Bonjour, bonjour !

Comment allez vous ? Aujourd'hui, on fait une nouvelle fois la fête et on célèbre la naissance de ce dieu grec d'Edward Cullen. Enfin une naissance virtuelle bien sûr. Dommage ! mdr

Bonne lecture à tous, on se retrouve en bas pour un peu plus de bavardage ;)


Disclaimer : Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.


*** Le jour où nous nous sommes déchirés ***


Le lendemain matin, j'étais la première réveillée et étant de très bonne humeur après la soirée d'hier soir, je voulais préparer le petit déjeuner. Je me levai du lit et jetai un rapide coup d'œil à la chambre et souris doucement en voyant que nos vêtements avaient atterri un peu partout dans la pièce quand nous étions rentrés du mariage.

Je récupérai les vêtements d'Edward que je pliais pour les poser sur le banc au pied de mon lit et ramassais les miens pour les mettre dans le bac à linge sale. Je trouvai aussi mes chaussures, chacune à un bout de la chambre et ne pus m'empêcher de rire doucement au souvenir qu'Edward avait insisté pour que je les garde lorsqu'il m'avait fait toutes ses choses délicieuses. Je m'étais sentis sexy et j'en avais oublié pendant un moment ma grossesse profitant seulement de ce qu'il me faisait ressentir.

Après avoir tout rangé, je partis dans la cuisine et entrepris de nous préparer à manger. J'avais presque fini quand Edward sortit de la chambre en se frottant la tête tout en baillant.

- Bah alors, on se fait vieux ? le taquinais-je

- Sans doute un peu, concéda-t-il en s'approchant de moi pour n'embrasser le haut du crâne

- Tu as faim ? demandais-je en lui tendant une assiette de crêpes

- Tu es la meilleure, merci mon ange.

Je me pris de quoi manger et me mis sur le tabouret à côté de lui avant d'attaquer mon repas. Je mourrais de faim ce matin-là.

- Tu as prévu de faire quoi aujourd'hui ?

- Je vais passer voir l'avancée des travaux à la maison, je pense. Et toi ?

- J'ai promis à ma mère de passer la voir. Tu veux venir ?

- Bien sûr, avec plaisir, acceptais-je de bon cœur avant de finir mon assiette

Il fut décidé que nous irions à la maison avant de partir visiter ses parents. Après avoir fini notre petit-déjeuner et fait la vaisselle, je retournai m'allonger sur le lit étant d'humeur à végéter un peu. Ça faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas fait. On passa le reste de la matinée comme ça, sans vraiment parler, simplement allongés l'un contre l'autre.


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L'après-midi, quand nous avions trouvé le courage de sortir du lit, nous étions allé à la maison. J'étais contente du résultat, l'étage était pratiquement fini, il ne restait plus qu'à faire les peintures dont j'étais en train de choisir les couleurs. J'avais parlé avec Emmett hier pendant la réception et lui avait demandé de peindre la future chambre du bébé en blanc pour me laisser la mettre en couleur plus tard, quand je saurais le sexe ou après la naissance du bébé. Pour le moment, je ne voulais toujours pas savoir et puisque je n'avais encore rien acheté ça ne posait aucun problème. Ça faisait d'ailleurs toujours autant enragé Alice qui, je dois le dire, se contrôlait à la perfection pour ne pas virer hystérique tant elle aurait aimé savoir. Les meubles de la cuisine devaient être livrés d'ici dix jours et j'avais hâte de voir le rendu. Quand ils seraient là, ça voudrait dire que les travaux seraient presque finis.

Un peu plus tard, nous avions pris la voiture d'Edward et avions a été rendre visite à ses parents qui ne m'attendant pas, furent agréablement surpris de ma venue. Étant décoratrice d'intérieur, j'avais sollicité Esmée pour m'aider avec le choix des peintures dans la maison et même si je voulais quelque chose de simple, de clair et de lumineux, elle avait été de très bons conseils et je m'étais laissé tenter pour mettre quelques touches de couleur plus marquées.

