Bien le bonjour, tout le monde.

Voilà, ça y est. Nous y sommes. C'est déjà le dernier chapitre. Elle en aura vécu des péripéties cette histoire...

Commencée il y a plus de trois ans puis mise en pause et améliorée pendant le confinement afin de combler mes journées d'ennui et aussi parce que je n'aimais pas trop ce gout d'inachevé. Mais ça y est, elle est maintenant terminée. Enfin à par l'épilogue qui arriva prochainement (oui oui, je vous ai entendu ;)), peut être pas la semaine prochaine parce que ma vie c'est un peu de la folie avec la rentrée mais vraiment bientôt. Enfin je vous dis ça mais si je l'écrit rapidement, si je suis autant inspirée que durant tous ces mois d'écriture, il sera là d'ici quinze jours.

Je ne vais pas vous retenir plus, je sais à quel point vous avez pu être frustrés par la fin du chapitre précédent.

Sorry not sorry :D

Bonne lecture à vous avec un chapitre biiiiien plus long que d'habitude et on se retrouve en bas.


Disclaimer : Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.


*** Le jour où nous nous sommes retrouvés ***


C'était lui, c'était lui mon inconnu. Edward était cet homme avec qui j'avais couché le soir du réveillon du Jour de l'an et surtout, fait le plus important de cette histoire, il était le père de mon bébé. J'étais enceinte de notre enfant. Impossible !

L'information tournait en boucle dans ma tête mais je ne parvenais pas à l'intégrer réellement et j'avais été proche du malaise.

Après la révélation, révélation qui nous avait laissées sonnés tous les deux, j'avais une nouvelle fois pris la fuite et j'étais rentrée chez moi. C'était tellement soudain que je ne pouvais pas rester ici, avec lui. Pratiquement comme une voleuse, je m'étais levé du banc sur lequel j'étais assise sans laisser le temps à Edward de dire quoi que ce soit. Le regard dans le vide, comme perdu dans ses souvenirs, il n'avait eu aucune réaction. Il n'avait fait aucun mouvement pour tenter de me retenir.

Pour tout dire, je ne sais même pas s'il s'était rendu compte de mon départ. Comme moi, je pense qu'il avait besoin de temps pour digérer la chose.

Le trajet jusque chez moi, je le fis dans un état de sidération pure. J'étais partagée, je me sentais bizarre. Au cours des derniers mois, j'avais fini par me faire à l'idée que l'identité de cet homme resterai à tout jamais secrète alors savoir que premièrement je l'avais devant moi et que deuxièmement il s'agissait d'Edward... Je pensais que j'étais en quelque sorte choquée par la révélation. Je ne savais pas s'il fallait que je me réjouisse ou pas. Avais-je des raisons de me réjouir au moins ? Est-ce que ça allait changer quelque chose ?

Une fois arrivée chez moi, une fois la porte fermée, je me figeai. Putain, mais dans quelle merde je m'étais encore fourré ? Je lâchais mon sac qui atterrit avec fracas sur le parquet et je retirais mes chaussures avant de m'élancer en direction du jardin. Il fallait que je me pose et que j'analyse tout ça.

Qu'est-ce qu'on était censés faire maintenant ?


oOo


Je ne sais pas très bien combien de temps j'étais restée comme ça, les yeux perdus au loin dans le vide, à me repasser les événements depuis le début. Cette fameuse nuit puis notre rencontre, la construction de notre relation après l'annonce de la grossesse puis notre dispute et notre séparation. Combien de chance y avait-il qu'il puisse être cet homme ? Combien de chance y avait-il pour qu'après cette nuit, on se retrouve et que l'on tombe amoureux l'un de l'autre ?

Étrangement ou pas, j'avais l'impression de me revoir au tout début. Tout aussi perdue, tout aussi chamboulée et indécise.

L'après-midi était maintenant franchement bien avancée et le soleil commençait à décliner doucement. J'entendis au loin la sonnerie de mon téléphone qui sonnait pour la troisième fois. Je l'avais très bien entendu la première fois ais n'avais tout simplement pas répondu. Il y avait de fortes chances que ce soit lui et si c'était le cas, je n'étais pas certaine de savoir quoi lui dire. Je me levai toutefois et partis le chercher quand même et je fus réellement surprise en voyant que l'appel ne venait pas de lui mais d'un numéro qui n'était pas enregistré et par curiosité, je décrochais.

- Allo?

- Bella ? se fit entendre une voix qui m'était plus que familière

- Bonsoir, Charlie.

- Je...hésita-t-il, Jacob est passé à la maison hier et il m'a donné ta lettre.

- Oh ! Je vois.

A vrai dire, je pensais qu'il l'avait fait depuis un petit moment déjà mais que Charlie n'avait pas pris la peine de me contacter. C'était sans doute injuste de ma part mais bon, les vieilles habitudes ont la dent dure et puis vu la façon dont je l'avais envoyer promener la dernière fois, est-ce que j'aurais pu le blâmer d'être réticent à l'idée de me reparler ?

- Merci.

- Pardon ?

- Merci.

- Pour ?

