Les vacances de Noël avaient commencé par l'habituel voyage en Poudlard Express vers le quai de Londres. Les Maraudeurs, Sev, Lys et Reg étaient tous dans le même compartiment à discuter de leurs projets pour les vacances estivales. Regulus était très nerveux. Comparé à son frère, il n'avait jamais rencontré Amélia Potter née Black, la cousine de son père. Sirius ne tarissait pas d'éloges sur la Médicomage, sous le regard goguenard de Remus et Severus qui se regardaient avant de lever les yeux au ciel.

- Est-ce que je dois être jaloux? Lui demande Rem avec un sourire moqueur vers son petit-ami.

- Mais non, mon loulou, dit Patmol d'une voix mielleuse en passant son bras autour de ses épaules. Personne en se monde n'a autant de chien que toi.

- À part toi, peut-être, dit James en éclatant de rire. Et toi, Lys, tu fais quoi pendant les vacances?

- Je vais me coltiner l'abrutit de petit-ami de ma sœur, soupire Lily en se calant dans les bras de Sev. Mes parents se sont senti obligés de l'inviter pour Noël. Au moins, avec le bal organisé par Lucius, je m'en sauve pour une soirée.

Avec les cours sur la bienséance sorcière que lui donnaient Narcissa et Balle, Lily avait prise l'habitude d'appeler le meilleur ami de son âme sœur par son prénom. Ce qui faisait bien l'affaire du jeune Lord. Elle était la petite-amie de son presque frère, après tout.

- Et toi, Pete? Demande Regulus.

- Je vais passer mon permis de transplanage avec Sirius demain et après, je ne sais pas trop, dit celui-ci en haussant les épaules.

- Ah! Les avantages de la majorité, soupire Regulus avec envie.

Sirius et Pete se proposent pour aller chercher Lys et Sev chez les parents de cette dernière pour le bal de Yule de Lord Malefoy. Les deux sont plus que curiaux de voir la tronche de la sœur de la seule fille de leur petit groupe. Mr Evans avait proposé à sa fille d'invité Severus à la maison pour le début des vacances et de laisser leur fille les terminer au Manoir Potter avec le jeune Serpentard. Les parents de Lily savait bien que leur cadette ne supportait pas Vernond Dursley. C'était aussi leur cas, mais comme Pétunia semblait tenir à lui…

Quand le train s'immobilise enfin, tous se lèvent et vont rejoindre ceux qui les attendent. Sev suit Lys, plus nerveux que d'habitude. Il n'a pas revue Mr et Mme Evans depuis que Lily et lui sont ensemble. Il a toujours apprécié les parents de la jeune fille. Il y trouvait refuge quand l'orage éclatait chez lui. Son père, qui lui en voulait d'être comme sa mère, un être doué de magie. Et sa mère qui lui en voulait d'être né, parce que comme elle avait eu un enfant avec son Moldu de mari, les Prince refusaient de la réintégrer dans la famille. Elle avait même essayé de le tuer, quand il avait 6 ans. Il s'en rappelle comme si c'était hier. Sa mère, en larme, accroupie devant l'âtre de la cheminée, en suppliant son père de la laisser revenir.

- Si tu ne t'ais pas comprise en ayant un enfant avec cet être inférieur qu'est ton Moldu de mari, je crois que l'on va pouvoir s'arranger, avait dit le grand-père de Severus.

Eileen n'avait rien dit, elle avait simplement hoché la tête en signe d'acceptation avant de couper la communication. Elle avait ensuite levé sa baguette vers Severus qui voyait la pointe s'illuminer d'une lueur verte, menaçante et fatale. Pour la seule fois de sa vie, son père avait pris sa défense en arrachant la baguette de la main de sa femme et de la gifler de toutes ses forces avant de briser sa baguette en deux et de la foutre au feu, sous le regard alarmé de son épouse.

Severus sort de ce mauvais souvenir en voyant Mme Evans qui se dirige vers eux, un sourire rayonnant sur les lèvres.

- Vous êtes prêts? Demande Rose Evans. Harold nous attend dans la voiture. Pétunia revient demain. Elle passe la nuit chez Marjorie, la sœur de Vernond.

