Hey salut, voici la suite ! Il a un peu tardé, mais le voilà ! :) en espérant qu'il va vous plaire ! Merci à Harry et je ne sais plus qui (désolée je me souviens plus de ton nom)de vos reviews ! ça m'a fait plaisir ! :D

NOTE de l'auteur : Alors ceci est une histoire entre homme alors les HOMOPHOBES merci de passer votre chemin !

Disclaimer : RIEN ne m'appartient !

Bonne lecture !

Kissu !

ShiyaMiam :3

~ Chapitre 2 : Les complots de Morgane~

Gauvain qui venait juste pour déposer son armure avant de retourner à la taverne, surprit le murmure de son ami. Il n'avait jamais entendu autant de tristesse dans une voix que dans celle de son ami. Son premier ami. Celui qui resterait à jamais dans son cœur. Il ignorait d'où venait cette tristesse, cette mélancolie dans le cœur de Merlin, mais il était hors de question qu'il le laisse comme cela. Il prit un temps pour se reprendre, laissant le temps à Merlin de se recomposer un visage convenable et entra à bruyamment dans le vestiaire :
- Merlin ! Qu'est-ce que tu fais là ?! s'écria-t-il d'un air faussement surpris.
Le jeune Sorcier leva les yeux sur son ami et lui adressa un sourire de travers avant de répondre :
- Je brosse tes chaussures, Gwain…
- Tu as encore insulté Arthur, le réprimanda doucement ce dernier avec un sourire amusé.
Le jeune homme aux cheveux corbeau roula des yeux en soufflant, exaspéré :
- Pourquoi tout le monde pense que je l'ai insulté ?!
- Peut-être parce que tu es le seul à le remettre à sa place ? rit son ami chevalier.
Merlin plissa les yeux devant l'hilarité de Gwain et remarquant l'heure tardive lui demanda :
- De toute façon que fais-tu là ? Pourquoi n'es-tu pas à la taverne ?
- Je venais juste déposer mon armure, il marqua un temps et observa le jeune homme, Merlin si tu as besoin de parler, je suis là. Si tu ne vas pas bien, tu n'es pas seul.
Merlin fit semblant de ne pas comprendre l'allusion et lui adressa un grand sourire :
- Pourquoi cela n'irait pas ? répéta-t-il en levant ses grands yeux bleus vers ceux de son ami.
Gwain n'étant pas doué pour cela. Il savait qu'il était incapable de tirer les vers du nez de Merlin si celui-ci ne voulait rien lui dire, le chevalier n'en saurait rien. Il se contenta donc de hausser les épaules.
- Je ne sais pas, il s'est passé tant de choses…dit-il gentiment en glissant un regard en coin à Merlin
- Hm…
Merlin hocha la tête doucement sans ajouter un mot de plus. Il reprit son brossage et Gwain décida de rester à ses côtés pour bavarder. Lorsqu'il eut fini ses tâches de la journée, Merlin se rendit compte qu'il était très tard, il avait mal au dos, ses articulations étaient douloureuses. Ses mains étaient la partie la plus douloureuse de son corps. Elles étaient rouges et couvertes d'ecchymoses, s'étant cogné les mains avec la brosse dure un nombre incalculable de fois. Il jeta un coup d'œil à Gwaine qui s'était endormi depuis un moment déjà. Il hésita à le réveiller et finit par le couvrir avec un drap qui traînait sur un banc. Il prit le chemin du laboratoire de son tuteur. Il traversa la cour en saluant les gardes qui s'y trouvaient. Une fois arrivé, tant bien que mal devant chez lui, il traversa la petite pièce sur la pointe de pieds afin de ne pas déranger Gaius. Arrivé dans sa chambre, il se laissa tomber sur son lit sans grâce et s'endormit tout habiller. De grâce, pensa-t-il, laissez-moi dormir une semaine entière !
- Merlin !
Le jeune homme grogna, garda résolument les yeux fermés et continua à dormir. Non, ce n'était pas déjà le matin ? Si ? Il venait à peine de se coucher ! La voix de Gaius insista :

