Hey, Salut ! Quoi de neuf ? ?Non ! 10! C'est le Chapitre 10 ! Wahou, j'ai tenu jusqu'ici ! Merci de suivre cette histoire. Amusez-vous bien à la lecture !

Disclaimer : Rien ne m'appartient, c'est à la BBC (dommage !)

Avertissement de l'auteur : Ceci est une fanfic sur une relation entre hommes, donc HOMOPHOBES passez votre chemin, c'est également un MPREG donc si vous n'êtes toujours pas d'accord, sérieux passez votre chemin !

Note de l'auteur : Enfin je travaille avec ma bêta-lectrice Chocobi6, merci pour ton travail ! Bisous !

Bonne lecture !

ShiyaMiam

Kissu :3

~ Chapitre 10 : Excalibur ~

Merlin n'était pas à l'aise et il ne voulait pas réfléchir au pourquoi il ne l'était pas. « Son derrière qui frottait sur la selle en cuir provoquait une sensation des plus désagréables. Il se tortilla pour trouver une position plus confortable et son étalon fit un écart. Arthur se tourna vers lui et lui lança un regard inquiet. Merlin lui adressa un sourire rassurant et reprit les rênes de son cheval. Gauvain ricana et remonta à sa hauteur en lui lançant sur un ton graveleux :

- Alors, on n'est pas à l'aise ?

Il haussa les sourcils avec un grand sourire entendu. Merlin vira rouge en un temps record. Il garda résolument le silence et laissa son regard se perdre dans l'admiration du dos royal d'Arthur. Comment pouvait-il l'aimer aussi fort ? Il avait aimé Freya, il avait aimé sa douceur, il avait aimé son âme pure malgré sa malédiction, il avait aimé ses grands yeux chocolat. Il avait aimé sa force et sa fragilité. Elle était si belle. Il aurait peut-être passé sa vie avec elle si les choses s'étaient passées autrement. Vraiment ? Il en doutait car il aimait déjà Arthur à ce moment-là. Il aurait fini par s'en rendre compte. Aimer Freya avait été facile, doux, suave. Aimer Arthur ? C'était comme être au milieu d'une tempête d'une force renversante. Merlin pouvait se transformer en une chose rampante lorsque celui-ci lui adressait un simple sourire en coin. D'un mot de sa part, il pouvait se retrouver au paradis ou en enfer. Ce n'était pas un sentiment anodin. Rien qui concernait Arthur n'était anodin. Il l'aimait avec tant de force que cela lui en coupait le souffle. Il devait sauver cet homme ! Il devait sauver son homme ! Il s'en fit la promesse tandis qu'ils s'engageaient sur une voie de plus en plus boisée et tortueuse. La forêt était étrangement silencieuse.

- C'est bizarre, chuchota Lancelot en ramenant son cheval au pas.

Ils ralentirent tous et regardèrent autour d'eux avec méfiance. Arthur se rapprocha de son fiancé. Il venait à peine de le retrouver, il n'allait pas le perdre maintenant.

- Que se passe-t-il ? demanda-t-il à personne en particulier.

- Nous sommes en plein dans la forêt ! Elle est envahie par les Revenants. Et je les garde à distance de nous.

- Et combien de temps peux-tu les tenir à distance ? s'enquit Gwaine qui avait retrouvé son sérieux.

- En protégeant en même temps Camelot ?

- Oui !

- Pas longtemps. Si j'ai un conseil, je dirais que nous devrions partir d'ici et vite !

- Quelle direction ? s'enquit alors Arthur tentant de calmer sa jument qui commençait à piaffer nerveusement.

Merlin n'eût pas le temps de répondre que des ombres commencèrent à affluer vers eux. Tournoyant, chuchotant, tentant de s'approcher. Leur malveillance suintait de leurs pores. C'était étouffant. Malsain. Il ne fallait pas être un sorcier pour augurer que si ces choses les touchaient, ils allaient mourir. Merlin partit au triple galop direction nord-ouest. Il connaissait le chemin jusqu'à l'épée par cœur. L'esprit de Freya protégeait le lieu. Les ombres difformes commençaient à hurler et à les suivre à une vitesse hallucinante, hurlant, sifflant avec colère. Les chevaux n'eurent besoin d'aucun encouragement de leur part pour galoper et aller au-delà de leur limite. Tous suivirent Merlin qui dégageait le passage, à l'aide de sa magie, ils passèrent par-dessus des animaux morts, desséchés. Plus ils avançaient, plus la forêt plongeait dans les ténèbres. Avancer devenait difficile car la forêt tentait de les retenir. Un des soldats qui les accompagnait poussa un cri terrifiant. Merlin se retourna et eut juste le temps de voir l'homme et son cheval disparaître dans un tourbillon de ténèbres. Ils se transformèrent en poussière. Il déglutit difficilement.

