Bonjour à tous ! Comment allez-vous ? Moi tout va bien ! Non, je ne vous ai pas abandonnés ne vous en faites pas ! J'étais simplement en vacances et j'ai profité de mes proches que je ne vois pas souvent à l'étranger et je n'ai pas vraiment pris le temps d'écrire !

En tout cas ! Aujourd'hui je vous propose un chapitre dont je suis un peu déçue... Il s'agit là d'un chapitre de transition avec le retour d'un personnage que vous aimez tous je pense.

Petite annonce ! le chapitre suivant risquera de mettre un peu de temps à arriver. J'ai de nombreux examens en ce moment et je voudrais vraiment que le chapitre 8 soit excellent et plutôt long. Donc, si je mets plus de deux semaines à publier, c'est tout à fait normal, et ça ne veut pas dire que j'ai abandonné ma fiction. Voilà vous savez tout !

J'espère en tout cas que vous allez aimer ce chapitre.


Réponses aux reviews :

Sissi1789 : Je sais je sais *rire diabolique* ! Merci pour ton commentaire.

Aliice-Klaine : Oui, il faut vraiment qu'il la retrouve c'est vrai... Essaye de te souvenir comment Astrid a été vue par Tempête quand elle est "morte". Merci beaucoup pour ton commentaire !

NessaG : Oui, elle est bien vivante... Non... personne n'a été drogué. Souviens-toi de comment Tempête a vu Astrid "mourir"... Merci beaucoup !


Bonne lecture !


Huit mois plus tard.

Harold était sur Beurk. Il s'était un peu éloigné du reste des habitants. Il était au bord d'une falaise, assit, les pieds pendants dans le vide. Derrière lui, Krokmou mangeait une montagne de saumons fraichement rapportés du coin de pêche. Le jeune brun regardait l'horizon. Mille pensées traversaient sa tête. Mais la plus importante se répétait en boucle et en boucle. C'était pour bientôt.

Cela faisait maintenant plus de huit mois qu'il avait quitté Köle pour prévenir son père du plan de sauvetage qu'il envisageait. Il voulait sauver toutes ces pauvres femmes et en particulier Elena qu'il avait abandonnée. Depuis plus de huit mois, les dragonniers n'avaient plus eu de nouvelle de Johann. Il s'était comme volatilisé. Plus d'attaques, plus de vols. Rien. Peut-être que depuis la mort d'Astrid, il ne voulait plus s'attaquer à Beurk, de peur que les représailles soient trop violentes. Mais abandonner la dernière lentille, n'était pas du genre de Johann. Non, quelque chose était beaucoup trop louche pour Harold.

Le jeune chef sentit une pression sur son coude. Krokmou venait de s'approcher de son maître. Harold lui caressa le front.

« Je sais, mon grand, je sais. Encore quelques jours et nous attaquerons Köle. Ces femmes ne souffriront plus, nous sommes presque prêts. »

Le jeune homme se leva et se dirigea vers le village, en particulier vers l'arène. Là-bas, il retrouva le reste des dragonniers. Varek était en train de lire un livre, adossé contre les murs intérieurs de l'arène. Kranedur et Kognedur étaient en train de se disputer, sûrement à propos de Pet et Prout. Rustik, lui, se tenait devant les nouvelles recrues, fraichement entraînées. Harold avait donné l'ordre d'entraîner les plus aptes au combat aérien. Quand l'heure sera venue, ils attaqueront Köle tous ensemble. Mais pas qu'avec les dragons, son père lui avait promis une dizaine de navires, adaptés pour le combat. Beaucoup de vikings étaient sceptiques à cette idée de sauvetage quand Harold leur avait raconté ce qu'il se passait sur Köle. Mais il avait réussi à trouver les mots justes. Tous les Beurkiens avaient changé d'avis après qu'Harold précisa qu'Isaac était allié avec Johann. La mort d'Astrid était encore douloureuse dans les cœurs des vikings et l'idée de vengeance était présente dans tous les esprits.

