Disclaimer : Tous les personnages et l'univers appartiennent à la Grande Prêtresse J.K. Rowling.

Comme tous les mardi soir, Harry Potter referma le grand portail du manoir Malfoy. Le vent était froid mais la journée avait été radieuse. La semaine, par contre, avait été épuisante, il avait eu du travail par-dessus la tête. Et les dossiers, et les interventions, et les soupçons de magie noire, et les Imperiums… Il avait besoin de souffler, et il avait attendu ce soir avec une impatience croissante.

Il frappa à la porte et attendit. À sa grande surprise, ce fut Severus qui vint lui ouvrir. Harry ôta sa cape de voyage.

— Où est Lucius ?

— Quelque part dans le manoir, je suppose, ou ailleurs. Je suis ici depuis presque une heure, et je ne l'ai toujours pas vu.

— Depuis une heure ? Voilà qui est étrange.

Severus enlaça Harry et déposa un baiser dans son cou.

— Aurait-il trouvé le moyen d'arriver en retard ? suggéra-t-il. Après tout, c'est ce qu'il avait dit la semaine dernière…

Harry sourit sous le sous-entendu. Lui-même venant d'arriver, le Lord était donc le dernier. Et on sait ce qu'il se passe pour celui qui arrive en retard.

— Si on commençait sans lui, dans ce cas, proposa Harry en plongeant ses yeux dans le regard sombre du Maître des Potions, qui glissa une main sur les fesses du jeune homme.

— C'est une idée qui peut avoir ses avantages.

— J'ai eu une semaine chargée Severus. Séduis-moi.

— Oh, Monsieur Potter. Moi qui croyait t'avoir séduit il y a des années de ça.

Severus attrapa le plus jeune par derrière la nuque en un geste étonnamment doux et l'embrassa à pleine bouche. Il glissa sa langue, joua avec la sienne, mordilla ses lèvres et finit en les embrassant tendrement.

— Mm Severus, tu embrasses toujours aussi bien.

— Pourtant ce n'est pas moi qu'on vient voir en premier quand on a besoin de douceur.

Harry l'entraîna par la main dans le grand escalier qui menait aux chambres.

— Qui as dit que j'avais besoin de douceur ?

— Tu l'auras voulu, dans ce cas.

Ils coururent presque jusqu'à la suite Malfoy. Sur le chemin, Harry ôta progressivement son pull et sa chemise, puis déboutonna son pantalon et lança à Severus un air provocateur en s'asseyant langoureusement sur un fauteuil.

— Déshabillez-vous, Potter.

— Si tu veux quelque chose, viens le chercher.

En un instant, Harry fut débarrassé de son pantalon et de son boxer. Il en profita pour glisser les mains sous la large cape, et constata avec plaisir que Severus était nu en-dessous.

— Merlin, rien que le fait de savoir que tu es nu là-dessous…

— Ne dis rien, ça se voit déjà.

Harry se cala au bord du fauteuil alors que Severus embrassait son ventre en descendant toujours plus bas.

— Écarte les jambes, je veux te voir en entier.

Il prit Harry en bouche d'un seul coup. Sa langue était douce et chaude, le jeune homme se sentit fondre. Severus le suçait avec talent, parfois en le prenant en entier, parfois en ne jouant qu'avec son gland.

— C'est bon.. soupira Harry en fermant les yeux.

— Vous avez donc commencé sans moi ! fit une voix derrière eux.

Lucius Malfoy venait enfin d'arriver, vêtu d'un élégant déshabillé vert émeraude. Severus tenta une réplique cinglante, mais Harry lui asséna une légère pression sur la tête. Le professeur sourit. Lionceau un jour…

— Continue, Sev. Lucius, on ne t'attendais plus.

— Je vois ça, fit le blond en ôtant tranquillement son habit.

Il vint embrasser Harry, mais l'embrassa d'une telle manière que le plus jeune laissa échapper un gémissement. Il caressa les hanches du blond, et suivit du bout des doigts le mince filet de poil blond qui partait du nombril jusqu'à son excitation déjà visible.