- Pour cette lettre. Je l'ai lu et... Je... Nom de dieu ! On a été des parents horribles avec toi, admit-il

- Charlie... soupirais-je, C'est faux et tu le sais très bien. J'ai eu une enfance absolument géniale avec toi et Renée. On ne peut pas juger votre parentalité sur une seule et unique année.

- Tu sais très bien que c'est bien plus qu'une année. Quand tu es partis tu avais dix-huit ans, tu en as maintenant pratiquement vingt-six et tu vas être maman. On a loupé tellement de choses... Un tiers de ta vie.

Plus j'y pensais et plus j'en venais à relativiser notre histoire. Je ne sais pas si c'était parce que j'allais également devenir mère mais je comprenais un peu mieux mes parents et leurs réactions.

- Tu sais, Charlie...commençais-je, Il n'y a pas si longtemps que ça un ami m'a dit que toutes les choses par quoi j'étais passées et tout ce que j'avais vécu avaient fait de moi la personne que j'étais maintenant, lui dis-je en repensant à ce qu'Edward m'avait dit un jour au début de notre relation, Je ne dis pas que tous les jours ont été faciles, si tu as lu ma lettre tu t'en es sans doute rendu compte, mais j'aime ma vie aujourd'hui. Je suis une adulte, une chef d'entreprise qui mène une vie super, qui a des amis tout aussi supers et je vais bientôt être maman. Je n'ai pas franchement de quoi me plaindre.

- Un bébé... murmura-t-il, Pfff, j'en reviens toujours pas. Je vais être Papi.

- Ce n'est pas comme si tu étais de toute première jeunesse, tu sais.

- Le pire, c'est que je n'arrive même pas à m'offusquer de te l'entendre me le dire.

- Ce n'est pas comme si c'était faux non plus.

Il y eut un court moment de silence avant qu'il ne reprit la parole.

- Tu m'as manqué, Bella.

- Toi aussi, Charlie, avouais-je tout à coup émue en sentant les larmes me monter aux yeux

Après ça, nous discutâmes de tout et de rien, principalement de ma vie et du bébé à venir, rattrapant le temps perdu puis il me souhaita une bonne soirée avant de me demander s'il pouvait prendre de mes nouvelles régulièrement et je fus heureuse de l'y autoriser. J'étais heureuse de retrouver mon père. Vraiment.

Une fois notre appel téléphonique fini, je levai les yeux vers l'horloge accrochée au mur du salon et écarquillais les yeux en voyant qu'il était dix-neuf heures passées et qu'il était plus que temps de me faire à manger. Il faisait très lourd en cette soirée et une fois mon assiette remplit, je pris place à la table sur la terrasse. Oui, j'allais définitivement y passer tout mon temps.

Je venais de finir mon repas quand mon téléphone se mit une nouvelle fois à sonner. Décidément, c'était la journée.

C'était Jacob.

- Eh bien, bien le bonsoir Monsieur Black.

- Salut B' ! Comment va ma petite baleine ?

- JACOB EPHRAIM BLACK ! Retire immédiatement ce que tu viens de dire ! hurla Nessie derrière lui

- Oh la la, ce que tu peux être rabat-joie, déplora-t-il, Elle le sait que je la taquine. Pas besoin de me hurler dessus comme ça.

- Et encore, tu n'as rien vu. Tu ne voudrais pas devoir passer la nuit sur le canapé, non ? le menaça-t-elle

- Pardon ma douce, excuse-moi. Je t'aime, répondit-il docilement

- Mais qu'il est mignon notre petit Jacob. Tellement amoureux, raillais-je

Décidément, j'adorais cette fille. Et puis le voir si épris d'elle me faisait doucement sourire, il se mettrait en quatre pour elle. Se mettant en retrait pour son bien. C'était beau.

- Fermes-là toi. Tout ça c'est de ta faute.

- Non mais j'y crois pas ! C'est quand même toi qui m'as traité de baleine. Crétin ! Bon, que me vaut l'honneur de recevoir ton appel, bourreau des cœurs ?

- Tu m'énerves ! bougonna t-il, Mais je t'aime quand même. Simplement pour te dire que j'ai vu Charlie hier et je lui ai remis ton parpaing.

AH Ah Ah, j'étais morte de rire. Quel imbécile celui-là. Sa moquerie me fit rouler des yeux, de manière exagérée.

- Ouais, je sais. Il vient de m'appeler.

- Oh !? Sérieux ?

- Oui, Monsieur. Juste avant le repas.

- Et ça a été ? Je ne pensais pas qu'il t'appellerai aussi vite.

- Pour tout te dire j'avais presque fini par croire que tu avais oublier de lui transmettre mais étrangement ça s'est plutôt bien passé. Pourquoi ?

- Dois-je te rappeler comment ça s'est passé la dernière fois que tu l'as vu ?

- La dernière fois, c'était différent et tu le sais très bien. Je n'étais pas préparée et être mis devant le fait accompli ne me réussit pas vraiment. Mais là... Quand je t'ai demandé de lui donner, je savais dans quoi je m'embraquais.

- Et comment tu te sens par rapport à ça ?

- Plus sereine, je crois, en quelque sorte apaisée. Lui écrire cette lettre m'a en quelque sorte libéré de ma colère.

- Et qu'est-ce qu'il va se passer par la suite ?

