Ciaossu ! Me voilà avec le chapitre 13 sur un plateau d'argent, il va être long, chaud et tout mignon tout plein ! Pardon pour ce retard, mais pour une fois ce n'est pas de ma faute ! Ma bêta est partie en vacances et ne pouvait pas corriger du coup. Si vous devez accuser quelqu'un c'est elle ! xD (Pardon Chocobi6, mais faut bien que je jette quelqu'un dans la fosse)
Disclaimer : Rien ne m'appartient, c'est à la BBC (dommage !), enfin si l'histoire est à mwa quand même !
Avertissement de l'auteur : Ceci est une fanfic sur une relation entre hommes, donc HOMOPHOBES passez votre chemin, c'est également un MPREG donc si vous n'êtes toujours pas d'accord, sérieux passez votre chemin !
Note de l'auteur : Merci à ma p'tite Chocobi6 pour son efficacité ! A peine revenue des vacances ma correction est déjà prête ^^
Bonne lecture !
ShiyaMiam
Kissu :3
~ Chapitre 13 : Le 1er Trimestre ~
Arthur était resté figer pendant de longues heures, jours… N'était-ce pas une semaine entière ? Il ne savait plus. Dans tous les cas, il était resté statufier, le regard perdu dans le vide, tentant de comprendre ce qui lui arrivait. Combattre des monstres ? Pourquoi pas. Combattre sa sœur qui s'était transformée en une sorcière maléfique ? C'était relativement normal. Savoir que Merlin était enceint de lui ? Il était positivement paniqué ! Mais la question qui le taraudait était : comment cela était-ce même possible ?! Le regard toujours perdu dans le vide, Arthur tenta de se persuader que tout cela n'était qu'un rêve loufoque et qu'il allait se réveiller.
Merlin était assis sur le lit dans la chambre d'Arthur, la tête entre les mains. Il ne cessait de marmonner des paroles incompréhensibles. Arthur, de son côté, tentait de comprendre comment cela pouvait être possible qu'un homme puisse attendre un enfant. Il était encore choqué et ne cessait de fixer le ventre de Merlin avec un froncement de sourcils perplexe.
- Ce n'est pas possible ! finit par craquer Merlin en sautant sur ses pieds. Je peine à y croire ! J'attends un enfant, Arthur !
- Euh…
- Tais-toi ! Je suis enceint depuis une vingtaine de jours et tu sais ce que ça veut dire ? grogna le jeune sorcier.
- Je…
- Silence ! Ça signifie que je le suis depuis notre premier rapport physique !
- Ah !
- Tout cela est entièrement ta faute ! s'écria Merlin le visage rouge de colère.
Arthur recula en voyant l'état dans lequel venait de se mettre Merlin et il fronça les sourcils en reculant doucement vers la porte.
- Je vais aller voir Gaius le temps que tu reprennes tes esprits…, commença-t-il d'une voix douce.
- Pardon ?! Je ne suis pas EN COLERE !
- Bien sûr que non mon amour, mais je vais aller voir Gaius.
Et Arthur s'enfuit avant que Merlin ne puisse en placer une. Il devait aller voir quelqu'un, n'importe qui, une personne qui serait en mesure de lui expliquer comment vivre avec un homme enceint. Il débarqua brutalement dans l'appartement de Gaius.
- Aidez-moi, s'il vous plaît ! s'exclama-t-il en lançant un regard paniqué au vieil homme.
- Merlin ?
- Oui, il est à fleur de peau et s'énerve beaucoup trop facilement à mon goût. Que dois-je faire ?
Hunith qui avait repoussé son retour à Ealdor en apprenant la grossesse de son fils venait d'entrer dans l'appartement et avait surpris la question de son gendre.
- Installe-toi Arthur, je vais te parler un peu de la grossesse.