« Alors, vous êtes sûrs d'être prêts pour cette bataille ? »

Il y avait une quinzaine de dragonniers devant Rustik. Certains montaient des dragons depuis quelques temps, mais certains étaient nouveaux dans le domaine.

« On n'a jamais été aussi prêts. »

Un jeune dragonnier venait de répondre. Le jeune homme n'avait pas plus de 16 ans. Harold était plus que conscient qu'il envoyait des troupes très jeunes se battre. Mais ils avaient besoin de toutes les forces de Beurk.

Harold s'approcha de Varek.

« Tu sais dans combien de temps l'attaque pourra avoir lieu ? »

Le viking blond ferma son livre et se leva.

« Je pense que nous pourrons attaquer demain. Tout est prêt, Harold. »

« Tu crois qu'on va y arriver ? »

Varek fut surpris par la façon dont Harold avait posé sa question. Il était déterminé, ça c'était sûr, mais il y avait quelque chose dans sa voix… qui n'était pas normal. De la peur ? Non. Plutôt de l'appréhension. Harold avait mis des mois et des mois à concocter cette attaque et il avait sûrement « peur » que tout ne se passe pas comme prévu. Varek regarda son chef de haut en bas.

« Bien sûr qu'on va y arriver, Harold. On y arrive toujours. »

Le jeune brun baissa les yeux.

« Pas toujours, Varek. »

Le jeune blond se pinça les lèvres. Il savait très bien qu'il parlait d'Astrid. Il n'avait pas réussi à la sauver et il s'en voudra toute sa vie.

Harold quitta l'arène et se dirigea vers sa maison. À l'intérieur, se tenait son père, devant la cheminée, occupé à démarrer un feu. En entendant le bruit de la porte, Stoïk se retourna et se retrouva nez à nez avec les yeux verts de son fils.

« Tout est prêt, Harold ? »

Le jeune brun s'installa sur son fauteuil préféré.

« Oui, je crois que tout est enfin prêt. Varek veut attaquer demain. Je pense que c'est une bonne idée. »

Le feu finalement démarré, Stoïk s'installa à côté de son fils.

« Harold, demain tu vas être le chef de ta première vraie bataille. Il faut que tu sois conscient qu'il y aura des pertes, chez nous, comme chez Isaac. »

« Papa, je crois que je suis désormais conscient que les pertes existent même chez nous. »

Stoïk posa sa main sur la cuisse de son fils.

« Je sais, fils, je sais. »

Un long silence s'installa ensuite.

« Il faut que tu ailles te reposer, Harold, c'est la meilleure chose à faire, tu ne dois pas être fatigué, demain. »

Harold souri faiblement. Il fit un petit signe à Krokmou, qui était prêt du feu. Le furie nocturne monta les escaliers derrière son maître. En haut, Harold s'assit sur son lit, laissant ses jambes par terre. Son regard se perdit dans le vide quelques secondes. Krokmou s'avança vers lui et posa sa tête sur ses genoux. Cela réveilla Harold de ses pensées.

« Je sais mon grand. Je vais dormir ne t'en fais pas. »

Le dragon noir lécha son maître au visage. Harold se débarbouilla et fonça dans son lit. Il mit plusieurs longues minutes à s'endormir. Quand ce fut le cas, son sommeil fut rempli de cauchemars.

Harold se retrouva sur Beurk. Il avait l'impression de se retrouver des années et des années en arrière. Et c'était bien le cas. Il y avait bien moins de maisons, pas de nids pour les dragons. Il se regarda, il avait au moins 12 ans de moins. Le jeune garçon marcha dans Beurk. Il croisa plusieurs vikings.

« Il faut qu'on trouve ce fichu nid de dragons. Ils nous volent de plus en plus de moutons. L'hiver arrive et on va avoir du mal à le passer si ça continue comme ça. Tiens ! Bonjour Harold, comment vas-tu aujourd'hui ? »

« Bien, merci. »

Harold continua son chemin. Il arriva à la forgerie de Gueulfor. Ce dernier forgeait les armes que les vikings commandaient. Il était concentré dans sa tâche et ne vit pas Harold passa devant lui. Le futur dragonnier continua son chemin jusqu'à voir les navires de son père arriver. Il entendit ce dernier donner des instructions aux vikings pour essayer de dénicher le nid de dragons. Harold était occupé à observer son père quand il reçut un poisson sur la tête. En se retournant, il vit Astrid, ses cheveux blonds longs, attachés en deux tresses tombant de chaque côté de ses épaules.

