Hey, Salut ! Comment ça va ? ? Et de huit ! Je suis vraiment heureuse quand je vois tous et toutes les personnes qui suivent cette histoire ça me motive de dingue ! Plein de cœurs les .s et des cookies !
Disclaimer : Rien ne m'appartient, c'est à la BBC (dommage !)
Avertissement de l'auteur : Ceci est une fanfic sur une relation entre hommes, donc HOMOPHOBES passez votre chemin, c'est également un MPREG donc si vous n'êtes toujours pas d'accord, sérieux passez votre chemin !
Note de l'auteur : Enfin je travaille avec ma bêta-lectrice Chocobi6, merci pour ton travail ! Bisous ?
Bonne lecture !
ShiyaMiam
Kissu :3
~ Chapitre 8 : L'heure du choix ~
Elle était folle de rage ! Comment osait-il agir de la sorte ? COMMENT OSAIT-IL ?! Elle poussa un hurlement de rage ce qui fit exploser tout autour d'elle. Morgane s'était transformée en furie , cette nouvelle l'avait tant bouleversé qu'elle savait qu'il fallait qu'elle agisse avant qu'il ne soit trop tard !
- Ma sœur… murmura doucement Morgause.
- Merlin est VIVANT ! Comment est-ce possible ?! COMMENT ?!
- Morgane… appela encore la sorcière
- DE PLUS, IL VA EPOUSER ARTHUR ?! S'APPROPRIANT MON TRÔNE !
Elle poussa un long hurlement qui retentit dans toute la forêt avoisinante, faisant fuir les animaux qui se tapissaient dans l'ombre. Craintifs. La haine et la colère lui faisaient voir rouge, elle avait envie de tout détruire. Elle allait tout détruire, elle allait reprendre Camelot de force. Il le fallait, elle ne pouvait pas le laisser entre les mains de ce dégénéré !
- JE VEUX TOUS LES TUER !
- Je ne peux pas te laisser faire cela. Ma sœur, tu te dois de conserver ton sang-froid. Rappelle-toi la dernière fois que nous les avons attaqués ? Les Chevaliers sont venus délivrer Camelot et regarde ce qui m'est arrivé à ce moment-là ! Tué Merlin est plus compliqué que prévu. Peut-être est-il protégé par Emrys ? il y a quelque chose d'étrange à son propos. Vraiment étrange ! Nous devons trouver ce que c'est. Nous avons essayé de le tuer plus de fois que je ne saurais dire et pourtant il vit toujours.
Morgane se calma immédiatement et lança un regard fou à sa sœur, elle demanda d'une voix rendit rauque pars ses nombreux cris :
- Tu ne trouves pas étranges tout le mystère qui l'entoure ? Merlin existe-t-il réellement ? se demanda-t-elle d'une voix pensive.
Elle se tourna lentement vers la fontaine qui clapotait dans la grotte dans laquelle elles se cachaient depuis maintenant un an. Elle jeta une poudre verte dans l'eau et murmura des mots quelques dans une langue ancienne. Une fumée s'éleva de la fontaine virevoltant au-dessus de la tête des deux jeunes femmes.
- Que cherches-tu ma sœur ? finit par lui demander Morgane sur un ton intrigué.
- Ce que Merlin cache. Pourquoi est-il si chanceux ? J'ai presque envie de croire qu'il est sorcier aussi…
- Merlin ?! Impossible ! Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi empoté que lui ! Ce n'est pas possible ! s'exclama Morgane en regardant sa sœur comme si cette dernière avait perdu la tête.
- C'est ce que nous allons voir !
Elle agita sa main au-dessus de la fontaine et chantonna doucement. L'eau se mit à bouillonner, elle se pencha et murmura quelques mots dans la langue de l'Ancienne Religion. Une image commença à se constituer sur l'eau, fragile, tremblante :
- Montre-moi qui est réellement Merlin !
L'eau bouillonna de plus en plus fort et la fontaine finit par exploser, propulsant les deux sorcières contre les parois de la grotte. Elles s'évanouirent sous la violence du coup. Cependant, avant de perdre connaissance, Morgause fut certaine de voir un dragon surgir de l'explosion. Mais peut-être était-ce son imagination ?
