Ciaossu ! La suite tant attendue des aventures de Merlin et Arthur est enfin en ligne ! J'attends avec impatience vos reviews pour ce chapitre ^^ héhéhé~ je n'en dis pas plus !
Enjoy it !
Disclaimer : Rien ne m'appartient, c'est à la BBC (dommage !), enfin si l'histoire est à mwa quand même !
Avertissement de l'auteur : Ceci est une fanfic sur une relation entre hommes, donc HOMOPHOBES passez votre chemin, c'est également un MPREG donc si vous n'êtes toujours pas d'accord, sérieux passez votre chemin !
Note de l'auteur : Chapitre non corrigé par ma bêta, car elle est overbookée ces derniers temps -_-"
Bonne lecture !
ShiyaMiam
Kissu :3
~ Chapitre 16 : NAISSANCE ! ~
- PLUS VITE ! cria Arthur à ses chevaliers, les incitant à aller encore plus vite malgré l'obscurité de la forêt dans laquelle les chevaux et les juments galopaient.
Personne ne lui répondit mais il en n'avait que faire tant qu'ils lui obéissaient, cela lui suffisait. Il devait continuer à penser à des choses futiles et non à l'amour de sa vie qui accouchait, seul, certainement effrayé dans la forêt. Ses poings se crispèrent sur les rênes de sa jument qui accéléra la cadence en réponse à son angoisse. Merlin était seul. Merlin était en train d'accoucher. Seul. Par mes aïeux faites que j'arrive à temps !
O*O*O*O*O*O*O
Merlin souffla, effrayé par ce qui se passait, il avait les mains posées sur son ventre qui se contractait avec violence. Le visage couvert de sueurs et de larmes, il espérait la venue de quelqu'un pour le sauver. Il ne voulait pas perdre son bébé, il ne voulait pas ! Il l'avait porté pendant des mois, l'avait senti grandir, lui donner des coups de pieds, avait senti sa magie en lui. Il ne voulait pas le perdre !
- Je ne veux pas te perdre, gémit-il la voix pleine de sanglots, en entourant son ventre de ses mains tremblantes.
Une autre contraction le fit pousser un cri de terreur et de douleur. Il haleta la tête rejetée en arrière, les yeux écarquillés par la panique.
- Tout va bien, Merlin, murmura une voix qu'il reconnut malgré sa panique.
- Freya ?
Il regarda l'apparition de la jeune femme qui flotta doucement au-dessus de lui. Elle le regarda avec tendresse et d'une main éthérée, elle caressa son ventre.
- Tout va bien, tu es juste en train d'accoucher. Respire.
La bouche entrouverte par sa recherche à calmer la douleur, Merlin la regarda avec espoir. Il n'était pas en train de perdre son bébé ?
- Mais…mais…on m'a dit que c'était neuf mois ! Il n'est pas prêt ! s'exclama-t-il d'une voix apeurée.
- Dans ton cas, ils sont prêts. Tu es particulier, trésor.
Une autre contraction lui coupa le souffle et Freya passa la main sur son ventre et la douleur disparut aussi vite qu'elle était apparue.
- Écoute-moi, les contractions vont se rapprocher de plus en plus et il va falloir que tu pousses.
Merlin la regarda les yeux écarquillés et il s'écria avec justesse :
- ET IL VA PASSER PAR OÙ ?!
Question des plus pertinentes.
L'esprit de la jeune femme éclata de rire malgré le drame de la situation et elle répondit :
- La Magie à penser à tout ! Tu as des parties féminines temporaires. Allez à la prochaine contraction, tu pousses. Arthur sera bientôt là.
- IL NE VA PAS M'AIDER ! hurla le jeune homme en poussant un cri dû à une contraction plus violente.
- Respire bien profondément, les contractions se rapprochent.
Merlin ne répondit pas, il était épuisé, il avait faim et soif. Il voyait des étoiles devant ses yeux.
- Freya, je ne … vais pas y arriver…
La jeune femme sous sa forme fantomatique comprit immédiatement le problème. Elle fit apparaître de l'eau qu'elle lui fit boire doucement, lui donna un peu à manger pour qu'il puisse faire le plein d'énergie avant la bataille qui l'attendait.
Ils patientèrent que les contractions reprennent de plus belle et se firent de plus en plus proche, au point où Merlin criait en discontinu en broyant dans sa main une racine de l'arbre sous lequel il se trouvait. Il se promettait également, qu'Arthur ne le toucherait jamais plus !