- Plus vite ! Ne vous retournez surtout pas ! hurla-t-il en intimant à son étalon d'aller plus vite.

Merlin fit apparaître une boule de lumière au-dessus de sa tête afin de les guider. Logiquement, ils n'étaient plus très loin de la clairière. Son cheval bondit par-dessus un amas d'arbres morts. Les ombres étaient de plus en plus nombreuses, leur sifflement malfaisant et leur présence rendaient les chevaux fous et affolaient le cœur des hommes. Ils commençaient à avoir la certitude de ne pas s'en sortir vivant, lorsque brutalement les ombres cessèrent tout mouvement. Ils venaient de pénétrer dans la clairière de l'épée. L'endroit était étrangement éclairé, chaleureux et aucunes ombres ne pouvaient y pénétrer. Les chevaux continuaient à piétiner sur place, mal à l'aise. Les souffles courts, les chevaliers et le sorcier de Camelot tentèrent de calmer leurs montures. Ils tremblaient encore sous le coup de la tension et de la peur qui continuait de les habiter.

- Sommes-nous en sécurité ? demanda Arthur à bout de souffle.

Il suivit Merlin lorsque celui-ci mit un pied à terre, il caressa distraitement le museau de sa jument qui respirait avec force.

- On est sécurité tant que l'épée reste dans le rocher, répondit le jeune sorcier en désignant celle-ci du menton.

- Mais on est là pour prendre l'épée, grogna Gauvain en suivant ses amis.

- Tu comprends le problème, soupira Lancelot.

Merlin fit face à Arthur qui lui s'approcha de lui et le prit dans ses bras en poussant un soupir de soulagement.

- Je ne supporte pas que tu doives t'épuiser de la sorte, murmura-t-il en plongeant son nez dans les cheveux ébènes de son sorcier.

- Je ne suis pas en cristal, mon prince.

- Je sais.

Ils se serrèrent dans les bras l'un de l'autre avec un sentiment de bonheur. Pendant ce temps, Gauvain tenta de retirer l'épée mais il n'y parvint pas et chuta avant d'éclater de rire.

- Tu n'as pas un cœur assez pur pour ça, mon ami ! lui lança Lancelot avec un sourire en coin.

- Mon cœur appartient aux Dames !

- Et à l'aubergiste !

Tous éclatèrent de rire. Ils pouvaient toujours compter sur Gwaine pour alléger la situation. Arthur qui avait gardé sa main autour de la taille de son sorcier afficha un sourire crispé. Il refit face à Merlin et chuchota :

- Et si je ne suis pas celui qu'il faut ?

- Cela n'est pas possible, Arthur, tu es celui qu'il faut.

- Mais je n'ai pas un cœur généreux ! Je suis égoïste, je t'ai fait tellement souffrir ! J'ai haï les personnes porteuses de la magie. Je les ai chassées pendant des années. Je ne suis ni pur, ni généreux !

- Tu obéissais à ton Père, tu n'as jamais eu le choix de ce que tu devais ressentir. Mais tu as toujours cru que ce tu faisais était pour le bien du peuple de Camelot. Sinon, tu ne l'aurais pas fait ! Lorsque tu t'es rendu compte qu'il était sur la mauvaise voie tu as arrêté de lui obéir. Et c'est cela qui fait ta force. La force de te rendre compte de tes erreurs et de chercher à les réparer.

Merlin se hissa sur la pointe de pieds et posa son front contre celui d'Arthur. Ils soupirèrent de bien-être. Arthur s'éloigna, prit une profonde respiration et se tourna vers le groupe d'hommes qui les regardaient de loin.

- On va attendre que les chevaux aient récupéré et j'extrairai l'épée. Donnez-leur de l'eau et à manger et reposez-vous également.

Tous acquiescèrent et Merlin lui lança un regard plein d'amusement en s'éloignant pour s'occuper la sa jument du Prince et de son étalon. Il était toujours son valet après tout. Lorsque les chevaux furent bichonnés comme il fallait, Merlin s'attela à cuisiner pour tout le monde. Arthur vint s'asseoir à ses côtés et se contenta d l'observer en silence.