Lorsqu'elle revint à elle, Morgane était seule dans la grotte, Morgause était partie elle ne savait où. La colère courait toujours dans ses veines. Elle se devait d'agir ! Si sa vision était correcte et elle le savait que celle-ci était exacte, Arthur allait épouser Merlin. Il allait en faire son autre Roi de Camelot. Elle ne pouvait pas accepter cela. Il en était hors de question. Elle se dirigea vers le coffre qu'elle avait déterré avec l'aide de sa sœur. Ce coffre contenait une malédiction qui avait annihilé un royaume de l'ancien temps. Un sourire, frôlant la folie, étira ses lèvres vermeilles. Pour libérer la malédiction, son sang était nécessaire. Elle saisit sa dague en argent et se coupa la paume de la main gauche, laissa son sang goûté sur la caisse. L'objet eut un sursaut violent au contact de son sang. Un autre coup secoua le coffre. Une aura maléfique en sortie, envahissant l'espace de la grotte, s'immisçant dans chaque fissure. Elle se mit à rire, alors que la chose dans le coffre prenait vie. Elle allait tous les détruire. Tous ! La vague se dressa et jaillit hors de sa prison, prête à s'abattre et à détruire la vie.
O*O*O*O*O*O*O
Dans les cachots de Camelot
Merlin était complètement paniqué. Il n'avait pas dormi de la nuit, trop anxieux pour cela. Il avait enroulé ses bras autour de ses genoux contre sa poitrine. Son esprit était totalement vide, il ne savait pas quoi faire. Lorsque Gwen lui avait annoncé la terrible nouvelle la veille, peu après il avait été arrêté également pour complicité. Arthur n'avait rien pu faire. Il savait pertinemment qu'Uther voulait le faire disparaître. Il toucha sa bague de fiançailles. Il n'avait pas l'habitude d'avoir quelque chose au doigt. Il joua avec se rappelant avec bonheur de sa soirée. Cela avait été si magique. Devait-il utiliser la magie ? Il pouvait s'échapper et sauver Gaius et sa mère. Cela voudrait dire ne plus avoir une chance de vivre avec Arthur et il ne voulait pas de ça ! Mais il ne voulait pas perdre sa famille non plus.
- Merlin !
Il releva les yeux et fut surpris de voir Lancelot devant sa cellule. Il se rapprocha et lui prit la main à travers les barreaux :
- Lancelot ! s'exclama-t-il d'une voix fébrile, heureux de le voir mais anxieux face à la situation.
Son ami sourit doucement et lui serra la main :
- J'ai un message de la part d'Arthur pour toi.
Les yeux de Merlin se mirent à briller de plaisir, Lancelot chuchota :
- « Ne fais rien, je vais vous sortir de là. Je t'aime. »
Le jeune sorcier hocha la tête, les joues rougissantes. Lancelot eut un sourire en coin en regardant son ami dans les affres de la passion. Il était adorable.
- C'est bon de te voir comme ça, lui dit-il finalement.
- Oui ?
- Oui.
Le chevalier sourit en regardant les yeux brillants de son ami.
- Il m'a demandé de l'épouser, commença Merlin d'une voix émerveillée
- Arthur ?
- Qui d'autre ?
- Et ?
- J'ai dit oui !
- Est-ce qu'il sait ?
La joie de Merlin s'éteignit un peu, il baissa les yeux en se mordant la lèvre inférieure :
- Je voulais le lui dire hier, mais j'ai été arrêté avant.
Lancelot éclata de rire face à l'humour pince sans rire de son meilleur ami. Merlin le regarda avec un air pensif pendant un moment avant de dire doucement :
- J'ai peur de sa réaction. Ça fait presque cinq ans que je le connais et tu sais pour ma magie depuis au moins quatre ans, il va me tuer et toi aussi.
- Il t'aime, il va, certes t'en vouloir mais ça va passer. Je te le promets.
Le jeune Sorcier lui adressa un sourire tremblant :
- Merci, j'espère que tu dis vrai.
