Bonjour tout le monde !

Avant toute chose, désolée pour ne pas vous avoir poster de chapitre la semaine dernière mais j'étais de repas dans ma famille et on sait tous comment ça a tendance à se prolonger ces choses là. Je pensais être rentrée de bonne heure pour vous poster le chapitre mais je suis rentrer chez moi très tard et surtout fatiguée de la journée.

! Petite note supplémentaire ! : Je pars en vacances pendant quelques temps il n'y aura donc pas de chapitre pendant cette période là. Je pars dans un endroit où je ne suis pas certaine d'avoir une connexion internet (l'inconvénient de partir dans un coin reculé). Le prochaine chapitre sera donc posté le Samedi 22 Août.

Ne m'en voulez pas trop mais clairement après une période de confinement et une reprise du travail compliquée, je pense qu'on mérite tous de se faire de bonne vacances.

Sur ce, bon chapitre à vous ;)


Disclaimer : Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.


*** Le jour où ma nouvelle vie à commencer ***


J'étais enfin rentrée à la maison et le moins que l'on puisse dire c'était que j'étais fatiguée mais heureusement de retrouver mon chez moi.

Quand j'avais passé le pas de la porte de mon appartement je l'avais retrouvé exactement comme je l'avais laissé. C'est-à-dire avec une chambre sans dessus dessous, avec des vêtements qui traînaient un peu partout dû à mon départ précipité.

Je vidai mon sac et entrepris de mettre un coup de propre et de ranger tout ce bazar. Il était encore assez tôt alors j'avais le temps de faire tout ça avant de prendre mon repas. Mon téléphone sonna alors que j'étais en train de mettre mon linge sale dans la machine à laver. C'était la réponse de Paul.

« Tu veux que je passe te voir ? »

La réponse était non. Je savais très bien que dès demain, ils allaient me poser mille questions et me demander des explications et je voulais profiter d'une dernière soirée de calme avant tout ça.

De Bella : Non, je suis fatiguée et je vais sans doute dormir de bonne heure. On se voit demain soir au bar.

De Paul : Ok, comme tu veux. À demain, bisous.

Et je savais aussi que lorsque j'avais envoyé ce SMS j'avais pris le risque de voir tout le monde débarquer chez moi dès mon retour ou bien de me faire harceler au téléphone. Ce qui n'arriva pas et je pense que je pouvais remercier mon ami pour ça parce qu'il avait sans doute demandé aux autres de me laisser me reposer.

Après ça et après avoir remis de l'ordre dans mes affaires, je me fis rapidement à manger mais après trois semaines d'absence plus rien de ce que je n'avais dans mon réfrigérateur n'était encore comestible. En désespoir de cause, je commandai japonais et me fis une orgie de neige rolls poulet / mayonnaise, une tuerie, avant d'aller me coucher. Quelque chose me disait que la journée du lendemain me demanderait toute mon énergie.


oOo


Le lendemain, j'étais réveillée de bonne heure, bien avant que mon réveil ne sonne. J'eus donc le temps de me rendre à la boulangerie au coin de la rue et d'acheter le petit déjeuner pour tout le monde avant de retourner au bar les bras chargés de nourriture.

J'avais encore une demi-heure avant d'ouvrir alors je partis dans mon bureau afin de reprendre mes marques, ça me faisait bizarre parce que je ne m'étais jamais absenté aussi longtemps depuis que j'étais arrivée ici. J'avais un peu la sensation d'être une étrangère ici, comme ci mon retour n'était pas totalement naturel. Je n'étais plus aussi à l'aise qu'avant et je détestais ça.

Mon bureau était impeccablement rangé, les divers papiers étaient triés et rangés dans différentes panières en fonction du type de document. L'ordinateur était éteint et seuls les papiers pour les commandes à passer auprès de nos fournisseurs étaient posés devant le clavier. Attendant qu'on s'en occupe visiblement. J'avais donc trouvé mon activité pour la matinée. Je jetai un rapide coup d'œil aux papiers classés quand le carillon de la porte d'entrée résonna.

