BONSOIR TOUT LE MONDE! J'espère que vous allez bien! Ce soir, on est pas samedi (et je m'en fous), mais voici le tant attendu (non) chapitre 14!
Une fois de plus, pratiquement un mois de délais entre celui-ci et le précédent, je suis DÉSOLÉE mais j'ai été dépassée par les évènements, les journées sont chargées et le temps passe si vite TwT D'ailleurs, j'en profite aussi pour en rassurer certains: cette fanfiction n'est pas abandonnée! Jamais de la vie! Je compte bien la terminer et elle touchera à sa fin dans trois/quatre chapitres.
Autre nouvelle/précision/truc à dire (appelez ça comme vous voulez) mais la fic a eu 1 AN le 23 novembre dernier! Pour fêter ça, j'ai fait une illustration (oui j'avoue c'est ça qui m'a pris pas mal de temps aussi) que j'ai postée sur mon blog si jamais vous êtes curieux (le lien est dans ma bio comme d'hab')
Dernière petite précision et je vous laisse lire: Ce chapitre est hautement carabiné en matière de cul. Mais genre, vraiment. Donc là, on passe en gros R-18, RATING M, ADULT ONLY enfin bref vous avez compris. Et en plus la scène est super méga longue. Vous êtes servis, ce soir! xD
Enfin voilà, je crois avoir tout dit, je vous souhaite donc une bonne lecture!
Chapitre XIV : Crépuscule
La journée touchait à sa fin. Un vent chaud faisait glisser les nuages sur la surface lisse d'un ciel rose et violet, où un croissant de lune s'élevait lentement, encouragé par les petits points lumineux des premières étoiles qui émettaient un faible éclat argenté.
La nuit promettait d'être chaude. Toute la journée, le soleil brûlant de l'été avait tapé sur les terres verdoyantes d'Aestas, et ce soir, une douce chaleur remontait du sol. Avec la tombée du jour, l'air devenait petit à petit un peu plus frais et respirable, se faisant moins lourd, moins moite. Allongés de tout leur long dans l'herbe épaisse et tendre d'un champ en jachère, non loin d'un arbre où ils avaient laissé paître leur jument qui s'était un peu éloignée, Katsuki et Eijiro fixaient le parme du ciel. Des nuages oranges striaient le dégradé bleuté, et seul le souffle du vent et le chant strident d'un grillon accompagnaient le paisible silence du crépuscule qui jetait ses dernières lueurs.
Les deux garçons s'étaient éloignés de la citadelle, trouvant la tranquillité en hauteur sur une colline aux abords du royaume. De là où ils se tenaient, on pouvait observer en contrebas la cité fortifiée et ses tours qui se dressaient fièrement. Un peu plus loin, derrière les arbres, le vert émeraude se tarissait au profit d'un rouge vermeil qui délimitait les frontières du territoire de Syrthio. Aestas était leur dernière destination, et bientôt, ils arriveraient au bout de leur voyage. Ils y avaient passé deux jours entiers, pendant lesquels ils avaient flâné au cœur de la capitale ou aux alentours du bourg, découvrant la forêt ou des endroits plus paisibles comme le promontoire qu'ils occupaient ce soir. Eijiro n'avait pas revu l'homme aux flammes, il avait été vigilant, sans pour autant en faire trop, ne voulant pas alerter le prince qui lui, semblait tout à fait serein. Ils retournerait bientôt à Syrthio, mais ils n'en avait pas encore parlé sérieusement. Pour le moment, les deux adolescents prenaient leur temps pour profiter du tout début de leur idylle, échangeant baisers maladroits et se prenant la main avec une incertitude qui fanait au fil des jours.
Un merle brisa pendant un instant l'équilibre lorsqu'il prit son envol depuis la cime de l'arbre sous lequel étaient couchés les deux voyageurs, battant des ailes en poussant un caquètement insistant. Il passa au dessus d'eux avant d'aller se nicher quelques mètres plus loin, au sommet d'un gros frêne. Katsuki le suivit des yeux avant de se redresser sur ses coudes. La fourrure beige qui bordait sa cape se mêlait avec ses mèches cendres, et ses colliers s'entrechoquèrent dans un cliquetis cristallin lorsqu'il bougea. Il jeta un œil vers Eijiro qui lui, restait paisiblement étendu, les deux bras croisés derrière la tête. Son foulard lui remontait légèrement sur le menton, et il avait échangé sa veste en cuir contre un gilet gris en tissu rêche, plus léger, qu'il gardait grand ouvert. Il tourna la tête lorsqu'il sentit enfin le regard du prince sur lui, et n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que le jeune roi avait fait volte-face pour venir s'asseoir à califourchon sur son bassin. Une effluve d'herbe fraîche s'éleva depuis le sol, libérant une humidité presque glacée qui les fit frissonner tous les deux. Le cendré fut finalement le premier à parler :
« Je ne veux pas rentrer à Syrthio. »
Il l'aurait parié… Il sentait bien que l'autre garçon faisait traîner leur retour. Eijiro soupira :
« Katsuki…
-Je veux qu'on reste là. J'en ai ma claque, du royaume.