- Merlin, lève-toi ! Tu as promis de m'accompagner cueillir des claires de lune.
- Gaius, ce n'est pas encore le matin ! s'indigna le jeune homme en enfonçant son visage dans son oreiller.
- Merlin, les claires de lune se cueillent avant l'aube. Allez debout !
Le jeune Sorcier contint difficilement un soupir de désespoir. Il se redressa dans son lit, le visage chiffonné par le sommeil. Il se frotta les yeux et quitta son lit. Il n'eut à peine le temps de se laver le visage avant de suivre le vieil homme à l'extérieur des enceintes de Camelot.
- Où allons-nous ? demanda Merlin qui ne rêvait que d'une chose : retrouver son lit.
- Au lac d'Avalon, et si tu pouvais éviter de traîner des pieds, nous n'avons pas beaucoup de temps mon garçon.
- Oui, Gaius, grommela le jeune homme dans sa barbe inexistante.
Il suivit son père de cœur en silence, pendant ce qui lui semblait être des heures. Il était épuisé, affamé et avait l'impression de ne pas avoir dormi depuis des mois. Ce qui dans un sens était vrai.
- Merlin, est-ce qu'il y a une chose dont tu souhaiterais m'en parler ? demanda brusquement son père adoptif en se tournant vers lui.
- Mais qu'avez-vous tous à me poser cette question ? grogna hargneusement Merlin en plissant les yeux
Gaius ne chercha pas à cacher son étonnement. La seule fois où Merlin avait élevé la voix contre lui, se résumait à l'épisode où Arthur s'était déguisé en paysan pour participer secrètement à la joute, il y a de cela quatre ans. Merlin avait été surchargé de travail, entre protéger Arthur, accomplir d'autres tâches ménagères en plus des courses qu'il devait faire pour le vieil homme. Merlin avait fini par craquer tant il était épuisé et avait crié sur Gaius. Depuis cet épisode, le médecin de la cour faisait très attention à son filleul.
- Le ton que tu emploies pour répondre prouve sans peine que tu caches quelque chose Merlin. Je te connais trop bien pour que tu puisses me berner avec tes sourires angéliques, répliqua Gaius sans se démonter.
- Mais je vais bien ! geignit le jeune homme ne souhaitant qu'une chose : que cette conversation prenne fin.
- Merlin, tu es beaucoup plus bavard d'habitude. Je t'ai réveillé avant l'aube et tu ne t'es pas plaint une seule fois de l'heure matinale. Arthur ne t'a plus mis au pilori pour lui avoir craché ses quatre vérités, parce que tu ne le fais plus. Tu picores ta nourriture, tu ne dors presque plus depuis au moins quinze mois ! Tu es plus maigre, tu te forces à sourire à donner le change, mais je le vois qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
Merlin garda le silence. Il n'aimait pas mentir, surtout à son père de cœur et ce n'était pas aujourd'hui que cela allait changer. Il se réfugia dans le silence. De toute façon, ce qui le rongeait, Gaius ne saurait le guérir. Personne ne le pouvait.
- Merlin ! insista le vieil homme en voyant que le jeune homme se réfugiait dans le silence.
Le jeune Sorcier haussa les épaules en baissant les yeux au sol. Il ne dit plus rien, au grand dam du médecin alors qu'ils s'approchèrent du lac.
- Bien, les claires de lune se trouvent au nord du lac. Il faut que tu cueilles celles dont les fleurs sont grises perle, indiqua Gaius à son protégé. Il me faut au moins une dizaine de sacs. Ces fleurs ne poussent que tous les trois ans.
- Très bien.
Merlin partit de son côté, et commença à chercher les fleurs qui se cachaient entre les troncs et les racines des arbres qui entouraient le lac. La tâche était ennuyante et répétitive de telle sorte qu'il ne remarqua tout de suite la lumière argentée qui brillait dans un tronc d'arbre devant lui ni les petites lueurs qui flottaient joyeusement.
Ne pensant à rien d'autre qu'à sa tâche de ramasser les fleurs, lorsqu'une sorte de bourdonnement se faisait entendre. Il se figea, se redressa, écouta. Rien. Il finit par hausser les épaules et continua sa tâche. Cependant, le bourdonnement revint, plus insistant. Merlin regarda autour de lui avec attention. Il y avait quelque chose dans les parages.
- Gaius ! s'écria-t-il en avançant doucement, car d'un seul coup, une brume avait enveloppé la forêt.
Il avait un mauvais pressentiment, il lança un autre appel :
- Gaius ?! Répondez-moi !

