Bien le bonjour, ffnet! Aujourd'hui (enfin, y'a deux jours) j'ai ENFIN BOUCLÉ LE CHAPITRE NEUF, HELL YEAH! *confettis*

Bref. Pour aujourd'hui, attendez vous à des situations propices (à quoi? Je vous laisse trouver), de la pluie et du vent, et une statue en bois. Ça vend du rêve, hein? Comment ça, non? Vous pouvez pas savoir si vous avez pas encore lu!

Non, en vrai, je suis très la joie de pouvoir enfin poster la suite de cette fanfic'. Après Flirt je me sens gonflée à bloc hihi et j'ai une bonne grosse dose d'idées pour la suite surtout que le ship sera de plus en plus présent, mes amis. On entre ENFIN dans le vif du sujet.

Bien, avant de m'étaler une fois de plus, je ne dirai qu'une chose: les chiens, c'est trop mignon, et bonne lecture!


Chapitre IX : Le Royaume d'Hiems

L'air était humide et glacial. De temps à autre, une perle d'eau cristalline gouttait depuis la paroi de pierre et venait mourir sans bruit dans la neige fraîche tombée durant la tempête qui avait sévit toute la nuit. Ce matin, le calme était complet. Les flocons ne tombaient plus et formaient au sol une couche épaisse et uniforme, encore vierge de toute trace. Un vent glacé soufflait toujours, sifflant lorsqu'il s'infiltrait dans les cavités de la pierre abrupte de la grotte, et le ciel était sombre, menaçant, d'un gris profond et envoûtant qui laissait présager qu'après la tempête de neige de la veille, les deux voyageurs connaîtraient l'orage et l'averse.

Katsuki se tenait droit dans l'entrée, l'épaule appuyée contre la pierre, les bras croisés sur son torse et le regard perdu au loin, sur les pics noyés dans la brume qui flottait autour. Le froid se déposait sur sa peau nue, et il retint difficilement un frisson lorsque le vent fit claquer sa cape déchirée dans une bourrasque, s'engouffrant dans le peu de vêtements qui recouvraient ses épaules. Le prince tourna la tête lorsqu'il entendit un bruissement dans son dos. Le dragon qui l'accompagnait se réveillait à son tour.

Eijiro émergea de sous l'épaisse fourrure de lynx qu'ils avaient partagé durant la nuit, les protégeant du froid rude de l'hiver d'Hiems. La peau de bête glissa et retomba et mollement au sol lorsqu'il se leva pour s'étirer, étouffant un bâillement tout en faisant craquer son dos. Le sol de la grotte n'était pas des plus confortables. Autour de son cou et de ses bras, les bandelettes de tissu devenaient lâches, s'étant desserrées pendant son sommeil.

Lorsque le jeune homme se retourna, il se retrouva nez à nez avec le prince et sembla soudainement bien plus réveillé.

« Ah, Katsuki… Tu es debout depuis longtemps ?

-Pas vraiment. » Grogna Bakugo qui s'engouffra dans la grotte à son tour pour se protéger du froid.

Kirishima le suivit du regard avant d'aller jeter un œil vers l'entrée de la grotte, scrutant l'extérieur, puis retournant immédiatement auprès du prince.

« Quel froid ! » L'adolescent se réchauffa comme il le put en frottant ses bras alors qu'un nuage de buée se formait lorsqu'il parlait.

Il se saisit de sa cape, laissée au sol, dans laquelle ils s'étaient enroulés pour dormir, et la passa sur ses épaules. Puis, il saisit la fourrure qu'il attrapa elle aussi avant de la mettre sur le dos du prince.

« Voilà, fit-il en l'ajustant sur son buste, ça devrait te protéger. »

Katsuki le laissa faire sans dire un mot, mais ne le quitta pas un seul instant du regard. Il réajusta la peau de bête et fit glisser ses doigts entre les poils épais et soyeux. Elle lui tenait beaucoup plus chaud que sa simple cape, et il devait avouer que c'était bien plus confortable ainsi. Il resta un instant interdit, le regard posé sur la fourrure tachetée de brun dans laquelle ses doigts se perdaient. Lorsqu'il releva le nez, Eijiro était déjà occupé à rassembler leurs maigres affaires.

« On ne devrait pas traîner, fit-il en fourrant tout ce qu'il avait entre les mains dans son gros sac de jute. L'Alliance est sûrement encore à nos trousses.

-Je suis en train de récupérer mes pouvoirs. Qu'ils viennent, je n'ai pas peur. »

Le dragon se saisit de la selle qu'il posa sur le dos de sa jument.

« Je sais, mais nous sommes tous les deux affaiblis. S'ils sont plusieurs à nous tomber dessus, ils prendront peut-être le dessus et je ne veux pas que nous prenions un risque aussi grand. Et puis… »

Ils ne savaient pas que, plus tôt, Volk avait réglé son compte à l'un d'eux, mais le manipulateur de flammes rodait toujours. Eijiro s'arrêta dans sa tâche et planta ses yeux dans ceux du prince.