-Écoute, j'ai promis aux souverains de te ramener, mets-toi à leur place… Ils doivent se ronger les sangs en attendant ton retour. On doit rentrer pour qu'ils sachant que tu es en vie. Après… Nous verrons. »
Le prince fronça les sourcils. Il se laissa retomber au dessus du dragon, posant ses deux mains de chaque côté de sa tête, puis gronda :
« Tu m'énerves à être aussi raisonnable.
-Je sais, mais j'ai fais une promesse.
-Et ce que je ressens, ça ne compte pas ?
-Si, bien évidemment… Laisse-moi te ramener au palais, et ensuite, on fera ce que tu voudras. Tu prendras ta décision une fois que tes parents sauront que tu vas bien.
-Ils ne me laisseront plus partir une fois que je serai revenu.
-Je n'en suis pas si sûr… Souffla Eijiro en effleurant sa joue du bout des doigts. Tu es un adulte, maintenant. »
Katsuki n'ajouta rien, et ils se fixèrent un instant, les yeux dans les yeux, avant que le jeune roi ne se penche un peu plus, évinçant les quelques centimètres qui les tenaient éloignés l'un de l'autre. Le reptile fit glisser ses deux mains sur sa nuque et captura ses lèvres avant de l'attirer totalement contre lui. Le cendré n'opposa aucune résistance et répondit au baiser, ses doigts se resserrant sur les brins d'herbe fragiles dans lesquels s'enfonçaient les paumes de ses mains. Les doigts d'Eijiro, eux, passèrent entre les omoplates du prince, dévalèrent le long de son dos et finirent leur course sur ses hanches.
Un nouveau souffle de vent fit onduler les herbes à la manière d'un ras de marée. Le chant du grillon cessa l'espace d'un instant avant de reprendre, accompagnant le coucher du soleil. Kirishima finit par faire passer ses bras autour de la taille du cendré, et d'un coup d'épaule, le fit rouler en dessous de lui. Le jeune homme lui lança un regard noir qu'il ne réussit pas à maintenir bien longtemps, face au sourire du dragon qui le regardait le menton posé au creux de la main. Il se redressa et vient de nouveau poser ses lèvres contre les siennes. Puis leurs silhouettes disparurent derrière les herbes hautes, seuls quelques éclats de voix semblables à des souffles étant encore témoins de leur présence. De temps à autres, Blodyn relevait la tête, les oreilles droites, cherchant des yeux ses deux cavaliers et humant l'air, comme pour s'assurer qu'ils ne s'étaient pas trop éloignés. Mais les deux garçons étaient bien là, perdus dans un rêve éveillé où ni le temps ni le monde extérieur n'avaient plus d'importance.
La pénombre était tombée sur Aestas lorsqu'enfin ils revinrent à eux. Le ciel était à présent d'un bleu sombre où la lune argentée se détachait nettement, semblable à la lame affûtée d'une faucille. Les constellations devenaient peu à peu visibles, maintenant qu'il faisait assez sombre pour que même les plus petits étoiles s'illuminent à leur tour. Les deux garçons se relevèrent, laissant derrière eux la forme de leurs deux corps dans les herbes, et Eijiro porta deux doigts à sa bouche pour siffler sa jument qui revint en hennissant. Maintenant que la nuit était tombée sur le Royaume d'Été, la citadelle n'était plus qu'un gros point lumineux en bas de la colline, d'où provenait quelques bribes de voix et de musique. Alors que le prince gardait le regard rivé sur les murs fortifiés, le dragon flatta l'encolure de sa monture avant de glisser son pied dans l'étrier pour se hisser sur son dos. Voyant que l'autre garçon ne bougeait pas, il fit avancer son cheval jusqu'à lui.
« Tu viens ? On devrait rentrer, il se fait tard.
-Hm. » Grogna l'adolescent, les yeux toujours fixés sur un point vague. Kirishima finit par comprendre qu'il ne se focalisait pas sur la citadelle, mais sur le halo de lumière qui s'élevait au dessus de la cime des arbres, au Sud. En direction de Syrthio.
Eijiro resta patient. Il savait bien que le prince était tiraillé entre l'envie de vivre sa propre vie et le bas instinct qui lui tordait les tripes lorsqu'il songeait à ne pas rentrer. Le jeune homme était encore en proie au doute, ne sachant pas ce que lui-même désirait vraiment. Au bout d'un instant, Katsuki finit par se détourner de la source de lumière et monta à son tour sur le cheval, et les deux jeunes hommes regagnèrent la cité d'Aestas où ils passeraient l'une de leurs dernière nuit.
§§§
Boum. Le bruit mat d'un corps plaqué contre le mur résonna dans le couloir désert. Seule la lumière pâle des rayons de la lune qui filtrait à travers une petite fenêtre éclairaient les lieux, plongeant le deuxième étage de l'auberge dans une pénombre où il était difficile de distinguer avec précision les formes qui se mouvaient dans le noir. Un coup retentit de nouveau, suivit de chuchotements à peine camouflés, hachés.
« Aïe ! Attend, arrête ! On va nous voir-
-La ferme, je t'interdis de me repousser.
