Hey salut ! Voici le chapitre 4, comme promis ! On est toujours dimanche, nan ? Quoi il est deux heures du mat' ?! Il sera plus joyeux (peut-être ?) que le dernier ! Je vous rassure, j'aime trop les happy ending pour écrire autre chose !
Merci pour vos reviews, c'est toujours un plaisir de voir des gens apprécier ses histoires ^w^ Donc oui voilà la suite pour ceux qui se languissaient de l'avoir ! Et j'espère qu'il vous plaira toujours ! Pardonnez-moi pour les fautes, je n'ai vraiment pas eu le temps de le relire ! ^^' je ferai mieux la prochaine fois !
Disclaimer :Rien ne m'appartient, c'est à la BBC (dommage !)
Note de l'auteur : Ceci est une fic sur une relation entre hommes, donc HOMOPHOBES passez votre chemin, c'est également un MPREG donc si vous êtes toujours pas d'accord, sérieux passez votre chemin !
SOS de l'auteur : HELP ! Je suis à la recherche d'un/une bêta lecteur/lectrice ! ^^
Bonne lecture !
ShiyaMiam
~ Chapitre 4 : une découverte fortuite ~
Arthur avait tellement envie de fuir. Comment pouvait-il faire face à ce qu'il avait fait ? Il n'y arriverait pas ! Il était le Prince de Camelot, et Merlin était un sujet de Camelot. Il lui avait causé du tort, il devait en assumer les conséquences de ses actes. L'esprit brave et chevaleresque d'Arthur prit le dessus sur son mal-être initial. Il ne pouvait pas se conduire comme un couard. Il n'avait jamais été comme cela et ne le serait jamais. Il avait commis un crime, un crime odieux envers son serviteur et ami, il allait se faire pardonner ! Et pour cela, il fallait que celui-ci vive ! Il s'apprêtait à faire demi-tour et retourner dans le laboratoire de Gaius lorsqu'une main saisit brusquement son avant-bras.
- Votre altesse ! Cela fait des jours que je cherche à m'enquérir avec vous ! déclara son agresseur
- Mon oncle, ce n'est vraiment pas le moment ! grogna le jeune prince en arrachant son bras à la poigne de l'autre homme.
- Et pourtant ! Dois-je vous rappeler votre rôle ? Vous êtes le Prince de Camelot et cela fait plusieurs lunes que vous n'occupez cette fonction de nom ! Vous avez laissé vos sujets à l'abandon, je doute que ce soit ce que votre père souhaitait. De cela, j'en ai parlé aux membres du Conseil, si vous êtes incapable d'être Roi pour le moment, autant laissé quelqu'un d'autre occuper ce poste.
- Mais de quoi me parlez-vous ? N'ai-je pas fait mon devoir ?
Agravain eut envie de ricaner cependant, il ne le fit. Il devait rester sérieux jusqu'au bout.
- Mon Prince ! Vous avez refusé de quitter Camelot pour aller arrêter les bandits qui sévissent à la frontière de Camelot et en trois mois, nous n'avons jamais eu autant d'exode vers la cité ! Nous n'aurons bientôt plus de quoi nourrir toute cette population ! Dites-moi, est-ce ainsi que vous faites vos devoirs ?
Arthur resta interdit face à ce constat. Il était vrai qu'il avait refusé de s'éloigner de Camelot de peur qu'il arrive malheur à Merlin sans qu'il fût capable d'être à ses côtés. Il était effrayé que Merlin ne meure pendant son absence. Il ne pouvait pas se laisser aller de la sorte. Il lança un regard inquiet en direction du laboratoire de Gaius et regarda Agravain. Il soupira, il ne pouvait pas abandonner tout un peuple pour une personne.
- Bien mon oncle. Dites-moi tout.
- Venez avec moi. Vous devez vous rendre immédiatement dans le village de Halluth, les éclaireurs ont vu des camps des mercenaires à la frontière entre le Royaume de Narvos et Camelot, énonça le conseiller du prince en se dirigeant vers les écuries.
- Narvos ? Hm, ils ne sont pas en instabilité politique ?
- Justement, c'est cela qui m'inquiète. S'il décide d'entrer en guerre contre nous, le royaume de Myr, leurs alliés entreront également dans la guerre. Je vous ai fait préparer vos affaires par votre valet.