- Il y a quelqu'un ? demanda Angela visiblement pas très rassurée de trouver le lieu ouvert

- Dans le bureau ! criais-je

- Bella ? C'est vous ? fit-elle étonnée

Elle poussa la porte et pénétra dans la pièce timidement.

- Bonjour, Angela.

Je la saluai avec un grand sourire, riant presque d'elle tant elle paraissait choquée de me trouver ici.

- Vous êtes rentrés ? Je ne savais pas que vous étiez de retour.

- Je suis rentrée hier soir, l'informais-je, Alors ? Comment ça s'est passé ici pendant que j'étais partis ?

- Oh ! Et bien plutôt bien. Enfin les premiers temps ont été un peu particuliers.

- Oui je m'en doute. Je suis désolée si je t'ai mise dans une position inconfortable. Je me doute que tout le monde t'a posé pas mal de questions.

- Bah, c'était bizarre les deux premiers jours et puis ça s'est calmé enfin si on met de côté le fait que le bar était devenu un véritable QG.

- Un QG ?! demandais-je perplexe

- Ouais. Le premier jour quand je suis arrivée, vous m'aviez prévenu de votre absence donc ça a été mais quand Paul est arrivé ça a été la panique. Il n'était au courant de rien et il s'est tout de suite inquiété lorsqu'il a pris son service et que vous étiez absente.

- Ouais, je m'en doute. C'était assez soudain.

Je pouvais aisément imaginer le bordel que ça avait dû être ici au vu de sa réaction au téléphone et je l'imaginais très bien s'époumoner et s'agiter dans tous les sens, téléphonant aux autres pour savoir s'il avait de mes nouvelles. Je plaignais sa fille quand elle serait adolescente.

- J'ai essayé de lui dire que vous étiez seulement partie en voyage mais il ne m'a pas vraiment écouté, déplora-t-elle, Tous vos amis ont accouru ici et j'ai un peu du m'énerver pour me faire attendre.

- Tu t'es énervé ? Toi ? fis-je septique

Angela ne s'énervait jamais, absolument jamais. Quand ça n'allait pas elle était plutôt du genre à ruminer dans son coin voir à rembarrer sèchement les autres quand vraiment c'était trop pour elle alors savoir qu'elle avait dû élever la voix et se faire remarquer... C'était tout bonnement énorme !

- Étonnant, hein ? Ils étaient tous là à parler en même temps, à se monter la tête et votre compagnon ne répondait pas au téléphone non plus alors ça les à inquiéter aussi. Et puis...

Elle se stoppant, laissant son histoire en suspens en se tordant les doigts.

- J'ai fini par hurler dans le bar et ils ont enfin dénié m'écouter. Après ça, ils se sont calmé. Je crois que par la suite Paul vous a eu au téléphone et tout est redevenu normal.

- Je suis désolée, pour tout ça.

- Il n'y a aucun problème. Contente de vous voir ici.

- Alors, dis-moi... C'est toi qui as géré le bureau ? lui demandais-je en lui désignant la pièce

- Ouais. J'espère que je n'ai pas fait trop de bêtises, je n'ai pas vraiment l'habitude de me charger de ça alors...

Je me levai de ma chaise et me mis devant elle.

- De ce que j'ai vu, tu t'en ait admirablement bien sorti.

- C'est vrai ?

- Absolument.

- J'avais prévu de faire les commandes aujourd'hui. Je sais que je suis un peu en retard, désolée.

- Si tu savais le nombre de fois où moi je suis en retard... Ne te tracasse pas pour ça. Tu as géré comme une chef, la félicitais-je vivement, Je m'en charge ce matin, ajoutais-je en la rassurant

Cette fille était vraiment une perle. Je savais déjà que j'avais de la chance de tous les avoir ici avec moi mais ça, là, ça me le confirmait une fois de plus.

