Hey salut ! Et de 5 ! Oh mon dieu ! Je suis désolée ! Comment pourrais-je me faire pardonner ?! Je vous dois quelques explications en fait : nous avons déménagé dans une maison en rénovation, je ne vous raconte pas : il nous a fallu 7 jours de travail acharné pour faire les cartons et à chaque fois c'était de 8h à 22h, ensuite la semaine dernière on fait les travaux et je n'avais plus internet, et entre-temps je devais partir à Montpellier pour me trouver un appart pour la suite de mes études. Bref, je n'avais pas le temps d'écrire. Et là, j'écris dans le train. Le mois d'août ainsi que celui de septembre risquent d'être compliqués. J'espère que vous saurez vous montré.e.s patient.e.s. Je ferais des chapitres plus longs en contrepartie.

Merci pour vos reviews, ça me va droit au cœur ! Donc oui voilà la suite pour ceux qui se languissaient de l'avoir ! Et j'espère qu'elle vous plaira toujours !
Disclaimer : Rien ne m'appartient, c'est à la BBC (dommage !)

Note de l'auteur :Ceci est une fic sur une relation entre hommes, donc HOMOPHOBES passez votre chemin, c'est également un MPREG donc si vous êtes toujours pas d'accord, sérieux passez votre chemin !

SOS de l'auteur : HELP ! Je suis à la recherche d'un/une bêta lecteur/lectrice ! ^^

Bonne lecture !

ShiyaMiam 3

~ Chapitre 5 :Le rapprochement ~

Hunith qui avait assisté à la réaction magique qui avait eu lieu dans la chambre de son fils, se précipita à ses côtés, juste à temps pour le voir perdre connaissance. Elle partagea un regard rempli d'espoir avec le prince avant de lui lancer d'un ton tremblant :

- Vous devriez aller repousser nos assaillants afin de libérer Gaius pour qu'il vienne prendre soin de Merlin !
Arthur répondit en hochant la tête dans un état second, les yeux humides, les mâchoires serrées, il était submergé par l'émotion. Il entendait les bruits de la guerre qui faisait rage à l'extérieur, cependant, ce fut comme s'il était spectateur de tout cela. Son cœur était avec Merlin qui reposait dans ses bras. Était-ce la magie qui l'avait sauvé ? Les battements de son cœur s'emballèrent, que devait-il en penser ?
- Votre altesse ! Vous devez aller vous battre ! Pensez-vous que Merlin survivra à cette nuit si Camelot tombe ?! s'écria la mère du jeune Sorcier en tentant de faire réagir le Prince.

Ces derniers mots agirent sur le Prince comme une douche froide, il se redressa avec brusquerie son visage figé dans une grimace de rage.
- Je m'en vais m'occuper ! S'il vous plaît, protégez-le !
Il ne laissa pas le temps à Hunith de répondre et s'élança en direction des combats. Il devait protéger Camelot, et Merlin. Et cela n'est pas aujourd'hui qu'il allait en perdre un. Dans un cri de rage, il rejoignit ses soldats et beugla des ordres afin de repousser l'envahisseur. Il frappa, trancha, tua tous les ennemis qui se mettaient sur son chemin, aboyant des ordres et des encouragements par moment à ses soldats. Il ne laisserait personne lui enlever ce qui lui était cher.

Pendant ce temps, dans la suite royale.

