Hey salut ! Et voici le chapitre 7 ! Désolée pour le retard, mais voilà le week-end dernier, j'ai emménagé à Montpellier ! Début d'année oblige ! Bref, amusez-vous bien à la lecture de ce chapitre !
Vous êtes de plus en plus nombreu. à suivre cette histoire, je vous remercie * jette des cookies sur les gens * Merci, merci ! Sachez que vous reviews me vont droit au cœur pour ce qui sont co, je leur réponds, c'est vrai ! Vérifier votre mail ^^ pour les autres je vous aime, ça devrait suffire, nan ? Je n'ai juste pas le temps de répondre aux reviews, mais je le ferai promis ! x)
Vous allez haïr Uther, bisous ^^
Disclaimer :Rien ne m'appartient, c'est à la BBC (dommage !)
Avertissement de l'auteur:Ceci est une fic sur une relation entre hommes, donc HOMOPHOBES passez votre chemin, c'est également un MPREG donc si vous êtes toujours pas d'accord, sérieux passez votre chemin !
Note de l'auteur : J'ai trouvé une betâ lectrice ! (avec la laquelle je n'ai pas pu travaillé parce que j'étais à la bourre comme d'hab, mais sur les prochains chapitre, je vais faire appelle à elle !) Merci d'avance Chocobi6 !
Bonne lecture !
ShiyaMiam
Kissu !
~ Chapitre 7 :L'ultimatum ~
Il ne parvenait pas à y croire, il avait tant de mal à y croire. Était-il en train de rêver ? Était-il encore sous le sortilège de la fleur du sommeil ?
Il n'entendait pas la voix dégoûtante de cette horreur, alors il n'était pas endormi. Il était aux anges ! Il flottait sur un petit nuage !
Un gloussement lui échappa. Il se faisait l'impression d'une jeune demoiselle à son premier rendez-vous. Il était rouge d'embarras.
Des bras forts serrèrent doucement sa taille tandis qu'Arthur déposa un baiser dans son cou. Il frémit et gloussa de nouveau.
- Merlin, chuchota le Prince d'une voix douce tandis qu'il guidait leur jument sur le trajet du retour.
Arthur lui avait chanté une sérénade ! Oh ! Il devait absolument en parler avec Gwen, elle saurait le conseiller sur la suite des événements.
Il n'avait jamais pensé devenir l'amant d'un Prince. Arthur était son amant. Il se cacha le visage en rosissant joliment. Arthur. Son amant !
Il ne savait pas comment se conduire par la suite. Lui-même avait avoué ses sentiments pour le jeune homme blond et il ne le regrettait pas.
Mais comment pouvait-il se sentir digne d'un Prince et qu'allait penser le peuple de cela ? Et Uther ?! Il commençait réellement à paniquer.
Un baiser fût posé sur le haut de sa tête et Arthur le serra contre sa poitrine avec plus de fermeté :
- Merlin, je t'entends penser. Ne crains rien et laisse-moi m'occuper de tout. Concentre-toi sur ta guérison et laisse-moi le reste.
De mon père, j'en fais mon affaire.
Merlin leva les yeux vers Arthur, il découvrit le visage déterminé du jeune homme blond qui semblait être prêt à affronter son père.
- Pourquoi ? voulut savoir le jeune homme brun d'une voix toujours trop faible.
Un silence s'écoula sur eux et Merlin crût qu'Arthur n'allait pas finalement lui répondre lorsqu'un murmure tendre lui parvint tout simplement :
- Tu en vaux la peine.
Puis, il finit par ajouter :
- Mon père a contrôlé ma vie depuis trop longtemps. Et toi, tu as essayé de faire de moi un homme bien, un homme meilleur, indépendant
et tu me poussais à faire mes propres choix. Maintenant, je vois l'homme que je veux être, tu comprends ? Je veux être digne de toi.
Et cela débute par mon émancipation de l'autorité patriarcat.
Merlin resta silencieux. Il avait passé beaucoup de temps à exhorter Arthur à remettre en cause les enseignements d'Uther, essayant de faire
de lui le Grand Roi qui unira et rendra la Magie au peuple d'Albion. Il avait eu à lutter contre les préjuger et l'éducation que le Roi avait
inculqué à son fils pendant vingt ans.
- D'accord, répondit Merlin en baissant le nez, se blottissant contre Arthur.