À l'arrivée des garçons, j'eus le droit à toute une série d'embrassades et de compliment quant à ma nouvelle apparence. Il est vrai qu'ils m'avaient toujours connu avec les cheveux très longs et le teint de peau très pâle alors c'était un peu comme s'il avait une autre femme devant eux. C'était drôle à voir et ça me fit du bien de voir que malgré les événements, certaines choses n'avaient pas changé.


oOo


J'avais passé la matinée enfermée dans mon bureau afin de faire un peu le point sur tout ce qu'il avait bien pu se passer en mon absence. Et pour une fois, la chance avait été de notre côté parce que nous n'avions pas eu une seule bagarre depuis des semaines. C'était royal et on allait espérer que ça dure.

J'avais aussi mis le nez dans les fameuses commandes et j'étais heureuse de voir que le plus gros du travail avait été fait. Je n'avais plus qu'à décrocher mon téléphone pour contacter les fournisseurs et passer mes commandes. Ils avaient vraiment fait du bon boulot ici.

À midi, je mangeai un rapide repas avant de prendre ma voiture, qui m'avait un peu manqué je devais l'avouer, pour aller à mon rendez-vous. Avec mon voyage à Seattle, je n'avais pas pu me rendre à celui initialement prévu avant mon départ et j'étais un peu en retard mais après avoir contacté mon gynécologue, il m'avait rassuré et il avait été convenu que je vienne le voir dès mon retour. C'est pourquoi j'étais en route pour aller lui rendre visite.

Le rendez-vous se passa plutôt bien même si je me retrouvai avec tout un tas de tests sanguins à faire ainsi que le fameux test de glycémie. Comme toujours le bébé se portait bien et prenait du poids bien comme il fallait. J'affichais un petit + 7 kgs sur la balance alors que j'avais l'impression de peser trois tonnes. Avec un peu de retard, j'avais eu le droit à la fameuse échographie morphologique et tout avait en ordre pour bébé qui continuait de barboter joyeusement dans sa piscine personnelle et qui nous avait démontré ses talents de boxeur. C'était assez fun à regarder et bizarre aussi d'avoir les images et les sensations.

Avant de clôturer le rendez-vous, le docteur m'avait demandé si je souhaitais connaître le sexe du bébé et je ne sais pas trop pourquoi mais je lui avais répondu d'un sonore « oui ! » qui avait résonné dans la pièce nous faisant doucement rire tous les deux.

Et c'était fait, je connaissais maintenant le sexe de mon bébé.

En sortant de l'entrevue, je montai en voiture et restai simplement assise sans bouger. J'avais un sourire éclatant sur les lèvres et ne cessais de caresser mon gros ventre affectueusement. J'avais dit à qui voulait bien m'entendre et me croire que ça n'avait pas d'importance à mes yeux mais maintenant que je savais j'étais réellement heureuse. Pas que j'avais une quelconque préférence entre les deux mais j'étais simplement heureuse de savoir, de pouvoir me projeter, d'imaginer ce à quoi il allait bien pouvoir ressembler.

Je fermais les yeux et une larme glissa le long de ma joue. Je nous voyais tous les deux, j'imaginais ce petit bébé dormir confortablement couché dans mes bras alors que nous serions installés dans notre maison et je savais... non, j'avais la conviction que maintenant tout irait bien. Si les débuts avaient été durs, j'aimais ce bébé. Je l'aimais tellement, plus que n'importe qui d'autre. J'étais prête à tout pour lui, à faire absolument tout pour garantir son bonheur et lui offrir une belle vie. Je l'aimais d'un amour inconditionnel qui me noua le ventre et submergée par l'émotion, je finis par éclater en sanglots.


oOo


Une fois mes esprits retrouvés, j'étais partis faire quelques courses puis rentrée au bar et avais repris mon travail où je l'avais laissé avant de partir. Il était encore très tôt dans l'après-midi alors c'était assez calme ici ce qui était appréciable. C'est sans doute pour ça que quand j'avais repris les rênes, j'avais choisi de travailler de journée et non durant la nuit. Déjà de base, je n'étais pas quelqu'un de très sociable et même durant mon adolescence je n'allais que très rarement à des fêtes. Et puis bon, je devais l'admettre aussi, je préférais laisser les garçons gérer les problèmes de bagarre. Il était bien mieux taillés pour ça que moi.

- Eh ! Mais c'est notre Bella !

- Salut, Fergus. Comment va-tu, vieil homme ?