Nous y avions passé quelques heures avant de repartir et qu'Edward ne me redépose pas chez moi puisqu'il devait se lever tôt le lendemain matin ayant une audience à la première heure.


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La date de l'anniversaire d'Edward approchait à grands pas et je n'avais encore aucune idée de ce que j'allais bien pouvoir lui prendre. C'est à ce moment-là que je pris conscience qu'en réalité, je ne connaissais pas grand-chose de lui et que notre relation était encore assez superficielle. Il connaissait beaucoup de choses de ma vie, des choses que j'avais plus ou moins était obligée de lui expliquer pour qu'il puisse comprendre comment j'en étais arrivé là au cours des années. Mais lui s'était très peu livré à moi à part quelques petites choses.

En désespoir de cause, j'avais fini par décider d'en parler à Emmett quand j'irai le voir cet après-midi pour notre réunion de chantier. C'était son cousin donc il devait savoir quels étaient ses centres d'intérêt. Il était pratiquement l'heure pour moi d'aller le retrouver alors après avoir averti Angela que je m'absentais, je pris ma voiture et partis en direction de la maison. Quand je finis par arrivée, Emmett se trouvait devant l'habitation et discutait avec deux ouvriers.

- Bonjour, Messieurs, les saluais-je une fois descendue de ma voiture

- Eh ! Salut toi, m'apostropha Emmett en venant à ma rencontre

Il me fit la bise et nous entrâmes dans le bâtiment qui fourmillait de personne. Il me montra une table pliante posée dans un coin et m'invita à le suivre pour qu'on commence notre réunion. Il m'informa que les parois en verre pour délimiter l'espace entre le bureau et la salle familiale étaient arrivées et quelles allaient être installées et que les peintures seraient faites par la suite. À ce propos, j'en profitai pour sortir les planches que j'avais amenées avec moi et qui me servait pour y mettre les inspirations que j'avais pour chaque pièce. Nous passâmes en revue chacune d'entre elles et il fut décidé que je les ferrait parvenir par mail à Emmett dès que je serais revenue au bar pour qu'il puisse avoir toutes les références et permettre aux ouvriers de se mettre au travail dès les fournitures achetées.

Une fois notre entrevue terminée, je décidai de commencer mon petit interrogatoire concernant le cadeau d'Edward.

- Dis voir, samedi il y a la fête d'anniversaire pour Edward chez Esmée et Carlisle... Je me demandais si tu pouvais m'aider pour son cadeau.

- Tu es en panne d'inspiration ?

- Bah c'est surtout que ton cousin est assez secret concernant sa vie et j'ai un peu l'impression que sa vie se résume à moi, ses parents et son travail depuis quelques temps. Tu lui a acheté quoi toi ?

- Je lui ai pris une voiture miniature. Ils les collectionnent depuis qu'il est gosse et cette année je lui en ai pris une qu'il cherchait depuis un moment.

- Les hommes et leurs jouets...

- Edward et les voitures, plutôt. Il a toujours aimé sa. Tu aurais dû voir sa tête quand ses parents lui ont offert sa première voiture à seize ans. On a cru qu'il allait faire un arrêt cardiaque.

- Ouais, j'avais cru comprendre. Il y a juste à voir la voiture qu'il a...elle coûte quoi ? Quarante ou cinquante mille dollars ?

- Ouais. Plus ou moins. Après, ne te prend pas la tête, je suis sûr que peu importe ce que tu vas lui acheter il sera très content.

Je savais qu'il disait ça pour me rassurer mais il n'en restait pas moins que je n'avais toujours aucune idée de ce que j'allais lui offrir. C'est encore un peu plus indécise que je retournai au bar après ça.