Il lui serra la main une dernière fois avant de s'éloigner. Merlin n'avait pas été jeté dans la même partie des cachots que sa mère et Gaius. Pour des raisons de sécurité. Dans quelques heures, ils allaient être exécuté.e.s. Il entendait les domestiques montés les buchers sur lesquels ils allaient mourir. Il se tordit les mains. Il faisait confiance à Arthur mais il avait peur tout de même. De toute façon, il ne pouvait pas faire grand-chose de là où il était, donc, il devait s'en remettre à son Prince. Il alluma une flamme au-dessus de sa main et lui fit prendre différentes formes, celle d'un dragon, d'une licorne, d'une gargouille et finalement d'un bel phénix qui s'élança dans la pénombre de sa cellule. D'un seul coup, il se redressa tous les poils de sa nuque se redressant et un violent frisson de terreur l'envahi. Il y avait quelque chose de terrible qui approchait de Camelot à grande vitesse. Il se jeta contre les barreaux de sa prison et se mit à hurler totalement paniquer :
- ARTHUR ! ARTHUR ! LAISSEZ-MOI SORTIR ! ARTHUR EST EN DANGER ! LAISSEZ-MOI SORTIR !
Mais personne ne vint. Personne ne semblât s'en soucier. Dans son affolement, il se mit à secouer les barreaux de toutes ses forces, hurlant à s'en briser la voix. Il devait sortir d'ici ! Tout le monde était en danger. Tout le monde était en danger !
Arthur se retenait de cogner Uther en plein dans la figure. Une colère dévastatrice bouillonnait dans ses entrailles, il ignorait, d'ailleurs, comment il parvenait à se retenir.
- Père, votre décision… commença-t-il pour la énième depuis la veille au soir
- Est prise et définitive. Selon les preuves trouver chez Gaius, je suis au regret d'annoncer la trahison du médecin de la cour au peuple. Seule la mort peut le purifier.
Uther continua à signer des traités en disant ses paroles. Arthur se redressa violemment et s'exclama, outré par les paroles du Roi :
- Père, vous entendez-vous ? Vous condamnez le seul homme sur cette terre à vous avoir soutenu dans votre entreprise contestable et maintenant vous l'accusez de magie et le traitez comme s'il ne représentait rien pour vous ! N'est-ce pas là la preuve que vous êtes fou ? Que le pouvoir vous est monté à la tête ? Vous allez tuer votre ami. Le seul de ses vingt-quatre dernières années !
- UN ROI N'A PAS D'AMIS ! hurla Uther en tapant du poing sur la table en se redressant hors de son siège.
- Et il finit comme vous ! s'exclama Arthur à son tour.
Il se redressa et regarda son père avec froideur. Yeux bleus contre yeux. Des yeux au couleurs identiques.
- Père, je vous ai prévenu, de ne pas toucher un seul cheveu de Merlin et qu'avez-vous fait ? Il est actuellement en prison avec son tuteur et sa mère. Ma patience à des limites. Et vous les avez dépassés. Loin. Père, je ne voulais pas en arriver là mais vous ne me laissez pas le choix.
- Que vas-tu faire ? déclara Uther sur un ton hautain et condescendant, Je suis le Roi.
Arthur regarda son père avec peine et prit une courte inspiration avant de crier :
- Gardes !
Ils débarquèrent dans la salle du Conseil en trombe et encerclèrent Uther, armes sorties.
- Que faites-vous ?
- Père vous êtes consigné dans votre chambre.
Ça lui brisait le cœur de faire cela, il avait tant envie de pleurer, il ne comprenait pas pourquoi son père était ainsi. Il aurait aimé partager sa joie avec lui mais… il ferma les yeux avant de dire les mots irrévocables :
- Vous êtes jugés inaptes à régner. Je prends la relève. Emmenez-le à ses appartements.
- Quoi ? Arrêtez-vous immédiatement ! s'exclama-t-il vers les gardes qui s'approchait de lui.
- Ils ne vous obéissent plus. Maintenant je suis le futur Roi de Camelot. Père, allez vous reposer, s'il vous plaît.
- Arthur !
- Je viendrais vous parler.
Il fit un geste de la main et son père fût conduit en dehors de la Salle du Conseil. Il était épuisé par ce qu'il venait de faire. Il avait été au pouvoir pendant une année sans aucune intervention de Uther, croyait-il réellement qu'il n'avait pas des membres du Conseil de son côté ? Il se laissa tomber dans le fauteuil le plus proche en passant la main dans ses cheveux. Il releva les yeux lorsque des pas précipités pénétrèrent dans la Salle du Conseil, Gwaine lui faisait face avec un sourire :
- Alors, Princesse ?
- Pouvez-vous aller libérer Merlin, Hunith et Gaius ? grogna Arthur en relevant les yeux au ciel.