-Katsuki… »
Mais Eijiro n'eut pas le temps de terminer sa phrase, si seulement il avait su quoi dire pour stopper l'autre garçon qui le tenait poignets relevés contre le mur, et qui venait de le faire taire en posant brutalement ses lèvres contre les siennes. Il n'avait pas pipé mot de tout le trajet, semblant éperdument plongé dans une contemplation silencieuse, mais depuis qu'ils avaient passé la porte de l'auberge du Loup gris, il lui avait sauté dessus sans laisser au dragon le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait. Le carmin n'avait eu d'autre choix que de le laisser faire, capitulant sous la poigne du cendré qui n'avait pas l'air décidé à le laisser lui échapper. De toute façon, les avances un peu barbares du prince ne laissaient pas le jeune homme insensible, et il devait peut-être avouer que se laisser guider n'avait pas que du mauvais. Ce fut à tâtons qu'ils retrouvèrent la porte de leur chambre, qui claqua à peine ouverte pour se refermer sur les deux amants qui s'engouffrèrent à l'intérieur.
Les rideaux négligemment tirés laissaient entrer dans la pièce la lumière orange des torches qui éclairaient la rue. La visibilité n'était pas bien meilleure, mais c'était bien le dernier des soucis des deux garçons qui se laissèrent lourdement tomber sur le matelas. Katsuki avait poussé Eijiro en arrière, qui, le tenant fermement par les hanches, l'avait attiré avec lui dans sa chute. Le prince s'assit maladroitement à califourchon sur les cuisses de l'Adarkin, passant ses bras autour de son cou tout en embrassant avec toujours plus d'ardeur les lèvres et le cou du dragon. Il lui retira rapidement son foulard qui le gênait dans sa tâche, et le morceau de tissu fut lancé au sol sans le moindre ménagement.
Leurs voix s'étaient tues. Seul le souffle de leurs respirations erratiques résonnait dans la chambre. Kirishima fit remonter ses mains le long du dos nu du jeune roi, qu'il avait faufilées sous sa cape, pendant que Bakugo avait fait disparaître les siennes sous sa veste. Le contact les faisait frissonner tous les deux, et la chaleur de la pièce montait en flèche, rendant l'air presque irrespirable après que le soleil eut tapé toute la journée contre la fenêtre. Le cendré prit la lèvre inférieure de l'autre garçon entre ses incisives, et, son regard embué de désir plongé dans le sien, susurra d'une voix rauque :
« Je te veux . »
Kirishima déglutit, et se fit renverser en arrière avant même qu'il ne réalise ce que venait de dire le jeune roi. Les mains du blond quittèrent momentanément ses abdominaux lorsqu'il retira son épaisse cape, qui, tout comme le foulard, tomba mollement sur le parquet dans un bruit feutré. Katsuki s'apprêtait à présent à s'occuper de la boucle de la ceinture du carmin, qui s'empressa de se redresser, le stoppant dans son affaire en lui saisissant les poignets. Le prince haussa un sourcil, mécontent de se voir interrompre en si bon chemin.
« Attend, attend… Souffla Eijiro, je… J'imagine que ça doit être la première fois pour toi, et, à moi aussi… On est deux hommes, et toi tu es prince, je ne sais pas si… Enfin, je veux dire, peut-être qu'on ne devrait pas… Tu es sûr de ce que tu veux ? »
L'air de flottement qu'avait affiché Bakugo se transforma immédiatement en une grimace courroucée. Les sourcils froncés jusqu'à l'arrête de son nez, et un pli carnassier se formant au dessus de sa lèvre, les yeux lançant des éclairs, il répondit agressivement :
« Je viens de te dire que j'en avais envie, tu crois que je suis du genre à prononcer des paroles en l'air ? Je me fiche qu'on soit deux garçons, c'est avec toi que je veux le faire, et le reste n'a aucune putain d'importance. Je suis sûr de moi. Et toi, est ce que tu sais ce que tu veux ou est ce que tu vas te défiler ? »
Ses doigts s'étaient crispés, et sa voix rauque teintée de désir était devenue grave et menaçante. Une chose était sûre : le prince savait ce qu'il voulait, et que le dragon en doute le mettait en rogne. De son côté, le reptile le fixait les yeux grands ouverts. Il sentit son cœur se serrer dans sa poitrine : il était sous le charme. Oui, décidément, il admirait vraiment son assurance. Katsuki avait raison, ils en avaient tous les deux envie, et ici, loin de leur Royaume, ils étaient libres. Ils n'avaient aucune limite, alors pourquoi se restreindre pour des barrières imaginaires ? Ce soir, seul leur amour comptait.
Son expression hébétée fut vite remplacée par un sourire qui vint se fondre contre les lèvres du blond.
« J'en ai envie aussi, excuse-moi d'avoir douté. Fit-il contre ses lèvres. Le visage de Bakugo sembla retrouver son calme. Toutefois, il mit son amant en garde :
-Ne t'avise plus de penser à des choses pareilles, sinon je t'explose. »
Il appuya sa menace d'un crépitement d'étincelle au creux de sa paume, mais le rictus qui avait pris possession de ses lèvres laissait deviner qu'il était simplement heureux de voir que son désir était partagé. Le prince ne perdit pas une seconde de plus pour reprendre là où ils s'étaient arrêtés, et le baiser reprit de plus belle.