Aussitôt arrivée et comme convenu lors de notre rendez-vous, j'envoyai un mail à Emmett avec une copie de mes planches. Il était dix-sept heures trente et j'étais dans le bureau en train de lire mes mails quand Angela toqua à la porte avant de pénétrer dans la pièce.

- Oui, Angela. Un problème ?

- Euh... Je... Je suis désolée de vous déranger mais...

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Il est devant le bar, lâcha-t-elle, Je veux dire Félix. Il est dehors.

Elle était vraiment mal à l'aise et même si elle faisait tout pour le cacher, je pouvais parfaitement voir qu'elle n'était pas rassurée. Je me levai d'un coup et parti en salle et me mis dans un coin pour regarder discrètement dehors et effectivement, il y avait un homme debout sur le trottoir d'en face qui scrutait la devanture avec attention.

- Ça fait combien de temps qu'il est là ?

- Je ne sais pas trop. Je dirais un peu près une demi-heure. Je pensais qu'il allait partir mais quand j'ai compris qu'il n'allait pas le faire, je suis venue vous prévenir.

- Un problème ? demanda Ben qui venait de nous rejoindre

- L'homme que je vous ai signalé il y a quelques semaines, il est devant je crois, l'informais-je en jetant un rapide coup d'œil à Angela

Il se pencha à son tour pour regarder à son tour.

- Mais je le connais ce gars. Enfin pas personnellement mais je le croise souvent dans le coin quand je repars de chez toi, nous expliqua-t-il en regardant Angela.

- Ne bougez pas, je reviens, leur demandais-je en marchant pour sortir du bar

- Où allez-vous ?

- Lui demander ce qu'il attend.

- Attendez, je viens avec vous ! me retint Ben alors que j'avais ouvert la porte

Nous sortîmes donc et partîmes à sa rencontre.

- Bonjour, Monsieur. Puis-je vous aider ? Certains de mes employés m'ont fait remarquer votre présence devant le bar depuis un moment.

Il tourna la tête vers moi, me fit un petit sourire qui se voulut charmeur mais qui ne fonctionna pas vraiment sur moi.

- Bonjour. Attends une amie qui ne devrait plus tarder maintenant.

Une amie... Il parlait d'Angela, j'en étais certaine. Mais que pouvait-on faire ? Il n'était pas venu lui parler et ne l'avait pas menacé alors à part instaurer un climat de malaise et de peur pour le moment nous ne pouvions pas lui reprocher grand-chose. Et ça me rendait triste pour elle parce qu'elle ne méritait pas ça.

- D'accord. Peut-être pourriez vous la prévenir que vous l'attendez, ça doit être long, fis-je en semblant compatissante, Pour tout dire, j'ai eu peur que vous soyez cet homme qui rode dans le quartier depuis un moment déjà, ajoutais-je sur le ton de la plaisanterie

Je voulais qu'il sache qu'on avait vu "cet homme" et que son comportement ce jour-là, nous faisait nous poser des questions. Si ça pouvait l'effrayer un peu et le faire prendre ses distances, c'était parfait.

- Tout le monde en parle dans le quartier et la Police est informée mais bon, vous savez..., continuais-je en haussant les épaules

- Vous avez raison. Je vais aller l'attendre dans le café du coin, concéda t-il

- Passez une bonne fin de journée, lui dis-je avant de faire demi-tour Ben sur mes talons

- Il fait froid dans le dos, me souffla mon employé une fois seuls

Nous revinrent dans le bâtiment et Ben retourna à son poste avant que je ne parte dans mon bureau accompagné d'Angela.

- Alors ?

- Il nous a dit qu'il attendait une amie. Peut-être que c'est le cas mais... Soit prudente en rentrant chez toi ce soir, d'accord ? Ben te raccompagne toujours ?

- Ouais, tous les soirs. On... On sors ensemble depuis un mois et demi maintenant, avoua-t-elle en rougissant fortement

- D'accord, me contentais-je répondre en hochant la tête et en lui souriant doucement, Dis voir, continuais-je pour changer de conversation, Tu sais que je vais bientôt déménager et je me disais que j'allais proposer l'appartement au-dessus en location pour les employés. Si tu pouvais en parler aux autres et leur dire de venir vers moi si quelqu'un est intéressé.

