Hey salut ! Voici le chapitre 3, il est beaucoup plus long que les autres tout simplement parce qu'après les exams de fin d'études, je suis partie en vacances avec ma sœur à travers l'Europe ^^. Alors pour me faire pardonner, non seulement ce chapitre est plus long, mais en plus, j'en publie deux à la suite ! x) et merci pour les reviews encore une fois ça me fait super plaisir ! J'espère que l'histoire vous plaira toujours ! Et pardonnez-moi pour les fautes ! J'ai fait au mieux ^^'
Disclaimer : Rien ne m'appartient, c'est à la BBC (dommage !)
Note de l'auteur : Ceci est une fic sur une relation entre hommes, donc HOMOPHOBES passez votre chemin, c'est également un MPREG donc si vous n'êtes toujours pas d'accord, sérieux passez votre chemin !
SOS de l'auteur : HELP ! Je suis à la recherche d'un/une bêta lecteur/lectrice ! ^^
Sinon, bonne lecture !
~ Chapitre 3 : Une détresse enfin découverte ! ~
Arthur prit sa coupe et la fit tourner entre ses doigts, le regard dans le vide. Devant sur son bureau, des dizaines de parchemins s'entassaient depuis une quinzaine de jours sans qu'il n'y eût touché. Il porta la coupe à ses lèvres, goûta à peine le parfum riche du vin sur sa langue. Bon sang, tout lui paraissait tellement fade. Il était inquiet, anxieux, terriblement effrayé. Lui, Arthur Pendragon, le Brave, le Courageux !
Il était absolument terrifié. Ce n'était pas comme la dernière fois, lorsque Merlin avait bu dans sa coupe afin de prouver qu'elle était empoissonnée. Là, il avait su quoi faire : trouver la fleur pour le sauver. Ni la fois, où il devait choisir entre la vie de Merlin et la sienne : il avait bu la coupe pour sauver Camelot ainsi que son serviteur. Cet acte avait été facile. Très facile même. Trouver une fleur, boire une coupe, sauver Merlin, sauver Camelot. Très simple.
Le blond posa brutalement sa coupe sur la table. Il ne supportait plus la quiétude de sa chambre et encore moins la présence immobile et silencieuse de Georges. Comment avait-il pu être aussi aveugle ? Égocentrique ? Égoïste ? Il avait traité Merlin de tous les noms. L'insultant de fainéant, de paresseux et de crétin incapable d'accomplir ses tâches simples correctement. Et pendant tout ce temps, Merlin luttait contre un mal étrange qui le rongeait de l'intérieur. Lui ôtant l'essence même de son être, réduisant son corps à l'impuissance face à la force de la maladie, et le plongeant dans un sommeil étrange qui frôlait en apparence, la mort. Le Prince avait vu Merlin allongé sur son lit, décharné, d'une pâleur alarmante, avec ses cheveux aile de corbeau entourant son visage creusé. Il avait eu mal au cœur, mal de le voir si frêle, si vulnérable. Si proche du trépas. Arthur finit par se redresser brusquement de son fauteuil avec la ferme intention d'aller au laboratoire de Gaius. Il quitta ses appartements sans un regard pour les gardes, ni pour Georges.
- Sire, je tenais à… lança Agravain alors qu'il traversait la cour du château en direction de l'aile où se situaient les appartements des serviteurs.
- Pas maintenant mon oncle ! répondit-il avec brusquerie.
Il s'éloigna d'un pas sec et sans se retourner, il continua son chemin. Il toqua à la porte avant de pénétrer dans la pièce encombrée. Le médecin s'y trouvait, plongé dans la fabrication d'une potion. Il était ébouriffé ce qui était loin de ses habitudes.
- Gaius… chuchota-t-il afin de ne pas effrayer le vieil homme.
- Sire ! Je ne vous attendais pas.
- Comment se porte-t-il ?
Gaius poussa un profond soupir en fermant les yeux avant de répondre :
- Son état s'est détérioré depuis la semaine passée. Il peine à se nourrir seul maintenant. J'ai fait dépêcher un message à sa mère. Elle devra arriver bientôt. Je crains pour la vie de Merlin.
Arthur hocha la tête en fronçant les sourcils. Gaius était dans un état déplorable, il semblait épuiser et las. Mais il ne pouvait pas abandonner son filleul dans son état. Son amour pour Merlin était si évident.