Il n'obtint aucune réponse dans ce silence surnaturel. Il se mit à courir mû par une peur atroce de ce qui pourrait arriver. Il continua d'appeler Gaius tout en courant vers l'endroit où il l'avait vu se diriger avant qu'il ne se sépare un peu plutôt. Il courut et arriva au moment où une silhouette féminine leva une dague en argent au ciel en psalmodiant un sortilège. Le jeune homme réagit d'instinct en voyant le visage pâle de Gaius. Il leva la main brusquement les doigts écartés, ses yeux s'illuminèrent d'une lueur dorée et la silhouette noire fut projetée des mètres plus loin. Merlin se précipita vers son mentor, s'accroupit à ses côtés, totalement paniqué. Il se pencha, colla son oreille contre son cœur et poussa un léger soupir de soulagement en entendant celui-ci battre. Doucement, mais il battait ! Il se redressa faisant face à l'agresseuse de son père adoptif. Cette dernière se redressa en vacillant.
- Où est-il ?! Où est Emrys ! hurla de rage la femme encapuchonnée.
Merlin reconnut immédiatement Dame Morgane et la colère, la déception, la culpabilité se mit à voltiger dans son esprit. Cependant, la colère finit par l'emporter sur les autres.
- Dame Morgane, dit-il d'une voix crispée.
- J'ai senti la magie d'Emrys ! Il est là ! DIS-MOI OÙ IL EST ! hurla-t-elle.
Dans sa colère, la jeune femme perdait le contrôle sur sa magie, un vent violent se levait et Merlin devait mettre Gaius à l'abri. Il savait qu'il ne pouvait pas la résonner, elle était complètement folle. Il était trop tard pour essayer de lui porter secours, la magie noire avait déjà dévoré ce qui y avait de pur dans son cœur. Elle avait tué tant d'innocents lorsqu'elle avait pris le pouvoir à Camelot, qu'il savait que l'ancienne Morgane était définitivement morte. Elle continuait à hurler contre Emrys tentant de le faire sortir de sa cachette. Merlin se pencha, saisit Gaius tant bien que mal et essaya de le mettre débout, malheureusement son mentor faisait le double de son poids et ne bougeait pas d'un iota. Il souffla, réfléchissant vite : il devait les sortir de là. Dans ce tourbillon de vent, de colère de la sorcière, il tira Gaius de toutes ses forces, le traînant sur la terre meuble. Merlin souhait de tout son cœur que Morgane continua à hurler sur son Némésis imaginaire : Emrys, lui donnant ainsi le temps de mettre son père de cœur en sécurité. D'un seul coup, tout se figea à nouveau lorsque Morgane se tourna vers eux. L'air se figea et elle lui lança un regard aigu et avança lentement vers eux, telle une prédatrice. Elle le regarda fixement sans cligner des yeux.
- Toi, Merlin, tu connais la réponse à ma question, susurra-t-elle d'une voix doucereuse.
Merlin se figea, et très rapidement, il se plaça entre Morgane et Gaius.
- Tu connais Emrys, il est venu avec toi pour sauver ton parrain, continua-t-elle. Merlin, dis-moi qui il est.
- Je ne suis pas en mesure de vous répondre. Je… Je ne l'ai pas vu.
- Merlin, Merlin, mon cher petit serviteur… Apprends à mieux mentir. Tu sais qui est Emrys, n'est-ce pas ?
Elle se mit à se mouvoir lentement sans le quitter du regard. Ses immenses yeux bleus étaient compléments dilatés et l'observaient avec une lueur sournoise, cruelle au fond du regard :
- Tu le connais très bien. C'est quelqu'un qui est proche de toi ? Elle pencha la tête sur le côté l'observant avec curiosité. Je ne sais pas pourquoi tu sers Arthur alors que tu connais un sorcier ? Ne vois-tu pas ce que Camelot à fait à des centaines de familles sorcières ? Et des druides ! Et tu le protèges comme ce Emrys qui a trahi sa propre famille pour eux !
- Je me rappelle de ce que vous avez fait à des centaines de familles sous votre règne ! Vous amenez la destruction, la désolation, la mort. Vous n'êtes pas faites pour être reine, ni aujourd'hui, ni demain ! Jamais !
Cette remarque lui valut une gifle combinée à de la magie qui le propulsa contre l'arbre le plus proche. Et dans un bruit écœurant le monde devint noir autour de lui.

