Bonjour tout le monde ! J'espère que vous allez bien. Je vous retrouve aujourd'hui pour le huitième chapitre de Sweet but Psycho. Les choses vont se corser dans ce chapitre... Je vous laisse lire tout ça.

Les prochains chapitres mettront très certainement du temps à arriver. J'ai un gros problème dans ma vie qui pèse énormément sur mon moral en ce moment. J'essayerai de faire le maximum.


Sissi1789 : très intriguant oui ! merci beaucoup bonne lecture.

Aliice-Klaine : patience... patience... !


Je tiens aussi à m'excuser des potentielles fautes de frappes que vous rencontrerez.


Bonne lecture !


Quand Harold ordonna à ses vikings de se diriger en direction de Köle, il fut arrêté par Tempête. La dragonne bleue volait juste devant Harold et poussait des cris vers lui.

« Tempête ? »

La dragonne bougeait dans tous les sens. Elle semblait agitée, elle voulait dire quelque chose à Harold. Tempête tournait sur elle-même, poussait des cris…

« Tempête ! Arrête-toi ! »

Finalement, la dragonne s'arrêta et fit du sur place juste devant le futur chef. Harold savait très bien ce que voulait l'ancien dragon d'Astrid.

« Tu veux venir avec nous, c'est ça ? »

Cette fois-ci, Tempête poussa un rugissement plus gros que les autres. Krokmou, à son tour poussa un cri et Harold ne pouvait qu'accepter. Ces huit derniers mois, Tempête n'avait pas vraiment été présente. Après leur retour de Köle, Harold passa beaucoup de temps avec Tempête. Il lui parla, s'entraîna avec elle, vola avec elle. Il ne voulait pas que la dragonne moisisse dans son écurie. Ainsi, Harold pouvait totalement l'autoriser à l'accompagner avec tout le monde sur Köle. Elle avait le droit à une vengeance elle aussi.

« Allons-y ma belle. »

Krokmou et Harold s'envolèrent tous les deux et le premier se plaça juste devant les bateaux.

« Écoutez-moi tous ! Il nous faut cinq heures à vol à dos de dragon pour rejoindre Köle. Vous mettrez un peu plus d'un jour avant d'arriver là-bas. Suivez ce cap, vous trouverez une petite île avant d'arriver à la véritable destination. Nous vous attendrons là-bas, le camp sera monté et cela nous permettra de finaliser notre plan d'attaque. »

Les vikings sur les bateaux crièrent le nom de Harold. Le jeune chef regarda son père, placé sur le premier bateau. Il n'avait pas voulu prendre son dragon avec lui, bénéficiant sa compétence de chef sur les navires. Stoïk regarda son fils, les yeux remplis de fierté. Harold, d'un signe de la main, ordonna à ses dragonniers de le suivre en direction de Köle.

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Astrid se trouvait dans une salle noire. Elle ne voyait pas plus loin que le bout de ses doigts. La jeune blonde avait très mal à l'arrière de sa tête et lorsqu'elle toucha son crâne, elle sentit un liquide chaud et sec. Astrid n'avait pas besoin d'y voir clair pour comprendre qu'il s'agissait de son sang. Elle ne se souvenait absolument de rien. Comment s'était-elle retrouvée ici ? Depuis combien de temps était-elle inconsciente ? La jeune femme essaya de se lever. Par chance, elle pouvait tenir debout dans cette salle et quand elle leva les mains au ciel, elle ne sentait pas le plafond. Astrid n'était pas enfermée dans une petite boîte et elle se sentit presque rassurée. Son côté claustrophobe ne devait absolument pas la handicaper. À l'aveugle, elle avança, la main en avant, espérant tomber sur quelque chose qui allait pouvoir l'aider. Et ce fut le cas. Les yeux grands ouverts sans rien voir, elle avança et sa main droite toucha quelque chose. La jeune femme reconnu une poignée de porte. Elle tenta de l'ouvrir, mais c'était fermé. Astrid n'avait absolument plus de force en elle. Elle ne se souvenait même pas de quand elle avait mangé pour la dernière fois. Ses jambes étaient lourdes, elle avait froid, à cause de ce courant d'air.