O*O*O*O*O*O*O
Le chemin devint vite impraticable avec les chevaux, les branches étaient bien trop basses. Ils mirent pieds à terre et tirant les chevaux par les rênes, ils continuèrent leur route seulement éclairé par les rayons argentés de la pleine lune et deux torches qui peinaient à faire leur travail. Arthur avait le cœur qui battait la chamade, il avait hâte de retrouver Merlin, de le tenir dans ses bras de lui faire savoir qu'il n'était pas seul.
- Arthur, Gaius et Dame Hunith sont également en route, lança Lancelot d'une voix hésitante.
C'était la première fois qu'il entendait une autre voix que la sienne dans sa tête. Il regardait autour de lui pour être sûr qu'aucun esprit n'était en train de lui murmurer par-dessus son épaule.
- En revanche, ils ne seraient pas là avant demain.
- Zut, on aurait peut-être besoin de soins pour Merlin ! grogna-t-il en se penchant pour éviter une branche.
Les torches éclairaient à peine le chemin qu'ils empruntaient.
- Sir ! J'entends des cris par-là ! s'exclama Elyan en changeant brusquement de direction, Perceval sur ses talons.
O*O*O*O*O*O*O
- Très bien, Merlin, respire bien et pousse de toutes tes forces.
Le jeune homme n'avait plus l'énergie de lui crier dessus, parce que pousser de toutes ses forces c'était ce qu'il avait l'impression de faire depuis des heures. Il prit une forte inspiration avant d'accompagner la nouvelle contraction qui secoua son ventre. Il avait fini par comprendre le principe des contractions : tout était plus simple lorsqu'il les accompagnait en poussant que d'y résister. Il poussa en lâchant un cri pour se motiver pour la suite.
- Merlin ! Ça se dilate, je vois quelque chose ! POUSSE ! s'écria une Freya surexcitée par ce qu'elle voyait.
- QU'IL SE HÂTE DE SORTIR DE LÀ ! grogna le jeune homme entre ses dents serrées.
Le jeune homme s'arqua et poussa encore une fois afin de faire sortir son bébé de son corps. Il avait hâte de le rencontrer. Était-ce une petite fille ou un petit garçon ? Blond ou brun ? Il voulait tant savoir que cela lui donna la force nécessaire pour pousser une dernière fois.
- JE L'AI !
- MERLIN !
Le jeune sorcier ne se retourna pas vers la voix masculine qui venait de crier son nom, non, il était obnubilé par la vision qui lui faisait face. Une toute petite chose sale et toute gigotante flottait dans les airs dans les bras de Freya qui le regarda avec émerveillement.
Arthur resta figé face au spectacle qu'il avait face à lui : Merlin appuyé contre un arbre, les jambes écartées avec un bébé flottant au-dessus de ses genoux, relié à lui à l'aide d'un cordon. Il lâcha les rênes de sa jument et avança vers son mari qui tendait les mains vers la petite chose couverte de sang et d'autre substance qu'il peinait à identifier dans le noir. Il se laissa tomber auprès de son époux à l'instant où le cordon fût brutalement coupé entre le père et l'enfant. Celui-ci se mit à hurler avec toutes la forces que ses petits poumons lui permettaient. Merlin la posa immédiatement contre son torse dénudé et se mit à chuchoter des paroles rassurantes d'une voix douce et remplie de larme contenues.
- C'est une fille, souffla l'esprit de Freya
- Tout va bien, tu es avec papa. Je suis là mon cœur. Tu es enfin là…
Il releva enfin les yeux vers Arthur et déclara doucement :
- C'est notre fille. C'est notre petite fille ! Regarde-la, n'est-elle pas magnifique ? Bienvenue à toi, Aoife (se prononce Ifa) Hunith Pendragon.
Il déposa un baiser son le front de sa petite fille, la serrant contre son cœur avec bonheur. Elle était enfin là, dans ses bras et en bonne santé. Son enfant. Sa petite beauté.
Arthur peinait à le croire, cette petite chose était à eux ! Il baissa alors lentement les yeux sur la petite chose gémissante que lui tendait Merlin et qui le regardait avec d'immense yeux bleus comme si elle était capable de lire en lui. Tout tremblant, il approcha sa main de la joue rebondie de sa …fille ? Sa petite princesse et lui caressa la joue avant de lui déposer un baiser sur son petit front.
- Elle est magnifique, murmura-t-il les yeux rougis par l'émotion. Bonsoir Aoife Hunith Pendragon. Je suis heureux de te rencontrer enfin.
Il croisa le regard de Merlin et tout l'amour qu'il ressentait pour son époux transparaissait dans ses yeux.
- Merci… Merci de me donner une famille, Merlin. Merci !