- Hum, Ouais. Bien sûr.

- Merci ma belle.

Elle sortit de la pièce pour reprendre son travail pour les quelques minutes qui lui restaient avant de pouvoir partir.

En quittant, Angela rentra chez elle en compagnie de son petit ami et Félix ne fit plus entendre parler de lui par la suite.


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Nous étions mardi et il ne me restait plus que quatre jours pour trouver le cadeau que j'allais offrir à Edward ainsi l'après-midi même et après avoir eu une illumination divine, je me jetai sur mon ordinateur à la recherche de ce que je voulais et après deux heures de recherche, je finis par trouvai le Graal. Je pris mon téléphone et composai le numéro inscrit pour avoir plus d'informations. Une heure plus tard, tout été réglé et je devais aller récupérer son cadeau le lendemain dans l'après-midi.

Ainsi me voilà le mercredi au volant de ma voiture en direction de la ville de Joliet à un peu près une heure trente de route de chez moi. Ça me prit une grande partie de l'après-midi pour faire l'aller-retour mais en fin de journée j'étais contente de ma trouvaille et la fin de semaine fut bien plus tranquille et calme.


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Samedi Vingt Juin. Le jour de l'anniversaire d'Edward. Une journée qui allait être longue, je le sentais déjà.

Il était encore très tôt et même si j'étais réveillée depuis un moment déjà, j'étais encore couchée dans mon lit. Je n'avais jamais été une grosse dormeuse mais depuis que je sentais le bébé bouger, il n'était pas rare qu'il me réveille parfois plusieurs fois par nuit tant il gigotait et aujourd'hui ne faisait pas exception.

J'avais du temps devant moi avant la soirée chez Esmée et Carlisle alors je décidai de traîner à la maison. J'avais quelques lessives à faire tourner et un peu de ménage aussi à faire. Je me levai finalement de mon lit pour aller dans la cuisine me servir un bon petit-déjeuner. Qu'est-ce que je pouvais avoir faim en ce moment...

Une fois rassasiée, j'envoyais un rapide SMS à Edward pour lui souhaiter son anniversaire même si j'allais le voir le soir même, je voulais qu'il ait ce petit message à son réveil. Après ça, j'entrepris de mettre de l'ordre dans mon appartement puis je décidai de faire quelques cartons en vue du futur déménagement. Je n'avais encore rien commencé et je me disais qu'il était peut-être temps de mettre en boîte tout ce dont je ne me servais pas au quotidien. Quand je relevai la tête pour la première fois, il était plus de midi et la faim se fit ressentir. Je jetai un coup d'œil à mon téléphone et fus étonnée de voir que je n'avais aucune réponse d'Edward. Bizarre. Mais je laissais couler en me disant qu'il était sans doute fatigué de sa semaine qui avait été chargée au niveau de son travail. Le pauvre avait fini à pas d'heure pratiquement tous les soirs.

Je mangeai un rapide repas et retourner au tri de mes affaires et ce n'est qu'à dix-sept heures que je levai la tête du guidon. Il était grand temps que je me prépare pour la soirée. Edward et moi avions convenu qu'il viendrait me chercher à dix-neuf heures, que nous irions chez ses parents puis qu'après la fête je passerais la nuit chez lui pour que nous puissions passer le dimanche ensemble après cette longue semaine.

Je pris une bonne douche puis enfilai la robe que j'avais prévu de porter. C'était une robe portefeuille bleu marine à motif floral avec des manches courtes et qui m'arrivait au niveau des genoux. Elle était jolie et très simple. Tout ce que j'aimais. Avec ça, je mis une paire d'espadrilles en suède marron à talons compensés. Je m'étais légèrement maquillé et avais noué mes cheveux en une longue tresse en épi de blé.