Georges s'inclina respectueusement en tenant par les harnais sa jument. Une dizaine de Chevaliers l'attendaient déjà prêt à partir. Elyan, son Chevalier le plus discret ainsi que Perceval faisaient partie du lot. Sir Léon ne venait pas, il avait préféré rester à Camelot. On ne savait jamais. Il salua silencieusement le Prince avant de s'éloigner.
- Bien, en route ! s'exclama l'Héritier de Camelot en grimpant sur sa fidèle jument.
Il allait résoudre le problème à la frontière et rentrer le plus vite possible pour aider Merlin. Ils quittèrent la cité au galop. Ils en avaient pour la journée et devraient passer la nuit dans le village et rentreraient à Camelot le lendemain. Alors qu'ils quittaient la compagne qui entourait la cité de Camelot et s'enfonçait dans la forêt environnante, Arthur attendait à tout moment que Merlin se plaigne du voyage, que c'était long, est-ce que cela allait être vraiment dangereux ? Qu'il avait mal aux fesses et qu'Arthur était un idiot qui allait droit dans un piège sans prendre la peine de réfléchir, avant de rajouter qu'il fallait absolument sauver ce village ! Arthur lui aurait alors demandé de se taire, même si secrètement, il serait en train de rire. Arthur allait se tourner vers lui pour lui lancer une pique lorsqu'à la place que Merlin devait naturellement occuper se trouvait Georges.
- Avez-vous besoin de quelque chose votre altesse ? demanda-t-il de sa voix monotone.
Il ne répondit pas et reprit la route au triple galop. Ils devaient arriver au village avant la tombée de la nuit. Le paysage défilait, mais les questions continuaient à tourbillonner dans la tête du blond. Plus il s'éloignait de Camelot, et plus il se sentait mal. Il secoua la tête en fronçant les sourcils, quel était ce sentiment ? Il avait une douleur dans la poitrine qui l'oppressait en se disant que peut-être que Merlin ne reviendrait plus à ses côtés. C'était sa place ! Il n'avait pas le droit d'être autre part ! Merlin était à lui !
- Que… ! s'exclama-t-il en s'arrêtant brusquement. La jument renâcala, ne comprenant pas pourquoi l'humain l'avait stoppée de cette façon !
- Sire ! Vous allez bien ? Que se passe-t-il ? s'enquit l'un de ses Chevaliers
Arthur ne répondit, les sourcils froncés, il essayait de comprendre la signification de cette pensée qui s'était imposée dans son esprit. « Merlin était à lui ». La brutalité de cette découverte, de cette prise de conscience le laissa sans voix. Il en trembla, se trouva pantelant, sa poitrine le serrant. Il avait l'impression d'étouffer alors qu'il prenait conscience de ce que l'absence de Merlin lui avait fait. Il avait été irascible durant ses droits derniers mois, détestant le monde et voulant tout détruire. Il avait recommencé à se conduire comme un imbécile prétentieux et imbu de sa personne. Il avait cherché Merlin dans chaque silhouette frêle avec des grandes oreilles décollées, avec des cheveux noirs. Il avait traqué le rire de Merlin dans chaque coin du château sans jamais l'avoir trouvé. Merlin était à lui. Il en avait aimé une autre, mais il savait, il savait du fond de son cœur qu'il n'avait jamais eu que lui dans le cœur de Merlin, à ses yeux. Il était la raison de vivre de ce dernier, mais aussi son désespoir. Arthur fut sûr d'une chose : il était le seul à pouvoir aidé Merlin. Parce que Merlin était à lui. Un jour, son valet lui avait dit : « Une personne que je connais, m'a dit un jour que vous et moi sommes les deux faces d'une même pièce. Je n'ai jamais compris ce qu'il voulait dire. » Mais lui, il savait, il savait, parce que Merlin était à lui et à lui seul !
- Je dois retourner à Camelot, chuchota-t-il.
- Quoi ?!
- Je dois retourner à Camelot ! MAINTENANT !
Il hurla ses paroles par-dessus son épaule en faisant demi-tour, lançant sa jument au galop. Il devait retourner à Camelot, et vite !
- Merlin, attends-moi, j'arrive !