- Vous vous raconterez tout cela plus tard ! Merlin, prépare-toi à la suite ! les coupa Freya avec un geste impatience de la main.
- Quelle suite ? Ma fille est née, répliqua Merlin en ne quittant pas des yeux la petite merveille qu'il tenait entre ses bras, posée contre la chaleur de son torse.
L'esprit de Freya éclata de rire avant de lui répondre :
- Merlin, tu attends deux enfants ! Il faut que l'autre sorte aussi !
- QUOI ?
Arthur qui n'entendait pas la voix de Freya ne comprenait pas trop ce qui se passait et vit avec une certaine frayeur les yeux de Merlin se dorer entièrement et se poser sur lui avec une certaine fureur. Il comprit alors pourquoi on lui avait conseillé de ne pas être présent lors de l'accouchement de Merlin s'il souhaitait faire l'amour avec celui-ci à nouveau. Il déglutit lorsque Merlin lui tendit la petite Aoife et semblait prêt pour une bataille très violente.
O*O*O*O*O*O*O
L'esprit de Freya, une fois sa tâche accomplie (nettoyer le jeune homme et les enfants des fluides, faire disparaître les parties féminines de Merlin), s'était évanoui dans la nature, laissant la nouvelle famille tranquille. Épuisé mais heureux, Merlin laissa sa tête tomber contre l'épaule accueillante d'Arthur. Celui-ci portait dans ses bras une de ses filles, enroulée dans sa tunique. Il la regardait avec un bonheur non dissimulé.
- Comment souhaites-tu l'appeler ? finit-il par demander à Merlin qui tenait contre son cœur leur deuxième petite princesse.
Celui-ci se redressa lentement, posant un regard tendre sur son aînée dans les bras de son père avant de dire en observant sa fille cadette qui dormait paisiblement sur son cœur :
- Voici ta fille cadette Siobhàn (se prononce Shovan) Ygraine Pendragon, Arthur.
Arthur se pencha vers lui, ému, posa un baiser tendre sur son front, ferma doucement les yeux avant de murmurer.
- Merci.
Les Chevaliers s'approchèrent lentement du couple royal et de leurs enfants avec des sourires heureux. On n'entendit que la voix de Gwain qui ricanait dans la nuit qui s'éclaircissait :
- Ma filleule va en faire voir de toutes les couleurs à ses parents !
O*O*O*O*O*O*O
Le lendemain les trouva tous les quatre épuisés. Les nouvelles-nées avaient réclamé de l'attention à leur père toute la nuit. Si l'une voulait manger, l'autre également. Arthur aidait Merlin comme il pouvait, cependant, il ne pouvait nourrir les bébés pour une simple question de logistique : il ne pouvait donner le sein. Il se retrouvait à bercer la jumelle qui ne pouvait se nourrir en la berçant tendrement contre sa poitrine en attendant que la première ait fini de se sustenter.
Hunith et Gaius les rejoignirent dans le courant de l'après-midi, épuisés mais heureux de voir qu'ils allaient tous bien. Merlin devait encore se reposer avant de reprendre la route de Camelot. Étant une femme très prévenante, la mère de Merlin avait pensé à prendre des vêtements pour nourrissons afin d'habiller les petites filles, emmitouflées dans les capes de leurs parrains respectifs, Gauvain pour Aoife et Lancelot pour Siobhàn. Hunith fondit devant les bouilles des petites princesses : leurs cheveux roux ainsi que leurs grands yeux bleus la laissèrent pontoise. L'aînée Aoife était vive et s'agitait dans tous les sens tandis que Siobhàn était beaucoup plus calme et observait le monde avec de grands yeux calmes. Elle avait hâte de les voir grandir ces deux petits trésors. Elle prit son fils dans ses bras, les larmes perlant aux coins de ses yeux. Gaius qui auscultait les bébés eut du mal à contenir ses larmes de bonheur. Bon sang, il était bien trop vieux pour toutes ses émotions !
Alors que tous le monde était en train de manger, une immense ombre venant du ciel leur cacha le soleil. Le grand dragon se posa majestueusement au milieu de la clairière et une toute petite forme blanche se posa sur son épaule. Le couple royal se tourna vers les nouveaux venus avec un sourire ravi. Arthur aida Merlin à se mettre debout et chacun portant une de leurs filles se dirigèrent vers Kilgarrah.
- Je vois que vous avez fini par comprendre pourquoi son ventre était aussi gros, ricana le dragon de sa voix rocailleuse.
- Coucou Merlin ! s'exclama la toute petite dragonne blanche.
- Bonjour, Aithusa. Il se tourna vers le grand dragon noir. Vous le saviez depuis le début ! s'indigna Merlin en le fusillant du regard.
