Voilà le chapitre 8 enfin ! Désolée du retard je n'ai pas vraiment le temps de poster en ce moment mais ça s'arrangera :) Merci de votre lecture et de vos commentaires !


Évidemment, mon cœur manqua deux ou trois battements à ce simple fait, puis cessa totalement de battre à sa réponse :

« Mais vous venez avec moi belle assistante. Emmenez un maillot, il y a une belle piscine chauffée dans l'hôtel. »

Sur cette déclaration retentissante, elle me lança un clin d'œil et referma la porte quasiment sur mon nez.


Le jour- J, je me pressais pour finir ma valise afin d'être à l'heure à l'aéroport. C'était toujours un combat pour moi d'être à l'heure quelque part. J'attrapais mes affaires à la volée, les fourrais en vrac dans mes bagages et prenais la route en trombe. Heureusement pour moi, j'arrivais pile à l'heure et cherchais la porte d'embarquement avec nervosité. De loin, j'aperçus Regina jetant un coup d'œil à sa montre, elle m'attendait sûrement. J'approchais tout sourire et à ma grande surprise, elle me le rendit sans mal.

« Mademoiselle Swan. J'ai cru que vous n'arriveriez jamais. Me dit-elle en reprenant une expression plus neutre.

- Bonjours Madame Mills. J'ai cru ne jamais arriver à l'heure non plus… »

Nous fîmes la queue jusqu'au portique de sécurité puis marchâmes rapidement jusqu'à l'avion. Je n'avais pas osé avouer à ma boss que ce vol était mon premier. Nous nous installâmes l'une à côté de l'autre et elle dû ressentir mon malaise puisque son regard s'adoucit soudainement :

« Tout va bien Emma ? »

Décidément, j'aimais qu'elle m'appelle par mon prénom. Je me sentis aussitôt rassurée et lui souriais de plus belle.

« Bien sûr. Articulais-je en paraissant la plus à l'aise possible.

- Vous avez déjà pris l'avion ?

- Je ne me souviens pas vraiment… »

C'était une expérience qui ne s'oubliait pourtant pas, quand l'avion décolla, je m'accrochais à mon siège comme si ma vie en dépendait. C'est alors que je sentis une main se poser sur la mienne.

« Ne paniquez pas, inspirez et expirez lentement jusqu'à ce que l'avion soit en vol stabilisé. »

Je suivais ses conseils à la lettre bien que la sensation de sa main sur la mienne suffisait amplement pour me calmer. Une fois l'avion dans les airs, je me détendais.

« Vous voyez ? Rien de bien méchant. Me rassurait-elle encore en lâchant ma main.

- Merci… »

Nul besoin de le cacher, elle comprit que c'était ma première expérience du ciel et son geste me toucha particulièrement. Le reste du vol se fit sans encombre, elle dormit plus de la moitié du trajet et alors que je la regardais, je sombrais aussi. Ce n'était pas un long vol et à peine sommes-nous sorties de nos songes que l'avion touchait terre. J'étais rassurée d'être sur mes deux jambes, enfin arrivée à la porte de l'hôtel. Regina s'avança vers le guichet et l'homme derrière son comptoir sembla la connaître puisqu'elle n'eut pas le temps de s'annoncer qu'il préparait déjà les clefs de sa chambre. Elle lui sourit en échangeant des banalités puis suivit l'homme chargé de porter nos bagages. Étonnée, je restais plantée comme une souche devant l'accueil et la regardait s'éloigner. L'homme qui venait de l'orienter me regardait curieusement :

« Vous ne suivez pas votre patronne ? »

Je n'eus pas le temps d'articuler un mot que la brune en question fit demi-tour pour m'attraper par le bras :

« Excusez là David, elle est nouvelle. » Lui adressa-t-elle en m'emmenant.

Je passais encore pour une blonde écervelée alors que j'attendais simplement que le jeune homme me donne à moi aussi la clef de ma chambre. Je me laissais guider tout de même par Regina qui stoppa sa marche alors que le groom ouvrait la porte de la suite qui lui était destinée. Ils entrèrent tous les deux et je décidais d'attendre qu'il m'emmène ma chambre. Je fus bien étonnée quand il ressortit de la suite pour prendre mes bagages et les emporter dans les quartiers de ma patronne.

« Non, ceux-là sont les miens. Lui lançais-je en posant une main dessus.

- Et vous comptez dormir dans le couloir Mademoiselle Swan ? » Répondit Regina en passant la tête par la porte.

Bon d'accord, je ne l'avais pas vu venir. J'allais devoir partager une chambre d'hôtel avec Madame Regina Mills. Mon cerveau avait du mal à intégrer.

« Allez, on se dépêche. La réunion commence dans 30 min et j'aimerais me changer. » Finit-elle en disparaissant de nouveau dans la chambre.