- Ne sois pas mauvaise, tu veux ? Je ne suis pas si vieux que ça.

- Vraiment ? demandais-je dubitative dans le but de le faire râler, Tu as quoi ? Quatre-vingts ans ?

- Non mais dit donc toi ! Tu as de la chance d'être enceinte. Non mais... Pff ! Quatre-vingts ans... On aura tout entendu répliqua t-il en bougonnant d'avantage

- Et tu aurais fait quoi ? Tu m'aurais couru après ? C'est la fracture du col du Fémur à coup sûr ça.

- Ce sont tes vacances qui t'ont rendu si mesquine ?

- Aller, tu sais bien que si tu étais plus jeune, tu serais l'homme de ma vie, le réconfortais-je

Je fis le tour du comptoir et le pris dans mes bras en riant doucement.

- Tu es rayonnante, jeune fille.

- Et toi, tu abuses des bières. Tu as pris du ventre.

- Eh bien, comme ça on est raccord.

- Oui sauf que moi j'ai une excuse. Toi non, Margaret va finir par te mettre au régime si tu continue.

On partit tous les deux dans un fou rire et ça me prit de longues minutes pour parvenir à retrouver mon calme.

Fergus était un vrai rayon de soleil. Je me moquais de lui mais en fait, il était très loin d'avoir les fameux quatre-vingts ans que je lui donnais. Il était déjà client ici quand j'étais arrivée en ville et depuis, il était resté fidèle au poste. Il venait plusieurs fois par semaine pour boire un café et assez fréquemment, il venait en soirée avec quelques amis de son club de bowling.

Nous parlâmes pendant un long moment et il me questionna sur mes vacances et ce que j'avais fais de mon temps lors de mon déplacement. Nous étions en train de rire après que je lui ai raconté une des bêtises de Jacob quand la sonnerie de mon téléphone portable retentit. Je décrochai sans même regarder le nom inscrit sur l'écran.

- Allo ?

- Hello, ma belle. Il paraît que tu es de retour parmi nous.

- Salut, Alice. Oui, je suis rentrée hier mais je me doute que tu le sais déjà, répondis-je en levant les yeux au ciel

- Comment va-tu ?

- Bien, fatiguée mais contente d'être rentrée et toi ?

- Je vais bien. Euh... Bella...

Elle fit une pause avant de se remettre à parler.

- Est-ce que tu va bien ? Je veux dire, vraiment bien ?

Qu'est ce que j'étais censée lui dire ? Que j'avais le cœur brisé ? Que j'avais pleurer pendant des jours entiers avant de me remettre sur pieds ? Je savais parfaitement que si je lui disais tout, elle me sortirait sans doute un de ses laïus bateau sur les peines de cœur et sur le fait qu'un jour j'irai mieux enfin bref, des choses que je savais déjà et que je ne voulais pas entendre pour le moment.

- Je vais mieux.

- Vraiment ?

- Ça va aller, d'accord ? Ne t'inquiète pas pour moi, la rassurais-je

- Est-ce que tu veux que je passe ce soir après le travail ? Tu veux en parler ?

- Non. Je... C'est compliqué d'accord ?

- Il n'est pas très bien lui non plus, tu sais ?

- Je... Je... Alice. Non ! Je ne veux pas savoir ça. Je... la coupais-je

Je bégayais, parce que je ne savais pas trop quoi faire de cette information. Il était mal, il n'allait pas bien mais heureusement ! J'étais mal moi aussi et ça me faisait du bien de savoir que lui non plus n'était pas au meilleur de sa forme. Restait à savoir la raison de son état. Parce que je n'étais pas sûr que ce fût à cause de la culpabilité.

- Je veux simplement que tu sache que dans cette histoire vous êtes deux à souffrir.

- Alice... soufflais-je

Je me mordais presque la langue parce qu'une petite, mais néanmoins bruyante, partie de moi avait envie de s'insurger et de l'envoyer promener. Mais je me contrôlais parce que je la connaissais assez pour savoir que c'était sa façon à elle de s'inquiéter.