Il n'avait pas fini sa phrase que le chevalier s'élança déjà en dehors de la salle d'un pas guilleret. Il poussa un soupir en se redressant. Il devait s'entretenir avec son père. Il verrait Merlin peu après. Bon sang, il avait tant envie de le prendre dans ses bras, de l'embrasser encore et encore. Ils étaient censés fêter leurs fiançailles ! La vie était injuste. Il soupira de nouveau avant de se mettre en route vers les appartements de son père.
- Sir ! hurla quelqu'un derrière lui
Il s'arrêta et se retourna, surpris de voir Elyan accourir vers lui totalement paniqué. Il était étrange devoir Sir Elyan paniquer. Le jeune homme noir était la plupart du temps calme et inexpressif.
- Que se passe-t-il ? demanda-t-il à son chevalier.
- Sir, il se passe une chose étrange à l'extérieur ! Un mur de ténèbres se dirige vers Camelot. D'après les villageois qui sont venus de réfugiés, cette chose est vivante !
- Pardon ? Magie ?
Elyan hocha la tête et se mit en route au pas de course. Il savait qu'Arthur allait le suivre.
- Ça ne fait aucun doute. Et pas une bonne magie !
Arthur fronça les sourcils. Si la situation mettait le si inébranlable Elyan dans cet état, elle devait être grave. Ils se dirigèrent vers les murailles du château et Arthur poussa un cri de surprise. Et pour cause, l'horizon était noyé dans une couche épaisse de ténèbres.
- Par mes aïeux, qu'est-ce que c'est que cela ? s'exclama-t-il la main sur le pommeau de son épée, les yeux plissés.
- Je n'en ai pas la moindre idée, Sir, cependant cette chose tue absolument tout ce qu'elle touche. Absolument tout.
Elyan se tourna vers lui avant de finir :
- Et ça encercle Camelot.
- Va me chercher Gaius et Merlin immédiatement ! ordonna-t-il déjà l'esprit ailleurs.
Il devait protéger les habitants de Camelot et alentours. Combien y avait-il de vivre dans la réserve ? Les provisions d'eau suffiront-elles ? Il devait parler à l'intendant du château. Il partit à sa recherche et eût la présence d'esprit de commencer par la Salle du Conseil.
- Votre altesse… commença un vieux conseiller de son père
- Oui, je sais ! L'heure est grave.
Il s'installa sur son fauteuil et distribua les ordres :
- Nous devons mettre les habitants en sureté, Edwige transformez la cour du château en campement, organisez la distribution de rations de nourritures par famille.
Le conseil s'inclina devant le prince sans dire un mot, Arthur continua :
- Je veux un renforcement des patrouilles dans la cité afin de réduire les risques de criminalité. Sir Léon, je compte sur vous. Je veux un contrôle de toutes personnes entrant ou sortant de la cité.
Le Chevalier hocha la tête avant de s'incliner devant son futur Roi.
- Ma priorité est la protection de la population. De mon côté je vais mettre en place une équipe afin de déterminer l'origine de la menace et l'annihilée.
Gaius et Merlin pénétrèrent dans la salle à cet instant. Ce dernier avait le visage rouge et bouffi comme s'il avait pleuré. Il semblait agiter et se tordait les doigts en ayant les yeux baissés. Arthur se leva, plissa les yeux, intrigué par le comportement de son fiancé. Il avança jusqu'à Merlin et le prit dans ses bras, se fichant de ce que les membres du conseil allaient penser de cette démonstration d'affection.
- Mon amour, chuchota d'une voix douce, que se passe-t-il ?
Merlin se blottit dans ses bras, tremblant de tous ses membres.
- Tu es en danger ! Tu es en danger, en danger…danger ! murmura le jeune sorcier en enfonçant son visage contre le torse de son amoureux.
- Ne le sommes-nous pas tous ? demanda-t-il avec un petit sourire crispé.
Il releva les yeux vers le médecin de la cour qui le regardait avec un air grave.
- Gaius, que lui arrive-t-il ? Pourquoi est-il si paniqué ?
- Votre altesse, je crains que nous devions discuter de cela en privé, déclara le vieil homme d'une voix rauque et chevrotante.