Il reprit le chemin de Camelot, filant aussi vite que le vent. Le vent lui fouettait le visage, le passage défilait aussi vite qu'il allait. Il avait le cœur qui battait la chamade. Il n'avait jamais fait cela de sa vie. Le premier devoir d'un prince, c'est son peuple. Sa responsabilité, c'était Camelot et son peuple. Même lorsqu'il se conduisait comme un « crétin royal », il l'avait toujours fait. Mais aujourd'hui, il choisissait Merlin, bon sang oui, il le choisissait ! Il le sauverait et saurait se faire pardonner tous ses manquements. Il avait honte, il s'en voulait, mais Merlin était à lui ! Cette certitude s'ancrait dans son cœur, dans son âme, dans son essence même. Il ne se trompait pas. Il le savait ! Il ne pouvait se tromper, il s'agissait de Merlin ! Il avait eu trois longs mois pour réfléchir de sa relation avec Merlin. Il se souvenait que lorsque Gwen l'avait quitté pour Lancelot, il en avait pleuré dans les bras de Merlin. Il lui avait tout raconté ses espoirs, son rêve d'avenir avec elle. Les enfants qu'il rêvait d'avoir avec elle, etc. Merlin avait été à ses côtés jusqu'à l'aube. Cependant, il n'avait jamais eu aussi mal que lorsqu'il avait vu Merlin s'écrouler sur le sol, il avait cru que son monde s'écroulait. Lorsqu'il l'avait vu s'éteindre à petit feu, il mourrait aussi peu à peu. Il ne s'en était seulement pas rendu compte. Il ne s'était pas rendu compte que Merlin était sa vie ! Son souffle, son âme, l'essence même de son être !
- Je suis si stupide ! grogna-t-il en talonnait sa jument pour qu'elle aille plus vite.
Il aurait dû comprendre ! Un sourire de Merlin faisait envoler les battements de son cœur. La présence de Merlin n'était-ce pas ce qu'il cherchait en permanence ? Ne s'était-il pas excusé auprès de Merlin d'aller à la chasse au point d'avoir interdit à ses hommes de tuer des animaux devant son valet ? N'avait-il pas toujours écouté Merlin avec le plus grand soin lorsque celui-ci lui disait quel grand ROI il voyait en lui ? N'avait-il pas du mal à imaginer un monde sans la présence de son brun à ses côtés ? Il avait été si stupide ! Comment n'avait-il pas pu s'apercevoir de son désir ? Lorsque Merlin n'était pas présent, ne cherchait-il pas une silhouette frêle au travers la foule ? Son cœur ne s'emballait-il pas lorsqu'il croyait voir une touffe noire dans la foule ? Ces trois derniers n'avaient-ils pas été affreux ? N'avait-il pas cherché Merlin dans chaque coin du château ? Ne s'était-il pas langui de sa voix, de son rire, de ses plaintes, de ses cris d'indignation, de ses yeux bleus farouches ? Pourquoi ne s'était-il pas rendu compte des sentiments qui germaient, s'épanouissaient dans son cœur ?
Oh, de grâce ! Il devait sauver Merlin, il devait faire pénitence, s'il devait ramper à ses pieds pour qu'il lui pardonne ses manquements, son insensibilité, et ses paroles cruelles. Alors, il ferait pénitence ! Il ferait tout ce que Merlin voudrait, du moment que ce dernier ne le quitte pas. Ne le quitte jamais.
- Parce que je l'aime, chuchota le Prince d'un air incrédule dans le vent.
Oui, il l'aimait. Il l'aimait ! Il l'aimait ! De toutes ses forces et de toute son âme ! Il allait sauver son amour et alors, et alors…
- Je pourrai le séduire, je pourrai le faire mien.
Alors que le Prince Héritier de Camelot était en train de galoper vers la cité le cœur rempli de joie et de confusion face l'étendue de ces sentiments nouveaux qu'il se trouvait. À Camelot, la situation était des plus critique : en effet, à peine, quelques heures après le départ du Prince Arthur, la cloche d'alarme s'était mise à résonner. Cela indiquait qu'une chose : Camelot était attaquée. La population était en émoi, courant dans tous les sens. Le prince étant absent, les habitants se demandaient qui allait les protéger !
Sir Léon avait pris les choses en main, donnant l'ordre de mettre la population à l'abri. Lorsque cela fut fait, il se mit à la recherche d'Agravain, car celui-ci occupait le rôle de régent lorsqu'Arthur n'était pas là. Dans son état actuel, Uther était bien incapable de prendre une quelconque décision. Alors qu'il s'éloigna vers le château en aboyant des ordres aux soldats qu'il croisait, il fût étonné de ne trouver le régent nul part.
- Mais où est-il ? s'écria Sir Léon qui commençait à perdre son sang-froid.
