Bonjour à tous ! Comment allez-vous aujourd'hui ? Moi tout va bien. On se retrouve pour le sixième chapitre de Sweet but Pyscho. Déjà, je tenais à vous remercier d'être de plus en plus nombreux à suivre ma fiction (on à passé le cap des 400 vues youhouu).


Alors aujourd'hui, chapitre avec un peu d'action... et une fin... vous verrez.


Réponse aux reviews :

NessaG : C'est très gentil, merci ! Moi aussi, j'ai trèèèèèèès hâte d'écrire la réaction de Harold... Si c'est vraiment elle hihi.

Sissi1789 : Peut-être... merci beaucoup !

Aliiice-Klaine : J'ai hate de voir mon Harold au zénith de sa colère ! Je sais que les sujets abordés ne sont pas les plus saints ! Merci de commencer à suivre ma fiction j'espère qu'elle te plaira !


Bonne lecture à vous !


Le lendemain, en se réveillant, Harold se sentait plus fatigué que jamais. Il ne se rendait toujours pas compte de ce qu'il avait fait cette nuit. Le jeune homme avait mille questions dans la tête. Mais la plus importante était : qu'avait voulu lui dire Elena hier soir ? « Elle est ici… » Mais de qui pouvait parlait la fillette ? Harold sortit de son lit et s'habilla. Parlait-elle d'Astrid ? Était-elle retenue prisonnière ici ? Non, impossible. Harold devait se faire à l'idée de sa mort et d'arrêter d'essayer de se convaincre. Mais pourquoi Elena voulait-elle à tout prix lui faire parvenir une information ? Il devait absolument la retrouver…

Le futur chef de Beurk sortit de sa chambre et se dirigea vers les grands escaliers quand il croisa Isaac dans un couloir. Les deux hommes se dévisagèrent quelques instants, puis le chef de Köle aborda un sourire.

« Bonjour Harold, comment vas-tu après cette nuit agitée ? »

« J'ai très hâte de m'en aller après avoir eu les informations que tu m'as promis. »

Isaac regarda Harold de haut en bas.

« Tu les auras aujourd'hui. Prends le temps qu'il te faudra pour te sustenter et viens me retrouver ensuite dans mon bureau. »

« Les autres dragonniers devront m'accompagner. Je n'obtiens pas ces informations sans eux. »

« Tu viens avec qui tu veux, Harold. Mon bureau se trouve au sommet du manoir, au bout du couloir. »

Isaac fit mine de continuer son chemin. Harold resta planté là où il était quelques secondes puis se retourna.

« Tu sais quoi, nous allons discuter maintenant. On s'en ira juste après. Cela ne va pas durer longtemps je suppose. »

De dos, Harold ne vit pas Isaac sourire à pleine dents. C'était ce qu'il attendait.

« Oh, tu sais, on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve. »

D'un geste, il ordonna à Harold de le suivre.

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Dans la Grande Salle du manoir, les autres dragonniers étaient en train de manger. La table était garnie de tout ce que les Beurkiens raffolaient, du lait de yak, du poulet, tout. C'est ce qui étonna Varek. Cette île avait tout sauf des yaks ou même des moutons. Isaac leur avait bien fait comprendre que Köle était loin de tout. Hier, quand ils étaient arrivés, le dîner n'était pas garnis par les spécialités de Beurk. Varek regarda Rustik et les jumeaux se goinfrer sans réfléchir. Le jeune viking voulait attendre Harold pour lui en parler, mais le jeune chef n'arrivait pas.

« Eh ! Vous ne savez pas quoi ! »

Kranedur venait de taper son poing sur la table, renversant le verre de Rustik, qui pesta. Varek le regarda, l'écoutant qu'à moitié.

« J'ai vu un fantôme ! »

Il aborda une voix sinistre, voulant mettre ses amis dans l'ambiance.

« Mais attention ! Pas n'importe lequel ! Celui d'Astrid ! »

Cette fois, Varek avait toute son attention vers lui.

« J'ai vu une femme, les cheveux blonds qui était en train de pleurer sur un balcon, tout en haut du manoir ! »

« Tu faisais quoi tout en haut ? », lui lança Rustik.

« Oh, tu sais, je suis somnambule parfois. »

Varek soupira, mais attendit que Kranedur continue son histoire.