« Tu n'as pas totalement récupéré tes pouvoirs, n'est ce pas ? »

Le jeune roi écarquilla d'abord les paupières, avant de se retourner d'un coup d'épaule. La réalité semblait dure à entendre. Il fronça les sourcils et siffla :

« Tss, boucle-la. Je suis largement capable de les éclater, que j'ai en ma possession la totalité de ma force ou non.

-C'est avant tout une question de survie, Katsuki. »

Le dragon accrocha la sangle sous le ventre de sa monture et ajusta les rênes de son harnais. Puis, il resserra les bandages autour de son cou et de ses bras, prenant une extrémité du tissu entre ses canines acérées, tirant sur l'autre. La douleur de ses plaies lui envoya une légère décharge électrique qu'il ignora. L'important, c'était qu'il ne saignait plus.

Il ne laissa pas au prince le temps de rétorquer, sachant pertinemment que la question de se battre ou non contre les bandits était sujet de discorde.

« Allez, en selle. Nous partons. »

§§§

Comme ils en avaient pris l'habitude lorsqu'il montaient sur le dos de leur cheval, Katsuki était devant, près de l'encolure, les doigts cramponnés à l'épaisse selle de cuir ou entremêlés dans les crins de l'animal. Eijiro était derrière, le protégeant de ses deux bras puissants passés autour de lui, tenant les rênes fermement aux creux de ses paumes pour guider leur monture, la pointe de ses bottes glissée dans les étriers. Il était encore très tôt lorsqu'il quittèrent leur abri de fortune, à tel point que le soleil ne semblait pas encore s'être levé. De toute façon, les nuages qui planaient au dessus du royaume d'hiver étaient si noirs que le moindre rayon de jour n'aurait pu poindre à travers. Le vent glacial qui soufflait sur les terres battait contre tout obstacle, soulevant en une pluie fine la neige tombée au sol. La légère brise se transformait en une véritable bourrasque, venant souffler contre les deux garçons, leur faisant plisser les yeux et respirer un air glacial qui leur brûlait les poumons.

Quelques fois, un grondement lointain retentissait sur la vallée. Un orage se préparait, poussé par la brise glacée qui venait de la mer, et les deux cavaliers sentaient qu'ils avaient tout intérêt à ne pas se trouver dessous lorsqu'il éclaterait.

Kirishima talonna sa jument qui peinait à avancer dans l'épaisse couche de neige, mais la bête hennit comme pour protester, et le jeune homme, attentif, la fit s'arrêter. Le prince se retourna vers lui :

« Pourquoi on s'arrête ?

-Il y a trop de neige, Blodyn peine à avancer si nous restons sur son dos. On devrait descendre.

-Et continuer à pied ? Tu sais combien de temps ça va nous prendre ?

-On ne peut pas se permettre de l'épuiser inutilement. Et puis, poursuivit le dragon en mettant un pied à terre, s'enfonçant dans la poudreuse, la neige n'est peut-être pas aussi épaisse partout. »

Le jeune roi étouffa à peine un soupir ennuyé, et finit par descendre du cheval à son tour. Il posa une main sur la peau chaude de l'animal, et Eijiro fit passer les rênes de celui-ci par dessus sa tête massive. Lorsqu'un souffle de vent vint cogner contre eux, les piquant des milliers de petits flocons givrés déposés au sol, Katsuki resserra sa fourrure contre lui et ils se remirent en route.

Sous leurs pas, l'épaisse masse blanche crissait, s'effritait et s'effondrait, leur faisant perdre l'équilibre et redoubler d'efforts pour avancer. À certains endroits, la couche leur arrivait au niveau des genoux, et des grumeaux glacés se glissaient sournoisement dans leurs bottes et leurs vêtements. Au bout de quelques minutes de marche seulement, leurs bas étaient déjà trempés.

Katsuki serrait les dents. D'une main, il se tenait à la selle pour ne pas perdre l'équilibre, et de l'autre il serrait la fourrure du lynx contre son cou dans lequel le vent glacé s'engouffrait. Depuis qu'Eijiro l'avait sortit des cachots de Gwanwyn… Non, depuis son enlèvement, il survivait dans des conditions plus que déplorables. Lui qui était né prince, qui avait grandit dans un château où régnait l'opulence, lui qui n'avait jamais manqué de rien et qui avait passé toutes ses nuits dans un lit moelleux et chaud aux draps soyeux se retrouvait à traverser un désert de neige, affamé, frigorifié, affaiblit et loin de ce monde qu'il avait toujours connu.

Il ne disait rien mais n'en ressentait pas moins. Il était épuisé. Et pourtant, bien qu'au fond de lui, il ne rêvait que de retrouver le confort de son palais, une nouvelle pensée se glissait insidieusement dans un coin de son esprit, un sentiment qui le hantait de plus en plus et dont il ne pouvait se défaire. Sur la selle de cuir, ses doigts gelés se resserrèrent, et sa mâchoire se contracta encore plus.