- Sa maladie date d'il y a longtemps ? Il ne peut avoir perdu autant de poids en à peine trois semaines ! s'exclama le Prince en se remémorant l'état physique de Merlin.
- Sire, Merlin s'est laissé mourir de faim bien longtemps avant de sombrer dans cet étrange sommeil. J'ignore si les deux sont liés.
Les mâchoires du Prince se crispèrent, il se rendait compte qu'il ne s'était même pas aperçu de la détresse de son serviteur. Comment avait-il fait ? Comment avait-il pu être aussi aveugle ? Il se dirigea vers la chambre de Merlin et son cœur se serra à sa vue. Le brun semblait aussi fragile qu'un morceau de verre sous ses couvertures. Il prit une brusque inspiration et s'assit auprès de son valet sur le petit tabouret. Il fut surpris de voir Merlin s'animer en percevant sa présence. Ce dernier n'était jamais réveillé lorsqu'il lui rendait visite.
- Merlin ! Comment te sens-tu ? demanda-t-il précipitamment.
Le jeune Sorcier gardait difficilement les yeux ouverts. Il fut stupéfié d'entendre la voix du Prince.
- Que faites-vous là ? marmonna-t-il laborieusement, les yeux papillonnant de fatigue.
Sa voix était faible et rendue rauque par la fatigue, ses immenses yeux bleus étaient vitreux exempts des lueurs pétillantes habituelles qui s'y trouvaient.
- Je suis venu m'enquérir de ton état, répondit le blond sur un ton doux.
- Pourquoi ? sourit faiblement le jeune Sorcier. Vous n'avez plus personne pour cirer vos bottes ?
Arthur accusa le coup en silence. Pourquoi cela faisait-il si mal ?
- Oh, tu parles de cette tâche simple que tu peines à effectuer ? Ne t'inquiète pas, d'autres s'en occupent à ta place, dit-il sur un ton sec sans réfléchir.
Merlin ferma les yeux doucement et chuchota dans un souffle faible, épuisé :
- Il est vrai que je suis aisément remplaçable.
Le Prince se mordit la lèvre inférieure en regardant son valet se rendormir. Pourquoi était-il incapable de parler à Merlin sans le blesser ? Sans être insultant ? Était-il réellement le crétin royal que Merlin voyait en lui ? Il passa la main dans ses cheveux d'or d'agacement. Il se relava brusquement et sortit de la chambre précipitamment en essayant de fuir le sentiment d'oppression qui lui comprimait la poitrine. Gaius le regarda faire en secouant doucement la tête.
Ah les jeunes ! Ils étaient incapables de faire face à leurs sentiments et se blessaient par maladresse ! Voyaient-ils les tendres sentiments qui étreignaient leurs cœurs ? Le vieil homme poussa un soupir en se disant que peut-être allaient-ils enfin ouvrir les yeux sur ce qui se passait entre eux depuis des années !
Il allait rejoindre son protégé dans sa chambre et s'assit à ses côtés. Il restait ainsi pendant un long moment avant de retourner à ses potions. Il devait trouver une solution et vite !
Quelques jours plus tard…
Hunith pénétra dans le laboratoire de Gaius en courant. Elle avait fait un long et fatiguant voyage. Cependant, son cœur était tourné vers son fils ! Oh, son adorable enfant qui se mourait à petit feu. Elle se précipitait à ses côtés en ignorant royalement Gaius.
- Oh par les cornes du dragon ! Qu'il est maigre ! s'écria-t-elle en voyant l'état de son bébé.
Elle se pencha lentement en avant et déposa un tendre baiser sur son front.
- Mais qu'est-ce qui a bien pu se passer ? chuchota-t-elle en le couvant du regard.
Sa maigreur ne pouvait n'être due qu'à sa maladie ! Cela faisait une année qu'elle ne l'avait pas vue et elle se doutait que cela dût être dû à autre chose. Maintenant qu'elle était là, elle allait s'occuper de toutes les personnes qui avaient cherché à faire du mal à son fils ! Elle ne laisserait personne le lui prendre. C'était son enfant !
- Gaius ! cria-t-elle puis sursauta en le voyant juste derrière elle.
- Oui, ma chère ?