- Que t'arrive-t-il ? finit par demander le jeune homme brun.

- Je te regarde.

- J'ai bien compris, mais pourquoi ?

- Avais-tu vraiment peur que je rejette qui tu es vraiment ?

Merlin arrêta de touiller le ragoût et releva les yeux, croisant le regard brillant du prince.

- Oui. J'ai failli te le dire un nombre incalculable de fois. Mais la peur m'a arrêté à chaque fois. Je voulais tellement te le dire, je voulais tellement que tu le saches. Mais tu n'étais pas prêt.

Le jeune homme brun reprit ce qu'il était en train de faire en baissant les yeux.

- J'étais si peu digne de confiance ? demanda Arthur d'une voix rauque.

- Tu aurais obéi à ton père, répondit simplement Merlin.

Arthur garda le silence et observa ce jeune homme qu'il aimait tant.

- Non, je ne lui aurais pas permis de te faire du mal. Même si je ne le savais pas à l'époque, je t'aimais déjà trop pour vivre dans un monde sans toi.

D'une main douce il releva le menton de son fiancé et leurs regards se croisèrent, s'accrochèrent et ne se lâchèrent plus.

- Vraiment ? souffla le jeune homme brun d'une voix douce.

- Oui.

Leurs têtes se rapprochèrent, leurs paupières commencèrent à tomber lourdement sous le désir soudain qui venait de les enflammer. Arthur pencha la tête, prêt à ravir les lèvres de Merlin dans un baiser doux. Le jeune Sorcier n'avait qu'une envie : goûter la saveur suave d'Arthur. Les souffles s'accélérèrent, se firent plus courts. Ils étaient si proches, si près du but. Les battements de leurs cœurs résonnaient sourdement dans leurs poitrines. Le souvenir de leur dernière étreinte encore fraîchement dans leurs esprits, envoyant des milliers de frissons dans leurs corps tendus d'anticipation et d'envie.

- Ce n'est pas vraiment le moment-là…, chuchota une voix curieusement proche d'eux.

Les deux amoureux sursautèrent et s'étalèrent sur le sol herbeux. Gwaine éclata de rire face aux regards perdus de ses amis. Arthur se redressa, gêné, et lui lança un regard qui signifiait qu'il allait le payer à la prochaine séance d'entraînement. Et Merlin reprit sa tâche, le visage rougi. Ils avaient totalement oublié où ils se trouvaient et dans quelle situation. Ils s'éloignèrent l'un de l'autre afin de ne plus représenter une tentation l'un pour l'autre.

Ils mangèrent et se reposèrent le temps que les chevaux récupèrent et lorsque Merlin se mit à se tordre dans tous les sens en poussant des cris de douleur, Arthur sut qu'il ne pouvait attendre plus longtemps.

- Que se passe-t-il ? demanda Gwaine d'une voix inquiète en regardant son ami se tordre de douleur.

- La barrière de Camelot ! répondit simplement Lancelot en levant les yeux vers Arthur.

Un regard pressant. Celui-ci déposa un baiser rapide sur le front en sueur de Merlin et se dirigea vers le rocher dans lequel l'épée était coincée. Il déglutit difficilement. Il devait avoir confiance. Pour Merlin. Il grimpa sur le rocher ses chevaliers s'approchèrent de lui, les visages levés vers lui. Confiant. Plein d'espoir. Il lança un regard à Merlin qui se trouvait dans les bras de Lancelot qui lui rendit son regard avec des yeux plein d'amour et de confiance. Il prit une petite inspiration, souffla et retourna son attention sur la poignée de l'épée. Il enroula lentement ses doigts autour de la poignée de l'arme légendaire. Il inspira et retira l'épée dans un geste lent. Une lumière aveuglante jaillit du rocher en même temps que l'épée se libérait de sa prison de roche. Arthur fut traversé par une chaleur intense, il lâcha un hoquet en sentant la puissance qui circulait dans son corps. C'était extraordinaire, comme si l'épée était vivante et souhaitait lui partager sa force. Il n'avait jamais ressenti ce sentiment de puissance et d'absolution.

- Excalibur a reconnu son maître. Seule une personne avec un cœur généreux et pur peut la manier. Excalibur reconnait la seule personne capable de réunifier le royaume d'Albion. Excalibur te viendra en aide, jeune Pendragon, elle te reconnait comme étant le seul Roi d'Albion. Gouverne avec un cœur pur et généreux.