- Peut-être que vous devriez parlé, non ? Même si c'est pour lui hurler dessus et lui dire ce que tu as sur le cœur.

- Je ne sais pas, c'est...

- Trop tôt ?

- Je...Ouais.

- Je ne te dis pas de le faire demain, mais juste, pense-y. C'est tout.

- Oui, je le ferrai. Mais là...Écoutes, je te laisse ok ? J'ai du travail. Salut, Alice.

J'avais débiter ça à une vitesse affolante avant de couper la communication. Je soufflais un grand coup avant de retourner à ma conversation avec Fergus.

- Peine de cœur ?

- Tu es trop intelligent pour ton propre bien, Fergus.

- Je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais il ne sait pas ce qu'il a perdu.

- Si tu le dis, répondis-je dubitative

- En tout cas si tu est intéressé, ce bon vieux Fergus est là, déclara t-il en me faisant une œillade qui se voulut charmeuse

- C'est Margaret qui va être ravie.

Sa compagnie était agréable et mon après-midi passa bien plus rapidement après ça. Elle fut seulement troublée par un nouvel appel, cette fois-ci de la part d'Emmett, peu avant dix-sept heures

- J'ai une bonne nouvelle pour toi, m'annonça t-il joyeusement une fois que j'eus décrocher

- J'espère bien !

- Ça y est ! On a terminé !

- Déjà ?! Mais vous êtes en avance.

- Et t'es encore pas contente ? bougonna t-il

- Oh bien sûr que si ! Vraiment contente. Quand puis-je récupérer mes clés ?

- Demain ? C'est un peu tard pour aujourd'hui, non ?

- Ouais, déplorais-je, Quand as-tu un peu de temps pour moi ?

- Hum...Disons, demain à quatorze heures ? Comme ça je te fais visiter et t'expliquerais les petits trucs à savoir.

- C'est parfait pour moi, vraiment parfait.

- Heureux de l'entendre. Je te vois demain alors ?

- C'est noté, merci Emmett.

- C'était avec plaisir. Passe une bonne soirée, ma belle.

Je n'en revenais pas, ça y était. J'avais ma maison. Notre maison. On avait un chez-nous où vivre. J'étais dans un état d'excitation pas possible et je savais déjà que trouver le sommeil allait être un enfer le soir même. J'avais tellement hâte de la voir et plus encore d'y poser mes affaires pour commencer cette nouvelle vie à deux.


oOo


- Oh ! s'écria Paul en fonçant sur moi quand il rentra dans le bar, C'est tellement bon de te voir. Tu m'as manqué, vilaine fille ! ajouta mon ami avant de m'étreindre doucement

- Toi aussi, soupirais-je en inspirant profondément profitant de sa présence tout en lui rendant son embrassade

- Oh Bella ! Tes cheveux !

- Ouais, riais-je, J'avais envie d'un peu de changement, expliquais-je faisant bouger ma tête pour les voler dans tous les sens

- Tu es superbe, me complimenta-t-il, Comment tu vas ? Tes vacances se sont bien passées ?

Je savais très bien ce qu'il essayait de faire, il tentait d'avoir l'air naturel, ne voulant pas parler du sujet qui fâche tout en voulant en parler. Pas très discret mais je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir.

- C'était parfait ! J'en avais bien besoin.

- Tu as même pris quelques couleurs, me fit-il remarquer en s'éloignant de moi pour me regarder plus attentivement, Et ton ventre...il a tellement grossit, j'en reviens pas.

- T'as vu ça? Une vraie montgolfière.

- Rassures-toi, ça te va très bien. Alors, tu as passer tes journées à bronzer ?

- Ouais, on est allé à Forks alors autant te dire que j'ai passé mes journées sur la plage.

- À Forks ?

- Yep ! Pour la fête nationale. On a été chez le père de Jacob.

- Oh ! Et... Tout s'est bien passé ? demanda-t-il craintif

- Comme sur les roulettes, on a passé un bon moment.

Et dans l'ensemble ça avait été le cas. La rencontre avec Charlie n'avait été qu'un léger désagrément, tout au plus. Rien de vraiment dramatique et je ne m'étais pas effondrer comme tout le monde s'y été attendu.