- Cette maladie ne peut être naturelle ! Cela doit être dû à la magie.
- Hunith, j'ai fait des analyses avec des potions ! Mais rien, absolument rien, s'exclama le vieil homme.
- Gaius, on sait très bien vous et moi qu'il y a des magies indétectables ! Avez-vous pensé à ça ? Une plante magique, un sort, une malédiction qui agit doucement, un empoisonnement à long terme ou je ne sais quoi encore ! Ce n'est pas les moyens magiques qui manquent pour quelqu'un qui veut agir sans éveiller les soupçons ! Quelqu'un s'est peut-être rendu compte de ce que Merlin représente pour Camelot ! s'écria-t-elle en faisant les cent pas.
- Chut ! Ne parlez pas si fort ! s'exclama le médecin de la cour.
Hunith lui lança un regard noir en croisant les bras sur sa poitrine. Gaius déglutit, il avait oublié à quel point Hunith pouvait se transformer en dragonne lorsque la santé et la sécurité de son fils étaient en cause. Elle était aussi douce qu'une douce lueur de l'aube, mais pouvait se transformer en une dragonne enragée lorsqu'on s'attaquait à son fils. Il se souvenait comment elle avait réduit le village d'Ealdor au silence au sujet des pouvoirs de son fils et ceux par la seule force de ses paroles.
- Gaius, c'est dans votre intérêt de trouver ce remède ! Je vous préviens ! s'écria-t-elle en faisant demi-tour en direction du lit de son fils.
Le vieil homme poussa en soupir en repensant à ce qu'elle avait dit. Merlin aurait pu être empoissonné par une plante ou un poison à effet retardataire !
- Hunith, vous êtes un génie ! s'exclama-t-il en se ruant vers sa bibliothèque.
Elle se retourna pour lui lancer un regard suffisant. Bien sûr que son bon sens était supérieur au sien! Elle n'avait peut-être pas ses connaissances cependant, elle possédait une logique imparable.
- Heureuse que vous le reconnaissez, maintenant hâtez-vous ! Mon fils compte sur vous !
Gaius jeta ses livres sur sa table à manger déjà encombrée et se mit à éplucher les livres sur les plantes magiques en prenant des notes sur les plantes magiques et leurs différents effets. Il se jeta dans les recherches, car il savait que le temps leur manquait.
Une fois qu'elle eut pris soin de son fils, Hunith rejoignit Gaius afin de l'aider à lire les centaines d'ouvrages qui s'accumulaient sur la table.
- Nous avons besoin d'aide ! décréta-t-elle au bout de quelques heures de lectures laborieuses et infructueuses.
Gaius ne lui répondit pas, à cela ne tienne, elle se précipita à l'extérieur du laboratoire et fut surprise de découvrir que l'aube pointait déjà le bout de son nez. Elle allait partir à la recherche de Gwen lorsqu'elle aperçut cette dernière la tête baisse dans le couloir, en train de renifler.
- Gwen ? demanda-t-elle en douceur en posant une main réconfortante sur le bras de la jeune femme.
Cette dernière sursauta en se tournant vers elle. Elle avait les yeux remplis de larmes.
- Que se passe-t-il ? demanda encore Hunith
- Ce…n'est…rien ! Je n'ose pas, elle arrêta de parler, se mordit la lèvre inférieure avant de secouer la tête. Non, ce n'est rien. Comment va Merlin ?
- Eh bien, Gaius et moi avons besoin d'aide. Si tu peux trouver deux personnes de confiance afin de nous aider, cela pourrait être salutaire. Je ne souhaite pas qu'Arthur soit mis au courant.
Guenièvre la regarda attentivement et se rapprocha d'elle pour pouvoir chuchoter :
- C'est à propos de la magie ?
- Oui, on pense qu'il a été empoisonné par magie, répondit la mère de Merlin en hochant la tête.
- Je vais chercher Lancelot et Gwain ! s'exclama-t-elle en s'élançant vers le terrain d'entraînement des Chevaliers.
Hunith eut un petit sourire tendre ; son fils s'était fait des ami.e.s fidèles et digne de confiance à Camelot. Après un détour à la cuisine du château, elle revint au laboratoire et tenta de faire manger Gaius avant d'aller s'occuper de son fils.