- Je sais pas trop, on en a pas vraiment parler de ça. Notre conversation a été assez...Quelconque. Pour être franche mais je vais bientôt être maman alors je suppose qu'il va vouloir venir le rencontrer quand j'aurais accoucher.

- Et tu vas le laisser faire ? C'est plutôt cool qu'il veuille s'investir à nouveau dans ta vie, tu ne trouve pas ?

- Je pense que oui. Je crois que je suis prête à passer au-dessus de tout ça. Après tout, à l'époque, il suivait le mouvement plus qu'autre chose. On le connais assez pour savoir que montrer ses sentiments le rend mal à l'aise et qu'il n'a juste pas su gérer la situation. Tu pourrais choisir entre ta femme et ta fille toi ?

- Ouais, j'avoue. Je suis content pour toi, B' Vraiment. Je suis fier de toi et de la personne que tu es en train de devenir.

Et même si, encore une fois, ma vie prenait une tournure complètement inattendue j'étais heureuse qu'elle le fasse cette fois-ci parce que c'était pour la meilleure des choses.

- Et avec Edward ? Ça avance aussi un peu ou c'est toujours au point mort ? me questionna sa petite-amie

Visiblement, Jacob avait activé le haut-parleur de son téléphone pour inclure Nessie dans notre conversation.

- Si tu savais, soufflais-je en me frottant la tête

- Tu veux nous en parler ?

- Il est venu hier, pendant le déménagement.

- C'est vrai ? C'est plutôt une bonne chose ça, non ? s'étonna Jacob

- Oui, sans doute même si je comprenais pas trop pourquoi il voulait être là mais, c'était gentil de sa part. Je suppose.

Je fis un mouvement d'épaules qu'ils ne purent bien évidemment pas voir.

- Vous avez pu discuter un peu tous les deux ?

- Avec tous les autres autour de nous à épier le moindre de nos faits et gestes comme s'ils étaient devant une télé novela ? Non pas vraiment. Enfin, le strict minimum quoi.

- Ouais, j'imagine bien.

- Mais, on s'est vu aujourd'hui.

- Oh ! s'exclama t-il, Et alors ?

- Alors ? Alors il s'avère que la journée a été chargée en émotion.

- À ce point-là ? Est-ce qu'il s'est expliqué ?

- Ouais et tiens-toi bien parce qu'Edward est le père de mon bébé.

- Hein ? C'est quoi cette histoire ? s'écria Nessie sa voix montant dans les aigus

- Figure-toi que ça nous a pas mal secoué aussi.

- Et comment en êtes-vous arrivés à cette conclusion ? interrogea mon ami, Parce que jusqu'à il n'y a pas encore pas si longtemps que ça tu n'avais aucune idée de qui ça pouvait bien être...

- Au moment où il m'a expliqué pourquoi il avait eu ce comportement-là. Il m'a raconté comment il avait rencontré cette fille lors d'une soirée, comment il avait coucher avec elle et comment en me voyant il avait commencé à être pris de remords. Il s'en voulait parce qu'il se demandait s'il avait pu, lui aussi, mettre cette femme enceinte et il a commencé à mal le vivre au fil de l'avancée de ma grossesse.

- Ouais, en effet, ça éclaire pas mal de choses mais quel est le rapport avec toi ?

- Le rapport c'est que pour lui aussi ça s'est passée à une soirée costumée et à la même période que moi et je sais qu'il était invité chez Alice. Il ne devait pas venir mais il est finalement venu au dernier moment. Et surtout il s'est reconnu sur les photos que j'avais de l'homme mystère.

- Bah ça alors...

Mon ami semblait tout aussi choqué que nous.

- Comme tu dis. Après ça je suis rentrée. Je pense qu'on avait besoin d'y réfléchir tous les deux.

- Mais...

Jacob se stoppant sur sa lancée, hésitant à continuer sa phrase.

- Mais, quoi ?

- Je... Je veux dire, c'est plutôt une bonne nouvelle ça non ? Pour vous deux, je veux dire.

- Je ne suis pas sûre. Tu trouves, toi ?

- Bah oui, pourquoi ? Je sais bien que je n'ai pas été très présent pour toi pendant cette période-là parce que j'habite un peu à l'autre bout du pays mais on en a assez parlé pendant que tu étais là pour que je sache très bien que tu l'as très mal vécu quand tu as découvert que tu étais enceinte, expliqua-t-il, Alors, personnellement, je trouve que c'est un peu... Inespéré ? Finalement, tout semble s'arranger en quelque sorte.

Une part de moi pensait comme lui mais plus j'y pensais et moins je parvenais à m'enthousiasmer.

- Je ne suis pas certaine que ça change quelque chose, si tu veux tout savoir. Ce n'est pas parce que c'est son enfant que ça le rend plus prêt à être père. Il me l'a très bien fait comprendre : il n'a pas voulu tout ça. Même s'il était en colère, perdu ou apeuré quand il me l'a dit et qu'il jure ne pas avoir voulu tenir de tels propos, je pense qu'il y avait quand même un peu de vrai dans ses propos.

- Tu compte faire quoi ?

- Aucune idée. Il me faut quelques jours de répit là, je crois. Tu penses que je me complique trop la vie ?