Il déposa un baiser sur sa joue pour la saluer et s'assit. Elle lui servit une tasse de thé et des biscuits secs qu'elle venait d'acheter au marché. Elle commença d'une voix docte :
- La grossesse chez une femme a des répercussions sur l'ensemble du corps : sur le cœur, le ventre, la respiration et l'humeur. Je ne sais pas pour quelle raison, peut-être parce que le corps doit faire de la place pour le bébé ; mais Merlin va traverser une période très difficile. On peut couper la grossesse en trois phases ; on appelle cela des trimestres. Durant le premier trimestre, il va être d'humeur volatile. Prépare-toi à quelque chose d'extraordinaire : c'est un enfant de la magie. Je serais d'avis à ce que tu évites de le mettre en colère pour les mois à venir. Lorsque j'étais enceinte de lui, il m'arrivait de déplacer des objets sous une vive émotion, je n'ose à peine imaginer ce dont il serait capable…
Hunith le regarda d'un air pensif en sirotant sa boisson chaude.
- Reçu, éviter de le mettre en colère, d'accord.
- Il va aussi être malade, les symptômes sont différents d'une personne à une autre, mais le fait qu'il ait des nausées matinales indique qu'il risque d'être malade pendant un moment.
Arthur hocha la tête, puis il fronça les sourcils en regardant sa belle-mère et demanda :
- Vous ne semblez pas trouver étrange qu'un homme tombe enceint…Vous ne semblez même pas surprise !
Hunith lissa sa robe avec un air pensif avant de sourire et de répondre :
- Mon fils est magique.
Et c'était suffisant pour elle. Elle n'avait pas besoin de plus. Pour l'instant, peu de personnes étaient au courant de l'état de son fils, mais comme Arthur allait l'épouser, ils avaient décidé d'annoncer sa grossesse après le mariage. Elle regarda son gendre avec un sourire amusé, il avait l'air adorablement perdu face à ce qui l'attendait. Pour l'instant celui-ci ne se rendait pas compte de ce qui se passait. Il ne se rendait pas encore compte qu'il allait être père. Elle avait hâte qu'il s'en rende compte pour le voir paniquer ! Il lui demanda encore quelques informations avant de finir par la quitter pour rejoindre ses chevaliers pour leur séance d'entraînement.
Merlin se mordit la lèvre inférieure en lissant sa tunique bleue dans un geste nerveux. Il n'avait pas l'habitude d'être si richement vêtu. Il avait tendance à oublier qu'il allait épouser un prince. Ces vêtements étaient faits dans les matériaux les plus doux qui pouvaient exister. Ses chausses étaient en soie et d'un doux blanc cassé et elles étaient retenues par une ceinture blanche. Les manches de sa tunique étaient brodées d'un enchevêtrement de dragon finement détaillé : il avait ainsi les armoiries des Enchanteurs. Le Premier de sa génération. Comme il n'appartenait pas à la noblesse, Arthur tenait absolument à ce qu'il possède ses propres armoiries et il avait naturellement choisi les dragons. Georges était en train de lui brosser les cheveux avec application, les rendant plus brillant encore.
- Merci Georges, je suis parfait grâce à toi.
Le valet se figea et s'inclina devant lui avant de reculer avec sa discrétion habituelle.
- Tu n'as pas besoin d'être aussi cérémonieux avec moi, tu sais ?
- Nous ne sommes plus du même milieu, Sire.
Merlin se retint de lever les yeux au ciel. Si tout le monde commençait à l'appeler Sire, il allait faire un malheur. Il soupira, passa une main sur son ventre avant de se figer. Son ventre. Il baissa les yeux sur sa main posée sur son ventre et plissa les yeux. Il y avait quelque chose qui était en train de se faire une place à l'intérieur de lui. Sa main trembla d'émotion et il eut envie de pleurer mais se mordit violemment l'intérieur de la joue pour ne pas craquer. Il ne comprenait pas, ces derniers temps, il pleurait pour un rien. Etait-ce lié à sa condition ? Si oui, il n'appréciait pas. Mais alors pas du tout !
- Tout va bien ? lui demanda Georges avec sollicitude bien que son ton reste complètement monotone.