Ses pas s'enchaînaient dans la neige, mais il restait silencieux.

Pendant ce temps, le paysage défilait bien moins vite que lorsque Blodyn traversait les vastes terres au galop. L'étendue blanche semblait infinie, elle s'étalait partout et seuls quelques sapins solitaires pointaient à travers la couche claire et lumineuse, la maculant de minuscules épines noires tombées au sol.

Au loin, au pied des Montagnes d'Irmgrad, comme protégé par les imposants sommets qui s'étendaient face à eux, des dizaines de petites tâches brunes pointaient à travers la couche immaculée qui s'était déposée sur les terres, marquant l'emplacement du camp des nomades d'Hiems que Katsuki avait aperçu la veille grâce à la lueur de leurs flammes. Maintenant qu'il faisait jour et que la tempête de neige ne créait plus ce rideau qui leur obstruait la vue, ils pouvaient le voir d'où ils étaient. Il n'était plus qu'à quelques kilomètres, un peu en contrebas. Plus loin encore, se fondant avec l'horizon, une étendue grisâtre et immobile : la mer. C'était de là que venait ce vent infernal qui soufflait sans cesse. Seulement, ce matin, les toits semblaient bien plus inaccessibles et chaque pas fatiguait un peu plus les deux voyageurs qui ne voyaient aucune croissance dans leur avancée. Même la jument soufflait d'épuisement, obligée de faire de larges enjambées pour pouvoir progresser elle aussi.

Eijiro, lui, avait mis de côté sa fatigue et marchait plutôt vite, ignorant le froid et la faim, oubliant presque qu'il était accompagné. Ce fut la voix rauque du prince qui le sortit de son hypnose.

« Hé. Tu vas trop vite. »

Le dragon s'arrêta soudainement. Katsuki, qui marchait juste derrière lui et qui avait du mal à suivre le rythme, lui rentra dedans.

« Merde, pourquoi tu t'arrêtes ? Si tu te contentes de ralentir, ça suffit largement ! Gronda le jeune homme en se massant le front.

-Désolé ! L'Adarkin s'empressa de s'excuser. Il s'était retourné vers l'autre garçon et posa doucement sa main sur sa joue pour lui faire relever la tête. Tu n'as rien ?

-C'est bon, le coupa l'adolescent qui le repoussa avant qu'il n'ait pu voir. Eijiro recula, gêné.

-Ah, excuse-moi…

-Arrête de t'excuser et avance, plutôt, fit Bakugo entre deux inspirations. Il semblait à bout. Kirishima s'enquit :

-Est ce que tout va bien ?

-Tu me prends pour qui ? Bien sûr que ça va. Avance, j'ai dit. »

Il hésita une seconde, puis finit par s'exécuter, sous le regard dur du jeune garçon qui maintenait ses paroles. Le dragon et le prince se remirent en route, à une cadence moins soutenue. Eijiro commençait à comprendre comment fonctionnait son camarade de route. Le jeune roi était un garçon fier, à l'égo surdimensionné qui préférait mille fois prendre sur lui et souffrir en silence plutôt que de se plaindre. D'un côté, l'Adarkin trouvait ce trait de caractère viril et admirable mais d'un autre, il ne savait pas vraiment où se trouvaient ses limites et avait peur que Katsuki ne pousse trop. Il était encore gravement blessé il y a peu, n'avait pas récupéré toutes ses forces et ne se nourrissait pas correctement ni assez depuis plusieurs jours. Ils voyageaient dans des conditions difficiles et Eijiro se sentait responsable de son bien-être. Il voulait à tout prix s'assurer de l'état de son protégé, et décida alors de formuler ses questions autrement, pour ne pas le braquer :

« Comment va ta blessure ? Tu ne ressens plus de douleur ? »

Il y eut un court silence avant que la voix rauque du prince ne lui réponde :

« Pourquoi tu me demandes ça ? »

Leurs pas crissaient dans la poudreuse. Ils passèrent à côté d'un sapin couvert de neige.

« Je me posais seulement la question… »

Je suis responsable de toi, était ce qu'il pensait réellement mais il savait qu'il n'obtiendrait aucune réponse en le couvant de la sorte.

« J'ai moins mal, même si ça me brûle, parfois. Mais c'est en train de s'en aller.

-La plaie s'est totalement refermée ?

-Ouais. »

Bon, il avait réussi à savoir ce qu'il voulait, finalement. Il étouffa un léger relent de fierté, heureux de voir qu'il réussissait à communiquer avec le garçon s'il s'y prenait correctement. Et alors qu'il ne s'y attendait pas, le timbre du jeune roi s'éleva de nouveau.

« Toi, tu as perdu beaucoup de sang. »

Kirishima fut si surpris qu'il se retourna vers Bakugo qui arrivait à sa hauteur, venant marcher à ses côtés.