- Je n'ai pas dit ça. Je ne t'ai jamais jugé et je ne le ferrai jamais. Pour tout te dire, si j'étais à ta place ou à la sienne je ne sais pas vraiment comment je pourrais réagir. Ce n'est pas comme s'il y avait un quelconque mode d'emploi.

- Alors qu'est ce que je suis censée faire ?

- J'en ai pas la moindre idée, ma belle. C'est quelque chose que tu vas devoir décider seule, enfin seule avec Edward. Il a son mot à dire aussi dans toute cette histoire.

- Ouais, soupirais-je, je sais.

- Ce n'est pas facile, hein ?

- Ha ça...

- Tu es folle de lui et c'est réciproque de ce qu'il m'a dit lorsque je lui ai parlé au téléphone. Tu trouves pas que c'est dommage de passer à côté d'un amour comme celui-là juste parce qu'il a fait une erreur, une seule fois ? N'as-tu jamais fait d'erreur, toi ?

- Si, plusieurs.

Et c'était vrai. J'avais fait la morte quand je l'avais connu, je l'avais rejeté quand j'avais appris pour le bébé et je lui avais caché des choses. Beaucoup de choses, d'ailleurs.

- Écoutes, je ne vais pas t'embêter plus longtemps. Le weekend à dû être long et mouvementé. Je te rappelle dans quelques jours, ok ?

- Ça marche, merci Jack.

- À ton service. Et si tu as besoin, tu m'appelles ?

- Promis. Embrasse Nessie pour moi.


oOo


La conversation s'était coupée la minute suivante et elle eut le mérite de me faire cogiter.

Je fis rapidement la vaisselle en repensant à ce que mes amis m'avaient dit puis la mit à égoutter à côté de l'évier. La journée qui venait de passer me laissait une drôle de sensation, elle n'avait pas été si mouvementée que ça mais j'étais fatiguée. Vraiment fatiguée. Je n'avais qu'une hâte, me mettre en pyjama et me poser. Il restait encore un certain nombre de cartons dispersés un peu partout dans la pièce de vie mais j'avais vraiment trop la flemme de continuer à les déballer maintenant.

J'avais chaud alors je montai à l'étage et fonçai dans ma salle de bain et pris une douche tiède. J'en ressortis rafraîchi et ça faisait un bien fou. Je mis un débardeur blanc et un simple short en tissu fluide. Il avait une taille élastique et c'était parfait pour ne pas comprimer mon ventre. Il faisait encore relativement lourd en ce début de soirée, j'attachai donc mes cheveux en un chignon à l'équilibre précaire sur le haut de ma tête. Je redescendais au rez-de-chaussée. Je fis la tour de la maison et fermai les volets un à un pour plonger la maison dans la pénombre.

Je me serais bien posée dans le salon devant un film mais sans canapé, l'envie me passa bien vite. Celui que je possédais dans l'appartement bien que très confortable y était resté et le nouveau, ainsi que celui du sous-sol, devait arriver demain en fin d'après-midi. Ses dimensions trop petites pour la pièce faisant que j'avais du m'en séparer.

Par dépit et une fois la maison verrouillée tel un bunker, j'éteignis les lumières et remontais pour me mettre dans ma chambre. A l'étage, le même rituel eut lieu et je passai dans chaque chambre pour les plonger à leur tour dans l'obscurité. Je finis par la chambre du bébé et me stoppai un moment en l'observant longuement. Le temps passait à une allure folle et il était grand temps que je me prépare à son arrivée. Les meubles étaient ici et montés mais tout le reste manquait. J'allais également devoir finir sa chambre, finir la peinture, installer les meubles à leur place et les remplir de ses petites affaires. Bref beaucoup de choses à faire en deux mois. Et encore c'était si j'avais de la chance et si j'allais jusqu'au terme de ma grossesse parce que ça, ce n'était pas garanti.

Une fois la porte refermée, je m'allongeai sur mon lit et pris mon téléphone.

De Bella à Alice, Rachel et Rosalie : Samedi, petite virée shopping pour bébé ?

Je le posais plus loin sur le lit et allumai la télévision qui reposait sur un meuble dans le coin gauche de la chambre. Je zappai inlassablement à la recherche d'un programme à regarder sans grand succès et finis donc par m'endormir assez vite, bercée par le son de la télé allumée.


oOo


Le lendemain, il était prévu que je ne me rends pas au bar. La livraison des derniers meubles devait arriver dans le courant de la journée et je devais donc rester à la maison. Ce qui m'arrangeais assez puisque j'étais quand même assez fatiguée après le weekend que je venais de passer. Entre le déménagement et la fameuse révélation... Que d'émotion. Sans oublier le fait que mon cerveau avait tout bonnement refuser de me laisser tranquille durant la nuit et il m'avait fait faire tout un tas de rêves plus ou moins bizarres. Je m'étais donc réveillée peu après six heures du matin et avais un peu traîné dans le lit. Je n'allais pas me lever aussi tôt alors que je n'allais pas au travail. Hors de question.

Je pris mon téléphone et vis que les filles avaient répondus à mon message en confirmant leur présence en fin de semaine pour venir avec moi. Quelque chose me disait que ça allait être tout un cirque cette sortie. Prenant mon courage à deux mains, je sortis de mon lit non sans avoir lâché quelques jurons face à mon ventre peu coopératif. Vous voyez une tortue sur le dos qui essaye de se retourner ? Bah c'était moi. J'étais littéralement devenue une montgolfière et le moindre de mes mouvements était un réel parcours du combattant. Aller ! Courage ma vieille, encore deux mois.