Ils respiraient plus fort, leurs peaux se frôlaient avec plus d'intensité, plus de désir, plus de fougue. Eijiro avait posé ses mains sur les pectoraux du prince dans lesquels il enfonçait avidement ses doigts, pendant que le cendré était occupé à se débarrasser du gilet qui recouvrait les épaules du reptile. Un énième vêtement fut éjecté derrière eux, et ils se retrouvaient à présent peau contre peau, leurs deux bustes plaqués l'un contre l'autre. Alors que le jeune roi faisait descendre ses paumes rugueuses vers le bas du dos de l'Adarkin, ce dernier le saisit par la taille et le souleva pour le faire s'allonger entre les coussins. Leurs lèvres se séparèrent momentanément, le temps de s'échanger un regard emprunt de tendresse et de désir, avant que, comme attirés par une attraction contre laquelle ils ne pouvaient lutter, leurs deux bouches se scellent de nouveau l'une à l'autre avec toujours plus d'appétit.
Les doigts de Katsuki retrouvèrent rapidement leur chemin vers le bas ventre d'Eijiro et lorsqu'ils rencontrèrent enfin la ceinture de cuir qui enserrait sa taille, s'empressèrent de la défaire. Un cliquetis métallique plus tard, la boucle était ouverte, et le jeune homme s'attaquait à l'ouverture du pantalon de l'autre garçon. Au dessus de lui, les muscles bandés, Eijiro sentait tout son corps bouillir. La sensation de perdre les pédales qui l'envahissait lorsqu'il se transformait lui semblait revenir. C'était une impression grisante, comme s'il était baigné de chaleur et que se laisser aller lui procurerait le plus grand des bien-être. Il avait du mal à penser, à contrôler sa respiration et ses mouvements, et sentait ses bras et ses jambes trembler de plus en plus à mesure que la main du prince se faufilait sournoisement dans son pantalon à présent ouvert. Lorsque les doigts du cendré glissèrent sur son entre-jambe gorgée de sang, ce fut un court-jus qui l'électrisa de la tête aux pieds.
Décidément, ce garçon n'avait pas fini de le rendre dingue.
Il laissa un sifflement aigu lui échapper quand la main du jeune homme s'enroula autour de son sexe. Les yeux du prince étaient illuminés d'un éclat lubrique. Plus aucun retour en arrière n'était possible.
Un baiser claqua au coin de ses lèvres, de sa mâchoire, puis au creux de son cou. Tout en commençant un lent mais douloureusement agréable mouvement de va et vient avec sa main, Bakugo faisait glisser ses lèvres contre la peau halée de Kirishima. Le dragon serrait les dents, l'impression que son cœur allait jaillir de par sa poitrine tant il battait fort dans sa cage thoracique. Il finit par s'appuyer sur son épaule pour s'allonger à demi aux côtés de son amant, libérant ainsi une de ses mains sur laquelle il s'appuyait précédemment pour le débarrasser à son tour de son pantalon. Les doigts fébriles, vidés de force, il en ouvrit la ceinture, en défit le bouton, et fit glisser le tissu rêche sur les hanches du cendré qui se retrouva bientôt nu, hormis ses bijoux qui luisaient discrètement dans la semi pénombre de la pièce et les deux manches de tissu qui recouvraient ses bras.
Ce fut au tour de l'Adarkin de faire pleuvoir les baisers au creux du cou laiteux du jeune homme, mais les siens étaient plus féroces, marqués de coup de crocs et de salive lorsqu'il passait avec une avidité animale sa langue contre la peau sucrée du garçon. Son odeur lui faisait perdre la tête. Il avait envie de le dévorer, de le faire sien sur le champ, de n'en faire qu'une bouchée. Il sentait un instinct bestial s'emparer de lui depuis le creux de son ventre, qui le rendait plus brutal et plus affamé. Ses lèvres quittèrent le cou du blond pour s'attaquer à son buste, où il dispersa marques de dents et suçons, avant que sa bouche ne s'échoue sur son téton. Le prince eut une inspiration rauque lorsque les canines acérées du dragon s'enfoncèrent légèrement dans la petite pointe de chair, et sa respiration se fit de plus en plus rapide et hachée à mesure que le dragon continuait de malmener son mamelon qui se raidissait à vue d'œil. Les doigts de l'Adarkin s'occupaient de l'autre tétine, la pinçant et la frottant pour la faire durcir.
Katsuki avait terriblement chaud. Il sentait ses oreilles bourdonner et entendait résonner en lui les battements de son cœur. Le haut du corps enfoncé dans les coussins moelleux qui recouvraient une partie du lit, il était parfaitement installé pour avoir une vue dégagée sur le dragon et ce qu'il faisait de son corps. Il ne savait pas si ça l'embarrassait ou si voir Eijiro passer sa langue sur lui de façon aussi sensuelle l'excitait. Probablement un peu des deux, mais son esprit était trop à l'ouest pour le réaliser. Les dents serrées, la respiration sifflante et les ongles enfoncés dans les draps, il voyait le dragon s'en donner à cœur joie sur son buste, plantant ses dents pointues dans sa chair pâle devenue rouge avec les éraflures. L'autre garçon délaissa son torse au bout de quelques minutes, qu'il laissa luisant de salive, pour faire descendre ses lèvres plus bas. Il effleura ses abdominaux, baisa sa hanche, et atterrit enfin sur sa verge érigée. Le prince grimaça de gêne mais la pudeur fut bien vite rangée au placard lorsque le reptile passa sa langue chaude et rugueuse sur son membre gonflé. Il se laissa retomber en arrière dans un grognement de plaisir à peine retenu, exalté par la sensation humide et brûlante sur cette partie de son anatomie. Il n'aurait jamais pensé que quelque chose de tel puisse être aussi agréable.