Severus est soulagé de savoir qu'il a un moment de répit avant de se retrouver devant Pétunia. Il sait qu'il devra ramasser Lys à la petite cuillère quand sa sœur la traitera de nouveau de monstre et des conneries dans le genre.

Ils font le trajet en voiture et à son grand soulagement, Mr Evans fait un léger détour pour ne pas passer devant la maison des parents de son beau-fils. Dès qu'ils arrivent dans la petite maison des Evans, Severus est surpris de voir Mme Evans le guider vers la chambre de sa cadette.

- Je ne suis pas née de la dernière pluie, leur dit Rose avec un petit sourire en coin. Je sais très bien de que font les jeunes gens de votre âge. Mais arrangez-vous tout de même pour que je sois pas grand-mère trop vite.

Et elle retourne au rez-de-chaussée en laissant le couple en plan. Sev est rouge comme une pivoine alors que Lily éclate d'un fou rire nerveux. Lily hausse une sourcil en voyant que ses parents avaient remplacé son lit simple pour un grand lit double, dans sa chambre.

Le repas est vite expédié quand Rose voit à quel point sa fille et son copain semblent exténués. Elle est expédie au lit et elle voit qu'elle avait raison quand elle réalise que Lily n'a même pas rouspété pour ne pas y aller. Les deux adolescents s'écroulent comme une masse dès qu'ils sont couchés dans le nouveau lit plus que confortable de la jeune fille.

- Il était temps, tu ne penses pas? Demande Harold à sa femme quand il vient voir si les deux jeunes dorment.

- En effet, soupire Rose en voyant son bébé, blottit dans les bras de Severus. J'aimerais tant que Tunie trouve un garçon qui la mérite. Pas come ce Vernond, se désole la mère de famille.

- Moi aussi, ma chérie, lui dit son époux en la prenant dans ses bras pour la guider vers leur chambre. Moi aussi.

Le lendemain, en après midi, les Evans et Lys doivent retrouver Vernond, sa sœur et Pétunia dans un restaurant de la ville voisine. Vernond Dursley avait eu une promotion avec une bonne prime et avait décidé de claquer un bon paquet de livres sterling au nez de sa belle famille pour leur prouver qu'il était celui qu'il fallait à Pétunia. Les parents Evans regardaient Vernond et sa sœur d'un œil critique quand le frère et la sœur avaient décidé de commencer à boire. Vernond était bien éméché et se sentait téméraire, à entendre ce qu'il disait sur tout et tout le monde. Si l'économie allait mal, c'était de la faute des pauvres et des chômeurs, si il y avait tant d'anglais sans emploi, c'était parce que les étranger qui rentraient au pays leur volaient leur emploi, les catastrophes naturelles était la punition divine, envoyées par Dieu, pour punir les homosexuels.

Tunie passait son temps à essayer de tempérer les élans d'emportement de Dursley. Mais le bouquet fût quand Marjorie Dursley s'y mis aussi.

- Mon frère est un excellent gendre, dit Marge en se servant un 4e verre de Wiski. Il gagne bien sa vie, a une belle maison et est tout à fait normal, dit-elle en regardant Sev de haut.

- Et qu'insinuez-vous, exactement? Demande rose à cette jeune femme qui avait l'air d'un joueur de Rugby qui s'était fait rentrer dedans plus d'une fois.

- Et bien, Vernond m'a parlé du petit-copain de votre 2e fille, explique-t-elle comme si le jeune couple n'était pas en face d'elle. Le fils d'un ivrogne et d'une folle. Les tares dans le genre, en général, persiste de génération en génération. J'élève des chiens, voyez-vous. Et quand il y a un comportement déviant chez les parents, on le retrouve dans l'enfant. Et il serait dommage de transmettre ce genre de gène dans la famille.

- Je vois surtout que vous en faites l'expérience tout les jours, dit froidement Severus en la regardant avec mépris. Et personnellement, j'aime mieux être le FILS d'un ivrogne, que d'en être un moi-même. N'êtes-vous pas d'accord, Vernond?