« Euh, oui, enfin pas tant que ça…

-Tu rigoles ? Tu perdais la tête, hier. »

Alors que Katsuki affichait un rictus à peine moqueur, Eijiro baissa les yeux en rougissant.

« Je m'en souviens mal.

-C'est pas étonnant. Mais on dirait que tu as récupéré des forces.

-Oui, je suis plutôt résistant. Et puis après un repas et une bonne nuit de sommeil, ça va toujours mieux. »

Leurs regards se croisèrent quand le dragon releva les yeux. Discuter de la sorte avec le prince lui faisait une drôle d'impression, encore plus lorsqu'il réalisa que les iris grenats d'en face le fixèrent quelques secondes de trop. Le regard du jeune Adarkin dévia de nouveau, se posant sur les montagnes. Il comprenait mal ce ressentit qui le mettait dans tous ses états. Le prince avait beau avoir le sang chaud, être colérique et ingrat, il avait la nette impression que, même malgré son sale caractère qui ne le quittait pas, il devenait plus ouvert au fil des jours qu'ils passaient ensemble. Et peut-être même… qu'Eijiro se disait qu'il commençait à s'attacher à lui.

§§§

Ils marchaient depuis près de deux heures lorsque la pluie commença à tomber sur la vallée d'Hiems. Les gouttes, lourdes et glacées, s'écrasaient sur leurs visages, roulaient sur leurs joues et leurs tempes, creusaient dans la neige givrée de minuscules trous lorsqu'elles venaient s'y déposer. Katsuki leva les yeux vers le ciel, fixant les nuages qui se faisaient pousser par le vent, leur masse sombre se déplaçant lentement au dessus d'eux. Ils sortaient peu à peu de la cuve qu'ils avaient dû traverser depuis leur grotte, et à présent, la couche de poudreuse était moins épaisse et il était beaucoup moins fatiguant de marcher dessus. Eijiro se retourna vers le jeune homme :

« Katsuki, on remonte. Le camp des nomades ne doit plus être très loin, dépêchons-nous avant de finir trempés ! »

Le prince monta en premier sur le dos de la jument, suivit d'Eijiro qui essuya son visage d'un revers de manche, et un coup de talon plus tard, la monture démarrait au galop, soulevant la neige lorsque ses sabots quittèrent le sol.

La route fut encore longue avant qu'ils n'arrivent enfin aux abords du campement des nomades. Ils suivaient une ligne droite, monotone, ne voyaient défiler qu'une étendue blanche et ennuyeuse. Ils commençaient tous les deux à ressentir une lourde fatigue, un épuisement qui se glissait sournoisement sous leurs paupières, qui les vidait de leurs forces. Blodyn, elle, était lancée telle une flèche, le son de son galop retentissant sur la terre gelée. Ses longs crins noirs flottaient dans le vent et suivaient l'ondulation de son encolure, de même que son panache qui fouettait ses flancs et les jambes de ses deux cavaliers.

Eijiro restait concentré sur la route malgré la fatigue. Le manque de sang dans son organisme et l'hypoglycémie qui s'en suivait commençait à le tarauder. Cependant, il changea vite de préoccupation lorsqu'il sentit le corps du prince se tendre contre lui :

« Katsuki ? Est ce que tout vas bien ? Tu as froid ? »

Le cendré eut un grognement agacé :

« Arrête de me poser toutes ces questions ! J'ai pas froid, bougonna le jeune homme en resserrant sa fourrure contre lui.

-C'est autre chose, alors ? C'est parce qu'on arrive à Hiems ? »

Le jeune roi ne répondit pas immédiatement. Pendant quelques secondes, les deux garçons se laissèrent bercer par le galop de la jument dans le silence de l'hiver. La voix rauque du blond résonna enfin :

« Ne vas pas croire que je m'inquiète pour ça. Tu me prends pour qui ? Et puis tu parles trop. Mets-la un peu en sourdine, à la fin. »

Eijiro se tut alors. Le prince commençait à devenir de plus en plus loquace, depuis la veille… Peut-être parce qu'il commençait à retrouver ses forces ? Si la blessure infligée à son Infirma ne mettait plus sa vie en péril, c'était une bonne chose. Spontanément, le dragon reprit la parole, sous le soupir exaspéré du garçon qui l'accompagnait :

« Si c'est ça, alors tu n'as pas de soucis à te faire, tu sais. Volk nous a dit que le peuple des nomades serait en mesure de nous aider. Moi, j'ai confiance en elle !

-Hum. »

La conversation finit par tourner court. Le jeune roi était redevenu silencieux, comme perdu dans ses pensées, et le dragon, en voyant les toits des yourtes du peuple d'hiver se rapprocher, se focalisa de nouveau sur la route.

Un temps indéterminable passa avant qu'Eijiro ne fasse ralentir Blodyn. Katsuki étouffa un bâillement avant de resserrer sa fourrure contre lui. Il déglutit. En face d'eux, à quelques mètres à peine, se dressaient les imposantes yourtes du peuple d'Hiems.