« Ensuite, elle s'est levée, elle a ouvert une porte. Quand j'ai voulu la suivre, elle avait disparue… »

Rustik ricana.

« Comment tu peux être sûr que c'était Astrid ? »

« Ben, cheveux blonds, yeux bleus, œil gauche au beurre noir. »

Varek écarquilla les yeux. Heureusement que Harold n'était pas encore arrivé, sinon Kranedur aurait terminé le nez sur la table. Mais ce qu'avait dit ce dernier l'intéressait tout de même.

« Tu es sûr qu'elle avait un œil au beurre noir ? Le gauche ? »

« Tu es vraiment en train de remettre en question la parole d'un Thorston, Varek ? »

Le viking leva les yeux au ciel.

« Un fantôme ça n'est pas censé traverser les portes et non pas les ouvrir ? »

Kranedur, sûr de lui voulut répondre. Sa bouche s'ouvrit mais rien n'en sortit. Il posa ensuite son index droit sur sa bouche maintenant fermée.

« Donc c'était peut-être vraiment elle ! »

« On ne peut pas conclure aussi vite, Rustik. Rappelle-toi de comment était Tempête à son retour… Il faut seulement qu'on mène notre enquête. »

Tout le monde acquiesça.

« Mais, personne n'en parle à Harold. On ne va pas lui donner de faux espoirs. Il doit convenablement faire son deuil. »

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En arrivant dans le bureau d'Isaac, ce dernier invita Harold à s'assoir sur une chaise. Il s'exécuta. Le chef de Köle s'installa sur une chaise, en face de lui. Une table les séparait. Les deux hommes se dévisagèrent quelques temps. Harold, se redressa sur sa chaise, plaça ses coudes sur la table, ses mains croisées sous son menton.

« Tu as dormis avec ça ? »

Isaac pointait les mains de Harold. Ce dernier les regarda et pour la première fois depuis la veille, il remarqua que ses bandages étaient devenus rouges. Le sang avait dû couler pendant la courte nuit qu'il avait passé. Le jeune homme commença à essayer de retirer le tissu imbibé de sang. En les retirant, la douleur s'intensifia. Quand les bandages furent complètement retirés, Harold regarda les coupures. Elles n'étaient pas bien graves, pas vraiment profondes. Mais elles étaient douloureuses. Le sang avait séché à certains endroits, formant des petites croûtes. Ce n'était pas très beau à voir, mais Harold avait vécu bien pire. Ce n'était pas ses ongles qui allaient le tuer. Le futur chef de Beurk se leva et se dirigea vers le feu de cheminée. Il jeta les bandages anciennement blancs dedans et regarda le feu faire son travail. Bientôt toutes traces de bandages furent effacées. Harold se replaça sur sa chaise, comme si rien ne s'était passé.

Isaac avait suivi chacun de ses mouvements. Il était plutôt impressionné par le courage de l'homme en face de lui. Harold ne bronchait pas, il regardait Isaac très posément.

« J'attends que tu me dises ce que tu as promis, Isaac. Je partirai avec mes dragonniers juste après. »

« C'est dommage, j'aime beaucoup ta compagnie, Harold Haddock. »

Isaac ne put retenir un sourire en coin. Harold, lui, abordait une mine fermée, sans expression. Isaac comprit que le moment n'était pas propice aux plaisanteries. Il se leva et commença son récit.

« Tu dois penser que l'œil de dragon est très vieux. Justement, non. Il ne l'est pas. Mon père est décédé il y a dix ans comme je te l'ai dit hier. », tout en parlant, il s'était rapproché de la fenêtre, « Il a commencé à le construire alors que j'avais quatre ans je crois. Mon père, Hugo, était fasciné par les dragons. Comme toi, il les trouvait incroyables et voulait absolument en apprendre plus sur eux. »

Harold, toujours assit sur la chaise, observait Isaac sans dire un mot.

« Plus tard, alors que l'œil de dragon était terminé, il a voulu m'emmener avec lui sur une île. Il avait trouvé un dragon soi-disant rare. Un dragon qui vit dans les mers, qui crache de l'eau. Je ne me souviens plus réellement du nom… »

« Un ébouillantueur. »

Isaac regarda Harold dans les yeux et hocha doucement la tête. Puis, il reporta son attention sur la fenêtre, la pluie commença à tomber, et à frapper la vitre.