Les incisives plantées dans sa lèvre prête à éclater sous la pression, le jeune roi se redressa brutalement lorsqu'il sentit l'appendice chaud de son amant descendre plus bas et se glisser entre ses fesses. Il allait ouvrir la bouche pour protester, mais sa voix mourut dans sa gorge quand la langue brûlante fit un deuxième aller-retour sur son entrée. Eijiro retenait fermement ses cuisses qu'il gardait écartées, le nez collé contre la chair rose et luisante de ses parties intimes, et devait se retenir pour ne pas le mordre, sentant ses pulsions bestiales revenir en lui comme un ras-de-marée chaque fois qu'il sentait le goût du prince se répandre contre son palais. Il avait envie de le dévorer sans plus attendre. Il parvint toutefois à se contenir et finit par cesser son manège pour remonter au niveau du visage de Katsuki, leurs lèvres se retrouvant pour un baiser avide. Rapidement, leurs langues se fondirent l'une contre l'autre, mélangeant leur salive qui coula sur le menton du cendré.
Eijiro avait toujours une main agrippée à la chair tendre de la cuisse du blond, mais lorsque celui-ci sentit l'érection du dragon frotter contre sa peau, il posa ses deux mains sur ses épaules pour le faire reculer et le fit basculer sous lui, inversant leurs positions pour prendre les rênes. Kirishima le fixa sans comprendre, un peu hébété, ayant du mal à suivre les agissements de son prince.
« À mon tour, tu ne crois quand même pas que je vais te laisser mener la danse tout du long, si ? »
La lueur de détermination et d'envie dans ses yeux vermeils ne semblait de toute évidence pas lui laisser le choix. Le prince déposa un baiser à l'angle de la mâchoire de l'Adarkin puis descendit à son tour jusqu'à son pantalon ouvert, contre lequel il se battit quelques secondes jusqu'à réussir à le lui retirer fougueusement, et le vêtement s'échoua sur le sol parmi la pile de tissu informe qui le recouvrait déjà. Katsuki se retrouva nez à nez avec la queue enflée du reptile, et déglutit en serrant les dents. C'était la première fois qu'il se retrouvait face au sexe d'un autre homme, mais bien que la situation soit impressionnante, il n'était pas décidé à se laisser intimider. Il se saisit de la base d'une main qui se voulait assurée, et sentit Eijiro frémir lorsque son souffle glissa sur sa peau. Malgré son caractère téméraire, il semblait hésiter un peu face à la taille du membre de Kirishima. Il paraissait immense. Est ce que quelque chose d'aussi épais et long pourrait entrer en lui sans le déchirer ? Peut-être allait-il souffrir, ou alors cette sensation serait la chose la plus agréable qu'il n'aurait jamais connue. Il n'était pas bien sûr, mais eut soudainement envie de vite connaître la réponse.
Dans une inspiration rauque, il entrouvrit la bouche, et ses lèvres vinrent épouser le contour du gland rougit de son amant. Lentement, il fit descendre sa tête de plus en plus bas, faisant entrer quelques centimètres de plus jusqu'à ce que le bout de la verge d'Eijiro finisse par taper contre la paroi du fond de son palais. Il plissa les yeux en réprimant un geignement d'inconfort, avant de lever le regard vers le dragon qui semblait déjà au bord de l'orgasme.
Eijiro était en plein rêve. Le prince de son royaume était en train de lui faire une fellation. Le garçon magnifique, qu'il n'avait toujours observé que depuis sa cabane et qui n'avait toujours été qu'un fantasme pour lui, se retrouvait avec sa queue au fond de la gorge. S'il avait pensé qu'une telle chose puisse être possible ! L'idée lui tordit l'estomac à mesure que l'excitation et le plaisir montaient en flèche, chaque coup de langue que lui donnait le prince faisant monter en lui la sensation d'un feu brûlant qui s'apprêtait à le consumer entièrement.
Katsuki sentait lui aussi une chaleur incommensurable remonter tout le long de sa colonne vertébrale. Vu l'épaisseur de la verge du dragon, il avait un peu de mal, et chaque fois que son gland glissait trop loin contre sa langue, il devait lutter contre le réflexe de régurgitation qui lui faisait monter les larmes aux yeux et qui rendait sa salive épaisse et abondante. Il avait du mal à respirer et sentait parfois ses canines buter contre la chair, mais il faisait de son mieux pour s'appliquer et procurer à Eijiro le plus de plaisir possible. De temps à autres, pour pouvoir reprendre son souffle, il lâchait le membre dur et luisant pour passer sa langue tout autour, des bourses jusqu'au sommet, avant de le reprendre en bouche avec avidité. Le goût salé du liquide pré-éjaculatoire qui perlait en grosses gouttes translucides n'était pas désagréable, et le prince avait du mal à décider quand s'arrêter.