La sonnette de l'interphone grésilla dans l'appartement au moment exact où j'eus fini de mettre ma veste en jean et j'ouvris la porte d'entrée avant de rassembler mes affaires dans l'entrée.

- Bonsoir, vous, me salua Edward alors qu'il était accoudé au chambranle de la porte d'entrée

- Bien le bonjour, Monsieur Cullen.

J'avançai vers lui et l'embrassais.

- Joyeux anniversaire ! m'écriais-je le faisait rire avant qu'il ne me remercie

- Tu es prête à partir ? Si on arrive en retard, ma mère va me tuer.

- Tu es le Roi de la soirée. Tu as le droit de faire tout ce que tu veux. C'est ton jour, Chéri.

- Tout ?

- Absolument tout.

- Je prends note, dit-il dans un sous-entendu à peine caché

Il prit mon sac puis nous quittâmes mon chez moi avant de monter dans sa voiture pour partir à la fête.

- Au fait tu n'as pas reçu mon SMS ce matin ?

- Désolé, je me suis levé tard et puis après mon téléphone n'avait plus de batterie. Quand je l'ai vu bah... Je te voyais deux heures plus tard alors, je préférais te remercier de vive voix.

- Je vois... Alors, prêt à faire la fête ?

Il grogna pour toute réponse ce qui me fit rire.

- Aller, tu va voir. Ça va bien se passer, fis-je en essayant de l'imiter quand nous avions eu notre premier repas chez ses parents

- Ah ah. Très drôle.

Le trajet se passa dans la bonne humeur et bien vite nous fûmes arrivés à destination.

En arrivant chez Esmée et Carlisle, la fête semblait déjà avoir commencé. Edward entra directement, moi à sa suite et de nombreux invités étaient rassemblés dans le grand salon des Cullen. Quand ils remarquèrent notre présence, tout le monde se fit à crier en cœur pour lui souhaiter son anniversaire nous faisant sursauté parce que nous ne nous y attendions pas. Je reconnus quelques têtes familières comme Emmett et Rosalie, ses parents Carmen et Éléazar ainsi que Jasper et Alice ou encore Rachel et Paul un peu plus loin dans le fond de la pièce.

- Aller, soit gentil et remercie les, chuchotais-je à son oreille quand je le vis fixer la foule

Je me séparai de lui et parti, pour ma part saluer les gens que je connaissais en me disant que j'aurais bien le temps au cours de la soirée de parler avec le reste des invités. Je passais de bras en bras, embrassant tout le monde et fini par mon collègue de travail et sa compagne.

Edward était, lui, entouré de gens et semblait un peu perdu parce qu'ils lui parlait tous en même temps. C'était assez drôle à voir.

- Papa et maman sont de sortie ce soir, les taquinais-je

- Ouais. On a déposé Leah chez ma mère et on ne la récupère que demain.

- Ça ne te fait pas trop bizarre ? demandais-je à Rachel

- Si, beaucoup mais on voulait s'amuser un peu pour une fois. Depuis le repas dans l'appartement d'Edward on n'est pas vraiment ressorti alors ce soir était l'occasion.

- Alors amusez-vous bien.

Je les laissais pour aller rejoindre Alice qui se trouvait un peu plus loin, à coté d'une table sur laquelle reposaient un nombre impressionnant de cadeaux de toutes les couleurs et de toutes les formes. Pour ma part, le mien était dans le sac que j'avais pris pour passer le weekend chez lui et je comptais le lui offrir une fois rentrés à son domicile.

- Je suis curieuse de savoir ce qu'il y a dans tous ses cadeaux.

- Oui, moi aussi. Qui peut avoir beaucoup d'autant de choses ? répondis-je circonspecte

- Je suis sûr qu'il y a des trucs complètement dingues le dedans genre des montres ultras chères.