— Harry, pourquoi j'ai le sentiment que ce n'est pas ma langue que tu veux avoir dans la bouche ?

— Lucius, tant d'obscénité entre des lèvres si distinguées.

— Ai-je tort pour autant ?

Harry sourit attrapa le sexe du blond pour le lécher. Il finit vite par y mettre beaucoup plus d'ardeur, à tel point que Lucius eut du mal à rester debout tellement le plaisir montait.

Le jeune homme, excité par la langue de Severus et sa position en général, n'allait pas tarder à jouir. Severus taquina à peine son anus avec son index et il éjacula sans avoir pu prévenir le maître des Potions, qui continua jusqu'à ce que Harry aie totalement fini.

Le brun se releva et ôta sa cape, ne dissimulant rien de son érection impressionnante. Il vint embrasser le blond et Harry en profita pour arrêter sa fellation.

— Eeh ! Pourquoi tu t'arrêtes ?! gémit Lucius.

— Tu oses poser la question ? dit Harry en se relevant, les joues encore roses de la jouissance. Tu es arrivé le dernier .

— Harry a raison, glissa Severus en passant derrière lui et en lui agrippant les fesses, tu sais ce qui arrive pour celui qui arrive en dernier. Avoue que tu l'as fait exprès.

— Peut-être, murmura le Lord.

Severus poussa Lucius sur le lit, ses cheveux pâles se répandant tout autour de lui. Harry s'allongea à côté de lui, prit son menton dans sa main et l'embrassa passionnément. Leurs langues se mêlèrent, Harry approfondit le baiser, et Lucius en demandait plus encore. C'était à se demander qui embrassait qui.

— Il faut corser un peu tout ça, Lucius. T'es débrouillé pour arriver en retard dans ta propre maison, il faut en assumer les conséquences.

Le maître des potions lança un sort informulé et d'un coup de baguette, les liens des rideaux du baldaquin s'enroulèrent autour des chevilles du Lord et lui écartèrent les jambes.

— C'est bien mieux comme ça.

Lucius mit fin au baiser d'Harry et releva la tête.

— Severus, que fais-tu ?

— Tu verras bien.

Sur ces paroles, il lécha ses doigts de façon évocatrice et caressa les fesses du blond jusqu'à leur auguste entrée. Lorsqu'il sentit un doigt s'introduire en lui, Lucius poussa un gémissement étouffé. Ses amants connaissaient ses points faibles, et ils allaient le torturer délicieusement. Rien que cette idée le fit bander.

— Monsieur l'aristocrate aimerait-il qu'on le doigte ? susurra Harry à son oreille.

Lucius hocha la tête en fermant les yeux. Le plus jeune commença à jouer avec son téton gauche, tout en l'embrassant dans le cou, sur sa clavicule, pour rejoindre et mordiller enfin le téton droit. Severus enfonça à se moment-là un deuxième doigt.

— Merlin, Lucius, tu aimes ça, on dirait.

— Oh oui…

— Serait-ce…par ici ?

Severus enfonça ses doigts encore plus profondément, Lucius se sentit écartelé, et un des doigts effleura sa prostate.

— Seeev.

— Ici ?

Il joua avec ses doigts et écarta encore un peu les fesses, pour atteindre le point le plus sensible.

— Aaaaaaaaah, aaaaah oui.

Sous cette douce torture, Lucius ne s'arrêtait pas de gémir et commençait à remuer le bassin d'avant en arrière.

— Plus fort, plus profond, Severuuus. Je veux pluuus ooh ouii.

— Tu veux jouir avec mes doigts, Luce ?

— Encore, encoooore.

— Réponds. Tu veux jouir ?

— Oui, oui, je t'en prie, n'arrête pas.

Severus fit un signe de tête à Harry qui sourit. Il avait une idée tout à fait plaisante en tête. Ses baisers papillonnèrent jusqu'à l'entrejambe du blond, toute gonflée de plaisir. Il s'installa juste à côté et d'une main, bloqua le bassin pour que Lucius soit tout à fait à leur merci.