« J'ai appris, longtemps après, que ce dragon n'est pas rare. En tout cas pas plus que ton furie nocturne. On en trouve partout et ne sont pas en voie de disparition. C'est ainsi que mon père et moi étions parti en direction de cette île. »

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« Tu vois mon fils, c'est ici que se trouve l'ébouillantueur que j'ai aperçu il y a quelques semaines. »

Le jeune Isaac regarda autour de lui, heureux que son père lui fasse enfin découvrir les dragons. Hugo Oeildedragon s'occupa de la grande voile, il fit en sorte que le bateau s'arrête à un ou deux kilomètres de l'île en question. Il s'approcha de son fils.

« Tu sais pourquoi nous portons le nom d'Oeildedragon ? »

« Non. »

« Tout simplement car il y a plusieurs siècle maintenant, notre ancêtre a tué un dragon. Personne ne voulait le croire, alors il a pris l'œil de ce dragon et l'a gardé comme trophée. »

Isaac fit mine de vomir.

« Mais, maintenant, j'ai beaucoup appris sur les dragons. Ils ne sont pas si différents de nous, ils ont des sentiments, des émotions… C'est pourquoi j'ai décidé de construire cet objet. »

Dans sa main, se trouvait l'œil de dragon.

« Il me manque seulement la puissance d'un ébouillantueur et je pourrai dire que cet objet sera terminé. Enfin, il reste bien sûr la puissance d'un furie nocturne, mais ces dragons ont disparus depuis bien longtemps maintenant. »

À peine Hugo eut terminé sa phrase, que le bateau fut secoué. Quand Isaac regarda par-dessus bord, dans l'eau, il vit une forme verte se déplacer rapidement sous le bateau. Une deuxième secousse, beaucoup plus forte se fut ressentir.

« Isaac ! Ne te penche pas ! »

Mais ce fut trop tard, le jeune garçon fut expulsé dans l'eau. Son père, sans aucune hésitation sauta juste derrière lui pour le récupérer. Père et fils étaient à quelques mètres de leur bateau. En se retournant, Isaac vit la tête de l'ébouillantueur foncer sur lui. Hugo et son fils nagèrent le plus rapidement possible vers le bateau.

« Ne regarde pas derrière toi Isaac ! Continue de nager le plus rapide possible ! Tu peux le faire. »

Isaac écouta son père à la lettre. Il n'était plus qu'à quelques petits mètres du bateau quand il lança un regard derrière lui pour voir si son père lui suivait toujours. C'était encore le cas, jusqu'au moment où Hugo fut tiré en arrière par l'ébouillantueur. Il n'eut même pas le temps de regarder une dernière fois son père dans les yeux. Ce dernier avait été entraîné vers le fond par le dragon aquatique. Le jeune Isaac poussa un cri, mais il continua de nager vers le bateau et réussit à se hisser. En se retournant, il n'y avait plus aucune trace de Hugo ou de l'ébouillantueur. Seul un petit remous dans l'eau confirma que son père avait été entraîné dans les profondeurs.

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Quand il eut terminé son récit, Isaac se retourna vers Harold.

« L'œil de dragon était à bord. Je suis resté quelques semaines seul, faisant des allers-retours entre l'île et le bateau. Mes hommes m'ont retrouvé ensuite. J'ai laissé l'œil de dragon dans la cabine de mon père, certain que c'était cet objet était la cause de sa mort. »

Harold ne pouvait pas dire qu'il n'était pas touché par l'histoire du chef de Köle. Ce qui était arrivé à son père était tragique, il ne pouvait pas le nier.

« Donc… Tu ne sais rien à propos de l'œil de dragon finalement. »

Isaac haussa les épaules.

« Je sais surtout qu'il porte malheur. Je suis même étonné qu'il ne t'ait pas encore fait perdre quelque chose. »

Harold souleva ses sourcils.

« Tu sais très bien qu'un de mes dragonniers est mort, Isaac, ne fait pas semblant. »

« Oh oui c'est vrai, je ne m'en souvenais plus. Astrid je crois. »

« Oui, Astrid. »

Harold se leva et alla se placer aux côtés de son hôte.

« Si tu ne sais rien sur l'œil de dragon, pourquoi ne me l'a pas tout simplement dit ? »

« Je voulais tout simplement en savoir plus sur toi, pour voir qui tu étais réellement. »

« Réellement ? »

Isaac se mordit les lèvres rapidement, comme s'il venait de se rendre compte qu'il avait dit une bêtise. Mais il se rattrapa.