« Tu es vraiment sûr que c'est bon ? Finit par lâcher le blond en jetant un coup d'œil au carmin, on ne connaît pas ces gens. On ne va peut-être pas être si bien accueillis que tu ne le crois. »

Kirishima ne sut quoi répondre. Il se contenta de lui lancer un regard aussi rassurant qu'il le put. Blodyn repartit au pas et passa sous une entrée de bois où étaient fixées deux immenses torches qui s'éteignirent lorsqu'il passèrent en dessous, partant en une épaisse fumée grise sous la pluie battante. Ils avaient fait aussi vite qu'ils avaient pu, mais les deux voyageurs et leur monture étaient trempés jusqu'aux os.

Le camp semblait désert. Seule la mélodie de la pluie crépitante qui battait sur les toits montait dans le silence. Il n'y avait pas l'ombre d'une forme de vie, et les deux garçons commencèrent à se poser des questions. Ils s'échangèrent un nouveau regard. Kirishima finit par trancher :

« Allons nous mettre à l'abri, pour le moment. »

Un léger coup de rênes, et la jument prit à droite, secouant la tête avec impatiente, l'eau ayant collé ses crins entre eux, glissant le long de son encolure pour venir dégouliner jusque sur le sol. La neige n'était déjà plus, et une boue glissante recouvrait le sol du camp.

À bien y regarder, cet endroit ressemblait plus à un village qu'à un terrain de fortune. Les habitations étaient disposées en cercle depuis ce qui semblait être une place, où s'élevait une immense statue de bois sculpté, représentant les têtes de différents animaux empilées les unes sur les autres. Un loup trônait tout en haut, suivit d'un ours, d'un lynx, d'un aigle et c'était un puma qui faisait le socle. Eijiro la détailla des yeux et ce fut le prince qui le sortit de sa contemplation :

« Là, près du lavoir. Il y a un toit. »

Le dragon fit s'arrêter sa jument lorsqu'ils furent au sec. Les deux adolescents descendirent de leur monture qui s'ébroua, chassant les gouttes d'eau qui ruisselaient sur son poil. Katsuki s'essuya le visage en grognant :

« J'en peux plus, de ce temps. »

Eijiro faisait de même, puis vint vers lui. Il passa ses deux mains sur ses bras nus pour chasser l'eau qui y coulait, avant de s'écrier :

« Tu es gelé !

-Ah, ça va. Une fois de plus, Katsuki le chassa en repoussant ses mains. Eijiro eut un rictus inquiet.

-Reste là. Je vais aller voir si je trouve quelqu'un pour nous aider. »

Le jeune homme ne répondit rien, et le dragon quitta le répit offert par le petit toit du lavoir pour retourner sous la pluie battante. Bientôt, sa silhouette disparut derrière le rideau de l'averse, et Katsuki se retrouva une fois de plus seul en tête à tête avec Blodyn.

L'eau qui s'infiltrait au creux de sa nuque et imbibait de nouveau ses vêtements ne lui fit plus le moindre effet tant il s'y était habitué. Kirishima traversa la place au pas de course, ne prenant même plus la peine de tenter de se protéger de cette averse qui semblait bien partie pour durer encore des jours. Les yourtes étaient à peu de chose près toutes les mêmes. Tout ce qui les différenciait était l'ornement de bois au dessus des portes. Il tourna quelques instant devant les pans de peau qui tenaient l'intérieur hermétique du froid et de l'humidité, et finit par s'arrêter devant l'une d'elle, en dessous de laquelle filtrait une légère lumière, et d'où la fumée d'un foyer semblait s'échapper par une ouverture sur le toit.

Il hésita, tenta de regarder autour, mais ne trouva pas d'autre solution que de crier depuis l'extérieur pour se faire entendre.

« Hé, excusez-moi ! Il y a quelqu'un ? »

Il avait levé ses mains devant son visage en porte-voix, et les laissa retomber le long de son corps lorsqu'au bout de plusieurs secondes, son appel restait toujours sans réponse. Il s'apprêtait à tenter de nouveau lorsque le pan de cuir se souleva sur une silhouette féminine.

Ce fut une jeune femme d'une vingtaine d'années à peine qui leva les yeux vers lui. Son allure longiligne et gracile était emmitouflée dans un épais manteau brun qui descendait jusqu'à ses chevilles, et sa chevelure ébène était nouée en deux couettes basses qui tombaient en cascade jusqu'au creux de son dos. Une de ses mains était posée sur le cuir épais qu'elle tenait fermement, et l'autre était remontée au niveau de sa poitrine, qui découvrit lorsqu'elle abaissa son bras une grosse broche dorée qui tenait sa veste fermée. Eijiro resta un instant muet face à cette nouvelle rencontre, avant de se lancer :

« Euh, bonsoir ! Je suis désolé de vous déranger, nous sommes deux voyageurs à la recherche d'un abri pour la nuit… »

Les deux oreilles pointues qui se trouvaient juste en haut du crane de la jeune fille se dressèrent. Une Adarkin, elle aussi. Un sourire délicat fleurit sur ses lèvres.