Les chevaliers de Camelot s'agenouillèrent devant le Roi de Camelot, une main sur le cœur. D'une voix unie par la force de leur sentiment, renforcée par ce qu'ils venaient de voir, ils s'exclamèrent d'une seule et même voix :

- VIVE LE ROI !

La force de leur conviction émut Arthur plus qu'il ne le pensait. Un sentiment d'humilité le traversa et il se promit de protéger le peuple de Camelot ainsi que ses soldats avec la force de ...Excalibur.

Merlin était aussi ému, il avait regardé cela avec des yeux émerveillés. Il était si heureux. Il avait également reconnu la voix féminine qui venait de chuchoter ces mots. Un sourire humide effleura ses lèvres.

- Freya, murmura-t-il d'une voix suave lorsqu'une douce brise caressa ses cheveux et son visage.

- Sois heureux, Merlin. Je continuerai à veiller sur vous trois.

Le jeune sorcier ne comprit pas le sens de ses mots mais il n'eut pas le temps de lui demander plus d'informations que déjà, la lumière qui jaillissait de l'épée faiblit, laissant Arthur perplexe et éblouit. Le hurlement des Revenants les ramena à la réalité effrayante de leur situation. Merlin poussa un cri de terreur en voyant un groupe d'ombres bondir sur son amour. Celui-ci d'un mouvement instinctif, les trancha avec la lame d'Excalibur, réduisant les Revenants en un tas de poussière. Le Prince fut surpris par la puissance de l'épée mais ne put s'en extasier car les Revenants s'étaient jetés sur ses chevaliers. Il courut, attaqua, pourfendit, trancha, réduisit en poussières tout ce qui se trouvait sur son passage. Il ne s'arrêta que lorsqu'un silence surnaturel les entoura ainsi qu'un tas de poussière à l'odeur nauséabonde.

- Arthur ? appela une voix douce

Il se retourna et plongea dans un océan azur et sourit.

- Combien de temps ?

- Nous devons nous hâter ! Je ne peux plus tenir.

Lancelot aida Merlin à se redresser et le tendit à Arthur qui le prit dans ses bras protecteurs en déposant un baiser doux sur sa tempe. En peu de temps, le jeune sorcier se retrouva entre les jambes d'Arthur sur sa jument blanche qui galopait à la vitesse du vent en direction de Camelot. Il se sentait tellement faible, comme si son corps était englué dans une mixture collante et qui lui drainait toute sa force toute sa puissance.

- Arthur…murmura-t-il d'une voix essoufflée.

- Ça va aller, mon amour !

Merlin se blottit contre son torse en tremblant. La sueur perlait sur son front et il fronçait les sourcils sous l'effort. Il tremblait sous la force des attaques dont il était victime. Elles lui puisaient son énergie.

- Plus vite…on doit aller plus vite…marmonna-t-il difficilement.

- Tiens bon ! je t'en supplie ! Tiens encore un peu !

Il talonna un peu plus sa jument, la poussant à bout afin d'atteindre la cité de Camelot dans les plus brefs délais. Ils devaient échapper aux ombres des Revenants qui les pourchassaient en poussant des hurlements effroyables.

- Plus vite ! cria le Prince à ses compagnons de fortune.

Il raffermit sa prise sur le corps tremblant de l'amour de sa vie. Ils devaient retourner à Camelot, ils devaient sauver le Royaume à tout prix. Il avait une épée magique et son sorcier à ses côtés pour réaliser cela. Ils jaillissaient dans les champs qui entouraient Camelot lorsque le dôme magique s'écroula, laissant la ville sans défense face à l'attaque des ténèbres. Arthur ne sut ce qui était pire, Camelot sans défense ou Merlin inconscient ?

O*O*O*O*O*O*O

A SUIVRE !

Vous avez remarqué que je ne publie plus qu'un chapitre par mois pour cette fic, eh bien c'est parce que je me dois de ralentir le rythme des sorties car je suis en plein période d'exams, entre les dossiers et les partiels à réviser, je n'ai plus le temps, mais la suite arrive pendant les vacances ! ? Dites-moi ce que vous en pensez, comme toujours les reviews me font toujours plaisir à lire ! J'ai toujours hâte de voir ce que vous en avez pensé ! Mata ne o/ Kissu !

ShiyaMiam