Camelot était en danger, le Prince n'était pas là, Uther était diminué (pour ne pas dire qu'il avait perdu l'esprit), et Agravain qu'il ne parvenait pas à trouver. Était-ce lui ou tout cela semblait planifier ? Il ne croyait pas aux coïncidences. Sir Léon s'arrêta brusquement, le visage figé dans une expression de rage :
- Il y a un traître à Camelot ! grogna-t-il avec colère.
Il fit demi-tour et se dirigea vers les seules personnes en qui il avait confiance. Il pénétra dans le laboratoire de Gaius ou se tenait un vrai conseil de guerre autour du corps fragile de Merlin. Hunith, Gwen et Gauis était en train de chuchoter furieusement er rapidement entre eux. Gwaine et Lancelot étant sur les murailles afin de défendre la cité, Sir Léon savait que seul Gaius pouvait l'aider.
- Gaius ! Je dois vous parler ! Je pense qu'un traître ne sévisse à Camelot ! s'exclama-t-il sur un ton légèrement paniqué.
- Je crains qu'Agravain soit celui que vous cherchez, répondit ce dernier en se relevant
- Comment ça ? s'écria le Chevalier le teint palissant à vue d'œil.
Gwen ne releva et le fixa d'un regard dur :
- Je l'ai vu ! Je l'ai vu parler avec Morgane ! Il a prévu depuis longtemps de piéger Arthur ! J'ai essayé d'en parler au Prince, mais il ne m'a pas cru. Il n'arrive pas à concevoir qu'un autre membre de sa famille veuille sa mort !
Le chevalier eût envie de hurler et de s'arracher les cheveux ! Non seulement le danger ne venait pas de l'extérieur des murs de Camelot, mais il venait de l'intérieur également.
- Et le Prince n'est pas là ! Vite ! Il faut trouver Agravain avant qu'il ne fasse entrer les ennemis dans la cité ! ordonna le chevalier d'un ton sec.
Hunith l'observa un sourcil dresser et rétorqua d'un ton tout aussi sec :
- Alors si j'étais un traître qui a une dent contre le roi, je crois que j'essaierai de le tuer. Dans ses appartements peut-être ?
Les yeux de sir Léon s'écarquillèrent, et il sortit du laboratoire de Gaius en courant. Comment n'y avait-il pas pensé immédiatement ? Gwen lui emboîta les pas en se pinçant les lèvres. En chemin, elle saisit une épée qu'elle trouva au sol (certainement tombée dans la précipitation) et elle se hâta de rattraper son ami. Elle n'allait pas le laisser affronter cela seul. La plupart des soldats et des chevaliers défendaient les murailles de Camelot. La cité ne devait pas tomber ! Ils devaient sauver le Roi !
Alors qu'ils s'élançaient dans les couloirs de la cité en direction de la suite royale, le prince Arthur qui avait atteint les lisières de la cité découvrait qu'elle était assiégée. Les soldats qui les attaquaient tentaient de grimper aux murailles, mais ils se faisaient repousser par des jets d'huile bouillante, des flèches et des pierres lancées par des soldats de Camelot. D'autres ennemis tentaient de défoncer les épaisses portes de la cité. Les cris de douleur et de peurs polluaient l'air. Mais qui étaient ses soldats ? D'où venaient-ils ? Était-ce des mercenaires ? Pour qui travaillaient-ils ? Toutes ses questions tourbillonnaient dans la tête d'Arthur. Il était fier de voir que les Chevaliers qui étaient restés à Camelot avait très bien organiser la défense de la cité. Il espérait que la population était en sécurité. Il fit un geste en direction des soldats qui l'accompagnaient pour leur dire de rester à couvert. Une seule pensée l'obnubilait : Merlin !
- Elyan, chuchota-t-il à son chevalier qui était resté à ses côtés, nous devons rentrer dans la cité.
- Oui, sir, mais comment faire sans se faire voir ? répliqua le jeune homme noir.
- Il y a un passage secret que se trouve au nord de Camelot, nous devons prendre les soldats à revers.
- Je vais vous couvrir, répondit Perceval en les rejoignant, rampant sur ses coudes.
- Nous ne pouvons pas attirer leur attention. Ils sont plus nombreux ! Il faut que nous entrions immédiatement dans Camelot ! Nous allons ramper et passer derrière eux. Derrick, tu supprimes ceux qui sont trop proches, Guilhem, tu détournes l'attention loin de la route noire, les autres avec moi !