L'arrivée à Camelot se fit encore une fois devant la moitié de la population qui n'en croyait pas ses yeux ! Les deux jeunes hommes avaient
l'air beaucoup plus proche que la semaine précédente. Les rumeurs allaient bon train ! Apparemment, le Prince entretenait une liaison interdit
avec son valet avant d'être obligé de se dévoiler après avoir été surpris par un des soldats du Roi. Les jeunes Dames de la cour soupirèrent de
bonheur face à cette histoire d'Amants Maudits ! C'était si romantique ! Et les plus vieux levaient les yeux au ciel face à ces jeunes qui ne
savaient plus se tenir. Arthur garda le menton relevé avec un petit sourire victorieux aux lèvres.
- Merlin, je te demanderai juste une seule chose.
- Quoi donc ?
- Dépêche-toi de guérir.
Merlin fronça les sourcils avant de bougonner dans sa barbe inexistante : « Ne me donne pas d'ordre, crétin », mais ce ne fût pas assez fort
pour qu'Arthur l'entende. Il ne voulait pas se l'avouer, mais il était un peu impressionné par tout ce qui se passait autour de lui.
Les changements drastiques qu'effectuait Arthur allaient beaucoup trop vite pour lui. Arthur arrêta la jument devant les escaliers en pierre qui
menaient à la porte principale du château. Puis, il accompagna Merlin jusque dans les quartiers du Médecin de la cour. Avant de se séparer, ils
s'échangèrent un profond baiser qui les laissa pantelant et gémissant. Arthur s'éloigna de lui à reculant, ses yeux bleus brillaient de déception
à l'idée de s'éloigner de son amant.
Merlin resta pensif après le départ du Prince. Il caressa ses lèvres délicatement sentant encore la chaleur de la bouche de son amant sur les
siennes. Le rouge aux joues, il se roula dans son lit, se souvenant des mots doux qu'avait prononcé Arthur. Il était si heureux !
Un feu inconnu brûlait dans tout son corps : c'était tout doux, tout chaud à l'intérieur de son cœur, c'était jouissif. Il se roula en boule entre ses
draps en entendant la porte de sa chambre s'ouvrir :
- Chéri ? murmura la voix douce de sa mère
Il se tourna vers elle et vu le regard brillant qu'elle lui adressait, il sut qu'il devait lui raconter ce qui s'était passé. Elle s'approcha de lui et
s'assit sur le bord du lit étroit. Il se redressa doucement et commença à lui raconter d'une voix encore faible et rauque de ne pas avoir était
utilisé pendant aussi longtemps. Si Hunith avait été surprise de l'entendre parler après des semaines de mutisme, elle ne montra aucune
expression. Elle l'écouta et il sut qu'elle était heureuse de son bonheur. Elle le prit délicatement entre ses bras maternels :
- Oh mon cœur, je suis si heureuse !
- Merci Maman, merci, murmura-t-il en pleurant le visage caché dans le cou de sa mère, respirant sa douce odeur.
Elle resserra sa prise sur lui en chantonnant doucement. Elle avait toujours été à ses côtés et de son côté quoi qu'il se passât. Elle avait
découvert sa magie et l'avait aidé à s'accepter tel qu'il était. Il l'avait protégé des villageois, et toutes les personnes malveillantes qui l'auraient
utilisé à des fins personnelles. Elle s'était battue contre vent et marée, même contre lui pour l'aider à prendre conscience.
- Je crois qu'il y a une jeune femme qui attend de tes nouvelles depuis un certain temps.
Sa mère rit avant de se séparer de lui, elle allait chercher la jeune femme en question qui l'attendait. Une jeune femme métisse se précipita dans
sa petite chambre. Gwen se jeta sur lui en versant quelques larmes. Il rit en la tenant dans ses bras, il ne s'était pas rendu compte à quel point la
jeune femme l'avait manqué.
- Merlin, tu es un crétin ! Tu m'as fait peur ! s'écria-t-elle en l'étouffant dans une forte étreinte.
Elle pleurait doucement dans ses bras. Elle avait eu peur de perdre un autre ami ! Elle était si effrayée, elle pensait que si seulement elle avait
fait attention à Dame Morgane, peut-être ne serait-elle pas devenue ce qu'elle était aujourd'hui. Elle en portait encore la responsabilité. Alors
quand Merlin avait failli mourir, elle en avait été terrifiée. Alors quand il s'était réveillé, mais avait cessé de parler, elle s'était dit qu'elle avait
encore perdu une autre personne qui lui était chère.