— Harry, Harry…

— Oui, Mylord ?

— S'il te plaît…s'il te plaît.

— Dis-le.

Lucius, à moitié en train de perdre pied, finit par craquer.

— Touche-moi s'il te plaît.

Du bout de la langue, Harry taquina le sexe de son amant, remontant toujours plus vers son extrémité. Il le prit autour de ses lèvres et Lucius se tendit plus que jamais. Les doigts de Severus en lui, la langue d'Harry autour de son sexe, il sentait des vagues de plaisir l'envahir, de plus en plus fortes. Il s'approchait de l'orgasme, chaque fois plus fort, il le sentait monter, et ne pouvait plus s'arrêter de gémir et agrippait l'oreiller à s'en fait blanchir les articulations.

— Aaahh, encore, comme ça. Oui, Severus comme ça. Continue, juste comme ça, oui.

Severus obéit. Il n'allait pas lui gâcher son plaisir, d'autant qu'il se caressait de sa main de libre. Voir le grand Lord Malfoy dans cet état de soumission et d'extase totales, son anus complètement dilaté par ses doigts…Salazar, c'était trop bon.

Harry suçait désormais le blond avec douceur, le laissant remuer quelque peu dans sa bouche pour qu'il se mène à l'orgasme à son rythme. Ce qui n'allait pas tarder.

— Ooh, vous allez me tuer.

— Tu veux qu'on arrête ?

— Noon, surtout pas. Han oui, comme ça. Je…Je, Hooooo !

Lucius hurla son plaisir d'une voix rauque et très peu aristocratique. Il jouit dans la bouche d'Harry qui l'avait gardé et qui le nettoya avec bonheur. Dévoué corps et âme au blond, il ne remarqua pas les yeux brillants du maître des potions qui manifestait l'envie de finir en beauté.

— Tu as joui, Lucius. C'est mon tour, maintenant.

Il pris son sexe raide à la base, ôta ses doigts et pénétra Lucius en un seul grand coup.

— Ooooh Severuus.

— Je n'ai pas résisté, amour.

De ses mains, il souleva les fesses du blond et se mit à le pilonner avec force.

Harry, allongé à côté d'eux, excité comme pas permis, se caressait d'une main tandis que de l'autre, il s'enfonçait derechef deux doigts dans son intimité. Puisque pour le moment on ne s'occupait pas de lui…on était jamais mieux servi que par soi-même. Severus grognait, et Harry connaissait cette expression. Il ne se trompait pas, car en un grand coup de rein, le brun se libéra au fond de Malfoy qui avait perdu toute retenue.

Severus libéra les jambes de Lucius, qui les laissa tomber en roulant sur un côté du lit, épuisé et haletant. Il s'allongea, la respiration saccadée, entre ses deux amants. Du bout des doigts, il caressa la cheville d'Harry, puis remonta le long du mollet, souligna le genou, effleura la cuisse, avant de poser sa main sur celle du plus jeune, qui soupirait langoureusement en s'auto-prodiguant les premiers soins :

— Harry, tu es parfaitement indécent dans cette position. Et parfaitement bandant.

Ledit Harry sourit en pensant à comment il allait le rendre fou.

— J'ai besoin de votre aide, professeur, gémit-il.

— Petit lion démoniaque, fit soudainement une voix claire de l'autre côté du lit.

Lucius se redressa, cheveux emmêlés, pupilles d'argent et lèvres rosées. Quand le Lord se vautrait dans le luxe, il était déjà ravissant, mais quand il se vautrait dans la luxure…il devenait irrésistible.

— C'est de notre faute, nous ne nous sommes pas occupés de lui. Alors, Potter, comme ça vous avez besoin d'une leçon particulière ? fit Severus en commençant à le branler fermement.

— Oui professeur, souffla-t-il.

— C'est avec joie que je vais vous la donner. Lucius ? Ses doigts ont assez travaillé, viens prendre le relais.