Sir Léon et Gwen venaient de découvrir les gardes du couloir baignant dans leur sang. La jeune servante s'accroupit afin de toucher le cou des deux hommes allongés face contre terre. Elle secoua la tête avec tristesse.
- Ils sont morts, chuchota Gwen en relavant les yeux vers Sir Léon.
Celui-ci contracta la mâchoire durement et raffermit sa prise sur le pommeau de son épée. Il se dirigea lentement vers la porte de la suite, s'attendant au pire. Il l'ouvrit doucement et son cœur se serra face à la scène qui se déroula sous ses yeux. Morgane se tenait devant un Uther sanglotant une dague au-dessus de son cœur, prêt à s'abattre sur le Roi. Et observant la scène de loin, se tenaient Agravain et Morgause.
- Je n'ai que du mépris et de la haine à votre égard ! Ne m'appelez jamais comme vous venez de le faire, je ne suis et ne serai jamais votre fille. Mais par contre étant dans tous les cas l'ainée Camelot me revient de droit ! Ne vous inquiétez pas, Arthur vous rejoindra bientôt dans la mort !
Le Chevalier n'avait jamais entendu autant de fiel dans une voix. Tant de haine dans cette jeune fille qu'il avait vu grandir lui brisa le cœur plus qu'il ne le pensait. Au moment où elle allait abattre le poignard sur le Roi, Gwen sortit de l'ombre en hurlant :
- NE FAITES PAS CELA DAME MORGANE !
Tout se figea et la jeune Sorcière se tourna vers elle, les yeux étincelants de rage :
- TOI ! cria-t-elle en retour, que viens-tu faire ici ?! Retourne à tes occupations de servantes et occupe-toi de tes affaires !
- S'il vous plaît, ne devenez pas comme cela. Je vous connais ! Vous n'êtes pas comme cela ! Ne devenez pas cette personne haineuse ! Ne devenez pas comme Uther ! Je vous connais ! N'avons-nous pas été là l'une pour l'autre durant toutes ces années ? Ne m'avez-vous consolée à la mort de mon père ? N'avez-vous pas été là pour moi durant cette période sombre ? Vous avez un si bon cœur, vous avez été comme une sœur pour moi, n'ai-je pas été votre confidente comme vous l'avez été pour moi ? Le tuer ne changerait pas votre passé, ni n'arrangera votre futur. Je vous en prie, réfléchissez !

Gwen vit une leur étrange vaciller dans le regard bleuté de Morgane avant de totalement disparaître. Ses yeux se durcirent et elle répondit d'une voix glaciale :
- Cet homme m'a fait vivre dans la terreur de qui j'étais durant toute ma vie, il m'a arraché ma vie, à tuer mes parents et m'a privé d'une famille. Il mérite que je lui fasse de même !
La jeune servante s'approcha lentement les mains levées et répondit d'une voix douce :
- Mais cela ne changera rien. Si vous le tuez aujourd'hui, votre mère reviendra-t-elle en vie ? L'homme qui a été votre père reviendra-t-il ? Vivriez-vous heureux avec tous les membres de votre famille ? Morgane, vous avez déjà tant de sang sur les mains, si vous le tuez lui, vous ne vous pardonnerez jamais.
Elle souhaita tellement que Morgane se rende compte que ce n'était pas la bonne voie, qu'il y avait d'autres moyens de régler ce problème. Elle n'avait pas à tuer, à tout renier. Guenièvre voulait tant la sauver d'elle-même, elles se connaissaient depuis leur plus jeune âge tout de même.
- S'il vous plaît ! supplia-t-elle avec de grands yeux bruns humides
La main de Morgane trembla légèrement, elle s'apprêta à l'abaisser quand soudain une voix froide la rappela à l'ordre :
- Ma sœur !
Morgause. Elle foudroya la jeune servante du regard et d'un geste de la main, l'envoya valser à travers la pièce. Gwen poussa un cri de frayeur en entrant en collision violente contre le mur. Elle s'affala, inerte sur le sol de la suite royal. Les yeux de Morgause brillaient d'un éclat doré glaçant.
- Morgane n'oublie pas pourquoi nous sommes là. N'oublie pas que ce trône est le tien.
À peine avait-elle fini de dire cela de sa voix froide et rauque que Sir Léon décida d'intervenir : il bondit, saisit le Roi et roula loin de la dague de Morgane, mettant ainsi le Roi à l'abri. Il se redressa sur un genou, son arme à la main et de sa main libre, il lança sa dague vers Agravain : ce traître devait mourir. Il vit à peine la lame se planter dans la gorge, celui-ci s'écroula dans un gargouillis écœurant. Morgause ne lui laissa pas le temps de se redresser qu'elle l'envoya valser de la même manière que la jeune servante quelques secondes plutôt. Il traversa la chambre et se fracassa sur le lit royal dans un bruit assourdissant. Uther regardait la scène de son abri les yeux écarquillés de frayeurs. Il avait eu raison de bannir la magie de son Royaume ! Cela n'apportait que des désastres ! La magie lui avait volé sa fille. Morgane se tourna vers Uther et eut un sourire des plus inquiétant :
- Vous avez créé votre propre malheur Uther, vraiment pendant 25 ans, vous avez construit pierre après pierre votre propre destruction. Tout ce qui va se produire sera de votre faute, la chute de Camelot, la mort d'Arthur, tout cela arrivera et cela serait dû entièrement de votre faute. Je ne vais pas vous tuer, oh non, je vais vous laisser voir le destin que vous avez construit à votre royaume, murmura la jeune femme d'une voix remplie de fiel.
Le Roi en tremblait de peur et d'horreur. Avait-il transformé sa fille en monstre ? Gaius aurait-il raison ? Il était effrayé en voyant la lumière de sa vie avancer vers lui d'une démarche voluptueuse, mais mortelle, elle avait sa dague à la main et son regard bleu ciel était aussi froid qu'un ciel d'hiver. Le Roi fut persuadé de sa fin.
Soudain, une clameur secoua la cité entière, un chant guerrier enflamma les rues de Camelot. La ville vibrait de ce chant d'une puissance extraordinaire. Le chant de la victoire. Victoire des chevaliers sur les forces ennemies. Un chant résonnait dans l'air froide de la nuit et qui criait aux étoiles que non, la cité de Camelot n'était pas tombée ! Un chant reprit par toute la population. Cette clameur enfla, grossit, descendit dans toutes les maisons de Camelot, poussant les habitants à sortir de leur abri et à reprendre ce chant avec les soldats. Les chevaliers et les soldats avaient vaincu. Camelot était sauvé !