- Ou ça se trouve quelqu'un lui a acheté un robot mixeur, pouffais-je avant de me stopper en voyant Edward au loin

Il était en pleine conversation avec un couple de personnes qui devait avoir le début de la cinquantaine et même si la conversation ne semblait pas être déplaisante, Edward mis fin à la conversation avant de sortir de la pièce rapidement après, les poings et la mâchoire serrée.

Je fis un pas pour le suivre mais fus interrompue par Irina et Laurent qui venait d'entrer dans mon champ de vision.

- Eh bonjour, vous deux. Comment allez-vous ? les saluais-je

- Bonsoir Bella. Bien et toi ? répondit le jeune marié

- Je vous pensais partis en lune de miel.

- Nous partons dans quinze jours, Laurent a une affaire en cours qu'il souhaitait terminer avant notre départ, m'expliqua Irina en souriant doucement tout en regardant son mari, Où est la star du jour ?

- Très bonne question, à peine arrivé il a été kidnappé par tout un tas de gens et là il me semble l'avoir vu sortir de la pièce. J'allais justement le rejoindre.

Je tournai la tête dans tous les sens à sa recherche, me contorsionnant pour tenter de jeter un coup d'œil dans les pièces adjacentes mais rien. Pas de trace de lui.

- Ne t'en fais pas, va. Il va bien finir par réapparaître avant la fin de la soirée.

- J'espère bien. C'est son chauffeur pour la soirée, je n'ai pas envie de rentrer à pied.

- Il n'oserait pas. Surtout dans ton état, me rassura-t-elle en désignant mon ventre rebondit de la main

Edward revint dans le salon à ce moment-là et ses traits étaient tirés parce ce qui ressemblaient à de la colère. Mais qu'est-ce qui avait bien pu le mettre dans un état pareil ? J'étais complètement perdue parce qu'à notre arrivée il allait très bien et était de très bonne humeur.

Il traversa la pièce pour entrer dans la cuisine où je le vis parler à sa mère qui le prit dans ses bras brièvement avant que son regard ne me capte en train de les regarder et elle se recula, lui dit quelques mots et partis retrouver Carmen, le laissant seul.

Il y resta pendant près qu'un quart d'heure, la tête baissée, le dos voûté avant de se redresser et souffler un grand coup puis de revenir avec le reste des invités.

Au cours de la soirée, il vint finalement me voir alors que je parlais de la maison et des travaux avec sa tante et son oncle, leur promettant qu'une fois ceux-ci terminés je les inviterai pour un repas pour qu'ils puissent voir ce qui y avait été fait. Esmée qui passait par là entendit notre conversation et du coup se retrouva elle aussi à être invitée pour son plus grand plaisir de décoratrice d'intérieur.

- Tout va bien ? interrogeais-je Edward discrètement pendant que les autres parlaient entre eux

- Oui. Ne t'en fais pas, se déroba-t-il avant de changer de conversation pour revenir sur les travaux de la maison dont nous parlions

Le reste de la soirée, fut agréable et Edward sembla oublier bien vite son énervement pour profiter de fête et de la présence de sa famille et de ses amis.

Moi, au contraire, je n'oubliai rien et me posai mille et une questions bien et j'étais bien décidée à en obtenir les réponses.


oOo


On venait à peine de rentrer chez lui et le trajet du retour s'était fait dans le plus grand des silences. Je n'avais rien de spécial à dire mais en temps normal on trouvait toujours le moyen de parler de choses futiles ou de raconter des bêtises pour passer le temps. Mais là rien. Et ça me faisait dire qu'il y avait vraiment un problème.

Ça faisait quelque temps déjà que j'avais remarqué qu'il était un peu plus distant avec moi. Il semblait ailleurs et se perdait souvent dans ses pensées. Parfois tout allait bien et d'autres fois j'avais l'impression qu'il portait le poids du monde sur les épaules. Et puis il y avait son comportement au mariage de Laurent et Irina et l'incident de ce soir qui ne faisaient que renforcer un peu plus mes doutes et mes craintes. J'avais fait comme-ci de rien n'était mais ce soir j'étais fatiguée de faire semblant. J'avais besoin de réponses.