- Je te demande pardon ma Gwen, murmura-t-il en plongeant le visage dans ses cheveux bouclés qui sentait bon la lavande.
Elle tremblait dans ses bras et finit par se détacher de ses bras, le visage bouffi par ses pleurs, les yeux adorablement rougis. Merlin la regarda
avec tendresse, avec un petit sourire affectueux accroché aux lèvres.
- Ne me regarde pas, je suis affreuse ! marmonna-t-elle en se frottant le visage avec un mouchoir.
- Non, c'est faux, tu es magnifique, sourit-il en lui remettant une mèche rebelle derrière l'oreille.
Elle lui fit son fameux sourire en coin qui fit apparaître ses fossettes et lui frappa le bras avec son mouchoir. Il savait qu'elle l'avait
pardonné. Après une autre séance de câlin et de mots d'excuse échangés et de rire de soulagement, les deux jeunes gens s'installèrent et comme
une jeune femme qui se respecte, Genièvre lui exigea de tout lui raconter. Elle voulait savoir si les rumeurs concernant sa possible relation
entre Arthur et lui était vrai. Merlin baissa la tête en se mordant la lèvre inférieure.
- Est-ce que tu vas m'en vouloir ? chuchota-t-il
- Pourquoi dis-tu ça ? lui demanda la jeune femme en plissant les yeux.
- Eh bien, euh… je… suis avec…. Arthur… marmonna-t-il entre ses dents
Gwen pencha la tête sur le côté, ne voyant pas le problème, puis ses yeux s'illuminèrent lorsqu'elle comprit l'inquiétude de Merlin. Un grand
sourire s'afficha sur ses lèvres et elle finit par éclater de rire :
- Mais voyons, mon Merlin ! Je ne suis plus amoureuse d'Arthur depuis longtemps ! Je suis très heureuse avec mon Lancelot, je vais me
marier, tu te rappelles ? De plus, je suis très heureuse que mes deux meilleurs amis trouvent le bonheur.
Elle lui releva le menton doucement et croisa son regard :
- Tu sais pourquoi, j'ai rompu avec lui ?
- À cause de Lancelot ?
Gwen secoua la tête avec un sourire tendre accroché aux lèvres :
- Pas seulement, je savais qu'il t'aimait. Il ne le savait pas lui-même. Mais je savais qu'il t'aimait. Alors aime-le aussi. Écoute ce que ton cœur
te dit.
- Mais…
- Ne t'occupe pas d'Uther, ni du peuple, la jeune femme noire le coupa brusquement. Il y a des voix qu'il faut savoir écouter, comme la voix
de ton cœur. Accepte cet amour avant de tout perdre Merlin. C'est enfin ta chance d'être heureux, serais-tu prêt à sacrifier cela à cause de
quelques personnes ?
Il secoua la tête négativement. Lui aussi voulait sa part du bonheur. Le sourire de Gwen s'agrandit et elle rit de joie, un rire cristallin
et pur. Elle le serra dans ses bras avec une affection débordante et Merlin se laissa faire. Puis, la jeune femme se transforma en une véritable
furie voulant savoir tout ce qui s'était passé dans les moindres détails. Elle avait tellement hâte d'ajouter son grain de sel dans toute cette
histoire ! Quoi ? Arthur lui avait chanté une sérénade ?! Arthur avait… Chanté ? Elle voulait tout savoir du comment au
pourquoi ! Docilement, parce qu'il savait qu'il ne pouvait pas y échapper, Merlin raconta tout en détail. À la fin de son récit, Gwen bondissait
dans tous les sens d'excitation et poussa des petits cris ébahis.
Pendant ce temps au château, dans la Salle du Trône
- Tu cherches réellement à me défier, fils, grogna Uther en se redressant sur le trône de toute sa hauteur.
Arthur se tenait devant l'estrade, il savait pour quelle raison son père s'était placé sur l'estrade, afin de lui montrer sa suprématie. Cependant, il
n'était plus le petit garçon qui terrifié qui se tenait devant son père tremblant de peur en attendant sa punition, ni le jeune prince qui essayait de
satisfaire son roi par tous les moyens quitte à aller contre ses propres principes. Il était un homme maintenant et il ne laisserait personne lui
dicter sa conduite. Personne. Sauf Merlin. Mais ce n'était pas pareil.