« Un courant d'air ? »

Astrid venait de parler à haute voix. En sentait un air frais au niveau de sa nuque. Elle se retourna et même si elle ne voyait rien, ses yeux étaient grands ouverts. Astrid, toujours les mains en avant avança jusqu'à toucher un mur. Comme une aveugle, elle tâtonna. Le mur était fait de pierres superposées les unes sur les autres. De la poussière la fit tousser. Astrid sentait bien le courant d'air se faufiler entre les grosses pierres, mais elle ne vit aucune lumière, rien du tout.

Elle n'avait aucune chance de s'échapper d'ici.

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Après plusieurs heures de vol, Harold et les dragonniers arrivèrent sur l'île annexe. Ils descendirent tous de leur dragon et commencèrent à installer un camp provisoire. Harold, avec l'aide de Krokmou, ramena du bois au camp. Quand il était revenu, les autres dragonniers avaient déjà monté la grande tente qui allait servir de « quartier général ».

« Ok, tout le monde. Je pense que le reste de la flotte arrivera demain avant midi, si tout se passe bien. »

« Harold, tu crois qu'il faudrait que nous allions voir ce qu'il se passe sur Köle ? »

« Varek, tu veux qu'on aille dire bonjour à Isaac et qu'il nous attende avec un gros bol de lait de yak pour nous accueillir ? »

Le viking blond tapa doucement Rustik sur le front.

« Non, je propose seulement que certains d'entre nous aillent voler, très discrètement bien sûr, aux alentours de Köle. Voir combien de gardes surveillent les côtes. »

Harold passa une main dans ses cheveux.

« Tu as raison Varek. Il ne faut pas attaquer à l'aveugle. Qui sait, peut-être qu'Isaac s'attend à nous voir. »

Les jumeaux éclatèrent de rire.

« N'importe quoi ! Il manquerait plus que ça. »

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Isaac était dans sa chambre, au sommet du manoir et il regardait par la fenêtre. Il regardait l'horizon tout en réfléchissant. Le jeune chef savait très bien que Harold allait attaquer dans les jours à venir. Il avait toutes ces informations grâce à l'espion qu'il avait sur Beurk. Il avait réussi très facilement à convaincre cette personne à lui donner toutes les informations qu'il voulait. Isaac commença à faire les cents pas dans sa chambre, tout en réfléchissant à toute vitesse. Harold ne savait pas qu'Astrid n'était pas morte et il ne savait surtout pas qu'elle était sur cette île, cachée quelque part. Isaac l'avait mise à l'écart pour ne pas se la faire voler par Harold, mais aussi car si jamais le jeune Haddock la voyait, il allait entrer dans une colère meurtrière et il sera impossible de se charger de lui. Inconsciemment, Isaac avait aussi caché Astrid parce qu'il avait peur qu'il ne lui arrive quelque chose durant cette bataille. Il avait peur qu'elle ne se fasse tuer. Isaac ne ressentait pas réellement de l'amour pour Astrid. Il ressentait une puissante possession envers elle. Elle était son bien et personne ne lui reprendrait.

Isaac s'approcha de son bureau, sur lequel se trouvait l'œil de dragon que Johann lui avait confié. Harold venait pour libérer son île des esclaves, mais il venait aussi pour reprendre l'œil de dragon. Le jeune Haddock avait la dernière lentille pour trouver le roi des dragons. Mais Isaac n'en avait rien à faire et une idée lui traversa l'esprit. Il attrapa l'objet tant convoité et le jeta par terre. Après une dernière hésitation, il l'écrasa et l'objet éclata en mille morceaux. En regardant les débris sous son pied, il remarqua un petit bout de parchemin. Surpris, il se baissa et l'attrapa.

Mon fils,

Si jamais tu lis ceci, c'est qu'il m'est arrivé quelque chose et que ta colère a pris le dessus sur toi. Tu as voulu te débarrasser de l'objet qui a causé ma mort.

Tu m'as prévenu de nombreuses fois que mon rêve de vivre avec les dragons était vain.

Isaac, pardonne-moi de te dire que tu avais tort.

Il existe quelqu'un qui a le même sang que toi, quelqu'un qui sait dompter des dragons.

Quelqu'un qui peut te faire changer d'avis sur ce que tu penses des dragons.

Isaac, il faut que tu retrouves cette personne.

Il est le fils de mon frère.