« Bah alors Haddock ! T'as oublié la vengeance que je te devais ? »

Le jeune brun lui lança un regard malicieux et s'avança vers elle, le poisson à la main. Il prit une voix grave.

« Astrid Hofferson ! Vous avez osé ridiculiser le dieu Thor ! Il va abattre sa foudre sur fou et vous serez toute brûlée ! »

La jeune fille poussa un petit rire et commença à courir. Harold, lui courrait après. Du haut de leur 8 ans, les deux enfants se chamaillèrent en rigolant. Ils s'enfoncèrent peu à peu dans la forêt. Harold s'approcha dangereusement d'elle. Il leva la main et lança le poisson sur son crâne. Astrid tomba lourdement au sol et ne bougea plus. Harold, reprit son souffle en attendant que son amie se lève. Mais elle ne le fit pas. Inquiet, Harold s'avança vers elle. Il n'avait pourtant pas jeté le poisson très fort. Il toucha Astrid du bout de son doigt, mais la jeune fille ne bougea pas. Le jeune brun ne voyait pas son visage, elle était tombée en avant. Il la poussa sur le côté, son cœur battait à la chamade. Harold la plaça sur le dos et vit que la jeune fille rigolait. Le futur dragonnier fit un bond en arrière pendant qu'Astrid continuait à rigoler.

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« T'as pas le droit de faire ça ! J'ai eu peur ! »

« Bah alors, le dieu Thor est moins impressionnant qu'on le dit. »

Astrid dépoussiéra ses habits tout en rigolant.

« C'est ça, moque-toi de moi. »

Les deux enfants se regardèrent un instant dans les yeux et les paumettes de Harold se teintèrent de rouge. Astrid regarda le ciel et le soleil commençait à se coucher. C'était le seul couvre-feu que les parents donnaient à leurs enfants : rentrer avant le coucher du soleil. Astrid s'avança vers Harold et l'embrassa sur la joue avant de partir en courant. Le jeune brun posa sa main sur la joue qu'Astrid venait d'embrasser et la regarda s'en aller.

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Harold se réveilla en sursaut. Il ne se rappelait pas de la dernière fois qu'il avait fait une nuit sans rêver d'Astrid depuis sa mort. La jeune femme était tellement ancrée dans son esprit qu'il n'arrivait pas à la faire disparaître. Harold vit que le soleil commençait à se lever et comprit qu'il était temps. Il s'habilla avant de réveiller Krokmou. Quand il ouvrit la porte de chez lui, il vit que les bateaux étaient prêts à partir. Les dragonniers étaient équipés. Ils n'attendaient plus que le feu vert de leur futur chef. Harold se dirigea vers ses dragonniers et ne dit rien. Il grimpa sur Krokmou et, avec le rugissement de son dragon, tous les vikings partirent en direction de la lointaine île de Köle.

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Sur l'île des esclaves, Isaac prenait son petit déjeuner dans sa chambre pour une fois. Il se permettait ce luxe car il savait qu'aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres. En effet, ses espions l'avaient informé sur l'attaque du jeune Haddock. Aujourd'hui était peut-être la dernière fois qu'il voyait son île, mais il était déjà préparé à tout. Il savait très bien que Harold voulait sauver les femmes esclaves de son île. Mais Isaac avait l'arme utile contre ce jeune chef. Il détenait la femme qu'il aimait le plus au monde. Quand il apprendra cela, ce garçon sera facile à éliminer.

L'homme aux cheveux noirs sortit enfin de son lit et se dirigea vers sa fenêtre. Il vit les bateaux de Johann arriver au port de l'île. Isaac se hâta d'y aller. En arrivant, il retrouva son allier Johann.