Morgane et Morgause eurent un mouvement de recul. Elles échangèrent un regard, leurs alliés avaient perdu face aux soldats de Camelot ! Elles devaient se dépêcher de tuer Uther, maintenant. Morgane s'apprêta à planter son arme dans le cou du Roi lorsqu'une épée la stoppa brusquement dans son geste. Arthur lui faisait face, les cheveux en bataille, les joues rougies d'avoir couru, couvert de poussière, d'égratignures, d'ecchymoses et de sang séché. Il la regarda avec détermination et avec une tristesse sans fond également. Elle était sa sœur. Mais elle le haïssait. Cela lui brisait le cœur parce qu'il avait grandi avec elle, il avait fait les quatre cents coups avec elle. Elle avait sa meilleure amie lorsqu'ils étaient enfants. Les yeux bleus de Morgane le transpercèrent avec une haine sans borne et sans un mot ses yeux brillèrent d'une lumière dorée et Arthur sentit une force mystérieuse le frapper dans le sternum avec une violence qui lui coupa le souffle. Il s'écroula par terre en tentant difficilement de reprendre sa respiration. La jeune femme leva la main et le Prince héritier sentit des mains invisibles le saisir à la gorge et le soulever de terre en l'étranglant avec une force rare. Un sourire étrangement tendre s'épanouit sur les lèvres vermeilles de celle qui fût sa sœur à une époque et elle lui déclara sur un ton presque gentil :
- Merlin n'est plus là pour te protéger, j'ai bien fait de la tuer avant toi. Sa mort a dû être si lente agonie. Ne t'inquiète pas, tu vas le rejoindre de ce pas !
Et d'un mouvement brusque, elle le plaqua contre le mur le plus proche, la main invisible écrasant toujours sa gorge de plus en plus fort. Arthur se débattit, mais en vain. Il ne pouvait rien contre la magie qui l'entravait. Il se rendait bien compte qu'il allait se faire tuer à ce rythme. Qu'il ne reverrait plus jamais Merlin. Cette pensée lui serra le cœur. Non, elle lui déchira le cœur ! Bon sang, il ne s'était pas battu jusqu'à l'épuisement contre les ennemis pour mourir bêtement maintenant ! Il se débattit violemment, voyant des étoiles devant ses yeux. L'air était en train de lui manquer, il se débattit plus fort encore contre son agresseur invisible.
- MERLIN ! finit-il par grogner en désespoir cause.
Il cessa de se débattre, ses pieds tressautant dans le vide, ses bras tentèrent vainement de se débarrasser de la main invisible qui l'étranglait. Ses muscles tressautèrent une dernière fois dans un vain espoir de se dégager. Puis il glissa doucement dans les ténèbres, regrettant amèrement de ne pas avoir eu le temps nécessaire avec son amour. Alors qu'il sentait la vie quitter son corps, une soudaine chaleur explosa dans la suite royale. Une aura puissante et impérieuse éjecta les deux sorcières en dehors de la cité de Camelot aussi aisément que s'il ne s'agissait que de vulgaire insecte. Une bulle magique entoura Camelot et la protégea de toute intrusion. Arthur retomba sur le sol, toussant à s'en décrocher les poumons, cherchant sa respiration avec précipitation.
- Père, allez-vous bien ? demanda-t-il d'une voix rauque et faible sans levé la tête vers le Roi.
- Oui, oui… Bien sûr… balbutia le roi qui ne comprenait pas vraiment ce qui venait de se passer.
Il avait les sourcils froncés tandis qu'il observait son fils aller prendre le pouls de la servante et de son meilleur chevalier : sir Léon. Uther se demandait si ce n'était pas la magie qui les avait sauvés ? Et si ce fut le cas, qui était ce sorcier ? Il se redressa en époussetant sa robe de chambre. Il devait mener l'enquête. Son visage s'assombrit, il avait perdu sa fille à cause de la magie, et de cela, il en était certain. La révélation qu'il avait eue en frôlant la mort disparut aussi vite qu'elle était apparue. Il n'était plus amertume et n'avait qu'un seul désir faire payer à tous les sorciers leurs existences. Que sa vie eût été sauvée par la magie ne changeait absolument rien à ce qui en pensait.