Merlin revint à la réalité et hocha la tête avant de sortir de ses appartements – qu'on lui avait attribué en attendant le mariage – et fut surpris de trouver Arthur l'attendant dans le couloir. Celui-ci lui adressa un large sourire en lui tendant la main.
- Tu es magnifique, lui dit-il dans un souffle court.
Ému comme jamais, le jeune sorcier lui prit la main avant de se blottir contre lui avec joie. Arthur lui passa la main autour de la taille avant de le guider vers la salle du conseil. Merlin se sentit rougir de plaisir. Il ne savait pas trop ce qui se passait, mais ces derniers temps, il était très sensible au toucher d'Arthur. Il ne savait pas à quoi cela était dû. Ce fut dans un silence confortable silence qu'ils empruntèrent les couloirs, se dirigeant doucement vers la salle. Cela lui faisait bizarre de voir les serviteurs –dont il faisait parti, il n'y avait pas si longtemps– s'incliner non seulement pour Arthur mais également pour lui. Décidément, il ne s'y habituerait jamais. Il se mordit la lèvre inférieure avec anxiété et ralentit le pas.
- Que se passe-t-il ? lui demanda Arthur en se penchant vers lui.
- Ils vont tous continuer à me traiter de cette façon ?
- Quelle façon ?
- Comme si je leur étais supérieur…
Arthur fronça les sourcils ne comprenant pas où il voulait en venir.
- Lorsque nous serons mariés, tu le seras, lui dit-il lentement
- Mais je ne le souhaite pas ! s'écria-t-il en se détachant de son fiancé et en reculant d'un pas.
- Pourrions-nous avoir cette discussion plus tard ? Nous sommes attendus.
Les yeux bleus de Merlin s'assombrirent et il croisa les bras sur sa poitrine, fusillant du regard Arthur.
- Je veux en parler maintenant. Je veux savoir dans quoi je vais m'embarquer, répliqua-t-il d'une voix sourde.
Le Prince s'arrêta et poussa un long soupir. Il croisa les bras en plongeant son regard dans celui de sa moitié.
- Ton statut n'est en aucun cas important, c'est à toi de décider de ce que tu souhaites en faire. Cependant, lors des rencontres diplomatiques, il te faudra te conduire tel le Roi Consort que tu seras. Mon amour, et si nous allions à cette réunion pour que je puisse t'en dire plus, hm ?
- Tu me traites comme un enfant, finit par bougonner le jeune Sorcier en boudant.
Il se remit en route une fois qu'Arthur eut déposé un baiser tendre sur sa joue. Il se faisait l'effet d'un enfant capricieux. Et il n'avait jamais été capricieux de sa vie ! Alors que les gardes leur ouvrirent, Arthur et Merlin se tenaient côte à côte, prêts à faire face à leur destinée. Les ministres se redressèrent alors que le futur Roi et son futur époux pénétrèrent dans la salle d'un pas royal. Arthur s'installa et Merlin s'assit à sa droite et ils firent face aux ministres et à Uther. Arthur portait ses plus beaux atouts et sa couronne ceinturait sa tête avec grâce. Il se redressa et sa cape rouge –la couleur des Pendragon– se défroissa dans un doux bruissement d'étoffe.
- Moi, Arthur Pendragon me tient devant vous pour vous annoncer mon mariage futur.
Il y eut un moment de chuchotement d'étonnement : où était la promise ?
- Je vais épouser Merlin ici présent et il aura ainsi le statut de Roi Consort.
Il y eut un silence stupéfait, puis un des ministres se redressa, s'inclina avant de parler :
- Sauf votre respect votre altesse ; il s'agit d'un homme et d'un valet qui plus est. Cela n'est absolument pas convenable. De plus, le royaume a besoin d'héritier pour perdurer.
Arthur pencha la tête sur le côté avec un sourire en coin :
- Je ne vous demande pas de me dire ce qui est convenable ou non sir Loneless. Je me contente de vous présenter les faits. Outre cette annonce de mon mariage prochain ainsi que de mon couronnement, je ferai également de Merlin (il se tourna vers le jeune homme brun), enfin s'il accepte, l'Enchanteur du Royaume de Camelot.