Il faut que tu saches que tu n'es pas mon fils Isaac.

Tu es le fils volé de Stoïk la brute.

Je t'ai retrouvé et je t'ai élevé comme mon propre enfant.

Crois-moi, Isaac.

Retrouve ton frère, il t'aidera à ouvrir les yeux sur les dragons.

Retrouve Harold Haddock.

H.H.

Isaac n'arriva pas à retenir ses jambes de le lâcher. C'était tout bonnement impossible. Harold ne pouvait pas être son frère. Harold ne faisait pas partie de sa famille. Son père lui mentait, ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Les mêmes yeux, les mêmes cheveux. C'était impossible. Isaac regarda encore une fois le bout de parchemin et il posa son regard sur la signature. « H.H » ? Mais Isaac ne mit pas longtemps à comprendre ce que cela signifiait. Hugo Haddock. Son père, ou son oncle, il ne savait plus, n'avait pas l'habitude de lui mentir durant son vivant. Mais pourquoi il ne lui avait pas dit en face ? Il était à genoux par terre, le bout de parchemin dans ses mains. Après quelques minutes, il se leva et attrapa la bougie qui se trouvait sur son bureau. Il plaça le bout de feuille au-dessus du feu. Le petit bout de parchemin commença à brûler et au dernier moment, Isaac retira sa main. Non, il ne pouvait pas brûler cette preuve comme ça. Isaac plaça la feuille dans son t-shirt.

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« Rustik, viens avec moi. Varek, Krane, Kogne restez ici et essayer d'élaborer un plan d'attaque. Si nous ne sommes pas revenus avant le coucher du soleil, attendez les autres et attaquez. »

« Vous allez revenir, Harold. »

Harold sourit à Varek avant de grimper sur Krokmou. Il attendit que Rustik soit prêt et tous les deux s'envolèrent en direction de Köle. Il leur fallut environ une petite demi-heure avant d'apercevoir les côtes de l'île.

« Ok Rustik, on essaye de rester discret. On atterrit en douceur à un endroit où il n'y a pas de gardes. »

Pour une fois, Rustik ne broncha pas. Lui aussi avait très bien compris l'ampleur de cette mission discrétion. Les deux dragonniers arrivèrent sur les côtes et atterrirent discrètement derrière des buissons.

« Krokmou reste ici, si jamais il nous arrive quelque chose, j'essayerai de t'appeler, reste à l'affut mon grand. »

Il lui gratta le front et le furie nocturne lui donna un petit coup de tête. Harold et Rustik se dirigèrent sur la pointe des pieds en direction du village. Cela faisait de nombreux mois qu'ils n'étaient pas revenus ici. Harold avait une sensation de dérangement. Il ne se sentait pas très bien et il avait un très mauvais pressentiment. Au bout de deux minutes, Harold poussa Rustik dans des buissons juste à côté d'eux.

« Mais ça va pas t'es malade ?! »

« Chut ! Ferme-la, il y a des gardes devant. »

« Ils sont deux, on peut en prendre un chacun. On pourra prendre leur vêtement et on sera plus libres dans le village. »

Harold fut surprit par la prise d'initiative de Rustik.

« Oui, c'est une bonne idée, on pourra voir les endroits qu'il faudra attaquer en premier. Et on pourra trouver un endroit où emmener toutes les femmes vers les bateaux. »

Rustik bomba le torse fièrement. Les deux jeunes dragonniers s'avancèrent doucement vers les deux gardes qui n'étaient pas réellement en train de monter la garde. Ils étaient tous les deux dos à Harold et Rustik. D'un coup d'œil, les deux dragonniers se regardèrent avant de hocher la tête. Harold fut le premier à assommer le garde de gauche avec le manche de son épée, et Rustik avait utilisé son casque pour taper le crâne du deuxième. Instinctivement, les deux garçons se tapèrent dans la main. Rustik se pencha sur l'un d'eux.

« Pff, paye ta garde. »

Harold ricana. Mais c'était tout de même étrange. C'était beaucoup trop facile. En gardant cette idée dans le coin de sa tête, Harold se hâta de prendre les habits du garde. Il attrapa le casque de l'homme inconscient.