Arthur acquiesça et resserrant sa prise sur le corps svelte et tremblant de Merlin, il le rassura d'un doux baiser sur la tempe. Il fit signe aux membres du conseils de quitter la salle. Dès qu'ils partirent, Lancelot et Gwaine entrèrent, accompagnés de Hunith et de Gwen. Ils s'installèrent tous et toutes autour de la table du conseil. Sauf Merlin, qui était sur les genoux d'Arthur ne voulant pas quitter le cercle protecteur de ses bras.
- Que se passe-t-il ? demanda encore une fois Arthur ne sondant les personnes qui se tenait auprès de lui.
- Tout d'abord, vous devez garder à l'esprit une seule chose : nous avons protégé Merlin, commença Gaius d'un ton grave.
Hunith et Lancelot acquiescèrent d'un même mouvement du menton.
- Je ne comprends pas très bien, déclara le Prince sur un ton confus.
- Votre altesse, vous ne vous êtes jamais demandé comment vous avez survécu à toutes les attaques magiques dont vous avez été victime, non ?
- N'ai-je pas combattu et gagné chacun de ces combats ? demanda Arthur en se redressant, fier comme un coq.
Hunith leva les yeux au ciel en poussant un soupir :
- Sauf votre respect Arthur, une créature magique ne peut être vaincu que par la magie.
L'Héritier de Camelot se retourna vers sa future belle-mère qui l'observait avec un sourire compatissant sur les lèvres. Ses yeux bleus -les mêmes que ce de Merlin- le couvaient avec une certaine tendresse. Merlin bougea sur ses genoux et leva les yeux vers lui avec un petit sourire crispé.
- Attendez, je ne comprends pas très bien ce que vous essayez de m'expliquer ! Qu'est-ce que Merlin à voir avec ça ? Et si ces créatures ne peuvent être vaincues que par la magie comment ai-je pu réussir ?
- Je dois avouer que je suis perdu aussi, admit doucement Gwen en penchant la tête sur le côté.
- Il fallait la présence d'un sorcier à vos côtés pour les vaincre, continua Gaius sur un ton neutre en l'observant fixement.
- Je ne connais pas de sorcier, répliqua le jeune homme blond.
- Il y en a pourtant un assis sur vos genoux, répondit le vieil homme en relevant un sourcil.
Il eut un silence, Merlin se tortilla pour sortir de l'étreinte de son amoureux et s'éloigna un peu de lui, craignant sa réaction. Gwen était choquée et regardait Merlin avec des yeux écarquillés. Quoiqu'après mûres réflexions cela ne l'étonna guerre. En fait, tout prenait sens. Les deux chevaliers de la salle ne semblèrent absolument pas impressionner, Gwen comprit qu'ils étaient déjà au courant. La seule personne qui semblait l'ignorer, était le Prince.
- Pardon ?
- Je suis un sorcier, Arthur, finit par chuchoter Merlin en se tordant les mains.
Il maltraita sa lèvre inférieure et garda les yeux baissés. Il voulait en finir avec cette discussion. Bon sang, il y avait un danger qui approchait à grand pas de Camelot, une chose monstrueuse qui désirait prendre la vie de son Arthur ! Ce n'était pas vraiment le moment d'avoir cette discussion !
- Peut-on reprendre cette conversation un peu plus tard ? Quand on n'aurait pas un danger de mort qui menace la cité ? demanda-t-il d'une toute petite voix, mais dans le silence de la pièce tout le monde l'entendit.
Arthur se tourna vers lui avec une lenteur assez effrayante.
- Tu. ES. Un. Sorcier ? grogna-t-il entre ses dents.
- Oui… ? répondit-il d'une voix un peu aiguë à la fin de sa phrase ne sachant pas comment la finir.
- Quand as-tu appris la magie ?! s'étrangla le jeune homme blond en dévisageant son fiancé.
Merlin haussa les épaules :
- Je suis né avec.
- C'est impossible !
- Ah si, je vous assure, c'est moi qui l'ai porté ! Le nombre de fois qu'il m'a fait lévité lorsque j'étais enceinte, croyez-moi, il avait ses pouvoirs à ce moment-là, dit Hunith en s'incrustant dans la conversation entre les deux amoureux.
- Et tu me l'as caché tout ce temps ? s'écria le Prince en se redressant de son fauteuil.
- Eh bien, le Royaume n'est pas franchement « magical friendly » en fait…lança Gwaine sur un ton pensif en se frottant la barbe.