Un autre ministre se releva en bondissant de son fauteuil et balbutia difficilement à cause de son double menton :
- Mais, mais votre altesse ! Cela ne se peut ! Nous avons des lois et si, si c'est un sorcier il est hors la loi.
- Rappelez-moi où vous étiez lorsque nous avions été attaqués par l'armée des ténèbres de ma sœur ? demanda-t-il en insistant sur la dernière partie en lançant un regard polaire à son père.
- Je…
- Exactement, vous vous cachiez et lui (il désigna Merlin du doigt) était sur le champ de bataille et en première ligne. Il a protégé Camelot au péril de sa vie en usant de sa magie. Alors oui, je supprimerai cette loi anti-magie qui n'a aucun lieu d'être. Si un homme utilise un couteau pour tuer une autre personne, doit-on bannir les couteaux du Royaume ? Ou allons-nous condamner l'homme qui a commis le meurtre ?
Il y eut un moment de flottement ou les ministres se regardèrent avec des froncements de sourcils.
- Nous allons condamner le meurtrier, bien sûr, répondit un ministre téméraire.
- Exactement, Sir Andrew. Le couteau n'est pas coupable des agissements de son propriétaire. La magie n'est pas coupable des agissements de la personne qui l'utilise. Or qu'avant-nous fait ces vingt-quatre dernières années ? Nous avons massacré des personnes innocentes parce qu'elles étaient magiques. Nous les avons traquées, tuées, torturées, pour le seul crime d'être nées ou d'utiliser la magie. Il est temps que cela cesse. Il est temps que nous leur reconnaissions le droit d'exister, de nous faire pardonner tout le mal que nous leur avons fait. Cette injustice doit cesser. Aujourd'hui, je me tiens devant vous et j'épouse un sorcier, qui m'a sauvé la vie plus de fois que je ne saurais le dire et, qui actuellement, attend notre enfant. Le prochain Pendragon aura du sang magique coulant dans ses veines.
Merlin était si ému qu'il se redressa, s'approcha de son Arthur et lui prit la main, nouant ses doigts aux siens avec bonheur. Il avait un silence dubitatif dans la salle. Les quinze ministres et Uther regardaient le couple princier avec des yeux ronds.
- Arthur, peux-tu éclaircir un point ? Merlin attend un enfant ?! demanda Uther avec sa dignité froide habituelle et ignorant royalement le jeune homme brun.
Le couple se tourna vers lui et Arthur eut un sourire idiot s'étalant sur son visage et Merlin parut malade. Une fois le stade de la panique dépassé, Arthur s'était retrouvé à sourire comme un idiot face à cette nouvelle. Merlin roula des yeux ; c'était évident qu'il allait devoir répondre à cette question.
- Oui. Je suis enceint, finit-il par répondre du bout des lèvres.
- Tu es un homme.
Comme s'il ne le savait pas.
- Je suis un enfant de la magie. Il semblerait que je ne fonctionne pas de la même façon que le commun des mortels, répliqua-t-il d'une voix calme.
- Qu'est-ce que cela signifie ? demanda Sir Loneless.
- Que je suis le sorcier le plus puissant au monde, répondit le jeune homme avec humilité.
Il adressa un sourire à toutes les personnes présentes dans la salle du conseil avant de se réinstaller, attendant avec impatience la fin de la réunion pour montrer à Arthur à quel point il l'aimait.
- Et si nous parlions de la date du mariage et du couronnement ?
O*O*O*O*O
Arthur ne savait plus où donner de la tête, bon sang Merlin était si excitant ! Le jeune homme brun se pencha sur lui, léchant ses lèvres en quémandant l'accès à sa bouche, et Arthur s'exécuta avec empressement. Leurs langues s'affrontèrent avant qu'elles ne n'explorent avidement leurs bouches, suçotant, se délectant de leur goût. Merlin se détacha de lui, le temps de reprendre une bouffée d'air et de se positionner correctement par la même occasion.