« Deux voyageurs ? Vous devez être trempés. Entrez ! »

Kirishima fut totalement déstabilisé de tomber sur une âme si charitable. Volk ne leur avait pas menti.

« Vraiment ? Merci beaucoup ! Je vais aller chercher Katsuki.

-Katsuki ? Questionna la jeune femme.

-Oui, c'est…

-Katsuki, comme le prince qui a été enlevé ?

-Quoi ? Comment êtes-vous au courant ?!

-Un coursier venant de Syrthio nous a informé de sa disparition il y a quelques jours. Venez vous mettre à l'abri, dépêchez-vous ! »

Eijiro acquiesça et s'empressa de faire demi-tour pour aller chercher l'autre adolescent qui attendait dans le froid. Seulement, Katsuki restait méfiant, et il dut insister pour arriver à le tirer avec lui jusqu'à l'intérieur de la tente de la jeune femme qui proposait de les accueillir. Finalement, après avoir trouvé les bons mots, le prince finit par accepter de le suivre. Les deux garçons refirent leur apparition à l'entrée de l'habitation où elle les attendait.

« Entrez, fit-elle en se décalant pour les laisser passer. Elle laissa tomber derrière eux le pan de cuir qui les enferma immédiatement dans une atmosphère chaude et protectrice. Asseyez-vous près du feu, vous devez être morts de froid.

-Merci, fit Eijiro en se laissant lourdement tomber au sol en face du brasier. Il n'avait plus de forces, et en fut surpris lui même.

-Alors, vous êtes ce fameux prince que tout le monde cherche partout ? »

La jeune femme s'était assise juste en face d'eux, et seules les flammes du petit foyer qui se trouvait au centre de l'habitation les séparaient. Katsuki était toujours sur la réserve, peu habitué à ce qu'on lui parle de façon si familière. Il grogna :

« Tout le monde ?

-Oui, rit-elle, le pays entier est à ta recherche. Les souverains de Syrthio doivent vraiment être inquiets. »

Le cendré ne répondit rien, se contentant de froncer le nez. Eijiro, lui, se laissait envahir par la chaleur du brasier, les deux mains tendues devant les flammes. Il leva soudainement la tête :

« Je ne me suis même pas présenté, je suis désolé. Je m'appelle Eijiro Kirishima, je suis un Adarkin…

-Oui, je l'ai senti. Appelez-moi Kaïpoku. »

Le dragon hocha le tête, puis la jeune femme se releva de nouveau. Elle poursuivit.

« Nous attendions votre arrivée, vous savez ? Je vais chercher le chef. Restez où vous êtes, fit-elle lorsqu'elle vit que le carmin faisait mine de se lever.

-Bien… »

Elle les quitta sur un sourire bienveillant et finit par laisser les deux adolescents seuls dans la yourte. Eijiro, à bout de forces, se laissa tomber au sol, sur le dos, dans un soupir d'aise. Des tapis aux motifs dyrnak recouvraient les planches de bois qui séparaient l'intérieur de la terre battue. En plus du feu qui était allumé au centre, entouré de gros galets ronds, des torches apportaient de la lumière dans la tente, disposées tout autour du cœur de la pièce, en cercle. Un métier à tisser et de grosses bobines de fil de toutes les couleurs se trouvaient à droite d'un large lit sur le quel reposait une épaisse fourrure brune. Le jeune homme se sentait si bien qu'il commençait à somnoler sans même s'en rendre compte. Assis en tailleur à ses côtés, Katsuki gardait un œil sur lui, le visage fermé.

Ce ne fut qu'une grosse poignée de minutes plus tard que Kaïpoku refit son apparition, accompagnée d'un homme adulte vêtu d'un large manteau parme et à la longue chevelure noire. Comme la jeune femme, c'était un Adarkin, et il dégageait la prestance d'un mâle dominant. Il n'y avait pas de doute, c'était le chef. En le voyant entrer, Katsuki se tendit de tous ses membres. Eijiro, lui, s'était assoupi. Seul face à deux inconnus, il était sur la défensive. Il donna un coup de coude au dragon pour le réveiller.

« Eijiro ! »

Il ouvrit lentement les yeux, réveillé en plein rêve. Il se redressa difficilement et bredouilla une excuse en voyant le chef devant lui.

« Je suis Samaïkuru, le chef de la tribu des nomades d'Hiems. Qui êtes vous ?

-Ce jeune homme est le prince de Syrthio…

-Kaïpoku, la coupa-t-il froidement, laisse-les parler. »

Katsuki serra les dents. Toujours assis, il avait le regard planté dans celui bleu glacier de l'homme en face, et une chose était sûre : il ne l'aimait pas du tout. Non pas, qu'étant un souverain, il aurait espéré un meilleur accueil, mais se sentir pris de haut malgré son statut lui hérissait le poil. Il gronda :

« Katsuki Bakugo, prince de Syrthio. Je suis accompagné par l'Adarkin qui m'a sauvé. »

Eijiro s'étrangla presque en entendant le prince parler si froidement au chef. Il lui lança un regard courroucé, lui intimant mentalement de se comporter mieux s'ils ne voulaient pas de nouveau se retrouver dehors sous la pluie battante. Puis, il poursuivit à son tour :

« Je m'appelle Eijiro Kirishima. Nous sommes venus ici sous les indications d'une des louves de la forêt de Fanghorn, à l'Est. Elle nous a guidé jusqu'à vous.