- Bien sûr ! J'avais senti deux formes au début de ta grossesse.
- Vous êtes impossible ! grogna le jeune homme.
- Cela fait partie de mes charmes. Trêve de bavardages inutiles. Il me semble que tu attends quelque chose de ma part.
Merlin se redressa, la petite Aoife poussa un petit gémissement d'indignation à la suite du changement de position.
- J'aimerai que tu les bénisses.
Il se tourna vers Arthur :
- Je voudrais qu'il les mette sous sa protection, si ça ne te dérange pas, Arthur.
Le jeune homme blond esquissa un sourire : il se sentait heureux que Merlin lui demanda son avis. Concrètement, celui-ci avait tous les droits sur les petites, n'était-il pas celui qui avait souffert pendant des mois en les portant ? Arthur se tourna vers l'immense dragon noir et inclina respectueusement la tête :
- Ça serait un honneur.
Inclinant son long cou écailleux, Kilgarrah plissa les yeux et laissa une de ses larmes – chose très rare pour un dragon – qui se transforma immédiatement en poussière lumineux. Les paillettes allèrent englober les deux nouvelles-nées.
- Nommez-les, exigea le plus ancien des Dragons à Merlin et à Arthur.
Les deux jeunes parents s'avancèrent, leur progéniture dans les bras.
- Aoife Hunith Pendragon, déclara le jeune Sorcier en soulevant la petite fille en l'air.
- Siobhàn Ygraine Pendragon, déclara à son tour le jeune roi en levant sa deuxième fille en l'air.
- Soyez bénies Aoife Hunith Pendragon, Siobhàn Ygraine Pendragon, Héritières du trône de Camelot, futures seigneuresses des Dragons, souffla Kilgarrah d'une voix émue.
Aithusa voleta au-dessus des nourrissons et souffla un air tiède sur leur visage avant de lancer d'une voix joyeuse :
- C'est quand qu'elles seront grandes pour qu'on joue ensemble ?
Les adultes éclatèrent de rire. Et il n'y avait plus que cela : la joie. Le bonheur.
- Merci Freya, murmura le jeune homme brun en serrant contre lui sa petite fille.
O*O*O*O*O*O*O
Le retour des petites princesses se fit dans la joie et la bonne humeur. Sur le chemin, elles firent fondre les soldats et les chevaliers qui les accompagnaient. Les villageois et les villageoises ne furent pas épargner par le charme des nourrissons. Arthur n'avait jamais vu autant de monde escorter le cortège royal que depuis la naissance de ses filles. Il faut dire qu'avec leurs cheveux roux, leurs immenses yeux bleus, et leurs joues rouges, il était difficile de résister à leur « mignonitude ».
Hunith se pavanait avec ses petites-filles dans leurs couffins –couffin offert par une Dame sur la route– elle était si fière, qu'Arthur eut peur que son sourire ne soit fiché sur son visage pour toujours. Lui aussi était gaga de ses deux petites filles. Il était Père ! Il était Père ! C'était un peu étrange, mais tenir ses filles dans ses bras… C'était magnifique. Il les protégerait, il leur donnerait tout l'amour qu'il aurait en lui. C'était ses bébés, ses amours.
- Arthur ?
Il se tourna vers Merlin.
- Hum ?
- Nous allons y arriver, nos filles seront heureuses et auront la meilleure éducation, tu le sais ça, hein ? Avec Gauvain et Lancelot comme Parrains et Iseult et Guenièvre comme Marraines, elles ne peuvent pas tourner mal.
Arthur saisit la main de son époux et un tendre sourire éclaira son visage :
- Je sais. Tant que tu seras à mes côtés, tout ira bien.
Il détourna son regard un instant des beaux yeux bleus de son mari avant de dire dans un demi-sourire :
- Je t'aime.
O*O*O*O*O*O*O
À SUIVRE !
Non, ce n'est pas la fin ! Héhéhé, que pensez-vous des prénoms des fillettes ? J'ai un véritable faible pour les noms irlandais ! Ils ont des lettres qui ne se prononce pas, ça me fait rire ! Bref, on s'approche doucement de la fin de cette fic, encore quatre chapitres et c'est bon ^^ On va quand même voir ce que vont devenir Aoife et Siobhàn tout de même ! J'attends donc vos réactions, à vos claviers : reviews !
PS : MERCI Harriet, tu es une fidèle et je n'ai jamais pu te dire merci parce que tu n'es pas logé(e) sur site. Donc voilà, si tu lis ça, merci beaucoup à toi ^^ cela marche pour tous les reviews anonymes , merci les ami.e.s !