- Merlin, grogna Arthur d'une voix rauque rempli de désir.
Il vit Merlin glisser ses doigts dans son orifice et se pincer les lèvres en s'étirant avec enthousiasme.
- Je te veux, murmura celui-ci d'une voix hachée et impatiente.
Il saisit le sexe d'Arthur, le positionna contre l'ouverture de son orifice et très lentement il abaissa les hanches. Arthur s'immisça en lui jusqu'à la garde. Merlin s'assit sur son bassin le souffle et les membres tremblants.
- De grâce, Merlin bouge ! haleta Arthur sous la chaleur intense du fourreau de son fiancé.
Merlin frissonna, puis avec une lenteur calculée, il remonta les hanches, faisant glisser la hampe rigide de son amoureux dans ses profondeurs et redescendit en gardant le rythme. Arthur crut perdre la raison. Il saisit les hanches de Merlin et s'enfonça en lui d'une longue poussée. Le jeune sorcier rejeta la tête en arrière en poussant un cri qui fit dresser les poils de la nuque du Prince de Camelot d'un désir fougueux. Merlin roula délicieusement des hanches et Arthur l'accompagna en donnant de puissants coups de reins. Être unis de cette façon si merveilleuse était la meilleure chose au monde pour les deux jeunes gens. Ils se retrouvèrent une fois de plus coupés du reste du monde. Il n'y avait plus qu'eux deux. La sensation vertigineuse du corps de l'autre contre soit. Il n'y avait rien de plus beau à cet instant aux yeux d'Arthur.
D'un mouvement habile, il renversa leur position et se retrouva au-dessus de Merlin dont les cheveux s'étalèrent sur les draps blancs tels des fils de soie.
- Arthur, exhala le jeune homme en secouant la tête, ses bras s'agrippant aux épaules de son amant.
Le lit oscillait sous eux au gré des coups de boutoir d'Arthur et le son de leurs peaux qui entraient en contact empli la chambre, se mêlant à leurs gémissements de plaisir et c'était la plus douce des musiques aux oreilles du jeune homme blond.
La peau de Merlin se mit à scintiller dans la douce pénombre de la chambre et ils commencèrent à s'élever dans les airs. Cela se produisait à chaque fois que Merlin était sur le point de jouir : il perdait le contrôle sur sa magie et celle-ci débordait de tous les pores de sa peau. Les hanches d'Arthur perdirent leur coordination, il poussa un grognement animal en s'enfonça plus violemment à l'intérieur de Merlin. Celui-ci ouvrit la bouche, son corps se raidissant sous la décharge de plaisir qui le traversait, ses ongles s'enfoncèrent dans la chair des omoplates d'Arthur et il jouit. En criant. Un cri qui traversa Arthur, tendit ses muscles, en répandant sa semence dans son orifice. La lumière de l'âme de Merlin jaillit de tout son corps, illuminant la chambre d'un blanc éblouissant avant que l'éclat ne faiblisse et qu'ils ne retombent mollement sur le lit. Ils étaient fourbus, de la plus délicieuse des manières.
Arthur se retira de Merlin et se laissa glisser aux côtés de celui-ci le souffle court. Il se tourna pour faire face à Merlin et lui demanda :
- Tout va bien ?
Merlin ouvrit les yeux et lui sourit paresseusement.
- Je ne me suis jamais senti aussi bien.
Il roula vers Arthur et lui grimpa dessus avec grâce.
- Encore ! exigea-t-il.
- Souhaites-tu ma mort ? s'exclama Arthur en écarquillant les yeux.
Sa plainte ne fut pas entendue.