- Il n'y aurait pas de défi si vous me laissez faire les choses à ma manière, lui répondit Arthur sur un ton calme en se redressant lui aussi de
toute sa hauteur.
- Faire les choses à ta manière ?! C'est la chute et l'anarchie que risque le Royaume avec tes agissements !
- J'ai sauvé ce royaume assez de foi pour savoir ce qui peut ou non le détruire. Mon bonheur ne le détruira pas ! rétorqua le Prince sur ton
condescendant.
Rouge de rage face à la détermination de son fils (c'était la première fois que celui-ci lui parlait sur ce ton), Uther fit un pas vers son fils, prêt à
le frapper au visage. Ce dernier bloqua le coup et lança un regard aigu et menaçant à son père :
- Faites attention à ce que vous faites, Sire. Je ne suis plus un enfant, grogna-t-il sur un ton sec et sans réplique, un ton qui signifiait qu'il
rendrait coup pour coup.
- Comment oses-tu me parler sur ce ton ! Je suis non seulement ton Père, mais également ton Roi ! gronda Uther sur un ton menaçant, ses
yeux lançant des éclairs de furieux.
Il arracha sa main à la poigne intransigeante de son fils.
- Être mon père ne vous donne absolument pas tous les droits. Je ne suis pas un petit garçon qu'il faut corriger, mais un homme. Il n'y aurait
pas de défi, si vous daigniez accepter que je n'aie pas besoin que vous me dictez ma conduite et encore moins ma façon de penser ! Je suis un
homme bon sang !
Les yeux d'Uther s'étrécirent en dévisageant le visage dur de son fils, ses yeux (les mêmes que les siens) le fixer avec une froideur et une
détermination nouvelle.
- Un homme pense à ses actes et à leur conséquence ! Comptes-tu salir le nom des Pendragon ? Que penses-tu faire en t'accoquinant
avec ce …Servant ? s'exclama le roi sur ton méprisant et fou furieux en même temps.
- Je compte écouter mon cœur, répondit Arthur sans se démonter.
- Ton cœur ?! Un Roi gouverne et est par conséquent seul dans cette tâche ! Ton rôle est de maintenir ce royaume et de pérenniser la lignée
des Pendragon, en lui donnant un héritier ou une héritière ! ÇA, c'est ton rôle ! Et toi, tu me parles de quoi ?!
- Je ne tiens pas à finir comme vous ! Vieux, aigri, paranoïaque et haït par tout le peuple ! Et si pour cela, je dois écouter mon cœur et épouser
un homme, je le ferai ! Père, mon nom est Arthur et non Uther, cessez de vouloir faire de moi une copie de vous ! asséna Arthur sur un ton
ferme.
Uther se figea et observa son fils avec un regard incrédule. Arthur ne venait pas de dire cela n'est-ce pas ? Son fils ne lui avait jamais manqué
de respect auparavant, lui obéissant docilement, parce qu'il était son père et son roi !
- Comment oses-tu ?! Ce servant doit être un sorcier ! Il ne te serait jamais venu à l'esprit l'idée de t'opposer à moi de cette sorte ! Tu es sous
le joug d'un sort !
Arthur eût un soupir exaspéré, il croisa les bras sur son torse avant de fusiller son père du regard et rétorqua :
- M'opposer à vous ne fait de moi un homme ensorcelé, mais un homme sensé.
- Ton servant est donc coupable de sorcellerie ! s'exclama-t-il en se détournant de son fils, Gardes !
Les gardes royaux débarquèrent dans la salle de trône, attendant les ordres du Roi. Ils se rendirent compte de l'atmosphère tendu qui y
régnait. Arthur s'approcha de son père et le dominant de sa taille, une aura menaçante l'entourant. Il était dans une fureur sans nom. Il dit
doucement, d'une voix beaucoup trop douce pour ne pas paraître trop menaçant :
- Avec tout le respect que je vous dois Père, si vous touchez ne serait-ce un seul cheveu de Merlin, je m'assurerais que ce soit votre dernier
acte.