- Mon chéri, bonjour, murmura-t-elle en lui caressant les cheveux. Maman va faire ce qu'il faut pour te sauver ! Fais-moi confiance…
Elle déposa un baiser tendre sur son front et quitta la chambre en entendant Gwen revenir avec les deux chevaliers de Camelot. Il était temps qu'elle intervienne afin de sauver son fils. Et ainsi sauver Camelot. Un programme chargé que voilà !
Il lui semblait qu'il était dans un univers où il n'avait pas besoin de lutter. Oh, oui, un univers cotonneux, doux et tellement reposant. Il ne voulait plus jamais partir d'ici ! Il lui suffisait de continuer à dormir. Dans cet univers, aucun sacrifice ne lui était demandé, aucune larme ne devaient être refoulées, aucun cri étouffé. Dans ce monde, il pourrait y vivre libre, rire, pleurer sans se cacher derrière de faux-semblants. Merlin savait que s'il retournait dans le monde réel, ce monde cruel, qui l'emprisonnait dans une solitude sans nom dont le seul but de son existence était de consacrer à une cause bien plus grande que lui.
« Mais tu peux être égoïste, Merlin. »
Cette voix avait raison, il avait le droit d'être égoïste, de penser à lui, un peu.
« On attend tellement de toi, personne ne prend la peine de t'écouter, quand tu dis 'ça va' avec un sourire, personne ne cherche à voir les larmes cachées derrière, ni à entendre les sanglots dans ton rire. Tu mérites mieux Merlin ».
Qui se souciait de ses états d'âme ? N'était-il pas le sorcier le plus puissant n'ayant jamais existé ? Un enfant de la magie qu'elle avait elle-même façonné ? N'était-il pas destiné à faire tout cela sans se plaindre ? N'était-ce pas sa destinée ? Qui se souciait de son bonheur ? Qui se souciait de ses malheurs ? Il devrait ramener la magie à Camelot, peu importe les sacrifices qu'il devrait faire ! Peu importait, ses cris, ses pleurs, ses appels au secours, sa solitude, ses désirs ! N'y avait-il pas tout un empire à sauver ? À côté de cela, sa vie n'était rien.
« Mais tu es humain, même si tu es un enfant de la magie. Tu es humain, tu as des peurs, des désirs, des besoins comme tout un chacun. Pourquoi devrais-tu être le seul à te sacrifier ? Tu as le droit de commettre des erreurs, de changer de chemin et d'apprendre à vivre. Tu as le droit d'être. Ta vie ne doit pas se résumer à protéger un homme aveugle, qui n'a aucune reconnaissance pour toi ! Ne vit-il pas sa vie ? Ne connaît-il pas l'amour ? La joie ? Se cache-t-il dans l'ombre afin d'accomplir ses actes héroïques ? Il a la reconnaissance pour ses actes et toi ? Qui t'a donc remercié de tes actes ? Qui s'est donc soucier de tes sacrifices ? Ne fais-tu pas face aux insultes de celui que tu es censé protéger ? N'en as-tu pas assez qu'il te traite comme un moins-que-rien ? Comme un idiot ? »
Bien sûr, cette voix avait raison, sur toute la ligne. Parfois, il était si frustré de ne pas pouvoir être qui il était vraiment qu'il avait envie de hurler, de sortir de sa peau. Allait-il passer sa vie à cela ? Jusqu'à la réunification d'Albion ?
« Et puis quoi ? Quand tu auras mis cet imbécile sur le trône d'Albion que va-t-il se passer ? Freya reviendrait-elle à la vie pour profiter de ces temps de paix avec toi ? Non ! Parce qu'elle sera TOUJOURS MORTE ! À cause d'Uther ! Ton père reviendra-t-il ? Non ! Parce que cela sera toujours trop tard ! »
Tout cela était vrai.
« Reste. Reste ici. Plus rien ne pourra te faire souffrir, tu pourras retrouver ton père, Freya, William ! Toutes ses personnes que tu as perdues. Reste et tu les retrouveras. »
Oui. Il voulait rester. Que devait-il faire pour rester ?