Lorsqu'il eut l'impression que Kirishima était à deux doigts, il stoppa enfin. Son sexe recouvert de salive rebondit sur son bas-ventre quand le prince l'abandonna pour se mettre à califourchon au dessus de lui. Le dos cambré et le buste en avant, il gronda à l'attention d'Eijiro, le souffle court :
« Tu es prêt ? »
Lorsque les deux iris rouges se posèrent sur lui, le dragon sentit son cœur rater un bond. Il était encore plus sensible au charme du prince maintenant qu'ils se retrouvaient tous les deux dans une situation aussi intime. Il déglutit pour retrouver un semblant de contenance avant de souffler :
« Oui, mais, cette position… Tu risques d'avoir mal…
-Tais-toi et profite. » Répondit le jeune roi avec un rictus assuré.
Il souleva légèrement ses hanches, et fit passer un bras derrière son dos pour prendre le sexe du dragon entre ses doigts. Il posa sa main libre contre ses fesses, pour écarter son entrée. Il dirigea maladroitement la verge d'Eijiro contre sa peau, et lorsqu'il réussit à la poser sur son anneau de chair, frissonna d'appréhension.
Ce n'était pas le moment d'hésiter. Le désir était trop grand pour le faire douter plus.
Le cœur battant, il accompagna la queue du reptile tout en la faisant entrer en lui, ses yeux s'écarquillant lorsqu'il sentit son gland le percer pour écarter son intérieur.
Un douleur aussi fugace et foudroyante qu'un éclair le prit des hanches jusqu'en bas du dos. Il dû serrer les dents pour retenir le cri de douleur qui naissait au fond de sa gorge. Les yeux humides et les jambes tremblantes, il tenta tout de même de pousser encore un peu plus loin, faisant entrer quelques centimètres de plus en lui. Il hoqueta en sentant cette maudite sensation de déchirure se faire encore plus désagréable qu'elle ne l'était déjà.
Sous lui, le regard inquiet, Eijiro avait posé ses deux mains sur sa taille. Il le regardait faire, une lueur de culpabilité dans le regard, tiraillé entre l'envie de lui dire de ne pas aller plus loin car le voir souffrir autant le rendait malade, et le plaisir brûlant et serré de l'écrin qui s'enroulait lentement autour de lui. Réfléchir correctement devenait presque impossible.
Mais Katsuki, malgré la douleur, n'était pas décidé à abandonner si facilement. Il avait fait pénétrer en lui la moitié du sexe de son compagnon, et la douleur, bien qu'intense, ne s'aggravait pas. Il resta en équilibre quelques secondes pour laisser à son corps le temps de s'habituer à cette insupportable sensation d'intrusion qu'il rêvait de rendre meilleure. Il profita de cette trêve pour tenter de reprendre son souffle, et croisa le regard anxieux d'Eijiro. Ses lèvres pincées se murent en un rictus qui se voulait rassurant, et souffla, la voix rauque :
« Fais pas cette gueule. Je vais survivre, tu sais.
-Katsuki, tu…
-Ne parle pas. »
Le dragon obéit. Le prince avait sûrement besoin de concentration, après tout. Les deux mains posées sur ses pectoraux contre lesquels il prenait appui, le cendré gardait difficilement l'équilibre. Il sentait la verge de l'Adarkin palpiter en lui, dure comme un roc. La douleur était moins fulgurante qu'au début, et il réussit à se laisser glisser sur son membre pour l'avaler entièrement au fond de lui.
Une fois que le prince fut empalé sur la totalité du sexe du dragon, il rejeta la tête en arrière dans une inspiration éraillée. Il se sentait déjà à bout, la tête rendue lourde par le sang qui pulsait à ses oreilles et le corps affaibli par la douleur. C'était comme si Kirishima venait de lui aspirer toute son énergie, mais au moins, il avait réussit à le prendre en entier. Le cendré se laissa encore quelques secondes pour s'accommoder, et soudain, il donna son premier coup de hanche.
Le mouvement était malhabile. Bouger avec fluidité pour une première fois était impossible. Le jeune roi serra les dents lorsqu'il sentit le membre du dragon aller et venir en lui, et ré-atterit maladroitement sur les cuisses de ce dernier dans un couinement mêlé de douleur et de surprise. Eijiro, qui le tenait toujours fermement par la taille, resserra son emprise. Il osa :
« Est ce que ça va ?
-Bien sûr que ça va, tu m-me prends pour qui ? »
Kirishima ne put empêcher un léger sourire de trahir son expression préoccupée. Katsuki restait fidèle à lui-même en toutes circonstances. Il décida néanmoins de lui faciliter la tâche en le soulevant pour l'aider à bouger plus facilement. Lorsqu'il le releva pour l'aider à faire un second mouvement, la réaction véhémente du prince ne se fit pas attendre :
« Qu'est ce que tu fous ? Tu crois que j'ai besoin d'ai… Ah ! »
Il fut coupé dans sa phrase par un nouveau coup de jus qui lui traversa tout le bas-ventre. Seulement, cette fois, il ne s'agissait plus d'une sensation de douleur, mais de la première impression de plaisir qu'il ressentait enfin depuis le début de leurs ébats. Kirishima sembla le remarquer, et s'appliqua à lui faire refaire exactement le même geste. Katsuki étouffa un gémissement aigu qui déforma sa voix. Étrangement, il ne protestait plus. Ses doigts se crispèrent sur les muscles du carmin en dessous de lui, et petit à petit, il devenait moins réticent à suivre le rythme qu'il lui imposait en guidant ses mouvements de hanches.