Quelques jours plus tard

Alors que Camelot se relevait doucement de cette nouvelle attaque, que les habitants reconstruisaient leurs maisons détruites, tandis que les soldats renforçaient les murailles. Merlin aussi essayait de se reconstruire. Cela faisait une dizaine de jours qu'il s'était réveillé du mal qui le tuait dans une lente agonie, mais il était dans un piètre état tant physiquement que mentalement. Ses muscles s'étaient atrophiés du fait qu'il ne les avait pas utilisés pendant trois longs mois. Il avait énormément de mal à se tenir assis sans aide. Il avait aussi du mal à reparler. Il passait ses journées assis et faisait les exercices que lui donnait Gaius sans être convaincu par ce qu'il accomplissait. Il lisait la plupart du temps. Sa mère qui était une femme adorable, qu'il aimait plus que tout au monde l'insupportait avec ses incessants questionnements sur son état de santé. Il ne souhaitait qu'une chose que l'on le laissât tranquille. Tous ses amis étaient venus lui rendre visite, essayant de lui arracher un sourire qu'il ne parvenait plus à faire. Tous n'étaient pas venus. Arthur n'était pas venu. Merlin ignorait comment il devait le prendre. Il était confus, très confus. Et il n'aimait pas cela. Il avait envie de fuir. Dès qu'il irait mieux, il quittera Camelot. Sa destinée n'était certainement pas ici. Il poussa un soupir à fendre l'âme. Il baissa tristement la tête et continua l'exercice pour muscler ses jambes. Plus vite il pourra marcher, plus vite, il pourra partir.