Morgane attendit au moins une journée entière dans les ruisseaux en regardant attentivement les chevaliers et des soldats de Camelot qui ratissait les environs. Fort heureusement, le lac d'Avalon était un lieu rempli de magie qui lui avait permis de se cacher. Elle savait que la vie qu'elle menait n'était pas digne d'elle. Pas de château, pas de serviteurs, pas de nourritures à sa hauteur et tout cela était dû à ce satané Uther, puis à Arthur et enfin ce saleté de Merlin ! Merlin qui faisait toujours tout pour protéger Arthur. Elle était dans une telle disgrâce à cause d'eux ! Elle avait eu le pouvoir ! Elle avait été sur le trône et Merlin lui avait tout fait perdre ! Et même lorsqu'elle tentait de le tuer, les chevaliers rappliquaient. Non, il y avait quelque chose d'étrange avec ce serviteur. Lorsqu'elle fut certaine que les soldats de Camelot s'en étaient allés, elle sortit et prit le chemin de la cachette qu'elle partageait avec Morgause qu'elle avait réussi à sauver tant bien que mal.
- Nous devons nous débarrasser de Merlin ! Je ne saurais dire, mais je pense que tout est lié à lui ! lança-t-elle d'emblée à sa sœur.
- Merlin… Ma sœur, nous devons agir avec prudence, lui répondit la blonde avec un sourire déformée par sa cicatrice qui barrait le côté gauche de son beau visage.
- Si nous voulons le tuer, il ne faut pas qu'ils se doutent que cela vienne de la magie, acquiesça la jeune femme brune, une lueur cruelle au fond de ses yeux bleus.
- Exactement !

Les deux jeunes femmes partagèrent un sourire cruel et glacial. Puis Morgause se tourna vers l'étagère qui tenait difficilement debout derrière elle et saisit une plante qui ressemblait à un pissenlit.
- Qu'est-ce cela ma sœur ? voulut savoir Morgane
- C'est une valeira octilencis. Une plante soporifique. Elle ressemble à un pissenlit, seule, elle totalement inoffensive. Mais ajoute à cela un souffle de magie(elle prononça des paroles inaudibles, presque avec tendresse, ses yeux se dorèrent brièvement), et elle trouvera sa victime et lui puisera son énergie jusqu'à la plongée dans un sommeil éternel. Elle est entièrement indétectable.
Morgaus sourit en regardant les graines de la valeira se détacher de la plante et voleter.
- Ce qu'il faut pour tuer proprement, et cela, sans laisser de traces !
- Cependant, elle ne peut tuer qu'une seule victime. Il te faut choisir… Merlin ou Emrys ?
Morgane se mordit la lèvre inférieure hésitante, elle se doutait bien qu'une fois le sort lancer, elles ne pourraient pas le lancer une deuxième fois.
- Merlin ! s'écria-t-elle au bout de quelques temps de réflexion. Il cause le plus de problèmes pour l'instant. On s'occupera de ce traître d'Emrys par la suite.
Morgause inclina silencieusement la tête avec un sourire narquois aux lèvres. Elle lança le sortilège, et les graines s'envolèrent dans la brise ; cherchant leur victime.

- A Camelot -

Ils avaient été sauvés par les soldats de Camelot. Il ne saurait remercier Arthur en son entêtement à chercher Morgane. C'était cela qui les avait sauvés ; les soldats avaient vu et entendu gronder le vent surnaturel qui s'était levé dans la forêt entourant le lac et étaient venus vérifier. Merlin sourit, Gaius s'en sortait bien, il avait seulement une bosse. Cependant, il avait dû recoudre l'arrière du crâne de Merlin, mais il s'en tirait à bon compte également. Le jeune sorcier avait tout rapporté à Arthur de ce qui s'était passé en omettant la partie où il faisait de la magie - évidemment. Le Prince lui offrit une semaine de congé pour se remettre de sa mésaventure.