Une fois levée, je m'habillais d'une simple robe-chemise à manches courtes de couleur kaki qui se resserrait au-dessus de la taille pour souligner mon ventre. J'enfilai une simple paire de sandales de couleur camelle et une nouvelle fois, attachais mes cheveux en un chignon bâclé comme la veille au soir et me maquillais très simplement. Je descendis par la suite dans la cuisine et me préparais un bon petit déjeuner pour combler le gouffre sans fond qui visiblement avait pris possession de moi depuis quelques jours.

Aux alentours de dix heures, un énorme camion de livraison se gara devant la maison et je vis trois hommes taillés comme une arbalète en descendre avant de s'avancer vers le porche. Je les devançai et ouvris la porte pour aller à leur rencontre. Je les saluais chaleureusement et après avoir fait un rapide point sur les différents meubles qu'ils devaient me livrer, ils se mirent au travail alors que je retournais à l'intérieur.

Deux heures plus tard, les livreurs étaient encore en train de décharger leur camion. Ils avaient déjà rentré le canapé pour le sous-sol et là, actuellement, ils essayaient tant bien que mal de faire passer une des parties de celui du salon par la porte d'entrée. Je regardais tout ça d'un œil craintif tout en croisant les doigts pour qu'ils n'abîment rien tout en m'excusant auprès d'eux pour les embêter alors qu'il s'agissait de leur première livraison de la journée. Les pauvres, la journée allait leur sembler bien longue. Ils purent enfin le rentrer à l'intérieur et il trônait maintenant fièrement au milieu du salon. Rentrer tous les meubles leur prirent quand même plus de trois heures et ils partirent peu avant quatorze heures me laissant dans une maison une nouvelle fois en pagaille. Je savais à quoi j'allais passer mon après-midi. Encore et toujours du rangement. Mais le point positif était que maintenant, j'allais pouvoir vider tous les cartons.

J'étais contente de mon choix et ouais, il était immense. J'avais pris un joli canapé d'angle de couleur gris très clair un peu chiné et il était clairement deux fois plus grand que mon ancien canapé. J'avais choisi des fauteuils couleur crème pour aller avec et tout un assortiment de coussins dans les tons bleu, kaki et moutarde pour mettre un peu de couleur dans la pièce qui était dans des tons relativement clairs et naturels.

J'avalais un truc rapidement et j'entrepris de ranger un peu tout le bazar qui avait été mis. Pour le moment ma priorité était de ranger et de finir d'aménager le séjour pour au moins pouvoir en profiter pleinement. Quand j'eus fini plus ou moins finis ma tâche, il était dix-neuf heures passées et j'étais heureuse du résultat obtenu. Tous les cartons étaient vidés, les objets rangés à leur place et la pièce était impeccable. Oh bien sûr j'étais loin d'avoir terminé de ranger toute la maison mais c'était normal et le reste pouvait être fait petit à petit. En regardant les murs vides de toute décoration, je me disais que j'allais peut-être faire imprimer certaines de mes photographies prises à Forks pour les y mettre. Puis après, viendraient les photos du bébé.

J'avais également profité de mon après-midi pour passer un rapide coup de téléphone au boulot pour m'assurer que tout allait bien et Angela semblait être comme un poisson dans l'eau. Ça me faisait de la voir comme ça. Elle s'ouvrait un peu plus à nous et depuis que Félix avait disparu des environs, elle semblait allait de mieux en mieux. Elle ne m'avait pas reparlé de son passé depuis notre conversation mais elle avait l'air d'aller mieux et Ben semblait l'aider du mieux qu'il le pouvait. Une fois le téléphone raccroché, j'eus pour idée de commencer à faire la liste des articles que je devais acheter pour préparer l'arrivée du bébé mais pour le moment, j'avais faim. Oui, encore. Mais eh ! Femme enceinte, vous vous souvenez ?

J'avais envie de cuisiner, alors je pris tout le nécessaire dans le réfrigérateur et commençais à préparer de quoi faire des galettes de pommes de terre avec un peu de salade et un morceau de poulet restant de la veille. J'avais vraiment faim et même si c'est mal, je ne pus m'empêcher de grignoter quelques gâteaux tout en continuer de faire le repas. Vingt minutes plus tard, j'étais en train de profiter de mon repas tout en écoutant les infos à la télé. Je fis la petite vaisselle et la mis à égoutter puis me mis sur mon tout nouveau canapé. Je poussais un soupire d'aise au moment où mon corps toucha le tissu de l'assise. J'enlevai mes sandales et posais mes pieds sur la table basse. Après avoir été debout une bonne partie de la journée, c'était du pur bonheur. Même si ma grossesse se passait bien, sans problème particulier, ça se ressentait quand même sur mon corps.