Arthur était fou de rage. Les mots étaient faibles pour décrire l'état dans lequel il était. Son père qui avait repris assez ses esprits pour lancer une chasse aux sorcières avait décidé qu'il était tant d'exterminer tous les sorciers qui demeurait encore dans la cité. Surtout le sorcier qui était intervenu le jour de l'attaque. Arthur était épuisé, furieux, il devait superviser les réparations de la cité, l'entraînement des soldats et des chevaliers, la chasse à Morgane et Morgause en plus du sorcier qui se cachait à Camelot ! Avec tout cela, il n'avait pas pu se libérer un seul instant pour aller rendre visite à Merlin. Le prince faisait payer aux personnels son impuissance à se libérer de ses responsabilités. Il ne savait pas Lancelot et par Gwen que Merlin faisait des progrès énormes, maintenant, il parvenait à tenir debout tout seul, mais il ne parlait toujours pas et ne souriait plus. Il n'était plus que l'ombre de celui qu'il avait été. Il se sentait mal, parce que Merlin était à lui et il ne parvenait pas être auprès de lui. Le blond se demanda si tout cela n'était pas fait exprès ? Son père n'avait jamais vu d'un bon œil son attachement à son jeune valet.
- Je dois le voir ! grogna-t-il en jetant sauvagement son armure par terre.
Il quitta sa suite sans un regard en arrière en direction du laboratoire de Gaius. Il savait qu'il avait une réunion tactique avec son père et les ministres, mais pour une fois en deux semaines, il en avait que faire. Il se devait de voir Merlin maintenant avant qu'il ne tue quelqu'un parce qu'il était trop enragé. Georges le regarda faire avec un air stoïque. Les nobles tous les mêmes, songea-t-il, il faut juste faire comme si on n'était pas là et les laisser faire leur caprice stupide. Il regarda le bazar dans la chambre avant de soupirer et de se mettre au boulot. Il se demandait si Merlin, l'ancien valet du Prince n'avait pas tout simplement fui ?

Arthur pénétra dans la chambre de Merlin après avoir salué la mère de ce dernier qui était en train de faire à manger. Le jeune homme brun tentait de se mettre debout en se tenant avec deux barres en bois. Merlin sursauta en se tourna vers l'intrus, grave erreur, car il s'écroula par terre dans un gémissement douloureux. Arthur se précipita vers lui pour l'aider à se redresser, puis il le porta jusqu'à son lit et l'y posa délicatement.
- Je suis désolé, j'aurai dû m'annoncer, murmura le prince ne voulant pas brusquer son valet.
Merlin secoua la tête en évitant son regard avec soin.
- Je voulais venir plutôt, mais j'ai été retenu pour plusieurs raisons. Est-ce que tu vas un peu mieux ?
Le jeune homme aux cheveux de jais ne pipa mot et hocha la tête sans un regard pour le prince. Ce dernier commençait d'ailleurs à s'agacer de l'absence de réponse de la part du brun.
- Merlin, pourquoi tu ne me regardes pas ? Je t'ai fait du mal ? Je m'excuse de ne pas être venu plutôt. Que te faut-il de plus pour ne serait-ce que me jeter un regard ? demanda-t-il d'une voix où perçait une certaine incompréhension face au comportement du brun.
Merlin garda le silence. Il avait envie de pleurer tant il était épuisé, tant il avait mal, tant il en pouvait plus d'être enfermé dans cette petite chambre, tant il se sentait impuissant. Il savait que c'était injuste de sa part d'en vouloir à ses amis qui essayaient de l'aider, mais il avait du mal. Beaucoup de mal. De plus, son mal-être intérieur ne s'était pas amélioré, il était à fleur de peau. Entendre la voix du prince lui donnait envie de pleurer, le regarder lui serait insupportable, et cela, il le savait.
- Merlin ? insista l'Héritier de Camelot en lui saisissant le montant pour le forcer à le regarder dans les yeux.
Il croisa le regard bleu et humide de Merlin qui se retenait d'éclater en sanglots.
- Merlin, que se passe-t-il ? Tu te sens mal ?
La main du blond se fit douce et lui caressa tendrement la mâchoire, son pouce caressant la haute pommette qui était accentué par la maigreur du brun. Arthur sécha ses larmes d'une douce caresse et très délicatement et lentement comme s'il avait peur de briser son valet, il le prit dans ses bras.
- Je suis désolé, Merlin. Tout va bien.
Avec une délicatesse infinie, il lui caressa le dos d'une main tandis que l'autre était perdue dans les mèches ébène. Le jeune sorcier ne s'y attendait pas et finit par éclater en pleurs dans les bras du Prince de Camelot. Il ignorait que ce dernier savait se comporter avec finesse. Il pleura toutes les larmes de son corps, serrant dans ses poings la chemise rouge du prince. Les sanglots de Merlin brisèrent le cœur d'Arthur, il avait l'impression les pleurs de ce dernier allait le briser tant ils étaient violents et secouaient son corps efflanqué. Le prince resserra sa prise sur le jeune homme brun et chuchota :
- Shhhht, ça va aller, je suis là.
Il continua à murmurer des mots doux sans queue ni tête, sa voix grave se faisant rassurante, se voulant rassurante. Il se passa un long moment avant que Merlin ne finisse par se calmer. Il s'endormit dans les bras d'Arthur sans plus de cérémonie, ses pleurs l'ayant épuisé plus que de raison.
Arthur l'allongea sur le lit et mû par un besoin impérieux, il déposa un tendre baiser sur le front de Merlin qui inconsciemment poussa un soupir de satisfaction. Il le regarda une dernière fois avant de quitter la chambre pour retrouver Hunith. Elle avait tout suivi depuis le pas de la porte. Elle regarda le prince en silence, attendant de voir sa réaction :
- C'est la première fois que je vois Merlin comme cela. Il est…est…
- À fleur de peau, compléta la jeune femme. Il est épuisé, il se sent impuissant, il est effrayé et complètement perdu. Il lui manque trois mois de sa vie. Ce n'est peut-être pas grand-chose, mais c'est énorme. Il est normal qu'il craque. J'attendais cela depuis son réveil.
Arthur la regarda avec surprise, il ne s'attendait pas à ce qu'elle soit aussi honnête avec lui. Elle croisa les bras sur sa poitrine et poussa un soupir lasse.

