Bonjour tout le monde ! Comment allez-vous ? Moi tout va bien. Aujourd'hui je vous retrouve pour le deuxième chapitre de Sweet but Psycho (ne vous en faites pas, la signification de ce titre va arriver...). Ceux qui me suivent depuis longtemps doivent être étonné : "WAW ELLE SORT UN CHAPITRE A MOINS D'UNE SEMAINE D'INTERVALLE ?". Oui, oui. Je sais. Mais j'adore Dragons et je suis très inspirée pour cette fiction. En tout cas, je vous avais laissé sur du suspeeeeeeeense ! Eh bien... Vous avez la suite.
Réponses aux reviews :
sparkle742 : Merci Beaucoup ! Oui... du drama... beaucoup... j'adore ça !
NessaG : Ooooh que oui il a été dur... J'aime beaucoup écrire avec un Harold plus ou moins... méchant. Merci beaucoup !
Bonne lecture à vous !
« On l'a perdue. »
Harold, à genoux aux côtés de Tempête, tenait la lettre dans ses mains. Il tremblait. Chacun de ses membres tremblaient. Il ne pouvait pas y croire. Tout était de sa faute, il avait laissé Astrid dans les mains de l'ennemi.
« Harold… ? Que dit la lettre ? »
Sans rien dire, il tendit la lettre à Varek, qui commença à la lire à voix haute.
Mon cher Harold,
C'est très gentil à toi de m'avoir vendu ton amie. Elle s'est jetée dans mes bras. Elle était complètement anéantie.
J'en ai profité.
Elle est désormais hors d'état de nuire.
Elle n'est plus de notre monde, elle a rejoint ses ancêtres.
Mais je te connais, tu ne me croiras pas.
C'est très simple de te convaincre.
Tu te prétends « Maître des dragons » ?
Et bien, Maître, regarde la pauvre créature que je t'ai ramené.
Regarde l'état dans lequel elle est.
Elle est blessée, certes.
Mais ce n'est pas sa blessure physique qui la touche.
Loin de là.
Regarde ses yeux, regarde son comportement.
Ce dragon était aux premières loges de la mort d'Astrid.
Tu viendras te venger ?
Je t'attends.
Mais je te conseille vivement de ne pas le faire.
Car tu n'en n'es pas capable.
J.
« J ? », questionna Kranedur.
« Johann. », répondit sèchement Varek.
« Oh. J'ai toujours cru que ça s'écrivait avec un Y. »
Harold ne peut entendre plus de bêtises. Il arracha la lettre des mains de Varek en lui ordonnant de s'occuper de Tempête. Il appela Krokmou et s'envola. Où ? Il ne savait pas. Il voulait simplement se retrouver loin de tout. Il vola près d'une heure, avant de s'arrêter sur une île, en pleine mer. Il n'y avait rien, de l'eau, de l'herbe. Rien de plus. Harold laissa Krokmou derrière lui et s'avança au bord de l'eau. Et il hurla. Il hurla à plein poumons. C'était tout simplement impossible. Astrid ne pouvait pas être morte. Johann se moquait de lui, elle était prisonnière quelque part. Où était-elle allée après leur dispute ? Qu'avait-elle subi ? Et Harold, il se répétait qu'elle allait bien, qu'elle allait revenir. Mais elle n'allait plus jamais revenir. Il avait observé Tempête, Johann disait vrai. Il n'avait jamais vu un dragon pleurer. C'était la première fois. Il ne savait pas ce que Tempête avait subi ou vécu. Il s'en voulait plus que tout au monde. Tout était de sa faute.
Il venait de tuer Astrid.
.
Quatre jours plus tôt…
« Tu es faible à mes côtés ? Très bien. Je m'en vais Harold Haddock. »
Astrid claqua la porte derrière elle. Elle mit deux doigts dans sa bouche et siffla. Tempête arriva et se posa devant la jeune femme. Cette dernière grimpa sur sa dragonne et s'envola. Elle ordonna à Tempête de grimper aussi haut qu'elle pouvait. Très vite, elles se retrouvèrent au-dessus des nuages. Astrid laissa Tempête choisir la direction, elle s'allongea sur le dos, regardant l'étendue bleue infinie devant elle. La jeune blonde ferma les yeux en se remémorant les mots de Harold en boucle dans sa tête. Elle ne pouvait pas croire qu'il lui avait dit ça. Elle ne le reconnaissait plus. Il devenait trop différent. Il n'était plus le jeune homme qui l'avait fait monter sur Krokmou la première fois. Il n'était plus l'homme dont elle était secrètement tombée amoureuse.
Après avoir passé de longues minutes dans ses pensées, le grognement de Tempête la fit ramener sur terre. Elle se redressa et vit un groupe de bateaux en dessous d'elle. Avec la fatigue, Tempête était redescendue un peu, jusqu'à se retrouver à seulement quelques dizaines de mètres au-dessus des navires.
« Aller ma belle, il faut s'en aller d'ici, on ne peut pas s'y risquer toutes les deux. »
C'était ironique, car quelques heures plus tôt elle avait voulu à elle seule s'attaquer à Krogan. Avec le recul, elle s'était rendue compte que c'était une idée suicidaire.