- Et qu'est-ce que tu insinues, demi portion? Comparé à toi, je gagne très bien ma vie, s'énerve Dursley mâle. J'ai un travail honnête et très bien payé! Et toi, qu'est-ce que tu fais? À part vivre chez tes parents à te faire gâter?

- Severus à reçu un financement de 50 000 livres, l'été dernier, pour ses recherches sur un médicament qu'il a lui-même mis au point, dit Lily avec fierté, ce qui fait pâlir autant Vernond que Pétunia, qui regarde Severus avec les yeux ronds de surprise. Et c'est un membre de la chambre des Lord, de la couronne qui lui a donné ce financement, s'énerve la rouquine. Et vous, VERNOND, qui est le patron qui vous paye?

- La Growning appartient à notre père, dit une Marge complètement arrachée qui ne se rendait pas compte qu'elle mettait son frère dans l'embarras.

- Papa lui accorde une promotion et ça vient nous faire une leçon de méritocratie par-dessus le marché?! Dit Severus en regardant le gros homme moustachu avec mépris.

- Viens Pat, dit Vernond en prenant Pétunia par le bras. On s'en va d'ici et on ne reverra plus jamais ces bon à rien.

- Quoi?! S'exclame la jeune femme de 18 ans. Il n'en est pas question.

C'est ce moment que choisissent Sirius et Peter pour entrer dans le restaurant pour annoncer la nouvelle à leur couple d'amis qu'ils ont eu leur permis de transplanage.

- J'ai l'impression que la demoiselle n'a pas envie de partir, dit froidement Peter en s'imposant entre Pétunia et Vernond.

Le restaurant devient alors presque complètement silencieux, quand Peter s'interpose entre la jeune femme et ce jeune homme plus qu'impoli dans la début vingtaine.

- Et vous vous prenez pour qui, pour vous immiscer dans une conversation privée? Demande Vernond en bombant le torse, pour intimider Peter.

- Pour un citoyen qui n'a pas l'intention de laisser un imbécile dans votre genre molester une femme, dit Pete avec assurance, sous le regard impressionné de Sirius et Pétunia.

Vernond, violet de rage, souffle comme un éruptif avant de prendre violement le bras frêle de Pétunia pour la forcer à venir avec lui. La jeune femme tente visiblement de résister pour rester avec ses parents, mais Vernond est bien trop fort pour elle et elle se lève à contre cœur de son siège.

- Lâchez-là immédiatement! Siffle Queuedever d'une voix glaciale qui pourrait concurrencer avec celle de Sev dans ses mauvais jours.

- Pet est MA fiancée! Vous n'avez pas à vous mêler de ça!

- Mademoiselle Evans, demande Pete avec politesse à la sœur de son amie, souhaitez-vous partir avec lui?

- Je… je voudrais rester, dit timidement Pétunia qui tentait encore de s'échapper de la poigne de fer de Vernond.

Peter suggère fortement à Dursley de libérer la sœur de Lily. Peter était, certes, le plus petit du groupe, mais il dégageait, en ce moment, une aura dangereuse que personne ne lui connaissait. Peut importe ce qu'il disait et comment, Dursley ne lâchait jamais sa prise sur le bras maigre de Pétunia. Lasse de toutes ces conneries, Pete finit par envoyer son poing en rendez-vous improvisé avec le nez de Dursley et celui-ci se met à pisser le sang.

- Maintenant, dit Peter en regardant le frère et la sœur avec mépris, DEHORS!

- Vous ne vous en tirerez pas comme ça, se met à vociférer Marge Dursley en tenant un mouchoir sous le nez de son frère. Nous porterons plainte pour agression!

- Et nous témoignerons en faveur de ce jeune homme, dit une vieille femme en pointant Peter du menton en prenant la main de son mari qui acquisse avec assurance.

- Et nous aussi, dirent 3 serveuses d'une même voix.

- Moi aussi, dit un homme dans la cinquantaine. Je suis le propriétaire de ce restaurant et je vous préviens que je ne veux plus jamais que vous passiez le pas de cet établissement ou j'appelle la police. Maintenant, DEHORS!