- Il veut partir d'ici. Il veut quitter Camelot, dit-elle finalement en levant les yeux vers le Prince Héritier.
- Quoi ?! Il vous a parlé ?! s'écria Arthur avant de baisser le son se rendant compte qu'il risquait de réveiller le brun.
- Une seule fois seulement : « Maman, je veux partir d'ici. Ma place n'est pas ici ». Voilà ce qu'il m'a dit. Il en va sans dire que je ne veux pas qu'il rentre à Ealdor. Rien de bien ne l'attend là-bas. Je m'attends à ce que vous le reteniez.
Elle plongea son regard bleu azur, les mêmes que ceux de Merlin, dans celui bleu ciel d'Arthur.
- Vous aimez mon fils.
Ce n'était pas une question.
- Oui.
Une réponse claire nette était la meilleure option.
- Alors protège-le comme il te protège toi.
Il ne tiqua pas face au passage au tutoiement. Il savait qu'il n'avait plus une sujette du royaume de Camelot en face de lui, mais une mère qui n'hésiterait pas, même face à un membre de la famille royale, à protéger son enfant. Il ne connaissait rien de l'amour d'une mère, mais il avait expérimenté leur colère (ses histoires avec des servantes). Mieux ne valait pas être la cible de cette colère destructrice. Il hocha la tête et ne remit pas en cause ses paroles concernant la pseudo-protection de Merlin. Il quitta le laboratoire pour reprendre ses activités. Il se promit de se libérer du temps coûte que coûte afin de pouvoir passer plus de temps avec Merlin et de le séduire.