- Est-ce qu'on peut discuter ? J'aimerais te parler d'un truc, lui demandais-je en m'asseyant sur le canapé en retirant mes chaussures, Qu'est ce qu'il passe ? Quelque chose te tracasse ?

Il se stoppa devant les fenêtres et je vis son corps se tendre. De façon sans doute imperceptible pour une personne lambda mais pas pour moi. Je connaissais son corps et ses réactions par cœur. Je savais que quelque chose n'allait pas.

Il se tourna rapidement vers moi et me fit un maigre sourire avant reprendre sa position initiale.

- Rien, juste un peu de fatigue, répondit -il

- T'es sûr ?

- Ne t'inquiète pas.

Je me levai du canapé pour venir se coller à son dos en passant mes bras autour de ses hanches pour venir caresser son torse en signe de réconfort.

- Pourquoi est-ce que tu me mens ? murmurais-je

- Bella...

- Qu'est ce qui il y a ? Tu étais de bonne humeur jusqu'à ce que l'on arrive chez tes parents après ça... Il s'est passé quelque chose à la fête ?

- Bien sûr que non.

- Est-ce que...Je ne sais pas... Est-ce que tu regrette ? lâchais-je dans un souffle

- Hein ? s'étonna t-il en se retournant vers moi

- Est-ce que tu regrette de ne pas être parti quand tu aurait pu le faire ? Je veux dire tu peux toujours le faire mais... Quand tu as su pour le bébé, je veux dire.

J'avais oser poser la question mais j'étais effrayée par la réponse qu'il allait donner.

- Bien sur que non ! cria t-il

- Alors c'est quoi ? Quel est le problème ? Parce que peut importe ce que tu pourra me dire, il a y un problème quelque part.

- Mais il n'y a pas de problème !

- Tu mens ! Depuis un bon bout de temps d'ailleurs. Tu pense peut être que je n'ai rien vu mais je te connais et j'ai remarquer ton changement d'attitude depuis plus d'un mois et c'est devenu pire depuis le mariage puis il y a eu ce soir. J'aimerais savoir pourquoi tu paraissais si énervé au point que tu as mis plus de quinze minutes à te calmer dans la cuisine. Pourquoi est-ce que tu me mens ? répétais-je en espérant cette fois-ci obtenir une réponse franche

Parce que la vérité était que je savais, j'avais bon essayer de me convaincre du contraire, je sentais que c'était lié au bébé. Je m'étais très bien rendu compte que quand mon ventre entrait dans son champ de vision son comportement à mon égard devenait tout autre. Dès qu'il l'apercevait, il s'écartait et mettait une certaine distance entre nous comme repoussé par lui.

- C'est toi qui me dis ça ?

- Pardon ?

J'étais choquée par ce qu'il venait de dire.

- Tu es un peu mal placée pour me faire ce genre de reproche, Bella. Vraiment très mal placée, rétorqua t-il cynique

- Pardon ?! répétais-je ne sachant pas quoi dire d'autre

- Oh arrête de faire l'innocente, tu vois très bien ce à quoi je fais allusion.

- Mais de quoi tu parle ?

- Mais de tout ! On en parle du fait que tu n'ai cacher ce bébé ? Si le destin ne s'en était pas mêler sans doute qu'aujourd'hui je ne saurais toujours pas que tu es enceinte !

- T'es sérieux là ?!

- Laisse tomber …. La journée à été longue. Je vais aller me coucher, souffla t-il en se détournant de moi

- Je comprends pas... chuchotais-je, Qu'est ce qu'il t'arrive ?