Le blond rampa jusqu'à eux et se rapprocha de l'entrejambe d'Harry, qu'il lécha avidement, lui arrachant des gémissements diablement excitants.

— Vous apprenez vite, Potter. Voulez-vous que je vienne remplacer la langue de notre ami ?

— Harry, tu veux que Severus te prenne comme il m'a pris à l'instant ? demanda Lucius. Je suis sûr qu'il lui reste assez d'énergie pour ça.

— Mais si c'est ça que tu veux, renchérit le Maître des Potions, il va falloir que tu le demandes. C'est toi qui a voulu mon aide après tout.

Harry avait fait mouche et réveillé son instinct dominateur. Maintenant, le coup de grâce.

— Professeur, je veux vous sentir me pénétrer, m'écarter, et me prendre si fort que je puisse jouir sans avoir besoin de me toucher.

S'il ne s'était pas retenu, Severus en aurait gémi. Les mots et la voix de Potter étaient beaucoup trop sensuels pour son propre bien.

Lucius se recula et regarda son ami pénétrer le plus jeune en l'embrassant sauvagement. Il s'enfonça en lui avant de ressortir pour rerentrer lentement.

— C'est cela que tu voulais que je fasse, Harry ?

— Oh oui. Comme ça. Encore…professeur.

Pour toute réponse, le professeur donna un grand coup de rein qui prit Harry tout en entier, faisant trembler la tête de lit au passage.

Lucius passa derrière le maitre des potions, vint se coller contre ses épaules et embrassa le creux de son cou. Il caressa les hanches de Severus, puis remonta pour venir subitement pincer les deux tétons sombres. Cela lui envoya une décharge de plaisir et il dut se concentrer pour continuer à prendre Harry comme celui-ci l'avait expressément demandé.

— Tu aimes ta leçon, Harry ? demanda Lucius.

— Oh ouiii, je l'adore.

— Bon Dieu, continua Severus, on a beau s'appliquer à te prendre de toutes les façons possibles depuis des années, tu es toujours aussi serré, c'est beaucoup trop bon.

— Fais pas le malin, aaaaaah, dit Harry le sourire aux lèvres. Je te sens, Sev, et tu vas jouir.

— Je vais jouir au fond de toi, Potter. Vraiment tout au fond.

— Attends, pas comme ça.

Harry se sépara de Severus, se retourna sur le ventre et monta le bassin, offrant ses fesses au brun qui les lui écarta et le pénétra jusqu'à la garde.

— Putain, Harry…

— Baise-moi Severus. S'il te plaît, prends-moi plus fort.

Le Maître des Potions ne se le fit pas dire deux fois, mais Harry continua.

— Écarte-moi, Sev, je veux te sentir. Ouii, plus fort. Han, oui, comme çaaa !

Il avait trouvé sa prostate, et le plus jeune ne se retint plus.

— Oui, ici, iciiiii, je vais jouir Sev !

— Ne te touche pas. Tu ne jouiras qu'avec ton cul.

— Oui, ouiiii aaah !

Severus sentit le plus jeune se resserrer et palpiter autour de lui, son sexe se gonfla d'un coup et se contracta pour laisser échapper plusieurs longs jets de sperme sur le couvre-lit. Dans le même temps, il se répandit dans l'antre chaude du Gryffondor.

Quelques instants après, il ressortit prudemment et nettoya le lit d'un geste avec sa baguette.

— Merlin, Severus…haleta Harry.

— Je crois qu'il aime bien un peu de vulgarité de temps en temps, constata Lucius en posant délicatement ses lèvres sur l'omoplate de Severus.

— Un Lord dépravé et un Survivant soumis, qui l'eut cru.

— Tu peux parler, protesta Harry en lui faisant une place dans le lit.

Ils se tassèrent tous les trois sous les couvertures vert et argent. Au matin, faisant fi des obligations des uns et des autres, des mains commencèrent à se balader. Après tout, quoi de mieux pour se remettre d'une semaine chargée ?