J'étais posée sur méridienne, mon ordinateur sur les genoux et naviguais sur internet, passant en revue différents sites de puériculture tentant de trouver une liste type de toute les fournitures nécessaires pour un bébé. J'en avais trouvé un certain nombre et je décidais de les croiser afin de noter sur ma propre liste les éléments en commun que j'avais pu remarquer. Poussette, siège auto, chaise haute, transat, biberon, bavoirs... Est-ce que j'allais allaiter d'ailleurs ? Très bonne question... Et puis, samedi Rachel m'aiderait à y voir plus clair.

C'est la sonnette de la porte d'entrée qui me fit arrêter ce que j'étais en train de faire. Il était presque vingt et une heures et comme je n'attendais personne, j'hésitais à répondre. La personne appuya une nouvelle fois sur la sonnette et je me levais afin de regarder à travers le judas qui se trouvait devant chez moi.

Edward.

Il était là, devant ma porte. Je le regardai un court moment. Il attendait, les mains dans les poches en faisant les cent pas. Il était stressé.

Je reculai puis lui ouvrit la porte non sans avoir pris une grande inspiration avant de souffler bruyamment ensuite. Je restai là, devant lui, lui faisant face sans prononcer le moindre mot. Il resta tout aussi silencieux que moi pendant ce qui me parut être une éternité. Finalement, je brisai notre mutisme et il sursauta comme si je venais de le ramener sur Terre.

- Tu veux entrer ? lui demandais-je en m'écartant un peu sur le côté

Il hocha simplement de la tête et fit un pas en avant de pénétrer dans le séjour pendant que je refermai la porte d'entrée derrière lui. Il était planté au milieu de la pièce, la passant en revue. Oui il y avait eu un peu de changement en deux jours. Je le dépassai pour me rendre dans la cuisine et je me mis de l'autre côté de l'îlot central alors que je lui fis signe de prendre place sur un des tabourets de bois blanc, ce qu'il fit en se laissa tomber lourdement sur l'assise.

La tête baissée, il scrutait la marbre du plan de travail en silence.

- C'est mon bébé...susurra-t-il en relevant la tête vers moi

Son regard me coupa le souffle. Il ne m'avait jamais regardé de la sorte, les yeux brillants d'un vert électrique presque surnaturel.

- Le nôtre, répondis-je pour le corriger en maintenant le contact visuel

- Je... Je dois avouer que je suis un peu choqué. Je ne m'attendais pas à ça. A aucun moment je n'ai imaginé que c'était toi ce soir-là. Tu ne m'a jamais dit que tu y avais été et quand on a parler du père du bébé tu n'a jamais rien mentionné comme détails alors je...Mais c'était bien toi cette femme absolument renversante qui m'a retourner la tête.

Ses propos me laissaient stupéfaite et j'étais là à le regarder, de façon fort peu élégante, la bouche grande ouverte.

- Tu ne m'as rien dit non plus, accusais-je à mon tour en sentant la moutarde me monter au nez, et excuse moi de te le dire mais l'homme que j'ai rencontré ce soir-là n'a rien en commun avec toi. Tu ne lui ressemble pas. Que ce soit la couleur des cheveux ou des yeux d'ailleurs, crachais-je

- Ce n'est pas à toi que je vais apprendre qu'il existe des lentilles de couleur et des teintures éphémères. Tu n'as pas des yeux de chat naturellement, Bella. Et puis, je n'allais pas non plus me vanter auprès de mes amis d'avoir coucher avec quelqu'un à leur fête. Alice aurait été capable de me couper les couilles.

Je lui concédais volontiers ce fait et m'adouci un peu après avoir admis que nous avions tous les deux raison. Il fallait que je me calme parce que si ça continuait comme ça, ça n'allait rien donner de bon cette entrevue.

- On fait quoi maintenant ?

- J'en ai aucune idée, lui dis-je en enroulant mes bras autour de moi avant de tourner la tête pour regarder ailleurs, je comprends pourquoi tout ça s'est passé, je veux dire ta réaction à ton anniversaire, cette distance que tu as mis entre nous mais...

- Mais quoi ?

- Est-ce que ça change quelque chose ? me risquais-je à demander tout en continuant de regarder vers le jardin, évitant soigneusement tout échange visuel avec lui

- Bien sûr que oui ! Ça change tout !

Il se leva brusquement faisant crisser bruyamment les pieds du tabouret sur le parquet. Je sursautai et mon pouls s'accéléra. Il appuya ses paumes à même le marbre du plan de travail et une respiration sonore retentit dans la pièce. Il était énervé. Très énervé.

- Je t'aime, Edward, déclarais-je, Je suis complètement raide dingue de toi mais ma priorité sera toujours ce bébé. Tu avais raison, tu sais ? Ce bébé a besoin qu'on prenne soin de lui et qu'on l'aime d'un amour inconditionnel et sans limites. À partir de maintenant je compte faire en sorte que tout soit fait dans son intérêt.

Je parlais doucement, comme sur le ton d'une confidence, en l'observant alors qu'il avait retrouvé un semblant de calme.

- Ça me tue parce que je pensais que tu étais lui, « le bon », mais ce sera toujours lui, expliquais-je en frottant mon ventre, lui avant tout le reste. Lui avant toi.

Sa tête se releva vivement dès que j'eus fini ma phrase.