« Tu crois que le fils de Stoïk n'est pas connu dans l'archipel ? »

« Si tu le dis… »

Isaac posa une main sur l'épaule du futur chef de Beurk.

« Je vais te donner un conseil, Harold. Débarrasse-toi de la lentille que tu as. Je peux le faire à ta place si tu veux. »

Cette fois-ci, se fut trop pour Harold. Il recula et dégaina son épée de flamme. Sous ce geste, Isaac eut un mouvement de recul, étonné par la réaction du jeune homme.

« Tu viens de te trahir, Isaac. J'avais des doutes depuis mon arrivée hier, mais là, tu viens de tous les confirmer. Comment tu pouvais savoir que j'avais la dernière lentille avec moi ? Quelqu'un a dû te le dire. Quelqu'un comme… Johann. »

Harold, avait toujours l'épée tendue vers Isaac. Ce dernier, en premier lieu surpris, se reprit et commença à applaudir doucement.

« Je t'avais sous-estimé, Haddock. Mais tu viens de me montrer tout l'inverse. »

« Qu'est-ce que Johann t'a donné en échange de tes services ? »

Isaac ricana.

« Oh Harold, ne t'en fais pas. J'ai reçu un bien tout à fait à la hauteur de mes espérances. »

Harold fonça vers Isaac, son épée en main mais ce dernier était rapide. Il esquiva facilement toutes les attaques de Harold. Le combat n'était peut-être pas équitable, mais Isaac attrapa une chaise et la lança sur Harold. Ce dernier, l'esquiva de justesse. La chaise alla casser la vitre juste derrière le jeune brun. Ce dernier, surpris par les éclats de verre ne vit pas Isaac arriver vers lui. Le chef de Köle frappa Harold au visage, le faisant lâcher son épée de flamme.

« Tu es fort, Harold. Mais tu n'es jamais sur tes gardes. »

« Peut-être mais j'ai plus d'un tour dans mon sac. »

Harold fonça vers son épée en esquivant les coups que lui lançaient Isaac. Le jeune brun fonça vers la fenêtre.

« Krokmou ! »

Voyant que son dragon n'arrivait pas, Harold grimpa sur la fenêtre. Il grimpa de plus en plus haut jusqu'à se retrouver sur le toit de la vitre. Le sol sous ses pieds glissait énormément à cause de la pluie. Isaac, surpris au premier abord, sortit sa tête dehors et regarda Harold au dessus de lui.

« Je croyais que tu étais ami avec ton furie nocturne. Mais, tu avais bien raison. Tu n'es pas spécial pour lui. »

Harold aborda un sourire en coin et sauta. Isaac, tenta d'une main désespérée de l'attraper, mais il rata son coup. Il voyait que Harold se rapprochait dangereusement du sol quand il entendit un hurlement. Celui d'un dragon. Krokmou venait d'attraper son maître en plein vol avant de s'envoler vers l'endroit où ils étaient arrivés.

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Harold se sentait chuter de plus en plus vite. Il crut avoir fait une bêtise quand il reconnut les écailles noires de Krokmou sous lui. Harold se plaça convenablement sur son dragon.

« Merci mon grand. »

Rapidement, Harold et son furie nocturne arrivèrent sur la plage où tous les dragonniers étaient déjà réunis. Il descendit de Krokmou et se dirigea vers eux.

« Parfait ! Vous êtes tous là. Il faut absolument qu'on retourne sur Beurk. Isaac est du côté de Johann. On ne peut pas lui faire confiance. Retournons voir mon père, on planifiera une attaque pour libérer toutes ces femmes et en finir avec Isaac. »

Varek s'approcha de Harold et posa sa main sur son épaule.

« Il faut que je te parle. »

« Plus tard, Varek, nous devons partir d'ici avant qu'Isaac et ses hommes ne rappliquent. Nous avons plusieurs heures de vol, on en parlera à ce moment. »

Le viking blond hésita, mais ne désobéis pas à son chef. Tous les dragonniers s'envolèrent. En se retournant, Harold vit Isaac arriver sur la berge, seul. Les deux hommes se dévisagèrent quelques instants et Isaac fit un signe de la main, un au revoir.