Merlin se réveilla difficilement ce matin-là, il se sentait fatigué, il mit cela sur le compte de cette nuit qui avait désagréablement été étouffante. Il se lava le visage, s'habilla et rejoignit son tuteur à table pour le petit-déjeuner.
- Qu'avez-vous prévu aujourd'hui ? demanda le jeune homme au vieil homme
- J'ai des potions à distribuer, si tu as le temps et venir m'aider plus tard dans la journée, cela sera fort aimable de ta part.
Merlin hocha la tête distraitement, il prit un morceau de pain qu'il grignota.
- Je pense que plusieurs femmes de la ville basse vont mettre au monde.
- Hmm…
Gaius leva un sourcil perplexe face au comportement de Merlin, cela faisait plusieurs semaines que celui-ci était étrange. Il l'observa grignoter son pain sans appétit, avant de l'abandonner en soupirant.
- Bon, j'y vais ! J'ai un gros dormeur à réveiller !
- Tu n'as pas assez mang…
La porte claqua derrière Merlin qui ne l'avait pas entendu. Gaius soupira d'agacement. Il faudrait qu'il parle avec Merlin. Cela ne pouvait plus continuer. Le jeune homme avait déjà naturellement une silhouette frêle, mais là, il était en train d'atteindre un niveau de maigreur assez alarmant. L'homme de science se leva en soupirant avant de commencer ses potions.

- Quelques semaines plus tard -

Merlin grimpa les marches quatre à quatre avant de s'arrêter brusquement lorsqu'un vertige le saisit. Il resta immobile pendant un moment le temps que cela lui passe. Il secoua doucement la tête afin de reprendre ses esprits. Il raffermit sa prise sur le panier de linge propre qu'il devait plier et ranger dans la chambre du prince. Cela faisait un mois qu'il se sentait aussi étrange : il dormait trop, se sentait tout le temps fatigué, il lui était difficile de rester concentrer sur quelque chose. Il se sentait épuisé. Il n'en avait pas encore parlé à Gaius. Merlin soupira en se dirigeant vers la chambre du prince et passa devant les gardes sans leur prêter plus d'attention que cela. Il ouvrit la porte de la suite princière et vit le désordre et poussa un soupir.
- Merlin, j'ai une question à te poser, commença celui qui avait retourné toute la chambre, certainement dans un excès de rage, assis nonchalamment dans son fauteuil les pieds sur la table.
Le jeune sorcier posa le panier de linge sur le sol en haussant un sourcil et attendit en silence. Arthur jouait avec un couteau de chasse entre les mains et il se méfiait.
- Merlin, ton incapacité à suivre des ordres le fais-tu exprès ? Ou ton cerveau est si petit que même les ordres les plus basiques sont hors de ta portée ?
Merlin se mordit la langue pour ne pas rétorquer quelque chose de cinglant à propre du cerveau même du prince qui avait dû fumer pour formuler une phrase aussi complexe grammaticalement.
- Pourquoi dites-vous cela ? J'ai effectué mes tâches. Toutes. Y compris votre chambre a été rangée, avant que vous ne la saccagiez !
- Je t'ai demandé de porter un message à mon père ! hurla le prince en se levant brusquement.

Merlin pencha la tête sur le côté en plissant les yeux. Il ne se rappelait pas de cela.
- Merlin. Ne. Me. Dis. Pas. Que. Tu. As. Perdu. La. Lettre ! s'époumona Arthur en s'approchant de Merlin d'un air furieux.
Le brun se demanda si cela aggraverait-il les choses s'il lui demandait de quelle lettre il était en train de lui parler ? Parce qu'il ne se souvenait absolument pas de cela. En même temps, il lui était difficile de se souvenir de ce qu'il avait fait le matin même. En fait, il lui était difficile de se souvenir de tout. Il choisit de baisser la tête et de se faire tout petit. Il n'écouta pas Arthur qui continua à lui hurler dessus, car d'un seul coup, une fatigue incommensurable s'abattit sur lui. Ses jambes se mirent à trembler et il n'avait plus qu'une seule aspiration : se laisser aller et dormir. Il tenta de résister. Il se força à garder les yeux ouverts.
- Merlin est-ce que tu m'écoutes ?! cria à nouveau Arthur en le bousculant légèrement.
Le brun se laissa tomber comme si les fils qui le tenaient venaient de se casser d'un coup. Il s'écroula au sol et resta inerte. Aaaaah, enfin le sommeil. Ce calme sombre. Délicieux. Le hurlement d'Arthur fut la dernière chose qu'il entendit en sombrant dans les ténèbres accueillantes de Morphée.
- MERLIN !

A suivre ! Une petite review ? :3