- Je t'aime, Bella, affirma-t-il en parfait écho à mon aveu

- Et je te crois quand tu me le dis mais tu vas devoir réfléchir à ce que tu veux faire vis-à-vis de lui. À toi de voir si tu veux tenir un rôle dans sa vie ou si tu ne te sens pas prêt pour ça. Parce que savoir que tu es son père ne veut pas dire que tu veut l'être. Tu l'as très bien dit : Tu n'a rien demandé. Alors si tu n'es pas prêt, si tu ne t'en sent pas capable alors autant s'arrêter ici parce que...

Je pris une grande respiration avant de finir ma phrase.

- Parce que je ne peux pas être avec toi si tu ne veut pas de lui. Je suis...

- Bien sûr, je veux avoir un rôle dans sa vie ! cria t-il en me coupant la parole, C'est mon enfant, Nom de dieu ! Tu penses sérieusement que je vais te laisser élever mon enfant seule ?! Tu penses réellement que je suis ce genre de personne ?!

- Ce n'est pas ce que j'ai dit. Je dis seulement que le fait que tu sois son père n'arrange pas tous nos problèmes.

- Alors quoi ? demanda-t-il avec véhémence

Il fit le tour de l'îlot en un éclair et vint de planter devant moi, son corps tendu à seulement quelques dizaines de centimètres du mien.

- Alors, tu vas devoir définir ce que tu veux faire. Tu ne dois pas te sentir obliger à faire quoi que ce soit.

- J'aime ce bébé, tu m'entends ?! s'écria-t-il, Je l'aime depuis le moment où j'ai su qu'il était là ! Pourquoi crois-tu que ça a été si difficile pour moi ?!

- Parce que ce n'était pas le tien ! répondis-je sur le même ton

- En partie mais pas seulement ! Il a pris de plus en plus de place, me confrontant avec mon passé, m'envoyant en pleine tête mon passé de play-boy. Cet être aussi petit soit-il m'a fait grandir en me mettant la plus grosse gifle de ma vie. Alors oui je m'en voulais de l'aimer lui alors qu'il n'était pas de moi, alors même que j'avais peut-être un enfant à moi dans la nature mais à aucun moment je n'ai envisagé de partir et de vous abandonner tous les deux. À aucun moment ! Ça a toujours été vous deux !

Il se tut et ma respiration se coupa une nouvelle fois.

- J'aurais pu avoir un autre enfant et tu n'aurais pas été cette femme, ça aurait été vous ! Je pensais pourtant te l'avoir assez prouver. Je pensais que tu savais à quel point je t'aime.

- Je le savais et j'en étais certaine jusqu'à ce que la culpabilité et la colère ne te fasse me rejeter, lâchais-je

Il recula comme si je venais de le frapper. Je fis les deux pas qui nous séparait et me mis devant lui, si près que la pointe de mon ventre touchait presque ses abdominaux.

- Je te connais, Edward. Je te connais assez pour savoir que pour que tu ai une telle réaction, tu devais garder ça pour toi depuis un long moment. Et même si ça m'a pris du temps, de nombreuses nuits d'insomnie et beaucoup de larme, avouais-je difficilement, je sais que tout ce que tu as pu dire ce soir-là tu ne le pensais pas. Je le sais mais ça n'a pas rendu la chose moins douloureuse, terminais-je une grimace sur le visage, Tu ne le pensais pas mais ça n'en est pas moins vrai. Tout comme moi, tu ne voulais pas avoir un enfant quand on a couché ensemble. Tu voulais simplement prendre un peu de bon temps et loin de moi l'idée de te le reprocher. Ce n'était pas dans tes projets et tu es en droit de faire ce que tu veux. Ce que je t'ai dit il y a des mois de ça reste valable : Je ne t'impose rien.

Je fis un pas de plus en avant réduisant à néant le peu d'espace vide entre nous.

- Alors, on fait quoi maintenant ? lui demandais-je à mon tour répétant mot ou mot ses paroles tout en plantant mes pupilles dans les siennes.

À peine eus-je fini de parler que sa bouche vint heurter la mienne avec violence. Mes yeux s'écarquillèrent de surprise et je devins une statue, me pétrifiant entre ses bras qu'il referma autour de moi avant de me coller tant bien que mal contre son corps dur.

Ses mains laissaient mes hanches pour venir se saisir de ma tête approfondissant notre baiser. C'est à ce moment précis, que je lâchais prise, savourant ce contact disparut depuis des mois maintenant. Ce contact si bon, si puissant et si addictif. J'eus l'impression qu'un milliard de petites bulles venaient d'exploser dans tout mon corps réveillant l'ensemble de mes terminaisons nerveuses.

Mes mains jusqu'à présent inertes vinrent crocheter son cou avant de ravager ses cheveux. Sa langue fouillait ma bouche avec application, caressant la mienne doucement.

Il se sépara de moi seulement pour coller son front contre le mien.

- Laisse-moi rester. Pas seulement ce soir ni demain mais pour toujours. C'est toi que je veux. Toi et le bébé.

- Tu es sûr de toi ? Tu n'est pas obligé de décider tout de suite. Tu peux prendre autant de temps que tu veux

- Certain. Absolument certain ! Tu es partie une fois et il est hors de question que ça se reproduise.

Pour toute réponse, je me mis sur la pointe des pieds et le pris dans mes bras.