-Fanghorn, hein… Le chef se passa les doigts sur le menton. Nos lointains cousins. Je suppose que nous pouvons vous offrir l'hospitalité s'il ne s'agit que d'une ou deux nuits. Et puis… Il serait indigne de notre part de laisser un prince dans l'embarras. »

Samaïkuru et Katsuki ne s'étaient pas quittés du regard, et une certaine tension flottait dans l'air. Eijiro et Kaïpoku s'échangèrent un regard, et le dragon déclara en se relevant :

« Merci de votre hospitalité ! »

Kirishima s'était approché du chef et de la jeune femme, avec qui il échangeait encore quelques paroles. Bakugo restait assis, il ne le montrait pas, mais lui aussi était à bout de forces. Il entendait vaguement les bribes de voix, et cru comprendre qu'ils seraient amenés dans une yourte inoccupée.

Les billes vermeilles du prince se posèrent la silhouette de l'autre jeune homme. Ses cheveux roux dans lesquels se reflétait l'éclat des flammes, son dos musclé, qu'il devinait vaguement sous sa cape, les deux poignards qu'il portait dans son dos… Il secoua la tête, et ses yeux finirent par glisser jusque sur le sol, retombant sur le brasier crépitant.

De son côté, Eijiro voyait bien que son compagnon de voyage semblait assez impressionné et déstabilisé par le fait de se retrouver face à des inconnus. Il s'excusa auprès des deux habitants d'Hiems et revint auprès du prince, posant sa main sur son bras.

« Tu viens ? Lui demanda-t-il doucement, accrochant son regard.

-Hum. » Grogna le jeune homme, puis il se décida finalement à se lever pour le suivre.

§§§

La pluie n'avait pas tout à fait cessé, mais les gouttes qui tombaient du ciel noir d'encre de la nuit tombée étaient moins nombreuses et moins denses que dans l'après-midi. Une torche à la main, illuminant son visage d'une chaude lumière orangée, Kaïpoku guidait ses deux invités jusqu'à la yourte qu'ils occuperaient le temps de leur séjour à Hiems.

Un peu à l'écart du campement, une tente était érigée sous un pin recouvert de neige, devant laquelle se consumait dans un bain d'huile la flamme d'une bougie qui résistait au vent et à l'humidité. La jeune femme se pencha pour en ouvrir les larges pans de l'entrée, invitant les deux garçons à entrer à l'intérieur. Elle se servit de la torche qu'elle avait emmené avec elle pour allumer tour à tour celles qui se trouvaient à l'intérieur de la yourte.

Une autre adolescente, plus jeune, avait emmené Blodyn avec les autres chevaux de la tribu. La jument passerait la nuit à l'abri de la pluie, au chaud et bien nourrie. Elle pourrait reprendre des forces elle aussi, car ces derniers jours avaient été épuisants pour elle, qui n'avait cessé de galoper d'un point à l'autre du pays.

Lorsque la tente plongée dans le noir fut enfin illuminée et le petit feu de bois qui se trouvait au centre allumé, les rayons des flammes découvrirent un intérieur chaleureux, aux tons d'ocre et de brun. Sur les murs couraient des fresques tissées représentant un troupeau de chevaux sauvages galopant sous un soleil primaire, des tissages aux couleurs d'or qui habillaient l'intérieur de l'antre, les fils de soie brillant à la lumière des bougies. Comme dans l'habitation de la jeune femme, de nombreux tapis protégeaient le sol, soyeux et moelleux. Cette yourte ne semblait pas souvent utilisée, et le large et unique lit qui trônait près du foyer était parfaitement fait, prêt à accueillir les deux voyageurs. Un paravent était sagement replié à l'opposé, lui aussi décoré de motifs solaires. Dehors, un vent puissant se levait et faisait claquer les pans de cuir qui protégeant l'intérieur. La pluie battait sur le toit.

Kaï se tourna vers ses deux hôtes :

« Voilà, vous devriez passer une bonne nuit, ici. J'imagine que vous devez être également affamés, je vais vous apporter de quoi manger pour ce soir. Et, une dernière chose… Excusez notre chef. Il est un peu bourru, mais c'est un homme juste.

-Merci infiniment, Kaïpoku.