- Et...

- Et arrête de tourner autour du pot. Oui, j'ai croisé mon père une fois sur place.

- Oh !

- Personne n'est mort et aucun cadavre ne sera retrouvé dans les jours à venir. Tranquillises-toi.

- Tu lui as parlé ? Ça n'a pas été trop dur ?

- Si, vraiment très dur mais en même temps ça a été libérateur. J'ai dit tout ce que j'avais à dire et maintenant je pense que j'ai trouvé une sorte de paix intérieure. J'ai l'impression d'être moins en colère, plus indifférente que rancunière. Ça ne redeviendra pas comme avant, pas avant un bon bout de temps voir même pas du tout mais ça m'a fait du bien.

- Et ta mère ?

- Toujours aux abonnées absentes. Mes parents ont divorcé il y a trois ans et elle est partie à l'autre bout de pays depuis.

- Et tu ne voudrais pas mettre les choses au clair avec elle aussi ?

- Pour quoi faire ? Elle semble très bien vivre sans moi.

- Oui mais toi ? Toi est-ce que tu vis bien sans elle ? m'interrogea t-il

La rencontre avec Charlie m'avait permis de prendre conscience du fait que j'avais perdu ma mère depuis bien longtemps et tout doucement, je commençais à faire le deuil de cette maman aimante qui m'avait aimé toute mon enfance et qui m'avait abandonné il y a des années de ça. Si elle n'était pas capable de mettre sa fierté et son ressentiment de côté pour me comprendre alors elle ne méritait pas que j'aille à sa recherche et que je reprenne contact avec elle. Elle ne méritait pas tant d'effort de ma part.

- C'était il y a plusieurs années et c'est un peu plus facile chaque jour, avouais-je, En tout cas, merci pour t'être occupé du bar en mon absence. Je sais que je suis partie plus longtemps que prévu mais...

- Eh ! Pas de ça. Je comprends, vraiment.

- Tu en es sûr ?

- Bien sûr. Bon même si tu m'as flanqué la peur de ma vie, je comprends.

- Désolée, m'excusais-je une fois de plus

- Aller, c'est bon tu es toute pardonnée. Tu as un peu de temps devant toi ? Qu'on puisse discuter un peu.

- Bien sûr ! Tu sais à part passé ma soirée en tête à tête avec moi-même tout en faisant mes cartons, je n'avais pas prévu grand-chose.

- Parfait !

Il me tira dans un coin du bar, un peu à l'abri des autres et alla nous chercher à boire avant de revenir à notre table. Il se mit devant moi et mal à l'aise, il remua sur son siège.

- Paul ?

- Hum.

- Crache le morceau, s'il te plaît.

- Euh... Ouais. Est-ce qu'on peut en parler ?

Le moment était donc venu. Je ne sais pas pourquoi mais je l'avais presque senti venir et je savais aussi que maintenant ça n'allait plus s'arrêter. Ça avait commencer avec Alice plus tôt dans l'après-midi et maintenant c'était son tour.

- On aimerait juste comprendre. C'est tout.

- Tu veux que je te dise quoi au juste ? Et lui ? Vous lui aviez demandé de vous expliquer ?

Parce que ça commençait à me fatiguer de toujours devoir donner des explications à tout le monde. Je n'étais pas seule dans cette histoire mais j'étais la seule que l'on venait questionner quand il se passait quelque chose.

- Pas vraiment. D'après ce que m'a dit Alice, quand il est au travail il ne parle à personne et évite tout le monde. Emmett dit qu'il a essayé de lui parler et tout ce qu'il a dit c'est qu'il avait merdé. C'est les seules informations qu'on a avec toi disant à Emmett que vous aviez rompue.

- Et ce n'est pas suffisant ? Parce que j'en ai marre que tout le monde se mêle de mes histoires.

- On veut simplement t'aider, Bella.