La douleur était encore présente. La brûlure qui l'envahissait de la base de son entrée jusqu'à l'intérieur de lui n'avait pas totalement disparu, mais était peu à peu évincée au profit d'une sensation de plaisir qui devenait encore plus intense au fil des va et vient, comme si Eijiro cognait à chaque fois contre un point extrêmement sensible. Katsuki, qui avait vu son excitation redescendre avec la douleur, commençait à sentir la fièvre remonter en lui. La cadence s'accélérait, et Kirishima libéra ses hanches pour faire glisser ses doigts sur ses fesses qu'il saisit à pleine mains, se mettant à bouger à son tour. Il arrachait un hoquet de plaisir au blond à chaque fois qu'il le soulevait d'un coup de bassin, et retenait difficilement ses propres grognements lascifs. Si Katsuki avait souffert de la pénétration, lui, n'avait ressenti qu'un plaisir immense qui s'intensifiait au fur et à mesure. Étant déjà à deux doigts de sentir l'orgasme monter lorsque le prince avait enroulé ses lèvres autour de son membre, il avait du se contenir comme jamais auparavant pour ne pas tout lâcher lorsque le jeune homme l'avait fait entrer en lui. L'écrin brûlant et serré, doux comme du velours qui l'avait accueilli l'avait presque rendu dingue tant il était agréable. Encore à présent, il se sentait à la limite du supportable, mais n'arrivait pas à s'arrêter. Son corps bougeait malgré lui et ne lui obéissait plus. Il allait bientôt jouir.
Ses doigts s'enfoncèrent dans la chair ferme de son prince. Le jeune homme laissa échapper un glapissement mécontent à la sensation de pincement sur son arrière-train, mais son attention fut bien vite détournée par le plaisir que lui procuraient les mouvements du carmin. Ce dernier serrait les dents, le souffle court, une veine pulsant sur sa tempe. La chaleur qui montait dans la pièce était lourde, moite, difficilement supportable et rendait l'air brûlant et irrespirable. Eijiro avait la tête qui tournait, mais plus rien d'autre que le plaisir qui montait en lui tel un magma bouillant prêt à exploser ne l'importait. Il allait venir d'une seconde à l'autre, et sa concentration était si intense qu'il ne fut pas capable de prévenir le cendré lorsqu'il se vida à grands jets dans un râle de plaisir.
Le prince tressaillit lorsqu'il sentit les fluides du dragon se déverser en lui. Il eut l'impression qu'il le remplissait jusqu'au creux de son ventre, et planta ses ongles dans le buste du reptile. Il sentait ses cuisses trembler comme si elles allaient le lâcher et ses hanches commençaient à fatiguer, pourtant, la sensation du liquide brûlant qui affluait en lui lui donnait envie d'encore plus. Il était à la fois excité et rebuté par la sensation du sperme qui commençait à dégouliner entre ses jambes et afficha une grimace douloureuse lorsqu'il releva son bassin pour libérer le sexe d'Eijiro, laissant alors échapper un flot de liqueur épaisse qui dégoulina jusque sur les draps.
Kirishima, la tête rejetée en arrière, enfoncée dans les oreillers en plumes, reprenait difficilement son souffle. Il avait l'impression de prendre feu depuis son entre-jambe. Il sentait à peine le poids du prince sur lui, anesthésié par l'effort. Il lui fallut plusieurs secondes avant que le voile noir qui avait recouvert son champ de vision ne s'estompe et qu'il ne retrouve enfin ses esprits. La puissance de l'orgasme l'avait totalement assommé. Il se redressa difficilement sur ses coudes, une mèche retombant sur son front, les yeux pas tout à fait en face des trous. Pourtant, bien qu'abasourdi, le désir commençait déjà à renaître dans son bas ventre.
L'engourdissement qui alourdissait ses membres disparaissait rapidement, et il fut bientôt de nouveau d'attaque. Au dessus de lui, Bakugo profitait de la courte trêve pour récupérer lui aussi, et laissa échapper un glapissement surpris lorsque les deux mains du dragon le saisirent par les bras pour le renverser sur le matelas. Il n'eut pas le temps de protester que l'Adarkin l'avait retourné sur le ventre, et avait fait glisser ses mains sur ses hanches pour les lui soulever légèrement. Courbé au dessus de lui, le buste frôlant ses omoplates, il se pencha pour venir murmurer contre son oreille :
« J'en ai encore envie… Tu veux bien continuer ? Je vais bouger, cette fois.
-Parce que tu crois que j'arrive pas à bouger ? Ah ! »
Mais le prince fut coupé dans ses grognements par la sensation de quelque chose de dur contre son entrée encore douloureuse. Comment pouvait-il déjà être de nouveau d'attaque alors qu'il venait de jouir ? Mais il n'eut pas le temps de se laisser aller plus à ses questionnements, Eijiro poussant pour entrer en lui, une main sur ses fesses, l'autre agrippée à sa hanche, sa queue glissant en lui sans aucune difficulté, l'intérieur du blond encore abondamment lubrifié par ses fluides.
Le dragon laissa échapper un souffle chaud qui vint mourir sur sa nuque et ses épaules. Le cendré frissonna et se cambra en serrant la mâchoire à mesure qu'il le sentait pénétrer de nouveau jusqu'au fond de lui. Une chaleur intense se répandit dans tout le bas de son corps, et il enfonça son visage dans le coussin pour étrangler l'éclat de voix éraillée qui lui échappa malgré lui quand la pointe du sexe de l'Adarkin vint taper au fond de son ventre.