Astrid ordonna à sa dragonne de faire demi-tour, mais elles se retrouvèrent face à face avec quatre rôtisseurs. Dont un était Krogan. Les yeux d'Astrid s'écarquillèrent. Comment avait-elle pu tomber dans un piège aussi facilement ?
« Nous nous retrouvons. »
Krogan avait abordé un ton neutre, sans colère, sans menace. Presque… accueillant. Astrid fit mine de ne pas être surprise. De toute façon, elle ne pouvait pas s'échapper. Tempête était épuisée. Krogan la rattraperait sans le moindre effort si elle tentait de s'enfuir. Les rôtisseurs avançaient vers elle, la faisant reculer, jusqu'à ce que Tempête atterrisse naturellement sur un bateau. Dessus, deux chasseurs de dragons la firent descendre de Tempête et Astrid n'eut pas eu le temps d'attraper sa hache. Les deux hommes lui tenaient les bras, elle ne pouvait plus bouger. Krogan arriva devant elle et lui attrapa le bras. Sans vraiment de violence, il l'amena dans un compartiment. Il poussa Astrid dans le dos jusqu'à ce qu'elle arrive dans la suite du capitaine et se posta devant la porte de sortie. Aucun moyen de s'échapper.
Elle scruta tout ce qu'elle pouvait autour d'elle, mais il n'y avait pas de fenêtre à sa portée. Il y en avait une, seulement une seule. Derrière le bureau sur lequel était assit Johann. Ce dernier regarda la jeune femme d'une expression énigmatique. Personne ne pouvait savoir à quoi il pensait. Astrid, elle continua à regarder autour d'elle, et s'arrêta en fixant la fenêtre derrière l'ancien négociant.
« Il est inutile d'essayer de t'échapper, jeune Astrid. Que vas-tu faire ? Sauter par la fenêtre et te noyer au milieu de l'océan ? Ton vipère doit sûrement être dans la calle, en cage à l'heure où nous parlons. »
Astrid fronça les sourcils. Elle attrapa une canne qu'elle avait vu à l'entrée et fonça sur Johann. Ce dernier ne bougea même pas un sourcil. Avant qu'elle ait le temps de faire la moitié du chemin, Krogan lui attrapa le bras, l'empêchant de faire ce qu'elle voulait faire et lui tordit de sorte qu'elle lâche son arme de fortune. Astrid poussa un petit cri de douleur, mais c'était surtout de surprise.
« Il ne sert à rien de faire cela, Astrid. Tu n'es pas prisonnière ici. Enfin, c'est toi qui dois choisir si tu veux l'être ou non. »
La jeune femme fut piquée de curiosité. Mais elle ne pouvait pas faire confiance à cet homme. Il avait été infiltré parmi les dragonniers pendant des années. Astrid s'assit à l'endroit que lui indiquait Johann. Ce dernier laissa apparaître sur son visage, un sourire indescriptible. Elle ne savait pas trop quoi penser ? Était-ce ses derniers instants ? Allait-elle revoir Tempête un jour ? La Rive ? Beurk ? Harold ?
« Ton attaque de tout à l'heure était très impressionnante, Astrid. », il marqua une pause, regardant son œil gauche, entourée par un bel hématome bleu. « Mais, connaissant ton chef, il a dû te remonter les bretelles. Je me trompe ? »
La jeune femme ne dit rien, mais sa tête le fit à sa place. Ses yeux se baissèrent naturellement, sa lèvre supérieure trembla et ses mains serrèrent ses genoux. Johann lança un coup d'œil à Krogan puis reporta son attention sur la jeune blonde.
« J'ai touché un point sensible, n'est-il pas ? »
Astrid ne voulait rien laisser paraître. Elle ne devait rien laisser paraître. Son problème avec Harold était SON problème.
« Tu ne veux pas parler ? Très bien, je te laisse deux choix Astrid. Deux. Et tu vas devoir choisir. Maintenant. Sinon c'est moi qui m'en charge. »
La jeune femme regarda Johann dans le blanc des yeux.
« Tu rejoins mes rangs en tant que Second. Ou alors je me débarrasse de toi, sans dragon, sans nourriture, sans rien. »
Astrid le savait. Elle savait très bien, que pour Johann, les deux choix pourraient l'arranger. Son choix était tout simplement logique. Même si elle allait devoir sacrifier ce qu'elle aimait le plus, son choix était déjà tout fait.
« Je vais opter pour la deuxième option. »
Johann rigola.
« Je savais très bien que tu dirais cela, Astrid. Soit. »
Krogan attrapa la jeune femme qui commença à se débattre. L'homme n'eut aucun mal à l'immobilisait et il se dirigea avec elle vers la calle du bateau. La jeune femme vit Tempête, dans une cage, enchaînée, ne pouvant presque plus bouger. Astrid lui lança un regard inquiet et sa dragonne lui répondit par un grognement faible.