O*O*O*O*O
Arthur ne pensait pas un jour dire qu'il aimerait avoir un peu moins de sexe. Il était épuisé, sa nuit avait été agréablement longue et délicieusement épuisante. Merlin avait été infatigable, demandant à être pris encore et encore. Était-ce parce qu'il était enceint ? Allait-il être en manque de sexe aussi régulièrement ? Il ne savait pas d'ailleurs comment il avait fini par avoir raison de sa moitié, mais celui-ci avait fini par s'écrouler de fatigue, la verge du Prince encore profondément enfouie en lui. Arthur s'étira en baillant : cette journée allait être longue. Merlin dormait tranquillement, ensevelit sous les draps chauds. Il lui avait gentiment conseillé de ne pas l'énerver. Il s'était rappelé ce que sa belle-mère lui avait dit et s'était précipité hors de leur chambre, donnant pour consigne que personne ne vienne le déranger. Il souhaitait en effet éviter toute incidence magique. Enfin... c'était ce qu'il espérait.
- MAIS ?!
Il se frotta les yeux se disant que la fatigue lui jouait des tours. Il regarda le terrain d'entrainement avec ébahissement.
- MAIS C'EST QUOI ÇA ?!
Sur le terrain, des dindons se couraient après en jacassant désagréablement. Une des bêtes tentaient désespérément de saisir une épée avec l'une de ses pattes. Une autre essayait de sortir d'une botte dans laquelle elle était tombée. Une autre hurlait à la mort en regardant son reflet sur un bouclier. Arthur comprit qu'il s'agissait de ses chevaliers quand l'un d'eux le remarqua et courut vers lui avec l'énergie du désespoir. Il se frappa le visage en poussant un grognement : « qui avait réveillé Merlin ?! » pensa-t-il en partant en courant vers le château. Il croisa des pies sur son chemin, des chèvres ainsi que des ânes. Très bien, toutes les personnes du château avaient été transformées en animal. Très bien. Il fit un crochet à la cuisine afin de prendre des pâtisseries –il avait fait ses recherches concernant les femmes enceintes, il semblerait qu'elles adorent manger des choses sucrées– et reprit le chemin de sa chambre.
Une fois arrivé, il prit une courte inspiration et ouvrit la porte doucement, ne sachant pas comment aborder sa moitié. Profitant que la porte soit ouverte, une poule –certainement le/la responsable de ce fiasco– sortit en jacassant d'agacement ou de panique ? Arthur ferma doucement la porte derrière lui et appela son fiancé :
- Merlin ?
Il n'obtint aucune réponse.
- Mon amour ?
Il s'approcha du lit, lorsqu'une forme échevelée jaillit de sous les draps. Merlin avait l'air adorablement bougon.
- Quoi encore ?! Vous vous êtes donné le mot pour ne pas me laisser dormir ?! Pourquoi dès le matin vous jacassez comme des poules ?! C'est insupportable !
Ah. Arthur venait de faire le lien. Il s'installa auprès de son fiancé et lui passa la main délicatement dans les cheveux.
- Écoute, il semblerait que Georges n'a pas été tenu informé de mes consignes. Il semble t'avoir apporté le petit déjeuner.
Il lui présenta le plateau garni de chaussons aux pommes, de pains aux raisins et d'autre mets encore tout chauds. Le regard de Merlin se mit à scintiller de bonheur et il s'approcha tel un papillon attiré par la flamme d'une bougie. Arthur le regarda avec amusement se saisir d'un chausson et croquer dedans avec délice. Une fois que le jeune homme enceint eut retrouvé sa bonne humeur, Arthur décida de lui présenter le problème avec tact –faites que ça marche ! :
- Te sens-tu mieux ?
- Voui…
- Est-ce que tu peux retransformer les habitants du château ?
- Pour quoi faire ?
Merlin croisa les bras en boudant.
- Parce que ce ne sont pas des animaux ? Pour me faire plaisir ? répliqua gentiment le Prince.
Merlin roula des yeux en poussant un soupir exaspéré :
- D'accooord.
Les yeux de Merlin se dorèrent un bref instant et Arthur sut que tout était redevenu normal au sein du Château de Camelot. Merlin continua à grignoter le pain au raisin qu'il avait à la main, le regard baissé. Il était si adorable qu'Arthur se baissa pour lui déposer un tendre baiser sur les lèvres.