Le jeune homme frémit. Le souffle court et le corps tendu, il endurait la désagréable sensation de la pénétration. Mais, dans cette position, elle semblait moins difficile à supporter. Il n'avait pas à bouger, et si d'une part, cela le frustrait, laisser ses hanches se reposer un peu n'était pas un mal. Il avait l'impression que tous les os de son bassin étaient transpercés d'épines tant il avait souffert la première fois. Seulement, là… La douleur n'était presque plus présente. Le dragon commença à faire un léger mouvement de bassin en arrière, avant de revenir avec douceur en lui. Le prince grinça des dents, sentant le contour de ses yeux le brûler. Il n'y pouvait rien, il avait du mal à s'y faire.
Sur lui, Kirishima ressentait bien à ses sifflements aigus que les premiers mouvements ne devaient pas être des plus agréables. Sa main quitta a chair du blond dans laquelle il avait laissé s'enfoncer ses doigts pour remonter jusqu'à son cou. Doucement, il les enroula autour de sa gorge pour lui faire tourner la tête. Abasourdi par la douleur, le blond se laissa faire plus ou moins docilement. Leurs regards se croisèrent, embrumés tous les deux de larmes de plaisir, brouillé par le désir. Eijiro rapprocha son visage de celui de Katsuki pour poser ses lèvres contre les siennes. Le baiser qu'ils s'échangèrent commença tendrement, mais rapidement, Eijiro invita son amant à plus, sortant la langue pour la frotter contre la sienne.
Les doigts du prince s'enfonçaient dans les oreillers et griffaient les draps. Sa respiration s'accélérait, et son excitation remontait en flèche, si vite qu'il fut rapidement dépassé par les évènements. Le corps collé au matelas, il sentait son propre sexe frotter contre le lit à chaque mouvement que faisait Kirishima pour aller et venir, lui arrachant un geignement de plaisir contenu par les lèvres du carmin contre les siennes. C'était agréable, et ça le devenait de plus en plus à mesure que son corps commençait à s'habituer à l'intrusion. Chaque fois que la queue du dragon le quittait pour mieux revenir, elle passait sur une zone qui lui provoquait une véritable décharge de plaisir, la sensation d'une chaleur renversante qui se diffusait dans tout son bas-ventre. Il n'était pas loin de l'orgasme lui non plus, il n'allait pas pouvoir tenir plus.
Un aller-retour de plus et ce fut le coup de grâce. Tous ses muscles se contractèrent violemment, si bien qu'il libéra une explosion aux creux de ses mains, étouffée par le drap auquel il se cramponnait fermement. L'orgasme qui le secoua était si puissant qu'il fit rouler ses yeux dans ses orbites, et le prince réprima comme il le put un cri de plaisir aigu qui retentit dans le silence de l'auberge. La sensation de l'enveloppe brûlante se resserrant subitement autour de lui donna une deuxième jouissance au dragon qui grogna comme une bête, le nez collé à la nuque chaude et humide du jeune roi, inspirant une grande bouffée de son odeur musquée.
Leurs lèvres s'étaient détachées brusquement, n'étant plus reliées que par un léger filet de salive. Les gémissements avaient cessé, et on n'entendait plus que leurs respirations rocailleuses, le dragon et le prince tentant de retrouver une respiration normale, à bout de forces. Quelques instants plus tard, Eijiro recula lentement pour se retirer en douceur, et se laissa maladroitement retomber entre les draps. Il était épuisé.
Katsuki, toujours allongé sur le ventre, tourna légèrement et son dos vint cogner contre le flanc du dragon allongé en étoile de mer sur le lit. Au contact, le carmin rouvrit ses yeux qu'il avait clos le temps de quelques secondes et se tourna lui aussi pour venir passer ses bras autour de la taille du prince, attirant son corps encore chaud et transpirant contre le sien.
Ils avaient repris leur souffle, et c'était un silence total qui avait remplacé les cris. Seule la très légère caresse de la paume du dragon contre la peau du prince frissonnait encore dans l'air, mais l'auberge avait finalement retrouvé son calme. Bercé par l'étreinte, le prince succomba rapidement au sommeil, s'endormant dans les bras de l'Adarkin qui le serrait contre lui.
Eijiro finit par s'endormir à son tour, toutes ses pensées dirigées vers l'objet de son affection qu'il serrait contre sa poitrine.
Il était probable, se disait-il, que le bonheur qu'il ressentait ce soir soit le plus grand de sa vie.
À suivre…
*essuie la bave qui coule sur son menton et le sang qui déborde de son nez* C'est beau l'amour, putain.
À part ça, ça faisait un petit moment qu'on avait pas eu un chapitre aussi long! Je me suis éclatée pendant l'écriture en tout cas, et j'espère que pour vous la lecture aura été tout aussi chouette. Comme toujours, si c'est le cas, n'hésitez à me témoigner votre intérêt/passer dire coucou en review/me compter votre amour pour le KiriBaku et tout ce que vous voulez, de toute façon je prends.
En attendant, je vous souhaite une bonne soirée, et promis juré j'essaie de me bouger pour le prochain (ptdr je dis ça mais à tout les coups il sera posté en janvier tuez-moi)
À la prochaine les amis!