Il sortit de la salle du trône d'une démarche rageuse, bousculant les gardes sur son chemin. Merlin ne serait pas heureux s'il tuait son propre
père. C'était son père. Il l'aimait malgré les horreurs qu'il avait commises sur de pauvres innocents. Au début, il avait pensé que son père
agissait pour le mieux, mais il avait rencontré des personnes utilisant la magie, la plupart attaquaient lorsqu'elles étaient en danger. Un enfant
usant de la magie était-il coupable ? Non, il ne le croyait et pourtant, il avait vu son père tuer des enfants « pour le bien des autres ». Il n'y
croyait pas. Il n'y croyait plus. Il avait imaginé Merlin à la place des personnes que son père chassait. Un Merlin enfant, se cachant afin
d'éviter les hommes en rouges, cela lui avait brisé le cœur. Il avait réalisé que son père n'avait pas raison et avait laissé sa haine et ses préjugés
l'envahir et avait pourchassé des habitants du Royaume. Il avait de ses mains fragmenté le royaume de Camelot. Il avait propagé la haine
d'autrui et avait éduqué son fils dans le but qu'il continuât de la même façon. « Si je n'avais pas rencontré Merlin, je serais encore sa
marionnette ! » songea amèrement Arthur. Les choses allaient changer, il allait y veiller personnellement. D'un pas décidé, il se dirigea vers la
cuisine du château : il devait veiller à ce que Merlin reçoive ses présents à temps. Il sourit, il adorait le séduire avec des cadeaux !
Pendant ce temps, dans la salle du trône.
Uther peinait à y croire ! Son fils l'avait menacé à cause d'un bâtard ! Cela ne se passerait pas de cette façon !
- Euh…Votre Majesté ? demanda l'un des gardes ne sachant pas ce que le Roi attendait d'eux.
Uther ne prit pas la peine de leur répondre et se contenta de les chasser de la main alors qu'il se réinstalla sur son trône. Une fois seul, il se mit
à réfléchir. Il avait tout sacrifié pour qu'Arthur puisse voir le jour ! il avait tout fait pour pérenniser la lignée des Pendragon ! Et cet idiot
voulait épouser un homme ?! Cela signifiait que le prochain héritier ou héritière à la couronne serait un bâtard ! Non. Non. La lignée
des Pendragon devait rester et resterait pure ! Il serra les poings en fronçant les sourcils. Il devait se débarrasser de ce Merlin. Il avait la
conviction que les changements comportementaux d'Arthur étaient liés à ce jeune servant qui ne maîtrisait la hiérarchie dans ce bas monde. Il
connaissait son fils et savait que celui-ci n'hésiterait pas à mettre en application ses menaces, Uther prit la décision d'attaquer sous un autre
angle. Ce gamin allait payer. Il se hâta de quitter la salle du trône d'un pas rapide.
Quelques jours passèrent, Arthur continua à envoyer des lettres et des présents à Merlin lorsqu'il ne pouvait pas se libérer de ses devoirs princiers. Ils continuèrent se découvrir à travers de nombreuses discussions. Ni Arthur ni Merlin n'avait jamais été aussi heureux. Ils ne se doutèrent pas un seul instant qu'un malheur allait s'abattre sur eux.
Merlin éclata de rire en touchant les mains d'Arthur qui lui cachaient les yeux. Il gloussa en se tortillant :
- Est-ce que je peux voir ? demanda-t-il pour la énième fois.
- Non pas encore !
Merlin tenta d'échapper à la prise de son Prince, celui-ci s'écria :
- Hé ! Tricheur ! Tiens-toi donc tranquille !
Il se mit à chatouiller Merlin qui s'écroula dans ses bras en riant aux éclats. Arthur se pencha en avant et devant la beauté de Merlin ne put
résister aux désirs de goûter à ses lèvres. Le plaisir intense d'un tendre baiser le saisit et lui fit tourner la tête. Cette bouche offerte, il en caressa
les lèvres fraîches, Merlin lui accorda l'entrée en ouvrant la bouche. Arthur se laissa aller au baiser s'enivrant du parfum de Merlin qui
l'entoura et fit lentement monter une chaleur indicible dans tout son corps. Le brun posa ses mains sur le torse du blond et se hissa sur la pointe
de pieds afin de découvrir la saveur suave de son amant. D'une main délicate, comme une plume, Arthur lui effleura le creux du dos, le
poussant tendrement à se lover contre son corps chaud, la tête inclinée en arrière, leur laissant le champ libre afin d'approfondir le baiser. Un
frisson parcourra le corps des deux jeunes hommes, un chant d'amour fit redresses les poils de leur bras et de leurs nuques. Merlin ne put
retenir un gémissement, se sentant si bien dans les bras de son chevalier blond. Un frémissement sur leur peau, les joues qui prennent la
couleur du feu, le souffle court et pantelant, les deux jeunes gens finirent par se séparer lorsque le besoin d'air se fit pressant. Les yeux
brillants, ils s'observèrent avec émerveillement. Arthur colla son front contre celui du brun et chuchota d'une voix rauque :
- Souhaites-tu toujours voir ta surprise ?