« Tu dois juste dormir. N'est-ce pas merveilleux, un monde sans souffrance ? Tu seras entouré de personnes qui t'aiment et qui connaissent ta valeur. Tu n'auras pas besoin de te cacher ! »
Il pourrait être lui ! Il pourrait vivre autrement ! Plus de souffrance étouffée, il lui suffisait de dormir. Alors il dormirait et ne se réveillerait plus jamais. Il resterait là dans cet univers, doux, chaud, accueillant, confortable et si merveilleux. Il resterait là pour toujours, tel était son choix. Merlin eut un petit sourire satisfait par sa décision.
- Gaius ! Gaius ! cria Gwen d'une voix paniquée en voyant le corps de Merlin se mettre à convulser. GAIUS !
Le vieil homme se hâta de rejoindre la jeune femme dans la chambre de Merlin et découvrit celui-ci le corps saisit de convulsions atroces qui tordaient son corps en deux.
- Oh par le diable ! Donne-moi un chiffon ! Il faut lui mettre quelque chose dans la bouche pour ne pas qu'il se morde la langue ! Vite !
Il bloqua le corps de Merlin sous son poids et saisit le morse que lui tendit la jeune femme, ne se demandant pas d'où elle le sortait et le fourra dans la bouche de Merlin en faisant attention à ne pas se faire mordre par le jeune homme.
- Dégagez tous les meubles, il ne faut pas qu'il se blesse ! lança-t-il enfin en s'éloignant du jeune homme.
- Que peut-on faire ? demanda Lancelot
- Rien, malheureusement, il faut attendre que la crise prenne fin. J'ai bien peur que son cœur ne souffre de cela, répondit le médecin de la cour.
- Avez-vous trouvé le mal qui le tue ? voulut savoir Gwain d'une voix sombre.
Depuis le début de la maladie de Merlin, cela faisait déjà deux mois tout de même, plus personne n'avait vu Gauvin sourire ou rire et encore moins aller à la taverne. C'était à un tel point que le gérant de la taverne lui-même avait demandé de ses nouvelles.
- Je pense que je viens de trouver à l'instant. Il y a des années que je n'avais plus vue cette plante à l'action. Il y avait des années qu'elle avait été exterminée à cause de sa dangerosité ! Valeria octilencis, c'est le nom de cette plante. Elle est inoffensive sauf si on y ajoute une dose de magie noire alors elle plonge sa victime dans un profond sommeil après lui avoir volé son énergie. Elle tue en quelques semaines à peine !
- Mais Merlin est toujours vivant ! Et cela fait TROIS MOIS ! s'écria Gwen en se rapprochant de son fiancé qui la serra dans ses bras avec tendresse.
- C'est tout simplement parce que Merlin est puissant et très résistant, mais il arrive à bout. La particularité de cette plante, c'est qu'elle peut convaincre sa victime de rester endormie jusqu'à la mort en lui créant un monde utopique.
- Mais ne restez pas là ! Vous savez maintenant ce qui le tue, préparez l'antidote maintenant ! s'exclama Hunith sur un ton impérieux brisé par la peur et l'angoisse qu'elle ressentait pour son fils.
- C'est pour ça que cette plante est si dangereuse qu'il a fallu l'exterminer. Il n'y a pas de remède puisque ce n'est pas un poison à proprement parler. Le seul moyen de le sauver, c'est de découvrir le monde utopique dans lequel il est plongé.
- Et comment on fait cela ?
Il eut un silence coupé par les gémissements de désespoir de Merlin qui continuait à convulser sur son lit. Un sentiment d'impuissance les forçait au silence.
- Ces dernières années, Merlin n'allait pas bien du tout, souffla finalement Lancelot.
- Vous avez trouvé aussi ? s'enquit Gwen en se tournant vers les personnes présente dans la petite chambre de Merlin. Mais il refuse de nous en parler.
- Je l'ai entendu dire qu'il n'avait plus aucune raison de vivre et qu'il souhaitait disparaître, lança Gwain en croissant les bras sur sa poitrine musclée.
Il eut un silence dans la pièce. Un silence tendu, frustré, anxieux, étouffant.
- Quelqu'un sait ce qui aurait pu se passer ? finit par demander Hunith en se mordant la lèvre.
- Il a perdu son père, et son premier amour, Freya. Ils ont tous les deux étaient tués avec quelques mois de différences il me semble, répondit Gaius dans un soupir las, les épaules voûtées.
- QUOI ?!