- Merci, mon amour.
Alors qu'il s'apprêtait à partir, Merlin saisit le pan de sa chemise et lui demanda d'une voix douce :
- Reste.
Il sourit et obéit avec plaisir.
O*O*O*O*O
Merlin se tenait devant le miroir et observa son profil nu. Pour les personnes qui ne le connaissaient pas, rien n'avait changé dans son apparence. Pour les autres, et bien, il avait pris des joues et s'était légèrement épaissi. Surtout depuis qu'il avait commencé à garder dans son estomac ce qu'il mangeait. Les deux premiers mois de sa grossesse avaient été horribles et étranges. Il avait été malade comme un chien, faisait des caprices pour un oui ou pour un non, réclamant la présence d'Arthur à grands cris et menaces. Et lorsqu'il était en colère, il avait la fâcheuse tendance à transformer les personnes autour de lui en fonction des expressions qu'il employait. S'il disait à une personne « bougre d'âne », il y avait de fortes chances que cette personne se transforme en âne. Pauvre Arthur qui avait dû ruser pour le garder calme durant cette période. Merlin gloussa en se souvenant du regard effaré d'Arthur lorsqu'il avait transformé tous les objets du Royaume en pain d'épice car il avait une forte envie d'en manger. Celui-ci était venu le voir avec son épée et son armure transformées en nourriture.
Revenant au présent, Merlin s'observa sous toutes les coutures. Son ventre était encore un peu plat, même si un petit renflement commençait à en déformer le bas. Il le palpa avec hésitation, puis le caressa plus franchement.
- Bonjour toi, murmura-t-il tendrement.
Il savait qu'il n'aurait pas de réponse, du moins pas avant un moment. D'ici trois mois, il pourrait le sentir. Son bébé. Une douce chaleur se répandit dans sa poitrine. Son enfant.
- J'espère que c'est confortable pour toi, j'espère que tu vas vite grandir. Mais pour l'instant reste bien au chaud en moi, d'accord ? Il faut que tu prennes des forces avant de venir.
Il sentit un mouvement derrière lui, Arthur entra dans son champ visuel et l'entoura de ses bras. Il plongea son visage dans son cou et posa les mains sur le ventre encore plat de Merlin.
- Bonjour mes amours, marmonna-t-il d'une voix endormie.
- Hmmm, bonjour.
Arthur lui déposa un baiser dans le creux du cou. Il gloussa car cela lui faisait des chatouilles.
- Es-tu nerveux ?
Merlin se retourna entre ses bras et leva les yeux vers lui et répondit :
- Nerveux ? À l'idée de t'épouser ?
Arthur grogna sourdement en croisant son regard.
- Non, mon prince. Je suis prêt pour toi.
Un sourire lumineux éclaira le visage grognon d'Arthur. Merlin allait enfin lui dire officiellement « oui » dans quelques heures. Ils avaient patienté deux mois, le temps que tous les duchés du Royaume de Camelot soient prévenus et puissent ainsi s'organiser à venir pour le mariage imminent de leur futur Roi. Et maintenant, tout était prêt. Merlin allait lui dire oui. Il se pencha et l'embrassa avec joie et bonheur.
À SUIVRE
O*O*O*O*O
Hello~o, alors ce chapitres est un peu plus long, parce que j'avais beaucoup à dire. Trois mois à raconter, même si j'ai fini par abréger un peu ^^' le prochain chapitre sera consacré au mariage et au couronnement etc. Ils vont avoir beaucoup à faire et la partie amusante aussi va commencer. Je vous en dirais pas plus 😊. Dans tous les cas, merci mille fois pour vos réactions, j'ai adoré lire vos reviews et voir que l'histoire continue à vous plaire et ça c'est ma récompense mine de rien (_ _) Merci beaucoup ! Je vous fais plein de bisous et de câlins et je vous dis à bientôt pour le prochain chapitre.