J'adressais un sourire nerveux au groom qui la suivit avec mes affaires mais à l'intérieur je retrouvais, sur le visage de Regina, la même expression que la mienne. Elle fusilla le groom du regard et il ne comprit pas de suite les gestes qu'elle effectuait avec sa main en direction du lit.

« C'est un lit deux places…

- Oui Madame.

- Vous ne voyez pas où est le problème…

- Vous êtes plus de deux pour cette réservation ? » Demanda-t-il en sortant, tout tremblant, un bout de feuille froissé de sa poche.

J'étais ravie de ne pas être la seule à recevoir ce que j'appelais « le regard Mills ». Un regard si noir que l'on s'attendait à ce qu'une boule de feu apparaisse dans sa main pour griller l'imprudent. J'aimais autant que je craignais ce côté sombre de ma patronne.

« Je suis désolé Madame Mills, il n'y a plus que cette chambre et il est bien indiqué sur votre réservation : Madame Mills et sa compagne.

- Pardon ? Intima-t-elle en se rapprochant dangereusement de lui.

- J-je vous promet, c'est marqué là, regardez… »

Je n'avais jamais vu quelqu'un trembler à ce point, j'avais vraiment pitié du pauvre groom qui tentait de calmer son tremblement alors qu'il indiquait la ligne à l'intéressée. Agacée par l'agitation du jeune homme, Regina s'empara alors du bout de papier pour lire à voix haute :

« Réservation : un lit deux places, salle de bain baignoire et douche ambiance romantique et petit déjeuner servit au lit ? »

Interloquée, je restais scotchée sur place alors que Regina se précipitait dans la salle de bain pour constater que des vases remplis de roses rouges ornaient la pièce et des bougies de la même couleur étaient soigneusement disposées autour de la baignoire. La douche était également plus grande que la moyenne, sûrement pour accueillir deux personnes. Elle se tourna vers moi et je me contentais de hausser les épaules. Je n'avais aucune idée du quiproquo dont nous étions les victimes. Son visage ferme et dur remplaça de nouveau son expression de surprise.

« Zelena… » Maugréa-t-elle avant de sortir son portable de la poche. Elle fut stoppée par le raclement de gorge du groom qui lui rappelait ainsi subtilement sa présence. Elle leva les yeux sur lui et comprit par sa main tendue, paume vers le haut, qu'il attendait un pourboire. Je crus m'étrangler en la regardant lui jeter un nouveau regard assassin.

« Vous plaisantez ? » Lui demanda-t-elle de manière rhétorique.

Il préféra abandonner et s'enfuir le plus loin possible, ce que j'aurais sûrement fait aussi malgré le fait qu'il n'y était pas pour grand-chose dans notre mésaventure. Elle fit le tour de la chambre et laissa un message plutôt salé sur le répondeur de sa sœur avant d'oser me regarder. Sereine, je déposais mes valises dans un coin de la chambre en relativisant :

« Pas de problème, je vais descendre demander si on peut me conduire à un autre hôtel.

- Un autre hôtel ? Une période de convention où tous les cabinets d'avocats de ce pays sont conviés ? Nous avons dû prendre réservation plus d'un an à l'avance pour avoir une chambre dans l'hôtel le plus proche…

- Ah… bon, c'est juste une erreur, ce n'est pas très grave.

- Une erreur... Pouffa-t-elle. Vous connaissez une bonne secrétaire ? Je pense que la place sera bientôt vacante. » Me dit-elle en appelant de nouveau sa sœur.

C'était forcément une erreur non ? Zelena n'avait aucun intérêt à risquer sa place pour une simple blague. Je me demandais soudainement pourquoi Regina paraissait si nerveuse à l'idée de partager une chambre avec son assistante. Ce n'était certes pas l'idéal et j'étais moi-même un peu gênée de partager mon intimité mais sa réaction me paraissait légèrement excessive. Je la regardais tapoter nerveusement sur son portable et quelque chose me poussa à me rapprocher. Je couvris ses mains des miennes pour la stopper et la rassurer.

« Madame Mills, il y a un canapé juste là, ce sera parfait pour moi. »

Elle leva les yeux, chercha ses mots puis préféra garder le silence alors que je relâchais mon emprise. Je n'avais pas tout de suite remarqué notre proximité et j'avoue que je n'avais aucune envie de me poser plus de question. Son regard se fit plus doux et j'étais persuadée qu'il avait effectué plusieurs allers-retours de mes lèvres à mes yeux avant de se détourner.

« Si cette situation vous convient, Mademoiselle Swan… Soit. »

Elle reprit sa posture professionnelle en se dirigeant vers la salle de bain.

« Dépêchons, nous allons être en retard. »

Je restais alors plantée là avec l'espoir que mon attirance était bel et bien réciproque.