- Je t'aime, murmurais-je une fois ma bouche à hauteur de son oreille

- Moi aussi, si tu savais comme ça a été difficile de te voir partir. Je me déteste pour le mal que j'ai pu te faire.

Il plongea son visage dans mon cou le parsemant de baisers tous plus légers et délicats les uns que les autres.

- Je vais bien. Il y a longtemps que je t'ai pardonné. Maintenant c'est à ton tour de le faire, répondis-je me décollant de lui en lui souriant doucement, Tu veux bien venir avec moi ? S'il te plaît. J'ai quelque chose que j'aimerais te montrer.

Il me regarda perplexe mais sans protester, il me suivit et je nous menais à l'étage.

- Attention, il y a encore des cartons qui traînent, le prévins-je alors que le couloir était encombré de cartons et des meubles que je venais de recevoir et qui attendaient encore d'être montés et placés.

J'entrais rapidement à l'intérieur de ma chambre et prit la pochette jaune posée sur la console à l'entrée de la pièce. Je fis demi-tour, prenant la main d'Edward dans la mienne avant de le guider dans le couloir pour me stopper devant la porte blanche devant moi. Il me regarda encore un peu plus perdu et je lui fis un petit sourire pour le rassurer avant d'ouvrir la porte et de lui faire signe d'entrer. Quand il fut rentrer, il détailla la pièce en comprenant qu'il était dans la future chambre du bébé. Lors du déménagement, la pièce était restée fermée puisque Leah y avait passé une grande partie de l'après-midi. Il avança, faisant courir sa main sur les barreaux du lit avant de tourner sur lui-même à trois-cent soixante degrés pour avoir une vue d'ensemble. Je pris place dans le fauteuil présent dans un des coins de la pièce et l'invitai à prendre place sur le repose pied juste devant moi. Je lui tendis la pochette.

- C'est mon dossier médical de grossesse. Pas que je te l'ai caché jusqu'à maintenant mais...J'ai pensé que peut-être tu voudrais y jeter un petit coup d'œil.

Il l'attrapa puis l'ouvrit et passa en revue les différents documents en s'attardant davantage sur les différentes échographies que j'avais pu faire eu cours des sept derniers mois. À intervalles réguliers, ses lèvres se tordaient en un sourire attendri et ému. Ses doigts caressaient avec tendresse les divers clichés du bébé prit à différents stades de son évolution.

Je me penchai vers lui puis fouillais dans les papiers pour en sortir une enveloppe du dessous et la lui tendit. Ça avait comme un air de déjà vu qui me provoqua un petit ricanement nerveux.

Son sourcil gauche se releva dans une interrogation muette.

- Ouvre là, l'encourageais-je un petit rictus sur le coin des lèvres

Et il le fit. Il décacheta l'enveloppe et en tira une des échographies ainsi qu'une simple feuille de papier qu'il déplia pour lire ce qui y était inscrit.

Je savais ce qui y était noté. Cette enveloppe c'est moi qui l'avais faite à partir du moment où j'avais eu connaissance du sexe du bébé. Je me disais que si un jour son père revenait dans nos vies, je la lui donnerai. Pour qu'il sache que n'a aucun moment je n'avais voulu le mettre à l'écart. Qu'il sache qu'il aurait compté et maintenant, tout ça revenait à Edward.

- C'est... Je... Je croyais que tu ne voulais pas savoir pourtant... bégaya t-il une fois qu'il ai prit connaissance du contenu de l'enveloppe

- C'est vrai mais j'ai eu mon rendez-vous l'autre jour en rentrant de Seattle et quand le médecin m'a demandé si je voulais savoir cette fois-ci, je n'ai pas pu m'en empêcher. Je suis la seule à savoir, enfin, la seule avec toi maintenant. Je me suis dit que tu devais savoir.

Un sourire éblouissant tout en dent éclairait maintenant son visage et ce fut contagieux parce que je le lui rendis.

- Un petit garçon... On va avoir un garçon...

- Hhm Hhm, murmurais-je en confirmant ses dires avant de rigoler en regardant l'air béat que prenait son visage, Heureux ?

- Infiniment, répondit-il en s'approchant de moi

Il lâcha ce qu'il tenait dans ses mains puis s'empara de mon visage qu'il rapprocha du sien avant de poser ses lèvres sur les miennes avec douceur, picorant ma bouche plusieurs fois me faisant glousser comme une adolescente.

- Et toi, es-tu heureuse ? demanda-t-il à son tour en se reculant un peu

- Oui, je le suis maintenant, avouais-je en laissant un grand sourire apparaître sur mon visage

Et je l'étais, heureuse. Avec lui à mes côtés nous apprêtant à accueillir notre enfant, notre fils. Si les débuts avaient été durs, que j'avais douté de moi, que j'avais eu peur comme jamais et que j'avais maudit l'univers entier, maintenant je comprenais.

Les paroles de Laurent résonnaient dans ma tête et tout devint clair...

Le destin avait eu un plan pour nous et visiblement même s'il s'était un peu joué de nous, il avait vraiment bien fait les choses.


! FIN !


Eh voilà, Alors ? Qu'est ce que vous en pensez ? Dites moi tout :)

On se retrouve bientôt pour l'épilogue. Prenez soin de vous.

Beclear.