Deux semaines plus tard

Merlin avait honte. Il avait pleuré devant à Arthur. Non, c'était pire que cela ! Il avait pleuré dans les bras d'Arthur ! Bien sûr, il avait déjà vu celui-ci pleurer, ils étaient amis après tout. Mais il s'était interdit de montrer ses sentiments au blond qui le prenait déjà pour un crétin, il ne voulait pas en ajouter. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi il avait éclaté en sanglots. Il ignorait ce qui avait déclencher cela. La voix douce d'Arthur ? Sa main posée avec délicatesse sur sa joue ? Son étreinte tendre ? Le lendemain de sa crise de larmes, il s'était senti si calme, si apaisé, mais également honteux de s'être conduit de façon ignoble envers ses amis et sa mère. Merlin n'était pas quelqu'un de rancunier. Il ne l'avait jamais été et ne le serait jamais bien que la voix de la plante eût essayé de lui faire ressentir ce sentiment. C'était vrai qu'il en avait voulu à la terre entière de son mal-être, surtout à Arthur. Mais il s'agissait d'Arthur. Il avait été prêt à tout sacrifier pour son Prince. Cette voix l'avait convaincu qu'Arthur se fichait de sa vie, et quelque part, il l'avait cru parce qu'Arthur se conduisait avec lui comme un crétin. Et puis il y avait eu le désespoir de la perte de Freya, l'affliction de la perte de son père. Tout cela avait joué dans son état de santé mentale. Tout cela l'avait fragilisé parce que lui-même s'était convaincu son destin était de finir seul, de se battre seul, de souffrir seul. Il avait oublié qu'il avait des ami.e.s qui étaient tous prêts à le soutenir s'il leur donnait une chance de le faire.
Il ne savait plus comment faire pour redevenir le Merlin connaissait. Bien qu'il n'en voulût plus à qui que ce soit depuis sa crise de larmes, il se sentait si mal ! La mort de Freya lui pesait et celle de Balinor lui pesait. Il n'arrivait plus à parler, c'était comme si sa voix lui échappait. Bref, sa situation n'était pas très brillante.
Arthur revint le voir quelques jours plus tard. Il avait amené avec lui les douceurs préférées de Merlin qu'il avait personnellement demandé à la cuisine. Il lui racontait sa journée et toujours avant de le quitter, il lui caressa délicatement la joue avant de déposer un baiser tendre sur le front. Ce rituel dura tout pendant une semaine entière.
À chaque visite, le Prince amenait un cadeau différent. Une chose que le sorcier adorait, ou avait dite adoré. Merlin était rouge d'embarras à chaque geste tendre du blond et en même temps, il les attendait avec une impatience naïve. Il rougissait tellement qu'il avait l'impression de se transformer en lampe de torche. Arthur lui prouvait chaque jour qu'il le connaissait mieux qu'il ne le pensait.
Lorsqu'il entendait le bruit des pas du prince (oui, il les reconnaissait), il était pris d'une fébrilité et d'une nervosité digne d'une jeune demoiselle en émoi face à son fiancé. Arthur pénétra dans sa chambre avec un petit sourire accroché à ses lèvres fines :
- J'ai eu une idée formidable, Merlin !
Ce dernier avait bien du mal à ne pas faire un petit sourire face au regard pétillant du prince de Camelot. Arthur se pencha sur lui son sourire s'agrandissant alors qu'il voyait une lueur de curiosité s'allumer dans les yeux de son valet.
- Je t'emmène faire une balade à cheval !
Il ne laissa pas le temps à son valet de refuser, de toute façon comment aurait-il pu refuser ? Il ne parlait pas ! Arthur était prêt à tout pour redonner envie à Merlin de parler à nouveau, et si pour cela, il devait abandonner un peu ses responsabilités envers son père, il le ferait ! Il voulait revoir Merlin sourire, il voulait entendre son rire à nouveau, il voulait l'entendre le railler. Il ne laisserait personne, pas même le Roi son père se mettre en lui et Merlin. Il avait l'intime conviction qu'il faisait cela autant pour lui que pour la survie de Camelot ! Comment ? Il ne saurait dire, mais il en était convaincu. Il fit un immense sourire à son ami alité. En deux temps trois mouvements, Merlin se retrouva dans les bras forts d'Arthur qui le portait en dehors du laboratoire de Gaius.
- Tu vas voir, tu vas adorer.

À suivre
Le chapitre suivant sera essentiellement basé sur la séduction de Merlin ! Soyez au RDV ! (Je sais, je ne sais pas quand il va sortir -_-' mais c'est sûr, d'ici fin août, je vais tout faire pour :) )
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