- Oui, je sais. Sauf que ça ne m'aide pas de m'en parler à longueur de journée! m'énervais-je, Tu veux comprendre et bien si tu veux un scoop, moi aussi j'aimerais bien comprendre. Parce que j'ai beau me torturer le cerveau je ne vois pas comment ça a pu arriver. Je comprends pas pourquoi il a tout fait pour avoir un rôle dans ma vie pour finalement faire marche arrière. Je ne comprends pas pourquoi en un mois son comportement à radicalement changer, pourquoi il s'est renfermé sur lui, pourquoi il était si distant à son anniversaire ni pourquoi il s'est énervé quand j'ai cherché à l'aider. J'aimerais avoir une réponse à te donner mais je n'en ai pas. Je n'en ai pas parce qu'il ne m'en a pas donné non plus.

Mes nerfs déjà sensibles étaient en train de lâcher et je ne me retenais plus de dire le fond de ma pensée même si je me défoulais sur la mauvaise personne.

- La seule chose qu'il a bien voulu me dire c'est, et je le cite : qu'il n'avait rien demandé de tout ça et que c'était de ma faute, que je n'aurais pas dû faire n'importe quoi. Alors si tu veux des réponses, si tu veux comprendre, va le voir lui parce que le problème vient de lui pas de moi et arrêtez de venir me demander des comptes, finis-je en me levant brusquement de ma chaise.

En fait, j'étais clairement consciente que s'il avait eu ce comportement là avec moi j'avais sans doute une part de responsabilité là-dedans et que j'étais celle qui l'avait quitté. Sauf que là, je n'étais pas vraiment prête à l'admettre. Tout simplement parce que j'avais beau y réfléchir depuis des semaines, je ne voyais pas ce que j'avais bien pu faire pour obtenir une réponse pareille. J'aurais sans doute pu mieux gérer notre relation mais le contexte était tellement particulier qu'il n'y avait pas de mode d'emploi et j'avais fait comme j'avais pu. Ça n'avait vraisemblablement pas été idéal mais j'avais fait de mon mieux.

Il se leva à son tour et me retint en saisissant ma main.

- Tu t'en vas déjà ?

- Oui. Parce que je sais que cette conversation ne va mener nulle part. Je suis fatiguée et la journée a été longue.

Je récupérai mes affaires dans le bureau et sortis du bar en poussant la porte rageusement. Je ne faisais pas vraiment attention à ce que je faisais, la tête à moitié dans mon sac à main en train de chercher mes clés et je finis par entrer en collision avec quelqu'un qui allait entrer dans le bar.

Mon sac tomba au sol, une partie de son contenu s'y éparpilla et je me penchai du mieux que je le pus pour le ramasser.

- Eh merde ! jurais-je en récupérant mes affaires avant de me redresser

Je relevai la tête.

- Pardon, excusez...

La fin de ma phrase resta bloquée dans ma gorge et ma respiration se coupa en même temps que mon cœur loupa plusieurs battements. Mon corps s'était figé telle une statue. Son regard accrocha le mien, ses yeux d'un vert si brillant et hypnotisant semblaient fouiller au plus profond de mon âme. Je le laissai faire, complètement pétrifiée face à lui, jusqu'à ce que je ne puisse plus le supporter, jusqu'à ça devient trop pour moi. Trop tôt, trop douloureux, trop bon aussi sans doute.

Je me reculai vivement pour me coller à la porte de mon immeuble. Mon cœur battait à toute allure et s'en était presque douloureux.

- Edward...soufflais-je avec difficulté

Il continuait de me regarder sans rien dire, comme s'il cherchait la meilleure façon de ne pas me faire partir, comme s'il ne voulait pas briser cette bulle que l'on avait créer depuis notre télescopage.

- Bonsoir, Bella.


oOo


Et voilà ! Oui bon j'ai un peu couper au meilleur / pire endroit mais si non ce n'était pas drôle :) Pour ceux qui se poserait la question la question : Oui le sexe du bébé restera une surprise jusqu'à la fin :D

Ps: Avec le décalage de semaine, j'avais pas prévu de vous laisser comme ça pour mon départ en vacances :/ Désolée !

Vous celles et ceux qui sont en vacances, profitez en bien et pour tous les autres, courage à vous les amis ! Prenez soin de vous !

Beclear.