Quand Tempête vit sa maîtresse passer devant elle, elle poussa un léger grognement. La dragonne voulait lui montrer qu'elle était là pour elle, qu'elles allaient s'échapper. Elle vit Astrid se faire diriger dans une salle. Mais Tempête ne vit rien, la porte était presque fermée. Mais, elle remarqua des ombres dans la salle et reconnut celle de sa maîtresse. Mais quelque chose n'allait pas. Tempête essaya de comprendre quelque chose aux ombres qu'elle voyait devant elle. Elle arriva à discerner l'ombre de sa maîtresse et vit qu'elle venait d'être poussée au sol, par un violent coup de manche d'une arme quelconque. Puis, le pire arriva. La dragonne bleue vit une hache se leva au-dessus de la tête d'Astrid et entendit un cri à arracher le cœur quand elle retomba sur son corps. Tempête, eut un réflexe humain. Elle ferma les yeux au moment du coup, le cri de sa maîtresse fut le dernier. Le coup de hache venait de la faire taire à jamais. Le vipère vit Krogan sortir de la salle.
Des éclaboussures de sang sur son torse.
Il entra dans la cage du dragon, un parchemin dans la main droite, une flèche dans l'autre.
.
Quand Harold retourna sur Beurk, il retrouva rapidement Varek qui s'occupait de Tempête.
« Comment elle va ? »
« J'ai envie de dire qu'elle va très bien, Harold. Elle est soignée du poison mais… »
« Mais ? »
« Mais un dragon en deuil, c'est très mauvais Harold. Elle ne veut pas se lever, elle ne veut pas manger, elle ne veut pas jouer. Elle ne veut rien faire. »
Varek soupira lentement.
« J'ai peur qu'elle soit en train de se laisser mourir, Harold. »
Ce dernier fixa le dragon d'Astrid. Varek avait raison. Tempête afficha une mine noire, elle n'avait plus le goût de vivre. Le jeune chef sentit une main sur son épaule. Quand il se retourna, il se retrouva face à face avec les yeux vert émeraude d'Ingrid. Derrière elle, son frère, Dagur, se tenait aux côtés de Rustik.
« Je leur ai envoyé un message pour qu'ils viennent nous soutenir Harold. »
Harold hocha la tête vers Varek.
« C'est parfait, on aura besoin de renforts. »
Tous les dragonniers, ainsi que les Parenvrille se regardèrent. Ingrid fut la première à parler.
« Je sais que tu as envie de te venger, Harold. Mais je ne pense pas que… »
« Je ne veux pas aller me venger, Ingrid. Je veux récupérer Astrid. »
« Harold, Astrid est… »
« Morte ? Non je n'en suis pas sûre. Je ne le croirais pas tant que je n'aurais pas vu son corps, Ingrid. Si ça se trouve, Johann la tient tout simplement prisonnière, et je m'en voudrais toute la vie si on la laisse dans les mains de ce… de Johann. »
Ingrid était à court d'arguments. Mais Varek vint l'aider.
« Harold, regarde Tempête. Pourquoi crois-tu qu'elle soit comme ça ? Crois-moi, je connais le lien qui unit… unissait Astrid et Tempête. Si elle était vivante, Tempête serait déjà repartit pour aller la chercher. »
Il marqua une pause, conscient que ce qu'il disait était terrible.
« Mais, elle a vu quelque chose de terrible. Elle a vu Astrid se faire tuer. Je suis désolé, Harold, mais je crois que pour le moment, on doit respecter la mémoire d'Astrid. Retourner sur Beurk, prévenir ton père, aider Tempête… »
Harold leva la main, stoppant Varek net.
« Tu as raison, Varek. Préparez-vous, on s'en va sur Beurk dans une heure. »
Sans attendre de réponse, le jeune chef se dirigea vers sa hutte en compagnie de Krokmou. Le jeune brun, se dirigea vers son bureau, s'assit sur sa chaise. Et tomba en sanglots. Il posa sa tête sur ses bras, et pleura. Il en avait besoin.
Il pleura longtemps. Elle ne pouvait pas être morte, pas maintenant. Ils avaient tant de choses à vivre encore. Il devait lui dire tellement de choses, lui dire ô combien il tenait à elle. Ô combien il avait besoin d'elle… Ô combien il l'aimait. Krokmou, s'approcha de son meilleur ami et pressa sa tête contre son bras, faisant tout son possible pour le soutenir. Harold, se tourna vers lui, essuyant ses yeux.
« Tu as raison mon grand. Astrid ne se laisserait pas abattre comme ça. On doit retourner sur Beurk, lui préparer des funérailles… »
Harold se leva, prépara ses affaires. Quand tout fut prêt, il s'assit sur son lit. Krokmou posa sa tête sur ses jambes et Harold plaça ses deux mains à gauche et à droite du visage de son dragon.
« Mais après ça, Krokmou. Je te jure que je vais me venger. Je te jure qu'il va payer pour ce qu'il a fait à Astrid. Tu es avec moi ? »
Le furie nocturne fixa son maître, et poussa un grognement signifiant : toujours.
Alors... Pas trop triste de la mort dAstrid...? (hehehehehe). Laissez moi vos théories ! J'ai hâte de les lire ! En espérant que ce chapitre vous aura plu ! À bientôt !