Une fois ce plan mis en place, les soldats, les deux chevaliers et le prince se mirent en route dans le camp ennemi. Ils avancèrent à un rythme affreusement lent. Les ronces ainsi tous types de choses étranges (Arthur ne tenait absolument pas à savoir !) s'accrochaient à leurs armures tandis qu'ils cheminaient tant bien que mal au milieu des hurlements, des cris de guerre, des bruits de cœurs qui s'entrechoquent, qui tombent et qui se mourraient. Arthur fit signe à ses soldats de se hâter le mouvement.
- Qui va là ?! s'exclama un des mercenaires
Arthur se figea brusquement en relevant la tête, juste à temps pour voir une flèche se ficher dans la gorge de l'homme qui s'écroula dans un gargouillis écœurant. Il n'en fit pas cas et continua son chemin, d'autres corps s'écroulaient sur leur trajet, grâce à Derrick qui du haut de son perchoir tuait ceux qui les remarquaient. Le Prince dût lancer une dague dans la poitrine d'un autre mercenaire afin de le réduire en silence. Lorsqu'ils réussirent à atteindre le passage secret, ils étaient tendus, à bout de souffle.
- Maintenant, en route ! souffla le Prince Héritier en désignant un petit renforcement dans la roche.
Il appuya sur le renforcement et un passage s'ouvrit à même la roche, il s'y engouffra suivit par les dix autres soldats de Camelot. Ils coururent dans le couloir, courbés en deux.
- Seul le roi et les héritiers à la couronne sont au courant de ce passage secret. Il en va sans dire qu'il doit rester secret ! murmura Arthur alors qu'il ne pensait qu'à une chose : Merlin.
Tout son esprit et son corps ne tendaient que vers Merlin. Il devait le voir ! Il ne pouvait pas rester loin de lui ! Bon sang, que lui arrivait-il ? Camelot était assiégée et lui pensait à son valet ! Qui est certainement l'amour de ta vie !Ton souffle, ton âme lui appartient.Tu ne sauras vivre sans lui…lui souffla sa conscience. Il grogna et se précipita. Lorsqu'ils émergèrent vers le cachot : Arthur donna ses ordres : Elyan devait aller protéger le Roi, Perceval et les autres soldats devaient se rendre immédiatement sur les murailles et prêter main forte à leurs camarades. Et Arthur ? Se rendre auprès de Merlin le plus vite possible !
Chacun savait ce qu'il avait à faire, les soldats se séparèrent au pas de course. Arthur n'avait jamais couru aussi vite de sa vie ! Pas même la fois où il s'était fait courser par des monstres en compagnies de Merlin. Merlin. Encore. Et toujours lui. Lorsqu'il aperçut la porte du laboratoire de Gaius, son cœur jaillissait dans sa poitrine, battant la chamade de telle sorte qu'il crût qu'il allait s'échapper de sa cage thoracique. Le Prince débarqua dans la pièce surprenant Hunith qui se tenait là un gobelet d'eau à la main. Le Prince de Camelot lui présentait une drôle d'allure, couvert de poussières et de boue, les cheveux en bataille, le visage rouge et les yeux écarquillés par un mélange d'anticipation de crainte et de joie mêlé. Il était loin l'Héritier arrogant de Camelot.
- Puis-je voir Merlin ? demanda-t-il d'un ton presque timide.
La mère de Merlin haussa un sourcil, puis un tendre sourire étira ses lèvres rosées et elle acquiesça en silence, se dégageant du passage pour laisser Arthur passé. Ce dernier se précipita immédiatement auprès de son valet, le trouvant plus pâle, et plus affaibli qu'une journée plutôt. Il tomba à genoux à son chevet et d'une main douce, hésitante, il lui remit une mèche rebelle derrière l'une de ses oreilles décollées qu'il avait appris à aimer.
- Il…, le blond déglutit, il est encore plus pâle…
- Gaius dit qu'il n'en a plus pour bien longtemps…chuchota Hunith en retenant ses larmes vaillamment.
Arthur leva le regard vers elle et répondit doucement, mais fermement
- Je ne le permettrai pas !
La mère de Merlin hocha la tête et les laissa seuls. Arthur retourna son attention sur le visage horriblement amaigri de son brun, qui pourtant gardait toute sa beauté dans sa maladie.
- Je…je…hm, je…hum te demande…hum, pardon, commença-t-il. Je, hum… je ne… Hum. Je suis incapable de parler de mes sentiments, tu le sais, tu me connais. Je suis maladroit et je suis crétin comme tu le dis si souvent. Oh bon sang Merlin, tu as perdu ton père et je t'ai dit qu'il était inutile d'en ressentir de la tristesse ! Et apparemment, tu as perdu ton premier amour et je suis passé à côté de tout cela ! Je suis si bête ! Un crétin royal ! Si égoïste !
