que ce moment ne prenne jamais fin.

Sa bouche libéra ma gorge pour venir titiller mes seins, les aspirants, faisant tournoyer sa langue sur les pointes. Avec la grossesse ils étaient devenus sensibles, réactifs au moindre toucher alors le traitement qu'Edward m'infligeait me rendit folle. Une de ses mains quitta mes hanches et migra plus au sud, pour venir effleurer une nouvelle fois mon clitoris.

- Oh bordel ! criais-je alors que mon dos se décolla du lit, Continue ! lui ordonnais-je alors que je sentais mon orgasme arrivé doucement mais sûrement

C'était tellement bon que je finis par jouir seulement quelques secondes plus tard dans un grand cri libérateur.

- Putain ! siffla Edward en poussant avec force en moi avant de s'immobiliser prit dans son propre plaisir

J'avais l'impression d'être dans du coton, le corps léger. J'étais ailleurs et je sentis à peine Edward se retirer de moi pour venir se coucher à mes côtés. La respiration encore saccadée et le cœur battant, je me collai à lui profitant simplement de lui. Il embrassa mon épaule avant de refermer ses bras sur moi, me collant davantage contre son corps.

Même si nous étions en sueur, ça n'avait pas d'importance.

Je voulais simplement être près de lui et à ce moment-là, je me disais que ça ne me dérangerait pas l'être pour le reste de ma vie.


oOo


Alors, verdict ? Dites- moi tout, j'attends vos retour avec grande impatience !

Le semaine prochaine, ce sera le chapitre du mariage de Irina et Laurent alors préparez-vous à faire la fête ;)

D'ici là, prenez soin de vous ! Moi je retourne finir d'écrire le chapitre que j'ai commencer hier (le numéro 21 et autant vous dire qu'entre temps il s'en ai passé des choses pour notre petit couple :D)

Bye,

Beclear.