« Tu devrais prendre les bottes aussi Harold. Je sais que c'est difficile de marcher avec, mais ta petite « jambe » métallique ne passera pas inaperçue si tu veux mon avis. »

« Oui, tu as raison Rustik. »

Harold attrapa les bottes et s'entraîna à marcher un peu avec. Il se trouva rapidement à l'aise dedans. Il était prêt. Rustik aussi était prêt et tous les deux se dirigèrent vers le cœur de l'île.

Quand ils arrivèrent au niveau du village, Harold fut pris d'une vision d'horreur. C'était pire que la dernière fois : les femmes étaient plus nombreuses et la violence était beaucoup plus présente. Peu importe où il regardait, il voyait une femme fouettée car elle n'avançait pas assez vite, il voyait une femme se faire pousser dans la boue parce que c'était « drôle », il voyait des femmes pleurer, des hommes rigoler. Harold donna un coup de coude à Rustik.

« On va aller vers le manoir, on pourra peut-être trouver un garde à interroger. Ici, nous sommes trop à découvert. »

Rustik hocha la tête et ils se dirigèrent tous les deux vers le manoir d'Isaac. En arrivant, les portes étaient gardées par deux gardes. Harold pensa qu'ils auraient du mal à entrer, mais, en arrivant au niveau des deux hommes, la cordialité était de sortie.

« Salut les gars, vous venez chercher votre déjeuner ? Rentrez, c'est dans la grande salle. »

Harold et Rustik ne parlèrent pas et entrèrent dans la demeure. L'idée de la facilité était encore très présente dans l'esprit de Harold. Les deux dragonniers se dirigèrent vers la grande salle, sans vraiment savoir ce qu'ils allaient y trouver. Rustik s'apprêta à pousser la porte de la grande salle qui était entrouverte mais Harold l'en empêcha.

« Attends, il y a Isaac, ne fait rien, on devrait écouter. »

Rustik se raidit. Les deux dragonniers se placèrent de part et d'autre de la porte, en tendant l'oreille pour écouter le chef de l'île.

« Vous êtes prêts ? Tout est en place ? »

« Oui, chef. Nous avons mis des pièges un peu partout sur l'île. S'ils décident d'attaquer par derrière, ils seront surpris. »

« C'est parfait. Et pour les dragons ? »

« Tout est ok aussi. Il y a des pièges dans les arbres et sous des tas de feuilles. »

« Ils n'en mourront pas ? »

« Non, ils seront immobilisés, mais pas blessés ni tués. »

« Très bien, c'est très bien. »

Le sang de Harold se glaça. Isaac était au courant de l'attaque planifiée. Comment ? Qui les avait trahis ? Harold fit signe à Rustik, qu'il était temps de partir pour prévenir le reste de la flotte. Mais, au moment où les deux dragonniers faisaient demi-tour, Isaac parla.

« Et Astrid ? Vous l'avez mise où je vous avais demandé ? »

Harold se figea. Il avait mal entendu. Ce n'était pas possible. Il regarda Rustik, et l'incompréhension dans son regard justifia qu'il n'avait pas mal entendu. Il avait tout à fait entendu ce qu'avait dis Isaac.

« Oui, elle est là où vous nous avez dit de la placer, chef. Quand Haddock sera là, il ne saura pas que son amie est parmi nous. »

« C'est parfait. Tout est parfait. »

« Mais… chef, vous n'avez pas peur qu'elle manque de nourriture ou d'eau ? »

Isaac regarda dans le vide un instant.

« Elle risque d'avoir très faim, oui. Mais il va sûrement pleuvoir aujourd'hui, de l'eau entrera à l'endroit où elle se trouve, si elle est intelligente, elle boira. »

Isaac quitta la grande salle par une porte annexe. Rustik, avait continué à regarder la scène. Quand il se retourna vers Harold pour lui dire qu'il fallait retourner voir les autres, il ne reconnût pas son chef. Harold avait ôté son casque. Son regard était devenu noir, il respirait rapidement. Et, en entendant des petites gouttes tomber au sol, Rustik remarqua que du sang sortit de ses poings fermés. Il avait en face de lui, un homme prêt à tuer.


Alors alors alors... Il sait enfin !

Que pensez-vous qu'il va faire au prochain chapitre...? Agir seul ?

Je vous laisse ! À la prochaine.