Arthur baissa la tête, la honte le prenait à la gorge, il déglutit difficilement et continua :
- Lancelot te connaît, Gwen te connaît, même Gauvain te connaît mieux que moi avec qui tu passes la majorité de ton temps ! Suis-je si peu fiable pour que tu rejettes mon amitié ? Qu'ai-je dit de plus que tout le mal que je t'ai fait ? Comment pourrai-je me faire pardonner mon insensibilité auprès de toi ? Merlin, je ne peux le faire si tu me quittes… Je t'en supplie, de grâce, ne me laisse pas ! Ne me laisse pas retourner dans cette vie où tu n'étais pas là, où ton rire n'illuminait pas ma journée, ou tes plaintes ne les rythmeraient pas. Je veux t'avoir à mes côtés. En demande-je trop ? Est-ce un souhait hors de ma portée ? Suis-je trop égoïste ?
Le blond caressa tendrement la joue de son valet, du pouce, il retraça la courbe délicate de son nez, ses hautes pommettes, son arcade sourcilière, puis enfin ses lèvres.
- Je peine à imaginer un monde où tu n'es pas. Nous sommes les deux faces d'une même pièce. Est-ce naïf de ma part de croire que tu es mon âme ? Ma conscience ? Mon souffle, ma raison de vivre ? murmura-t-il en posant son front contre celui de Merlin. Il prit une profonde respiration et, je t'accepterai Merlin. Je t'accepterai, ta haine, ta douleur, ta colère, ta différence, ta bêtise, ton entêtement. J'accepterais tout de toi, mon ange.
Doucement, comme s'il avait peur de le briser, Arthur déposa ses lèvres sur celles gercées et froides de Merlin.
- La seule chose que je n'accepterai pas, c'est ta mort. Alors de grâce, reviens-moi ! Traite-moi d'idiot, hurle-moi que tu vas quitter mon service pour retourner à Ealdor, boude-moi. Fais tout ce qui te plaît et je chercherai ton pardon. Mais je t'en prie, ne me quitte pas de cette façon. Ne meurs pas !
Ne meurs pas,
Parce que je mourrai avec toi,
Parce que je ne sais plus vivre sans toi,
Parce que je ne suis rien sans toi,
Parce que ma vie n'a aucune importance sans toi,
Parce que je viens de me rendre compte que je t'aime,
Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne,
Je t'aime tant et si bien que ta mort me soit intolérable.
Je t'aime, mais je ne peux pas te le dire si tu meurs, je t'aime.
Merlin, je t'aime.Dans quelle langue faut-il que je le dise ?
Quel geste faut-il que je fasse ?
Si mon amour n'est pas suffisant alors je ramperai à tes pieds pour faire pénitence,
Je changerai le monde pour que tu m'aimes !
Parce que Merlin, je t'aime.
Mais je ne dirais rien pour l'instant.
J'attends ton réveil pour voir tes yeux brillés, leur bleu me regarder avec malice et ruse.
Alors que cette prière résonnait au plus profond du cœur du Prince Arthur une lumière aveuglante, d'une pureté sans pareille entoura le corps des deux jeunes hommes. La poitrine de Merlin se souleva avec violence, sa bouche s'ouvrit dans un cri muet et son corps retomba sans vie sur le lit.
À suivre !
(Nan je déconne xD, je crois que je n'aurai pas survécue !)
Arthur resta figer un moment face à ce phénomène magique et se demanda ce qui venait de se passer, lorsque Merlin se mit à tousser brusquement, les yeux grands ouverts cherchant visiblement de l'air.
- Merlin ! s'écria le prince e le prenant dans ses bras, enfouissant son visage dans le ou gracile de son valet qui tentait de reprendre sa respiration et qui semblait un peu confus face au comportement du blond.
- Euh… de …l'eau…murmura-t-il avant de s'évanouir derechef.
À suivre !Cette fois-ci, c'est vraiment pour de vrai !Alors reviews ?Maintenant que notre Merlin internationale est sauvé, on va pouvoir s'amuser !^^ Arthur va commencer son plan de séduction !ça va être drôle !Si vous avez des envies particulières pour ce nouveau chapitre, review !
Kissu, à dimanche !
ShiyaMiam