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Dans les airs, Harold était plongé dans ses pensées. Comment avait-il pu se faire avoir à ce point ? Il pensait aussi à Elena. Il l'avait abandonné aux mains de Vrak. Il avait échoué. Aucune information sur l'œil de dragon, aucune femme sauvée.

Varek s'approcha de Harold et Krokmou avec Bouledogre. Le chef de Beurk sortit enfin de ses pensées et regarda son ami.

« Il faut vraiment que je te parle Harold. »

« Je t'écoute. »

Varek inspira profondément.

« Ce matin, Kranedur m'a dit quelque chose de vraiment troublant. Il dit avoir vu le fantôme d'Astrid. »

Harold fixa Varek, le regard noir.

« Tu plaisantes, j'espère ? »

Varek parut extrêmement gêné.

« Tu crois que c'est impossible ? »

« Varek, je te croyais plus intelligent que ça. Tu te souviens de l'état de Tempête ? Tu te souviens de comment elle était au plus mal ? La lettre de Johann aussi. Et Kranedur ? Tu vas me dire que tu crois Kranedur ? Sérieusement Varek ? »

Varek ne sut quoi répondre. Au fond de lui, il savait qu'Astrid n'était pas sur cette île. Qu'elle avait rejoint le Valhalla.

« Je sais Harold, je sais… Mais quand nous avons mangé, il y avait des spécialités de Beurk sur la table. Tu dis qu'Isaac travaille avec Johann. Peut-être lui a-t-il vendu Astrid. »

« Ça suffit Varek ! Ne dis pas un mot de plus. Isaac travaille avec Johann. Il savait très bien que nous allions chercher des informations sur l'œil de dragon. Ils doivent se connaître depuis bien longtemps. Astrid n'est plus avec nous. Il faut absolument qu'on aille de l'avant. »

Sans attendre la réponse de Varek, Harold ordonna à Krokmou d'accélérer et grimpa si haut qu'il dépassa les nuages. Il voulait être coupé du monde le temps de rentrer sur Beurk. Le jeune chef savait qu'il devait préparer une attaque contre Köle. Avec son père, il allait libérer chaque femme.

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« Alors comme ça tu n'as pas réussi à récupérer la dernière lentille ? »

« Non. Il est beaucoup plus intelligent qu'il n'y paraît. »

« Oui, je te l'ai dit de nombreuses fois, mais tu n'as voulu en faire qu'à ta tête. »

« Je sais, Johann. »

« Très bien Isaac. »

L'ancien négociant était dans la grande salle du manoir sur l'île de Köle. Johann était arrivé quelques heures après le départ de Harold et des autres dragonniers.

« Tu sais très bien, Isaac, que Harold reviendra. Je ne sais pas quand, mais il reviendra. »

Isaac répondit à son invité, tout en coupant son poulet :

« Pourquoi devrait-il revenir ? Il n'a pas remarqué qu'elle était ici. »

« Non, c'est vrai qu'il ne sait pas qu'elle est ici. Mais tu ne connais pas Harold comme je le connais. Maintenant qu'il sait que tu possèdes des esclaves, son seul but sera de les délivrer. Il reviendra, avec toute l'île de Beurk. Et des centaines de dragons. »

Isaac arrêta de couper son poulet. Il parût presque inquiet.

« Des dragons. Mon île n'est pas faite pour résister à de telles attaques. »

« Ne t'en fais pas, c'est aussi pour ça que je suis là. »

Johann attrapa son verre à vin et bu deux gorgées.

« Mais la véritable raison de ma venue, c'est elle. Est-elle là ? »

Isaac sourit. Il leva la main, ordonnant à ses gardes de la faire entrer. Quelques secondes plus tard, deux gardes entrèrent avec une jeune femme. Elle était blonde, avait des yeux bleus… Elle semblait perdue et surtout complètement brisée. Les deux gardes la jetèrent par terre mais elle ne tenta pas de se relever. Johann se leva et s'agenouilla devant elle.

« Eh bien, comme nous nous retrouvons… Astrid. »


Baaaaah oui ! Tout le monde s'en doutait. Notre Astrid est vivante. Mais alors... pourquoi Tempête était certaine du contraire ? À vous d'essayer de trouver pourquoi ! J'espère que ce chapitre vous a plu ! On se retrouve la prochaine fois !