- Je te dis que je vais bien ! s'énerva t-il en se retournant vivement vers moi

Je sursautais quand sa voix claqua dans l'air tel un fouet. Je ne comprenais pas son attitude. Pourquoi est-ce qu'il s'énervait à ce point ? Qu'est ce qui pouvait bien le mettre dans cet état là ?

- Je sais qu'il se passe beaucoup de chose dans ma vie en ce moment et que je suis sans doute moins disponible avec le bébé, travail et la rénovation de la maison mais je m'inquiète pour toi, Edward.

- Oui bah tu m'excusera mais moi j'ai rien demander de tout ça ! cracha t-il, Tu ne peux t'en prendre qu'a toi même, ce n'est pas de ma faute si ta vie ressemble à un vrai champs de mine.

- Oh ! Waouh ! fis-je sidérée en réalisant ce qu'il venait de dire

Il n'avait rien demandé...

Je restais quelques secondes, les bras ballants, choquée par ses paroles avant de me ressaisir. Je devais partir d'ici tout de suite ! Je partis dans sa chambre en combattant mon envie de pleurer, pris le sac que j'avais prévu pour passer le weekend chez lui qu'Edward avait déposé ici et retournai dans la pièce de vie pour récupérer mes chaussures qui gisaient encore au sol devant le canapé.

- Bella ! Attends ! C'est pas ce que je voulais dire ! déclara t-il en s'élança vers moi

Il saisit ma main à la volée et tenta de me retenir mais je me libérais prestement en tirant sur mon bras. J'avais une boule dans la gorge, j'étais en train d'étouffer ici et je sentais nettement la crise arriver et prendre de l'ampleur. Je devais partir parce qu'une fois qu'elle serait là, je savais qu'elle serait dévastatrice. Je savais qu'une fois que les larmes tomberaient elles ne s'arrêteraient plus et je refusais qu'il ne me voit comme ça. Je ne me donnerai pas en spectacle devant lui.

Je repris mon chemin en direction de la porte d'entrée, Edward sur mes pas s'excusant encore et encore.

- Je ne pensais pas ce que je disais. Pardon ! me supplia t-il en se mettant entre moi et la porte d'entrée

Je devais partir d'ici et il m'en empêchait. Je commençais à paniquer, ma respiration s'accéléra devenant saccadée alors que je sentais mon cœur se serrer douloureusement. Il fallait que je m'en aille. Maintenant.

- Va te faire foutre ! vociférais-je, Je ne t'ai jamais rien demander, cette situation c'est toi qui l'a voulu ! C'est toi qui a insister pour faire partie de ma vie et de celle de ce bébé et maintenant tu ose me dire ça ?! Tu ose me dire que tu n'as rien demander ?! Tu ose me dire que tout est de ma faute ?!

A présent je hurlais, ne me retenant plus, lui disant le fond de la pensée dans une vaine tentative d'évacuer tout ce flux d'émotion qui déferlait par vagues incontrôlable dans mon corps. Colère, tristesse, amertume, frustration, désespoir... Tant d'émotion différentes qui me submergeaient brusquement.

- C'est quoi ton putain de problème ?! questionnais-je, Maintenant que mon ventre se voit et que le bébé bouge, ça devient trop réel pour toi, c'est ça ?! Bah tu sais quoi ? Si toi t'es pas prêt pour ça et bien il y a pas de problème. Je te facilite les choses, toi et moi, c'est terminé. Je te rends ta liberté, gémis-je la voix tremblante.

J'attrapai mon sac à main posé sur le meuble de l'entrée et poussai violemment Edward de mon chemin avant de quitter son appartement en claquant la porte derrière moi.


oOo


Bon, eh bien voilà pour ce chapitre. Pitié, ne m'en voulez pas trop.

Après tout, c'est pas drôle si tout est toujours tout beau / tout rose, non ?

Alors, à vos claviers / téléphones et dites moi ce qu'il va se passer dans les prochains chapitres selon vous. J'attends vos hypothèses avec curiosité :)

A la semaine prochaine, prenez soin de vous.

Beclear.