Arthur se tourna vers son chevalier et lui lança sur un ton incrédule en même temps que Merlin :
- Tu le savais ?!
- Bien évidemment Princesse, Merlin ne me l'a jamais dit, mais je l'ai vu terrasser un minotaure alors qu'il croyait que j'étais évanoui. Il m'a menti après, j'ai compris qu'il valait mieux que je me taise.
Gauvain haussa les épaules en lançant un désolé avec un petit sourire.
- Et toi ? lança Arthur en se tournant vers Lancelot qui n'avait pas dit un mot depuis le début de cette réunion improvisé.
- Je le savais aussi. Hm, depuis aussi longtemps que je connais Merlin. Il m'a sauvé la vie, comme la vôtre et celle de tout le royaume.
Tout le monde acquiesça d'un même mouvement du menton.
- Je suis le seul à ne pas savoir ?!
- Je dois avouer que je n'ai jamais vu quelqu'un aussi aveugle que vous, sir. Il a pratiquement fait de la magie sous votre nez, déclara Lancelot avec un petit sourire en coin.
Gwaine ne se priva pas d'éclater bruyamment de rire en tapant des mains. Arthur leva les yeux au ciel avant de se tourner vers son amoureux qui se tortilla sous l'intensité de son regard :
- Comment ai-je survécu à la morsure de la Bête Glapissante ?
- J'ai tué Numueh pour vous sauver. Longue histoire.
- Le sorcier Cornélius Sigan ?
- Je l'ai affronté et tué, d'ailleurs, je vous en veux toujours pour Cédric !
Arthur eut l'air gêné, avant de pousser un soupir. Il devait ramper pour cela. Bien. Il continua néanmoins son interrogation :
- Le dragon ?
- Kilgharrah est toujours en vie, je suis son maître, longue histoire.
- Son maître ? Les morts-vivants ?
- J'ai détruit le spectre grâce à Gaius, longue histoire.
- Tu as beaucoup de chose à me raconter, n'est-ce pas ?
- Oui. Pas maintenant. Vous n'êtes pas en colère ? Allez-vous rompre nos fiançailles ?
Arthur se rapprocha de lui, glissa sa main autour de sa taille, le rapprochant de son corps dans une chaude étreinte. Il pencha la tête en arrière en poussant un long soupir. Il frotta le bas du dos de Merlin en le rapprochant de lui plus encore.
- Non, répondit-il finalement en embrassant la joue de son amoureux.
- Vraiment ? demanda Merlin d'un ton surpris et tremblant d'espoir.
- Vraiment. Je veux dire, je suis énervé que Lancelot semble être au courant de tout à propos de toi, mais je comprends pourquoi tu as tu cette information pendant si longtemps. C'est une part de toi que je ne peux pas rejeter. Je risque de paraître hypocrite alors que tu as utilisé ta magie pour me sauver la vie à plusieurs reprises.
Merlin se blottit dans ses bras et la tension dans la Salle du Conseil descendit brusquement. Chacun se mit à soupirer, parler et glousser. Enfin, le plus gros secret de Merlin avait été avoué.
- Bien, nous continuerons cette conversation plus tard. Occupons-nous de cette nouvelle menace en premier lieu.
Toutes les personnes présentes hochèrent la tête, marquant ainsi leur accord.
Arthur l'ignorait à cet instant, mais il y avait eu à faire un choix, un choix qui aurait marqué Camelot à jamais. Suivre la politique de son père dans cette haine sans merci des personnes pratiquant la magie ou mener une nouvelle politique sans discrimination menant ainsi vers un avenir meilleur et vers la réunification d'Albion.
- Merlin sais-tu ce qui nous attaque ? demanda-t-il à son fiancé, tenant sa main dans la sienne.
- Oui. C'est la Vague des Revenants.
A suivre
Je suis à l'heure ! Oh yeaaaaaaaaaah ! 'Ne vous habituez pas trop quand même, hein ! Bref, comment dire, j'ai eu un peu de mal avec ce chapitre, notamment pour introduire les prochaines actions de Morgane qui ne me semblait pas trop génial. Mais il fallait bien qu'elle se rapproche de la véritable ID de Merlin. Mmouais, je suis assez mitigée face à ce chapitre…. =_= Vous en pensez quoi ?