« Alors, comment étaient ces petites vacances ? »

Johann ricana en serrant la main d'Isaac.

« Elles étaient très bien. Surtout très sportives. »

Il jeta un coup d'œil en arrière et vit Astrid se faire traîner de forces hors du bateau. Les deux gardes tenaient fermement les deux bras d'Astrid. Isaac était plutôt impressionné. Malgré les mois de tortures, toutes plus atroces les unes que les autres, qu'elle avait subi, la jeune femme avait toujours la force de se battre. Les deux gardes poussèrent Astrid jusqu'à Isaac. Elle faillit tomber, mais le chef de Köle l'attrapa juste à temps. Les yeux bleus d'Astrid se perdirent dans les yeux verts d'Isaac. Ce dernier la regardait. Il avait presque de la pitié par ce qu'il voyait. Le visage de la jeune femme était rempli de griffures. Un de ses yeux était au beurre noir. Ses mains, étaient meurtries par des coups de couteaux. Ses phalanges étaient bleues et noires. Elle avait dû se faire cela toute seule, à coups de poings sur des murs. Isaac tenait doucement la main d'Astrid. Il regarda Johann.

« Haddock doit sûrement arriver aujourd'hui. Préparez-vous, toi et tes hommes. »

À l'entende du nom de son ami, Astrid commença à se débattre. Isaac n'eut qu'à presser sa main autour de la sienne pour la faire arrêter. Ses blessures étaient encore très récentes et donc douloureuses. Après avoir convenu quelques plans avec Johann, Isaac emmena Astrid dans le manoir. Ils montèrent les escaliers et se retrouvèrent dans la chambre du souverain. Astrid commença à se débattre, se retrouver dans cette chambre lui rappela une montagne de mauvais souvenirs.

« Ne te débats pas, Astrid, tu risques de te blesser encore plus. »

« Comme si cela te dérangeait. »

Isaac plaça Astrid assise sur son lit. Astrid s'attendait au pire. Mais Isaac ne fit rien de ce à quoi elle s'attendait. Le jeune roi attrapa une bassine remplie d'eau et une éponge. Il commença à passer l'éponge sur le visage d'Astrid. Il nettoya le sang séché en faisant attention de ne pas appuyer sur les bleus au niveau de son œil et de ses joues. Astrid, regarda Isaac faire. C'était bien la première fois qu'il agissait comme ça avec elle. Après de nombreux mois passés à ses côtés, elle avait été battue, violée, meurtrie. Cette fois-ci, les gestes d'Isaac étaient presque doux et gentils.

« Pourquoi est-ce que tu fais tout ça ? »

Isaac regardait Astrid, sans rien dire.

« Tu crois qu'être gentil comme ça me fera oublier tout ce que tu m'as fait subis ? »

Isaac ne répondait toujours pas, il était occupé à nettoyer maintenant les mains de la jeune fille.

« Tu veux bien me répondre ? Je viens de passer deux semaines sur le bateau de Johann et… »

Astrid fut interrompue par les lèvres d'Isaac. Ce dernier avait posé ses lèvres sur celles d'Astrid. La jeune femme ne savait absolument pas quoi faire. Le baiser d'Isaac était tellement doux, rien à voir avec ses anciens baisers violents. La jeune blonde poussa Isaac. Ce dernier, était debout devant elle, le regard énigmatique.

« C'est la seule façon de te faire taire. J'avais un autre moyen, mais je crois que tu n'aurais pas survécu. »

Astrid écarquilla les yeux. Isaac trempa l'éponge dans la bassine et alla se placer devant la fenêtre.

« Je n'ai pas fait ça parce que je ressens ne serait-ce que de la pitié pour toi, Astrid. Je fais ça parce que je te prépare un rôle pour les heures qui viennent. »

La jeune femme ne savait pas quoi dire. Isaac se retourna et s'approcha dangereusement d'elle.

« Tu vas même avoir le rôle principal. »


Et voilàààààà ! Alors, Isaac... Vous en pensez quoi de son comportement ?

En tout cas ! Je vous laisse et je vous dis à bientôt... j'espère.