-C'est normal, voyons ! Bien, je vous laisse prendre vos quartiers. À tout de suite ! »

Et une fois de plus, les deux adolescents se retrouvèrent seuls. Katsuki ne s'embarrassa pas de gêne et tituba jusqu'à l'immense lit qui se trouvait au centre de la pièce. Il laissa son visage s'enfoncer dans la fourrure chaude et soyeuse qui le recouvrait. Dormir dans un vrai lit… Il avait l'impression que cela faisait des années. Eijiro le rejoignit rapidement, s'asseyant dos à lui au bord du matelas rigide.

« Tu vois, souffla le carmin, Volk ne nous avait pas menti. Les nomades d'Hiems sont très généreux.

-Hum.

-Profitons-en pour reprendre des forces.

-Combien de temps on va rester ici ? »

Eijiro sembla réfléchir.

« Je n'en sais rien… Aussi longtemps qu'ils voudront de nous ? Rit-il, puis, plus sérieusement : peut-être deux ou trois nuits, le temps de récupérer avant de partir pour Aestas.

-Le Royaume d'Été ?

-Oui, c'est ça. »

Dans le brasier, un craquement retentit. Puis, la voix douce d'Eijiro s'éleva de nouveau :

« Tu sais, j'ai l'impression que tu t'ouvres un peu plus. Je suis content.

-De quoi est ce que tu me parles ? Grogna Katsuki qui se retourna vers lui, toujours allongé sur son flanc.

-Pendant nos premiers jours ensemble, tu étais plus sauvage, rit le dragon en se remémorant sa première rencontre avec le prince. Ça me fait plaisir de voir que tu n'es plus sur la réserve.

-Je n'étais pas sur la réserve, abruti ! »

Le jeune roi fronça les sourcils. Puis, il poursuivit :

« Et puis c'est pareil pour toi.

-Pour moi ? Répéta Kirishima.

-Toi aussi, tu as changé. Tu as l'air plus franc.

-Ah, vraiment ? Je ne m'en étais même pas rendu compte…

-Tu es bien un dragon, pas vrai ? »

Eijiro écarquilla les paupières. Pourquoi est ce que le prince lui demandait ça ?

« Oui… Pourquoi ?

-Je pensais que tu serais plus extraverti. Tu ne te transformes jamais.

-Hé, je suis extraverti, fit le jeune homme avec une moue. Et, pour mon pouvoir… Je peux me battre sans, de toute façon !

-Ah oui ? C'est génial, d'être un dragon pourtant. Tu devrais l'utiliser, c'est idiot de pas s'en servir.

-Ah… Et bien, en fait… Il y a aussi le fait que je le maîtrise mal… »

Eijiro s'était retourné, faisant dos à l'autre jeune homme.

« Et puis, j'ai tué avec. »

Katsuki écarquilla les paupières. Il se redressa et ramena ses jambes sous lui.

« Mais on s'en fiche, de ça.

-Quoi ?! Cette fois, Kirishima se tourna vers lui d'un seul coup, secoué par ses paroles.

-On s'en fiche. T'es vraiment du genre à te prendre la tête tout le temps, toi, hein ? Si tu es un dragon alors vis le pleinement, plutôt que de te voir comme un être humain dans un corps d'animal. »

Eijiro soupira. Son regard était plus terne, maintenant qu'il n'était plus illuminé par les flammes des bougies. Il gronda :

« … C'est facile à dire, ça.

-Qu'est ce que tu crois ? Je le sais bien.

-Pourquoi tu dis ça ? »

Ce fut au tour du prince de soupirer. Il resta un instant silencieux avant de se recoucher entre les couvertures et les peaux de bête. Son visage s'était soudainement refermé, et le dragon leva un sourcil, inquiet.

« J'ai réfléchi. La voix rauque du cendré brisa soudainement le silence. Je ne veux pas retourner au royaume. »

À suivre…


YO WHAT THE FUCK? C'est très sûrement ce que doit penser Eijiro, là, tout de suite. Et vous aussi, peut-être. De toute façon, comme je l'ai dit en haut, je suis motivée over neuf mille parce que the ship is coming et que je vais bien m'amuser pendant l'écriture huhu, donc le chapitre 10 (ça se fête) ne mettra pas autant de temps à arriver.

Je me suis pas mal inspirée du jeu vidéo Ōkami pour ce chap', spoiler: ce jeu c'est ma vie, c'est de là que vient mon pseudo et si vous n'y avez pas encore joué QU'EST CE QUE VOUS ATTENDEZ? ALLEZ L'ACHETER TOUT DE SUITE!

En attendant, une fois de plus un gros merci à vous, vous êtes kool, stylés et sympa, si vous avez aimé dites le moi (si vous vivez vous aussi pour le KiriBaku n'hésitez pas à me contacter pour entrer dans la secte), si vous faites partie du lectorat discret, merci aussi de venir lire ce que j'écris de mes dix doigts lorsque je ne suis pas occupée à manger ou à regarder des vidéos de chiots trop mignons.

Ah, contactez-moi aussi si vous aimez les chiots trop mignons.

Allez sur ce je vous laisse, je vais aller trainer un peu sur les internets voir ce que l'avenir me réserve. Bye byeeee!