- Ne peut-on pas juste s'embrasser encore ? demanda Merlin avec espoir
- C'est une idée que j'approuve… commença Arthur avec un sourire dans la voix
- Mais ? voulut savoir le jeune homme brun en haussant un sourcil
- Mais j'ai beaucoup travaillé sur cette surprise.
Les yeux de Merlin se mirent à briller de mille feux ! Il n'y avait pas à dire, il adorait les surprises ! Doucement, Arthur le fit se retourner et il
découvrit une table magnifiquement agencée pour deux personnes. Les jardins royaux étaient parsemés de fleurs.
- Mais, d'où sortent ses fleurs ? C'est l'automne ! s'écria-t-il en se tournant vers son amant.
Celui-ci lui fit un clin d'œil et l'emmena doucement vers une chaise et l'aida à s'installer : même s'il se débrouiller maintenant, il n'avait
toujours pas récupéré toute sa force musculaire.
- C'est un secret. Installe-toi. Ne t'inquiète de rien.
- Attendez-vous quelque chose de moi, mon Prince ?
Arthur s'installa face à lui et lui adressa un sourire rusé en levant sa coupe de vin afin qu'ils trinquent.
- À nous !
Ils passèrent une agréable soirée, à discuter, à échanger des baisers, à se raconter des secrets dans le creux de l'oreilles avant de s'embrasser
encore. Merlin se régala avec tous ses mets royaux. Alors qu'il finissait d'engloutir une tarte à l'orange, il fût surpris de voir Arthur se lever,
aller chercher quelque chose et revenir vers lui.
- Merlin, viens s'il te plaît.
Le brun pencha la tête sur le côté ne comprenant pas pourquoi le Prince sembla tout d'un coup nerveux et anxieux. Lorsqu'il le rejoignit de sa
démarche encore incertaine sous les chandelles qui avaient été installé temporaire pour la soirée. Arthur mit un genou à terre et sortir une boîte
qu'il ouvrit, dévoilant un anneau simple en or pur, qui luisait dans sa boite. Le prince déglutit bruyamment son regard plongé dans celui de
Merlin.
- Je sais que c'est tôt. Mais toi et moi, on se connaît depuis tant d'années que je ne parviens pas à me convaincre d'attendre un seul instant de
plus. Merlin, veux-tu… Acceptes-tu de m'épouser ? Tu feras de moi l'homme le plus heureux de ce royaume. J'ai…j'ai tant besoin de toi à
mes côtés. Je t'aime tant. On ne se mariera pas tout de suite, il faut attendre mon couronnement, tu seras officiellement mon fiancé qu'à partir
de là…. Mais, je … je ne peux pas suivre la tradition. J'ai failli te perdre déjà une fois, plus jamais.
Il se rendait compte qu'il était en train de radoter, mais il ne parvenait pas à se calmer. Il releva les yeux vers Merlin et fût surpris de voir celui-
ci lui sauter dessus, riant et pleurant à la fois.
- O..o..oui…oui ! hoqueta-t-il le visage caché dans l'épaule d'Arthur.
Ils se serrèrent dans les bras l'un de l'autre pleurant de joie. Heureux d'être sur la même longueur d'onde. Heureux d'être en vie. Heureux
d'être ensemble.
- Arthur, Merlin ! hurla la voix paniquée de Gwen qui fit voler en éclats leur moment de bonheur.
Ils se tournèrent vers elle et furent surpris de la voir totalement échevelée et couverte de détritus.
- Gwen ?
- Vite ! Gaius et Hunith ont été arrêtés !
- QUOI ?
- Ils ont été accusés de sorcellerie ! Ils vont être exécutés demain à midi !
À SUIVRE
Je vous avais dit que vous allez haïr Uther ^^', j'espère que vous avez aimé, n'hésitez pas à laisser des reviews, même si je ne réponds pas à chacun, je les lis et ça me fait chaud au cœur, je vous assure et ça m'encourage !Dites-moi ce que vous pensez sur l'avancement de l'histoire !Arthur n'a-t-il pas trop la classe ??