- Il ne voulait pas te le dire Hunith, il ne voulait pas te faire de la peine. Son père a été tué par des bandits sur le chemin de Camelot. Vous vous rappelez l'attaque du dragon ?
- Oh par les dieux ! C'était il y a deux ans ! s'exclama Lancelot
- Et Freya est morte, peut-être quelques mois plutôt ? continua le vieil homme sur un ton brisé
- Mais ! Mais ! Il n'en a parlé à personne !
Gaius regarda la jeune femme métisse qui était au bord des larmes. Il savait à quel point elle adorait son filleul. Il y aurait tant de gens qui serait meurtri par la disparition de Merlin.
- On ne savait même pas cela ! Nous ne sommes pas dignes d'être ses amis. Il a toujours été là pour nous, toujours et nous ? Il souffre depuis des années et aucun de nous ne le sait, soupira Gauvain en baissant la tête.
Gaius se dirigea vers Merlin qui avait cessé de convulser et tout doucement, il lui pencha la tête en arrière tendrement et lui ôta le morse de la bouche.
- Il a dû se sentir si seul…chuchota Hunith en passant la main dans les cheveux noirs de son fils.
- Et je suis sûr qu'Arthur n'a pas été tendre avec lui avec son manque de tact habituel ! Aurait-il remarqué que Merlin n'allait pas bien ? grogna Lancelot le regard posé sur le visage blême de Merlin.
- Si nous découvrons le monde dans lequel, il est enfermé, que doit-on faire ?
- Selon les légendes, il suffit d'un geste de quelqu'un qui compte énormément pour la victime pour réduire la voix de la Valeria octilencis à néant.
Un autre silence suivit. Ils s'entre-regardèrent avec lassitude. Au vu de tout ce qu'ils avaient appris, ils se rendaient compte bien qu'ils ne connaissaient pas le cœur de Merlin. Du moins, ils avaient cru le connaître en fait, mais ils étaient tous perdus. Même Hunith. Qui comptait pour Merlin malgré son désespoir psychologique ?
- Il faut qu'on sache vite parce que Merlin ne survivra pas jusqu'à demain soir, conclut sombrement Gaius qui finissait d'examiner le jeune homme brun.
Arthur avait tout entendu depuis la pièce principale et il sortit aussi vite qu'il était entré dans le laboratoire de Gaius. Son cœur battait la chamade. Merlin allait mourir, Merlin avait perdu son père… Cette révélation ! Balinor ! Le père de Merlin était Balinor, le dernier Seigneur des Dragons qui avait été tué sous ses yeux. Il se rappelait les paroles qu'il avait alors adressées à Merlin alors que celui-ci avait eu le visage bouffi par les pleurs : « Aucun homme ne mérite que tu ne pleures pour lui. » Plus jamais il n'avait vu Merlin pleurer à nouveau. Le jeune homme s'était juste refermé sur lui-même après cela. Arthur ne lui en avait pas tenu rigueur puisqu'il avait continué à se comporter de la même façon par la suite. Il n'y avait plus fait attention. Entre les différentes aventures qui s'étaient déroulées par la suite, il n'y avait plus pensé. En effet : il n'avait pas vu que Merlin avait perdu du poids, ni qu'il n'allait pas bien, il ne savait même pas que le premier amour du brun avait été tué ! Oh quelle honte ! Non mais quelle honte ! Il n'osait pas se confronter à ses Chevaliers et leur dire que son égoïsme ne lui avait pas permis de voir la souffrance de son serviteur et ami. Il avait été tellement persuadé de son équilibre et comme Merlin souriait, il… euh. Le sourire de Merlin. Le sourire de Merlin, il venait de s'en rendre compte. Le sourire de Merlin avait été tremblant, comme s'il retenait des sanglots. Comme s'il souriait, mais pour cacher sa peine. Et Arthur n'en avait pas tenu compte. Il avait tué son ami.
Oui, je sais, je sais ! Je suis une connasse mais que voulez-vous c'est pour vous fidélisez! ^^ Alors tout d'abord dites-moi ce que vous en pensez ! Reviews sont gratuits, n'hésitez plus ! ;) Ensuite, normalement j'écris un chapitre par semaine voir deux si je suis de bonne humeur ~ mais si le chapitre y est pas vous inquiétez pas, il sortira dans tous les cas ! Après je vous dis la suite dimanche ! ;)
Kissu 3
